• Très forte mobilisation avec blocages à Villeneuve-la-Garenne contre les fermetures de classes. La rentrée sera chaude !

    Dès l’annonce de la prévision de la fermeture d’une classe à Jules Verne A et d’une classe à Jules Verne B à l’occasion d’une réunion appelée par SUD Education, le SNUipp, SNUDI FO et la FCPE le 29 mars, les représentants des parents et des enseignants ont décidé d’informer le plus de possible et de décider avec le plus de monde possible des actions pour sauver les postes d’enseignants.

    Les organisations syndicales et de parents ont ainsi décidé de demander un des réfectoire de Jules Verne pour la soirée du 4 avril. Devant le refus de la mairie d’accorder ce lieu la centaine d’enseignants et de parents se sont réunis debout sous le préau... Tout le monde à été unanime à trouver scandaleux une décision injuste qui implique une augmentation des effectifs des classes et qui dégrade les conditions d’apprentissage. Toutes les interventions ont souligné la nécessité de se mobiliser.  

    Dès le lendemain, le mardi 5 avril, les parents d’élèves ont bloqué les écoles Jules Verne quelques heures de la matinée. Le soir, la nouvelle est tombée : les 2 postes ne sont plus considérés comme fermés mais « bloqués », c’est-à-dire en négociation. La lutte paye. C’est un premier recul. Tout le monde sait que rien n’est gagné et qu’il faut continuer pour avoir vraiment satisfaction.  

    Le jeudi 7 avril une journée école morte était organisée. Le groupe scolaire Jules Verne a été bloqué toute la journée. Beaucoup de salariés de l’éducation de Villeneuve-la-Garenne étaient grévistes. Une centaine de parents et d’enseignants grévistes sont allés groupés en un beau cortège dynamique à la mairie. Une délégation a été reçu par des représentants de la mairie qui l’a assuré de sa compréhension et de son soutien mais qui a refusé de prendre une position écrite et officielle.

    Enfin les personnes mobilisées sont allés rendre visite aux autres écoles de la ville où les personnels sont conscients qu’il ne faut pas laisser passer ces suppressions de postes et que le combat de Jules Verne est celui de toute l’éducation. Un départ étaient ensuite organisé pour aller devant l’Inspection Académique des Hauts-de-Seine à Nanterre où 800 personnes se sont retrouvés pour crier leur colère à l’occasion du CDEN qui devait avoir lieu mais qui a été annulé parce que beaucoup d’élus n’ont pas siégé. Le vendredi 8 avril, jour des vacances, l’école Jules Verne était encore bloquée quelques heures dans la matinée.

    Les personnels comme les parents sont plus que jamais déterminés et prêts à durcir le mouvement en étendant les blocages, grèves et manifestations si les postes ne sont pas rendus. La rentrée sera bouillante !

    Des actions sont prévues dès le mardi 26 avril jour de la rentrée à Jules Verne mais aussi à partir de 16h15 devant la mairie de Villeneuve-la-Garenne où toutes les écoles de la ville sont appelées à converger et à se faire entendre.

    Enseignants et parents sont décidés à tout faire pour garder leurs classes !

    SUD Education Villeneuve-la-Garenne (Primaire) c/o SUD Education 92 : 30 bis, rue des Boulets – 75011 Paris Tél : 06 85 33 96 90


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  • Besancon  : CRS et lacrymos contre parents d’élèves

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    Lundi 2 avril, à l’appel du Collectif des parents d’élèves en colère, plus de 300 personnes se sont réunis devant l’inspection académique de Besançon, avant d’occuper les locaux. Ils entendaient ainsi protester contre la fermeture d’une trentaine de classes dans le département et la suppression de 35 postes à la rentrée prochaine. Devant l’absence de dialogue, parents d’élèves et enseignants décident d’occuper pour la nuit le bâtiment. En début de soirée, une petite centaine de personnes sont rassemblées à l’intérieur des locaux, de manière pacifique mais déterminées. L’ambiance est chaleureuse, et le slogan "on lâche rien", popularisé durant le mouvement sur les retraites, résonne jusqu’à l’extérieur. Vers 20h cependant, la réponse du ministère ne tarde pas à arriver : une dizaine de cars de CRS. Les forces de l’ordre chargent alors violemment les parents d’élèves et évacuent les lieux par la force.

    Photos : http://www.macommune.info/actualite...

    Hier, nouvelle manifestation dans les rues de Besançon, jusqu’au rectorat. La police accueille les 500 manifestants à coup de matraque et de gaz lacrymos.

    A Besançon, des lacrymos contre les parents d’élèves :

    Des parents et enseignants qui manifestaient contre les suppressions de postes ont été accueillis de manière plutôt musclée à leur arrivée au rectorat.

    Lacrymos contre casseroles et cuillères en bois. A Besançon, une manifestation de parents d’élèves contre la suppression de postes d’enseignants a pris une étonnante tournure ce mercredi en fin de matinée.

