• El pueblo unido jamàs serà vencido !!!

     

    11 septembre... Un crime contre l’humanité

     

    Par Jean Lévy

     

     El pueblo unido jamàs serà vencido !!!

     

    Ça s’est passé le 11 septembre, là-bas en Amérique.

     

    Une action terroriste de grande ampleur, mise au point à l’étranger, s’en est prise à une démocratie, à son gouvernement, au peuple qui l’a librement élu. Des avions ont lâché des bombes sur la ville et sur les immeubles, symboles de son pouvoir.

     

    L’opération a coûté la vie à plus de 3.000 citoyens et 35.000 ont été torturés. Et combien d’autres victimes… ?

     

    Mais ce 11 septembre-là, personne ne le célèbre dans les médias.

     

    C’était en 1973, à Santiago, au Chili

     

    La puissance étrangère incriminée, dans la préparation et le soutien de cet acte terroriste, c’est les Etats-Unis. Et dans le rôle de meneur de jeu, son Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger et ses services, la CIA en premier lieu.

     

    "Le Monde" n’a pas titré, pour l’occasion : « Nous sommes tous Chiliens ! ». Et dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, France Inter n’a pas déplacé ses studios sur place pour célébrer l’évènement, et mobilisé l’antenne tout le jour durant.

     

    Cependant, le Président du Chili, Salvador Allende est mort, ce jour-là, les armes à la main, alors que les chars de Pinochet sillonnaient les villes et cernaient les bidonvilles, alors que s’emplissaient les stades d’hommes, de femmes et d’enfants, d’ouvriers, d’étudiants coupables d’avoir soutenu leur président,

     

    Le Chili s’installait dans la nuit glacée de la dictature pour 17 ans. La vie de dizaines de milliers de civils était menacée, sans que ceux-ci réclament, pour les secourir, l’intervention armée de l’étranger. Le peuple chilien ne le demandait pas, comptant sur ses seules forces pour organiser la résistance.

     

    A Paris, la tête de Pinochet n’était pas mise à prix. Et notre gouvernement ne comptait pas les jours du dictateur, avec lequel de juteuses affaires étaient réalisées. L’Elysée ne clouait pas au pilori la Maison Blanche, pour son coup d’Etat et le meurtre de Salvador Allende.

     

    Nous demeurions « les plus fidèles alliés » des USA ». Comme aujourd’hui.

     

    Et en 2011, en France, la classe politique, des allées du pouvoir jusqu’à l’opposition, ne se contente pas de « célébrer » le 11 septembre 2001, les deux tours jumelles ensevelies de Manhattan sous un manteau épais de mensonges.

     

    Ensemble, Washington et Paris soutiennent militairement des « rebelles » contre le gouvernement légal de Tripoli.

     

    Ensemble, les deux capitales écrasent de leurs missiles les villes de Libye.

     

    Imaginons, un instant, Nicolas Sarkozy en 1973.

     

    Aurait-il bombardé Santiago et le Chili pour aider les « rebelles » de Pinochet ?


     

    d’un 11 septembre à l’autre

     

     

     

    Le onze septembre 1973 à Santiago du Chili les avions bombardent le palais présidentiel. Deux heures plus tard Salvador ALLENDE se suicide. Les Etats-Unis viennent d’installer le dictateur Pinochet à la tête du Chili après trois années au pouvoir de “l’Unité Populaire” d’Allende. Socialiste et marxiste, ce pouvoir avait réussi à tourner une page progressiste de l’histoire de ce pays en sortant des griffes du capital nord américain les mines de cuivre, les télécommunications…
    Ni la droite et l’extrême droite chilienne, ni les Etats-Unis et les grands intérêts financiers qu’ils représentent ne supportent ce pied de nez au capital triomphant.
    Ceux qui mettent la planète à feu et à sang  depuis tant d’années et qui se voudraient gendarmes du monde pour garantir la liberté de leurs loups dans le poulailler planétaire venaient d’installer ce 11 septembre 1973 un dictateur sanguinaire au pouvoir au Chili.
     
    28 ans plus tard…
     
    Le onze septembre 2001, le boomerang de l’histoire crève les façades de verre et d’acier des tours jumelleS de Manhattan, écorche le béton du Pentagone et plonge l'Amérique dans la stupeur et le monde dans la peur.

    28 ans plus tard, le “terrorisme” s’invite avec son insupportable spectacle sur la terre jusque là épargnée de l’Amérique étatsunienne. Depuis la seconde guerre mondiale et la victoire nécessairement partagée avec les soviétiques, la guerre froide avait présidé au partage du monde et à l’envie pressante des Etats-Unis de gagner la place prépondérante dans le gouvernement du monde. L’impérialisme américain n’a guère usé d’autres moyens de persuasion que celui de la force militaire. En Corée ou au Viet-Nam après la débâcle de l’aventure coloniale française, de Cuba à tous les continents, les forces américaines n’ont eu de cesse de “protéger la liberté” à coups de canons. Dans ces dernières décennies, l’industrie de la guerre tourne à plein régime pour alimenter les feux de la guerre en Afghanistan ou en Irak… en Somalie ou aux Philippines, de Haiti au Pakistan les américains tirent les ficelles des marionnettes qu’ils mettent au pouvoir contre le choix des peuples.
    Le “terrorisme” tel qu’il est programmé est tout à fait consubstantiel des pouvoirs qui prétendent l’éradiquer ; tout simplement parce qu’ils en sont les précurseurs : Les Etats-Unis n’avaient-ils pas armé les rebelles afghans contre les soviétiques avant d’en faire depuis des années leur ennemi juré ?
    Dans la dernière décennie, depuis “l’attentat du onze septembre”, la pression militaire imposée au monde a gagné les marges alliées des USA avec les effets de l’effondrement du bloc de l’Est. L’OTAN prend le dessus sur l’ONU, la peur est devenue la première des méthodes de gouvernement dans le monde occidental au même titre que la poudre moderne de l’uranium appauvri fait passer de vie à trépas des populations en peine insuffisamment dociles aux commandes du capital. Dans quel état sont les Balkans, le Moyen Orient, beaucoup d’Afrique…
    Le feu de cette 3ème guerre mondiale honteuse, tant elle tait son nom, conflit permanent depuis des années et des années, laisse derrière lui la misère et la désolation.
    Pour si dramatique qu’il fut, que représente le massacre de tant des victimes innocentes de l’attentat newyorkais en regard des misères guerrières du monde étrillé et pillé par la puissance américaine au seul profit du capital.
    Tant d’années de gouvernement du monde par la guerre ont épuisé tant de ressources des terres du monde et des sueurs des hommes que l’humanité d’aujourd’hui est orpheline des grands projets qui allumaient des espoirs vieux d’un demi-siècle : conquête de l’espace, révolution numérique, mouvement de la paix…
    N’est-il pas temps d’envisager sérieusement de changer le monde, simplement pour le redonner aux seuls qui le méritent, les hommes. Et on pourrait à l’occasion inventer un nouveau mode de gouvernement qui convient aussi bien au plus petit local qu’au grand continental : la démocratie. La république en est une forme possible, et si la gourmandise démocratique est bien aiguisée peut-être faudra-t-il envisager des options citoyennes lourdes, le socialisme ou le communisme. S’il reste des bastilles à prendre pour y parvenir, c’est bien que la Révolution doit passer par là.

         

    El pueblo unido jamàs serà vencido !!!

    Cette chanson pour le peuple chilien et à tous les peuples !!!

    Chanson composée par le chilien Sergio Ortega. Ortega a également composé de nombreuses chansons pour le Front Populaire du Chili.


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :