• Effondrement d'un immeuble au Bangladesh

    Immeuble effondré au Bangladesh : 300 morts et de violentes manifestations

    Publié le 26.04.2013, 13h20 | Mise à jour : 13h59

     De violents affrontements ont éclaté ce vendredi entre les forces de l'ordre et des milliers de travailleurs, en colère après l'effondrement d'un immeuble d'ateliers de confection qui a fait plus de 300 morts mercredi.

     De violents affrontements ont éclaté ce vendredi entre les forces de l'ordre et des milliers de travailleurs, en colère après l'effondrement d'un immeuble d'ateliers de confection qui a fait plus de 300 morts mercredi. | AFP/MUNIR UZ ZAMAN

    La colère des travailleurs gronde au Bangladesh, après l'effondrement mercredi d'un immeuble construit illégalement dans lequel plus de 300 ouvriers du textile ont trouvé la mort. Ce vendredi, des heurts ont opposé la police à des centaines de milliers de manifestants, qui réclament des sanctions contre les responsables.


    La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes contre la foule en colère à Savar, dans la banlieue de la capitale Dacca, où le Rana Plaza, un immeuble de huit étages, s'est effondré comme un château de cartes. Il s'agit du pire accident dans l'histoire industrielle du Bangladesh, un pays pauvre d'Asie du Sud qui a fait de la confection le pivot de son économie.

    «La situation est très instable. Des centaines de milliers d'ouvriers participent à la manifestation», a reconnu un responsable de la police. Des travailleurs ont ainsi attaqué des usines, renversé des véhicules, brûlé des pneus sur la route et essayé de mettre le feu à des échoppes le long du parcours de la de masse. Ils ont aussi obligé des usines textiles à fermer. «Ils exigent l'arrestation et l'exécution des propriétaires des ateliers et du bâtiment qui s'est effondré à Savar», a expliqué le responsable policier.

    Le bilan de la catastrophe s'est encore aggravé, passant pour la première fois le cap des 300 morts, dont une grande proportion de femmes. «Le bilan est de 304 morts», a déclaré un porte-parole de l'armée, Shahinul Islam, précisant que plus de 2 300 personnes avaient été sorties vivantes des décombres depuis l'accident.

    VIDEO. Bangladesh : violentes manifestations d'ouvriers du textile


     
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    VIDEO. Un immeuble s'effondre au Bangladesh


     
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    La catastrophe a relancé la polémique sur la sécurité dans l'industrie textile fournissant des marques occidentales. L'immeuble abritait cinq ateliers de confection notamment liés à la marque espagnole Mango et au britannique Primark, seules enseignes à avoir confirmé leurs relations avec des ateliers du Rana Plaza où travaillaient quelque 3 000 personnes. Des ouvriers s'étaient publiquement inquiétés la veille de fissures mais leurs responsables ont ignoré les mises en garde, leur enjoignant d'embaucher normalement le jour suivant.

    Le Premier ministre du Bangladesh a promis jeudi que le propriétaire de l'immeuble, en fuite, serait pourchassé et puni. Ce vendredi, l'Organisation internationale du travail (OIT) a lancé un appel aux autorités du Bangladesh et aux partenaires sociaux de ce pays pour la création de «lieux de travail sûrs».

    En savoir plus : EN IMAGES : les terribles images de l'immeuble effondré

    LeParisien.fr

    Effondrement d'un immeuble au Bangladesh: au moins 230 morts, deuil national

    L'effondrement mercredi au Bangladesh d'un immeuble abritant des ateliers de confection a fait au moins 159 morts et un millier de blessés, selon un nouveau bilan de cet accident qui relance la polémique sur la sécurité dans l'industrie textile fournissant l'Occident.
(c) Afp

    L'effondrement mercredi au Bangladesh d'un immeuble abritant des ateliers de confection a fait au moins 159 morts et un millier de blessés, selon un nouveau bilan de cet accident qui relance la polémique sur la sécurité dans l'industrie textile fournissant l'Occident. (c) Afp

    SAVAR (Bangladesh) (AFP) - Les secours au Bangladesh luttaient toujours jeudi pour extraire des survivants piégés sous les décombres d'un immeuble, un effondrement qui a fait au moins 230 morts et relance la polémique sur la sécurité dans l'industrie textile fournissant des marques occidentales.

    Cet immeuble de huit étages, Rana Plaza, et situé à la périphérie de la capitale, Dacca, abritait cinq ateliers de confection notamment liés à la marque espagnole Mango et au britannique Primark.