    A l’appel de la FCPE (fédération des conseils de parents d’élèves) et du réseau «Ecoles en danger 25», qui regroupe des parents mobilisés du département, environ 500 parents, enseignants et lycéens se sont retrouvés sous les fenêtres du rectorat avec cuillères et casseroles, l’objectif étant de faire un «boucan d’enfer». Les y attendaient six policiers, bientôt rejoints par des CRS, selon les témoins, ce que réfute la préfecture.

    «L’ambiance était bon enfant, quand un car est passé dans cette rue plutôt étroite et il y a eu un mouvement de foule. J’ai entendu "mais vous êtes fous ! Il y a des enfants!" Et j’ai vu les gens tousser et pleurer», raconte Isabelle Cauwet, de la FCPE du Doubs, venue à la manif avec ses deux filles de trois et six ans.

    Lionel, dont l’école de ses enfants perd une classe à la rentrée, avait son fils de deux ans dans les bras et son autre de quatre ans à la main quand «la police a dégainé les lacrymos, dans le tas, sans sommation, alors qu’ils voyaient très bien qu’il y avait quinze-vingt gamins devant eux». Résultat, son plus jeune fils «s’est retrouvé pris de tremblement, les yeux tout rouges».

    Aperçu avec ces images envoyées par le blogueur Lebisonteint, qui raconte l’épisode ici (la tension monte en fin de séquence) ;

    Au cabinet du préfet de Franche-Comté, on se défend en expliquant que les forces de l’ordre, comprimées contre le rectorat par la foule déplacée par le passage du fameux car, n’ont pas eu le choix : «Douze à quinze manifestants très remontés ont alors refusé de reculer. Un des six policiers présents devant ces portes a été contraint de faire usage de son aérosol d’autodéfense à deux reprises pour se dégager et assurer sa propre sécurité. Le calme est revenu immédiatement.»

    Comme les autres manifestants, Lionel ne s’explique pas la réaction des forces de l’ordre «alors que nous n’avions vraiment rien de menaçants. Il y avait bien un dizaine de jeunes arnarchistes, mais vraiment pas belliqueux». D’un policier à qui il réclame des explications, il s’entend répondre «vous n’aviez qu’à pas utiliser les enfants comme bouclier humain», rapporte-t-il.

    «L’usage de la force par la police ne pouvait absolument pas être justifié par une quelconque menace ou pression des manifestants sur le portail du rectorat. Tout était calme avant les coups de matraques dans les jambes, les bousculades et l’utilisation du gaz», s’étonne l’Est républicain, qui relate l’affaire, aussitôt dénoncée par les représentants locaux du PS et Europe Ecologie - les Verts Franche-Comté comme le signe de «la fébrilité d’un pouvoir qui tente à tout prix d’imposer sa destruction du service public et qui n’a plus que la force et le silence obstiné à opposer aux revendications».

    Bilan de l’incident, plus de peur que de mal : des parents et des enfants choqués, pas mal de larmes, une préfecture quelque peu embarrassée et, côté police, «des coupures et une morsurse (!)».

    http://www.liberation.fr/societe/01...

    Pour plus d’infos :

    Vidéos, photos et autres liens (Libé, owni, L’est républicain, France3, youtube,...=> voir en fin de page du blog) sur le site suivant :

    http://bisonteint.net/2011/04/06/un...

    A voir (écouter) aussi :

    http://www.la-bas.org/article.php3?... (émissions de mardi 29/03, lundi 04/04, mercredi 06/04)

    D’autres informations sur :

    http://tazmob.wordpress.com/
    http://www.gresetdavid.fr/?p=424

    Parents et enseignants en lutte :

    http://www.parents-enseignants25.ve...
    http://ecoleendanger25.tumblr.com/


    De : étudiant Besancon
    jeudi 7 avril 2011

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article115870


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     50.000 postes supprimés dans l'Education nationale depuis 2007, 16.000 de plus cette année et combien de classes fermées à la clé? Partout en France, les parents d'élève, personnels de l'Education nationale et élus locaux se mobilisent pour lutter contre la casse de notre système éducatif.

    Humanite.fr tient ici la chronique. Témoignez vous aussi via poleweb@humanite.fr

    • Paris XIIIe: ENSEMBLE SAUVONS NOTRE ÉCOLE

    Nous, parents, occupons l’école maternelle Bobillot Vandrezanne (Paris 13e) ce mardi 29 mars 2011, pour demander l’abandon des toutes les suppressions aveugles de postes dans l’Éducation Nationale, et en particulier garder les 9 classes de notre école! Ces suppressions massives et aveugles de postes se traduisent concrètement par la suppression annoncée au dernier CDEN d'une classe de l'école, suppression totalement injustifiée:
    - les effectifs présents dans l'école sont actuellement de 240 élèves de 3 ans révolus, conformes au quota défini par le rectorat lui-même pour le maintien de 9 classes!
    - les effectifs sont en hausse par rapport à l'année dernière, et cette hausse se poursuit depuis la rentrée.
    - les 9 classes ont déjà en moyenne 26,7 élèves, ce qui est conforme aux effectifs moyens des écoles maternelles du quartier, et même plus élevé que la moyenne parisienne.
    Nous refusons catégoriquement que les classes passent à 30 élèves, ce qui aurait pour conséquence immédiate la dégradation des conditions d'apprentissage pour tous nos enfants. Le rectorat cherche à compenser toute ouverture de classe sur Paris par une fermeture de classe ailleurs à tout prix. Mais si une nouvelle école ouvre bien enfin aux Grands Moulins, cette école correspond aux besoins des nouvelles constructions de ce quartier, et ne concerne en aucun cas le secteur des familles de Bobillot-Vandrezanne!
    Nous nous sommes rendus en délégation au rectorat, parents élus FCPE et UNAAPE, avec l'appui des syndicats, de la mairie, de la FCPE 13e et Paris, avons apporté la pétition, accroché une banderole sur la façade Bobillot afin d'alerter les habitants du quartier, occupons le bureau du directeur mardi dernier et ce matin. Nous occuperons l'école toute la soirée du vendredi 1er avril, pour une soirée des écoles à laquelle sont conviés parents, enseignants, élus. Nous sommes déterminés et resterons mobilisés jusqu'à ce que nous ayons l'assurance que nos enfants auront une rentrée scolaire 2011-2012 digne du service public auquel nous sommes fondamentalement attachés. Pour sauver l’école publique, laïque, gratuite et égale pour tous
    Conseil local FCPE de l’école maternelle  Bobillot Vandrezanne (Paris 13e) 

    • A voir: la manifestation pour la défense de l'Education nationale, Paris, le 21 mars 2011. Photos

     Paris XXe: occupation de l'école Pali Kao et Ramponeau

    Le rectorat envisage de supprimer une classe de l’école maternelle Tourtille et le poste d’enseignant spécialisé de soutien aux enfants les plus en difficulté (RASED) des écoles Ramponeau et Pali Kao. Nous, les parents de ces écoles, occupons ces écoles tous les mardi matin. Nous avons été reçus par l’inspecteur de circonscription et parallèlement, l’inspecteur d’académie nous confirme ces suppressions par courrier. Année après année, nous constatons la disparition de postes et la compression des moyens qui nous avaient alloués pour répondre aux besoins du quartier. Nous sommes déterminés à faire entendre notre voix et à ne pas céder à cette logique purement comptable et injuste.
    Pour échanger et manifester notre détermination, nous organisons un goûter revendicatif : jeudi 31 mars 2011 à partir de 16h30, devant l’école maternelle Pali Kao.
    Les parents d’élève des écoles du bas Belleville (maternelle Tourtille, élémentaire Tourtille, élémentaire Ramponeau, maternelle Pali Kao),
    soutenus par la FCPE.

    • Bourg d'Aulnay-Sous-Bois (93): "Les parents d'élèves vont jouer aux échecs humains"

    Un échiquier géant sera mis en place devant le portail de l'école maternelle du Bourg jeudi 17 mars à 8h15. Dans une ambiance joyeuse, les parents seront invités, autour d'un petit déjeuner, à jouer aux échecs humains pour parodier les méthodes de remplacements dans la circonscription. Stéphane Fleury, président de la FCPE locale, explique la forme de la manifestation : « Nous souhaitons affirmer avec cet évènement que les enseignants ne sont pas des pions et que nos enfants ne sont pas de la marchandise. Ce problème de remplacement peut impliquer n'importe quel enfant de la circonscription d'autant plus que la méthode est même assumée avec une certaine forme d'indécence ».
    En effet les parents et la FCPE de l'école maternelle du Bourg d'Aulnay-sous-Bois se mobilisent depuis deux semaines suite aux remplacements multipliés et arbitraires de professeurs pour des raisons purement administratives. Malgré l'occupation répétée de l'école, les tracts, la pétition, les banderoles, le soutien des élus locaux, l'inspectrice de la circonscription reste sourde et joue la carte de l'épuisement.
    Pourtant l'émotion grandit dans la ville à ce sujet et les parents sont chaque fois plus nombreux à occuper la classe d'où le mouvement de colère est parti. Ils sont déterminés à obtenir gain de cause, demandent le retour du professeur de cette classe mais surtout l'arrêt définitif de cette politique injustifiable qui fait passer les contingences comptables avant l'intérêt des enfants.
    FCPE Bourg Maternelle d'Aulnay-sous-Bois

    • A lire: Pas résignés face aux suppressions de poste

    16 000 suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale à la rentrée prochaine. En pleine tourmente internationale, les défilés ont tout de même rassemblé 30 800 personnes, selon les syndicats. Bien plus que les 13 300 dénombrés le 22 janvier, date de la précédente journée d’action organisée par le collectif L’éducation est notre avenir (FSU, Unsa éducation, Sgen-CFDT, UNL, Unef, FCPE). Lire la suite...