    Le bâtiment s'est effondré comme un château de cartes peu après l'embauche mercredi, à Savar. Il s'agit du pire accident dans l'histoire industrielle de ce pays défavorisé qui a fait du secteur textile le pivot de son économie.

    Des plaintes et des appels à l'aide de victimes englouties par des tonnes de gravats et d'acier tordu guidaient l'épuisant travail des secours au milieu d'un site évoquant les conséquences d'un puissant séisme. Des centaines de personnes attendaient, rongées par l'angoisse, en brandissant des photos de leurs proches.

    Des ouvriers du textile travaillant au sein du bâtiment s'étaient publiquement inquiétés la veille de fissures mais leurs responsables ont ignoré les mises en garde, leur enjoignant d'embaucher normalement le jour suivant.

    Des dizaines de milliers d'ouvriers ont débrayé jeudi en signe de solidarité, provoquant la fermeture de centaines d'usines, tandis que les drapeaux étaient en berne pour une journée de deuil national.

    "Le bilan est désormais de 230 morts", a dit à l'AFP Moshiuddowla Reza, un responsable de la police. Il a ajouté que la plupart des victimes faisaient partie des quelque 3.000 ouvriers du textile, dont une majorité de femmes, employés au Rana Plaza. Le précédent bilan faisait état de 200 morts.

    Quelque 1.000 personnes étaient par ailleurs soignées à l'hôpital, selon Hiralal Roy, un médecin urgentiste de l'hôpital Enam, non loin du site.

    Ce drame relance la polémique sur les conditions de sécurité et de travail dans le secteur textile au Bangladesh, le deuxième plus important au monde, qui fournit nombre de marques occidentales à bas prix.

    En novembre 2012, un incendie dans une usine textile fournissant notamment l'américain Walmart avait fait 111 morts à la périphérie de Dacca. Selon des ouvriers, leurs responsables leur avaient demandé de rester à leur poste en affirmant qu'il ne s'agissait que d'un exercice d'alerte incendie.

    La chaîne britannique de vêtements à bas prix, Primark, a reconnu que l'un de ses fournisseurs était basé au Rana Plaza. "Le groupe est choqué et profondément attristé par cet accident épouvantable à Savar et exprime ses condoléances à toutes les personnes concernées", selon un communiqué.

    Mis en cause par des militants de la Fédération des ouvriers du textile et de l'industrie au Bangladesh ayant retrouvé dans les décombres des étiquettes de la marque "Tex" du groupe Carrefour, le français a assuré qu'"aucune des entreprises qui étaient en activité dans cet immeuble ne fait partie de notre liste de fournisseurs au Bangladesh".

    Une enquête était toutefois en cours, a-t-il dit.

    L'espagnol Mango a quant à lui admis avoir passé des commandes pour 25.000 articles, précisant qu'il s'agissait toutefois d'échantillons.

    Walmart a de son côté dit enquêter sur des accusations selon lesquelles il avait des fournisseurs basés au Rana Plaza.

    La Fédération des ouvriers du textile a aussi fourni des documents liés à des commandes de Benetton à un atelier de confection, New Wave Style, mais l'italien a affirmé que "les gens impliqués dans l'effondrement de l'atelier au Bangladesh n'étaient pas des fournisseurs de Benetton".

    Le groupe de défense des ouvriers du textile, Clean Clothes Campaign, basé à Amsterdam, a pour sa part affirmé que des étiquettes de la marque européenne C&A avaient été retrouvées. C&A a dit à l'AFP ne plus avoir de lien avec un fabricant basé au Rana Plaza depuis octobre 2011.

    Selon Tessel Pauli, une porte-parole de Clean Clothes Campaign, cet accident est "symptomatique" des problèmes dans ce secteur au Bangladesh.

    "Ces accidents montrent un échec des marques (étrangères) à faire de la sécurité une priorité. Ils savent ce qui doit être fait et ne le font pas", a-t-elle dénoncé mercredi auprès de l'AFP.

    Un responsable de la police, Monir Hossain, a précisé qu'une enquête avait été ouverte à l'encontre du propriétaire du bâtiment, un membre du parti au pouvoir, pour violation des règles de construction.

    Mustafizur Rahman, le responsable d'une unité de police chargée du secteur industriel, a par ailleurs affirmé que les propriétaires des ateliers situés dans l'immeuble avaient délibérément ignoré un appel de fermeture lancé par les autorités et demeuraient invisibles depuis la catastrophe.

    http://tempsreel.nouvelobs.com


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