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  • Le collectif « Une école, un avenir » constitué de 25 organisations de l’éducation appelait à des rassemblements et des manifestations ce samedi 19 mars pour dénoncer les prochaines suppressions de postes au nombre de 16 000. Une 40 ène de manifestations et rassemblements sont prévus partout en France.

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    LILLE - Manifestation contre les suppressions de postes dans l'Education nationale SIPA

    Lundi, le syndicat des chefs d’établissement SNPDEN-Unsa annonçait dans une enquète que la rentrée 2011 serait particulièrement difficile et qu’il serait impossible d’appliquer les textes sur la réforme du lycée. Il prévenait de fortes « disparités » de traitement selon les établissements.

    En 3 ans, ce sont 50 000 postes d’enseignants qui ont disparus sur un total de 850 000. La rentrée 2011 verra partir 16 000 postes d’enseignants alors que le nombre d’élèves devrait s’accroitre de 50 800 élèves. Luc Chatel, ministre de l’éducation assure quand à lui que l’on compte encore aujourd’hui plus d’enseignants pour moins d’élèves qu’en 1990. Rappelons pourtant que selon une note du Centre d’analyse stratégique (CAS), organisme rattaché à Matignon, notre pays est celui qui possède le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l’OCDE..

    Le 22 janvier dernier, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient déjà manifesté. C’est ensuite l’Ile de la Réunion qui a connu un mouvement d’ampleur dans l’éducation avec des manifestations quasi quotidiennes et des lycées bloqués. La fièvre Réunionnaise à tenté d’atteindre la métropole le 3 mars suite à un appel à manifester de la FIDL (syndicat lycéen) mais le mouvement à été étouffé dans l’oeuf suite à l’action des forces de l’ordre pour empècher toute mobilisation. Qu’en sera t’il ce samedi ? Seule une accentuation de la mobilisation devrait offrir des perspectives aux syndicats, dans le cas contraire, il est probable qu’ils tirent un trais sur le mouvement de cette année.


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  • Sauvons l'Ecole de la République : la carte des manifestations du 19 mars 2011

    http://sd08.fsu.fr/IMG/jpg/TpsFort19mars-d1393.jpg

     

     

     

    Le samedi 19 mars, partout en France, les 25 organisations du collectif « Un pays, une école, notre avenir. » appellent à manifester pour inverser les choix budgétaires du gouvernement en matière éducative.

     

    Si rien ne change, « A la rentrée 2011, ce seront 16 000 postes supplémentaires qui seront supprimés, malgré l’augmentation des effectifs d’élèves. Les conséquences auront des effets immédiats sur la taille des classes dans les écoles, les collèges et les lycées, la scolarisation des enfants de deux et trois ans, les élèves en difficulté, le fonctionnement des services et l’offre d’enseignement. » dénoncent à l’unisson les organisations du monde de l’éducation, réunies dans le collectif des “25” .

     

    C’est donc bien, parce qu’avec ses choix budgétaires, le gouvernement ne prépare pas l’avenir, que tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation et son engagement permanent pour la réussite des jeunes, sans distinction de fortune ni d’origine, sont appelés à une journée nationale d’action déclinée dans chaque académie le samedi 19 mars.

      

    Journée du 19 mars : la carte des manifestations" (Source : SNUipp-FSU)

     

     

    Rassemblements pour l’éducation le samedi 19 mars 2011

     

     

     


     


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    Manifestation, dans une vingtaine de villes de France, contre les expulsions locatives, à 3 jours de la fin de la trêve hivernale.

    Quelques milliers de personnes ont manifesté aujourd'hui à Paris pour "l'arrêt des expulsions", "la production massive de logements sociaux" et "contre le logement cher", quelques jours avant la fin de la trêve hivernale des expulsions mardi. Le cortège s'est ébranlé vers 15H00, place de la République (Xe arrondissement) en direction du Pont-Neuf (Ier arrondissement), derrière une banderole proclamant "Stop aux expulsions, stop au logement cher, + de HLM".

    La manifestation se tenait à l'appel du Réseau Stop aux Expulsions de Logement (Resel), qui regroupe des associations et des collectifs (Droit au Logement, Confédération nationale du logement, Jeudi Noir) et des syndicats (CGT, FSU, Solidaires), avec le soutien de partis politiques de gauche.

    Le Resel milite notamment pour "la baisse et la régulation" des loyers dans le parc privé et leur "gel" dans le parc social. "La situation s'est dégradée. Les loyers continuent à augmenter et les revenus des ménages modestes sont en baisse. On voit se développer une inadéquation entre l'envie des gens et les loyers", a dit à l'AFP Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement, en tête du cortège. "Le droit au logement est un droit fondamental. Il y a des solutions concrètes : la réquisition des logements vacants, la solidarité entre les communes. Ca demande de la volonté politique", a martelé à ses côtés Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme.

    Près de 106.500 décisions de justice (106.488) ordonnant une expulsion ont été prononcées en 2009 (plus 1,3% par rapport à 2008), selon les derniers chiffres du ministère de la Justice. Un "record" d'après certaines associations.

    Les expulsions locatives sont suspendues tous les ans dans toute la France entre le 1er novembre et le 15 mars inclus en vertu de la loi dite "d'hiver". Elles peuvent reprendre le 16 mars à partir de 6h du matin, c'est-à-dire pour cette année à partir de mercredi prochain.

    Chaque année, le samedi précédent la fin de cette trêve, des manifestations et des rassemblements sont organisés contre la reprise des expulsions et contre les expulsions sans relogement.


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  • Une marche a été organisé par les parents d’élèves de l’école du parc et du clos Jovet à Autun contre la fermeture programmée de trois classes dans les écoles de l’autunois.

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    Depuis 2007, la virulence des attaques contre l’école s’est accélérée avec la suppression massive de postes d’enseignants et de personnels éducatifs spécialisés et le recul de la part des dépenses de l’État dans l’éducation dans le PIB.

    Cette politique a des conséquences palpables dans le vécu de nos concitoyens sur les territoires : fermetures de classes, non-remplacement des absences des enseignants, accroissement des difficultés scolaires, en particulier des élèves les plus défavorisés, impossibilité d’intégrer correctement les élèves handicapés… Comment admettre, au XXIème siècle, que l’effort éducatif dans notre pays décroisse depuis plusieurs années ? Comment ne pas être choqué par l’absence de considération pour cette école qui fait la société de demain ?

    Nous partageons l’idée que l’école a un rôle prépondérant dans la construction du vivre ensemble, à travers la capacité qu’elle a à transmettre les savoirs tout en éveillant les consciences, à assurer l’émancipation des futurs citoyens tant dans leurs pratiques personnelles que dans leurs relations aux autres, au travail, à la culture… Parce qu’elle est un outil essentiel de cette émancipation du plus grand nombre, l’école est un symbole de l’aspiration de toute une société. C’est pourquoi elle ne peut être réduite à un simple champ d’application et d’expérimentation au service du système économique et politique en place.
    À l’aube du XXIème, il revient à tous les progressistes de reposer cette question centrale : quelle place voulons-nous donner à l’école dans notre société ?

    Pour bien y répondre, il nous faut partir d’un constat partagé. Depuis les années 1960, les faits sont tenaces. Ils sont très inquiétants… Le système éducatif est tiraillé entre une logique de démocratisation et, « maltraité » par la logique capitaliste, par une logique de reproduction des inégalités sociales. Il construit, souvent au corps défendant des agents qui le constituent, un ordre des choses profondément contraire à notre volonté d’émancipation et de transformation sociale. Le « mal être » scolaire des enfants, comme la souffrance au travail des enseignants et personnels éducatifs, sont devenus une réalité quotidienne.

    Privés des moyens indispensables à la satisfaction des besoins des élèves, ceux qui mettent leur engagement personnel au service de l’intérêt général se trouvent dans l’incapacité de changer le cours des choses. Les inégalités se creusent pendant que la droite habille son travail de sape de l’école publique en projetant un discours presque irréel sur « l’égalité des chances » comme traitement de l’échec scolaire. Car, ce n’est pas de chance dans une compétition dont les élèves ont besoin, mais d’une véritable lutte contre les inégalités, dès le plus jeune âge, qui permettrait à l’école de mettre en face des moyens réels pour faire accéder à une culture commune ambitieuse comme projet de démocratisation scolaire effective.
    La difficulté scolaire n’est pas plus une maladie que peut l’être le chômage de masse, sur laquelle on peut projeter des expériences marginales pour essayer de masquer l’essentiel. Son terreau est l’inégalité sociale, économique et culturelle, que vient matérialiser un système scolaire qui ne peut plus répondre aux besoins des élèves dans le cadre de leur scolarité. Le traitement par les libéraux de l’école publique est bien une prise en compte des inégalités, mais pour « faire à chacun son école », opérer une sélection et une hiérarchisation conforme aux impératifs économiques et politiques qu’ils défendent, aboutissant ainsi à accentuer les inégalités culturelles, sociales, et économiques. Avec la privatisation de l’enseignement, l’inégalité est même intégrée comme une forme naturelle qu’il faudrait simplement accompagner par le marché. Ce n’est pas d’un accompagnement des inégalités que nous voulons, mais d’une véritable lutte contre leur reproduction.

    Au-delà de la simple réussite scolaire, l’école doit (re)trouver son ambition d’outil permettant l’avancée de civilisation. C’est une question cruciale pour l’avenir de notre société, pour les valeurs que nos concitoyens entendent placer en son centre. Notre projet ne doit pas être une sorte « d’acte de foi » en l’école républicaine, libératrice par elle-même ou idéalisée, puisqu’elle ne l’est pas. C’est la recherche d’une école de progrès pour tous, sur la base d’une culture commune et de l’appropriation de savoirs indispensables à la connaissance du monde, de la vérité.

    Au fond, là où nous prenons à rebrousse poil les projets inégalitaires, c’est sur le fait que tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale, sont capables d’apprendre ces savoirs, ces formes de raisonnements. Car le projet capitaliste repose bien sur l’idée de faire des cursus différents dès le plus jeune âge, pour les uns en se limitant à l’élémentaire et au collège, pour les autres, à se préparer dès le plus jeune âge à aller au-delà. Dans une société future où toute la vie sera structurée par des savoirs issus de « culture savante », ce sont tous les enfants qu’il nous faut préparer à étudier au moins jusqu’à 18 ans dans des conditions qui leur donnent le plaisir d’apprendre. Oui, il faut revaloriser les filières professionnelles, mais pas pour limiter les choix d’orientation des enfants de familles populaires à cette seule possibilité. Relancer la maternelle, comme la scolarité unique en élémentaire et collège, c’est le moyen de créer l’orientation réellement choisie pour la suite, en lycée général, technologique ou professionnel.
    C’est l’idée qui doit être portée dans le projet populaire partagé.

    En tant qu’enseignant de métier, ancien principal de collège, je sais qu’il est possible de relever ce nouveau défi de la démocratisation scolaire. En tant qu’élu local, je vois que c’est nécessaire pour l’émancipation des êtres humains et l’avenir du pays.

    Le Parti communiste français, et la lettre régulière du réseau École, participe pleinement de la mise en perspective de cette « autre » école que nous appelons de nos vœux. La dernière revue du projet consacrée à l’école pose clairement le constat d’échec et de régression de la politique libérale appliquée à notre système éducatif. Elle présente surtout, sous l’angle de nombreux chercheurs, enseignants ou acteurs de l’école, des objectifs ambitieux pour une école du XXIème siècle : la définition d’un modèle où « l’élève n’a pas d’autres ressources scolaires que l’école », la lutte contre « les inégalités sociales de réussite scolaire », l’appropriation « d’une culture commune de haut niveau pour mettre les générations à venir en capacité de penser de façon critique », « l’allongement des études pour préparer au monde et aux enjeux de demain ».

    Cette visée politique ne peut passer que par un engagement budgétaire de grande ampleur de la part de l’État pour les années à venir. Les organisations syndicales, les parents d'élèves et les personnels réclament l’embauche massive d’enseignants pour répondre aux besoins. Aussi, il apparaît indispensable que la transformation de l’école figure au cœur des débats que nous entamons sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012.
    C’est une exigence qui traduit, au-delà du simple enjeu de société, la vraie mesure du rôle que doit revêtir le débat sur l’école qui fait société.

    Parti communiste Autun

    Pour voir les photos de la manif
     


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  • C’est votre école publique qu’on assassine

    Menace de fermeture de classes : les parents d’élèves du Parc passent à l’offensive.

    Une marche est organisée, Mardi 8 Mars par les parents d'élèves

    Rendez-vous à 17 heures devant l'école du parc 

    Libres échangesLe gouvernement détruit l'Éducation nationale, le constat est désormais unanime. Chaque semaine de nouvelles suppressions de postes sont programmées, 16 000 au total prévues en 2011 qui viendraient s'ajouter à ce qui est devenu une véritable hécatombe en 4 ans, avec la destruction de 66 400 emplois. Le ministre Luc Chatel peut bien tenter d'occuper les médias par ses effets d'annonce. Les faits sont là : la politique de ce gouvernement ne fait que des ravages. . A ce manque criant de moyens, s'ajoute la mise en pièces de la formation et du métier d'enseignant. Pour pallier à cette crise organisée, le gouvernement ne prône en vérité que la solution de la mise en concurrence des établissements scolaires pour aller chercher des moyens dans le privé et dans la poche des parents. A la clé, c'est la disparition définitive de l'égalité d'accès à un enseignement de qualité pour tous ! Dans tout le pays, des mobilisations s'organisent pour stopper ce gâchis, contre les coupes budgétaires et pour exiger des moyens supplémentaires. Le Parti communiste français apporte son soutien aux enseignants, élèves et parents d'élèves qui participent aujourd'hui aux manifestations et rassemblements. La responsabilité du Chef d'Etat est de relancer et de développer le service public de l'éducation nationale. Si le président de la République a réellement des annonces à faire aux Français aujourd'hui, je voudrais lui donner ce conseil : « Décidez de consacrer 5% du PIB à l'enseignement public, recrutez et augmentez les salaires des personnels de l'éducation, et bannissez les emplois précaires et temporaires ! » L'heure est à un plan Orsec pour l'Éducation nationale !

    http://www.pcf.fr/7945


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  • Malaise et suicides dans l’Education nationale

     dimanche 6 mars 2011.

     

    « Depuis début janvier 2011, dans la seule académie de Caen, plusieurs personnes enseignants ou personnels ont mis fin à leurs jours ou ont tenté de le faire. » En s’adressant dans une lettre au ministre de l’Éducation, Luc Chatel, les enseignants du lycée Charles-Tellier de Condé-sur-Noireau (Calvados) évoquent le suicide d’un collègue début février. Mais aussi le décès, mi-janvier, d’un instituteur de la région de Granville (Manche) et la tentative de suicide d’un agent de service d’un lycée caennais qui avait évoqué « d’importants problèmes avec la hiérarchie », selon Michel Lelarge, un représentant du syndicat Sud...

    Le rectorat« ne nie pas le malaise »

    Au-delà des drames qui touchent des familles et des équipes, les enseignants s’interrogent sur les suppressions de postes, le sens de leur travail, l’évolution de leur métier, les tâches administratives toujours plus lourdes... « On nous demande la culture de la performance, avec moins de monde, moins de matériel. Ce n’est pas valorisant », remarque un enseignant de la Manche. Il reconnaît les difficultés de la profession « à s’adapter dans la morosité ambiante » et « un besoin de vider son sac avec, parfois, de l’agressivité dans les réunions internes ».

    Le rectorat de Caen « ne nie pas le malaise », mais ne fait pas d’autre commentaire. Au ministère de l’Éducation, qui emploie près de 2 800 assistants sociaux, on rappelle que les comités d’hygiène et de sécurité vont bientôt se saisir des conditions de travail et des risques psychosociaux. Quelque 80 médecins prévention devraient être recrutés. Luc Chatel s’exprimerait sur ce malaise des enseignants dans les prochains jours.

    Sébastien BRÊTEAU.

    Source : http://www.ouest-france.fr/actu/act...

    2) Le taux de suicide sur un an parmi les enseignants est de 39 pour 100000

     

    Le Réseau des enseignants en résistance dénonce les conditions de travail dégradées. Ils réclament l’ouverture d’une enquête sur le stress des élèves et des professeurs.

    Le chiffre est alarmant : 39 cas par an pour 100 000 enseignants, selon une étude épidémiologique de l’Inserm de 2002. Il s’agit donc de la profession la plus touchée, suivie de près par les fonctionnaires de police (35 pour 100 000).

    Pour Sébastien Rome, instituteur et désobéisseur, il est urgent d’ouvrir le débat sur les conditions de travail : « Les enseignants sont face à un large public et les occasions de conflits se multiplient. On observe un désarroi croissant chez les profs. Au lieu de parler des problèmes rencontrés dans leur classe, ils se replient. Le questionnement reste individuel alors qu’il devrait être posé collectivement. La médecine du travail n’existe pas dans notre institution. » Autre donnée représentative du sentiment de défaillance : 93 % jugent leur profession dévalorisée et près de la moitié sont prêts à changer de métier. À cela plusieurs explications.

    - Les professeurs manquent de reconnaissance. « Le métier n’a pas plus la même aura qu’avant. » Et les sentiments de culpabilité et de honte prédominent. « Nous nous sentons impuissants face à des situations sociales difficiles vécues par les élèves.

    - L’exigence de réussite à tout prix des parents met une pression très forte sur les enseignants.

    - Le désengagement de l’État fait perdre du sens à notre travail. »Si le tableau est sombre, les désobéisseurs refusent de se résigner. Ils proposent l’ouverture d’une enquête sur le stress des enfants et des enseignants dans l’école.

    IXCHEL DELAPORTE

    Source : http://www.humanite.fr

    1) Suicides d’enseignants : des précédents depuis 2000

     

    Dépêches de l’Education

    Source : http://www.vousnousils.fr

    Une enseignante de 45 ans s’est suicidée lundi par pendaison à l’intérieur du groupe scolaire Gambetta de Massy (Essonne).

    Voici un rappel de quelques suicides d’enseignants depuis 2000 :

    - 17 mars 2000 : Un instituteur de 41 ans tue ses deux enfants puis se suicide dans le grenier de sa maison à Jublains (Mayenne).

    - 7 sept : Un enseignant en comptabilité, âgé de 34 ans, se suicide par défenestration depuis sa salle de classe d’un lycée professionnel de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

    - 12 avr 2001 : Un instituteur d’une classe unique dans un village du nord de l’Alsace, âgé de 42 ans, se suicide en se jetant par la fenêtre de l’école alors qu’il allait être interpellé par les gendarmes. Il avait fait l’objet d’une plainte de parents d’élèves "pour des problèmes relationnels entre lui et certains des enfants".

    - 10 fév 2002 : Suicide d’un instituteur de 57 ans d’une école élémentaire privée de Valenciennes (nord), mis en examen deux jours plus tôt pour "atteintes sexuelles" sur mineurs de quinze ans. Il avait été placé sous contrôle judiciaire.

    - août : Un ancien instituteur de l’école communale de Bayel (Aube) se suicide en se jetant sous un TGV à Guingamp (Côtes-d’Armor), où il était en vacances, après avoir appris l’envoi de lettres anonymes l’accusant de pédophilie.

    - 16 nov 2004 : Un instituteur de Limay (Yvelines) met fin à ses jours après avoir été mis en examen pour "agressions sexuelles" sur mineur de moins de quinze ans.

    - 26 sept 2005 : Un professeur de mathématiques d’un collège de Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône) accusé de viols sur mineurs est trouvé mort à la prison marseillaise des Baumettes où il était en détention provisoire depuis un an.

    - 8 jan 2007 : Un professeur du lycée d’Albert (Somme) tente de se suicider dans sa classe, avant le début des cours.

    - 4 mars 2008 : Une institutrice de 39 ans de l’école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte, se suicide au terme de plusieurs mois de tensions avec l’équipe pédagogique, les services municipaux et des parents d’élèves.

    - 7 mars : Un instituteur de 25 ans tente de se suicider à l’école de Brousses-et-Villaret (Aude) avant les cours.

    - 17 juil : Un enseignant d’histoire-géographie est retrouvé pendu à un arbre dans un bois à Fessy (Haute-Savoie). Début juin, il avait organisé une sortie au cours de laquelle un car avait été percuté par un train sur un passage à niveau à Allinges, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés.

    - 19 sept : Un professeur d’un collège de Saint-Michel (Aisne) se suicide chez lui quelques heures après avoir été placé brièvement en garde à vue à la suite d’une plainte d’un élève qui l’accusait de lui avoir donné un coup de poing, ce que l’enseignant avait toujours nié.

    http://www.gauchemip.org/spip.php?article10933


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  • St-Martin-de-Salencey. La classe unique est menacée de fermeture car jugée non rentable.


    Un village à l’école de la survie

     

    Lecture

    Trois siècles d’histoire balayés en une seconde : la fermeture de l’école de St-Martin-de-Salencey a suscité l’indignation générale.

    A Saint-Martin-de-Salencey, il y a une petite école. Et des bancs de bois comme autrefois. Il y a aussi ses images que les enfants collent sur des murs dont les années ont terni l’éclat. Et dont le devenir se résume à un combat. Pour survivre. « Il n’y a que les luttes qui ne sont pas menées, qui sont perdues d’avance», lance déterminé Jean-François Lautissier, conseiller général PS du canton de La Guiche. 

    À ses côtés, les quatre maires des communes concernées par la fermeture de cette classe unique, scrutent les lieux. Le regard humide et nostalgique. « Je suis prêt à me mettre en grève de la faim pour sauver cette école », affirme Michel Bonin, le maire de St-Martin-de-Salencey, aux dizaines de personnes mobilisées. Assis et maintenu par des béquilles, l’édile du village reste bel et bien debout face à l’adversité. Auprès de lui, les trois autres maires font bloc. « On est en zone de revitalisation rurale et on nous ferme la classe. C’est dingue ! C’était la dernière trace de service public sur St-Martin-de-Salencey, Passy, St-Marcelin-de-Cray et Chevagny-sur-Guye, ce qui fait près de 500 habitants en tout », explique, le cœur serré sous son écharpe tricolore, Marie-Odile Marbach, une élue de Chevagny. Laquelle, comme les parents d’élèves présents hier matin, affichait amertume et inquiétude face à cette décision de l’Inspection d’académie annoncée fin 2010, puis confirmée ensuite.

    L’école intimement liée à l’histoire du village

    Un drôle de cadeau de Noël pour une école ouverte depuis 1898. Trois siècles ont ainsi traversé ses murs. Mais avec neuf élèves prévus en septembre, le compte n’y est plus. « On va demander un moratoire pour garder l’école ouverte un an de plus et renflouer les effectifs », explique Marion Le Hir de Fallois, parent d’élève. Laquelle est à l’origine d’une pétition qui fait un carton sur la toile. « On a déjà eu plus de 1 100 signatures. Il y a même des gens qui signent depuis l’Australie », sourit cette mère de cinq enfants. Le sort de cette classe unique provoque en effet une émotion indicible dans l’esprit collectif des gens. Car toucher à l’enfance, c’est attaquer autant son passé que son avenir. « Mes enfants sont grands aujourd’hui. Ils ont fait de brillantes études grâce à cette classe unique. Quand je leur ai annoncé qu’elle pourrait fermer, ils m’ont dit qu’ici ils avaient appris moins, mais mieux, qu’en ville. Ils ont appris à s’écouter, à se respecter, à vivre ensemble avec des enfants d’âges différents », expliquait entre deux sanglots, Annick, une mère de trois enfants.

    Trois enfants, c’est justement ce qu’il manque pour maintenir la classe unique en septembre prochain. «À 12, on serait bon. Mais là, on ne sera que 9 du fait que depuis peu, on ne compte plus les enfants à partir de 4 ans, mais à partir de 5 ans », dénonce un père de famille. Une bataille de chiffres qui en appelle un autre. Bien réel : le degré 0 de la présence des services publics sur la majeure partie du canton rural de La Guiche.


    Charles-Edouard Bride


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