• Restitution de palmes académiques en soutien à des enseignants sanctionnés

    Gattières, le 28 août 2011

    Lettre ouverte de Jacques Jourdanet (06 20 44 00 99 j.jourdanet1@gmail.com)

    à

    Madame l’Inspectrice d’Académie Directrice des Services départementaux de l’Éducation nationale du Loir-et-Cher

    et à Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Directeur des Services départementaux de l’Éducation nationale de Loire-Atlantique

    Madame l’Inspectrice d’Académie, Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

    Ancien inspecteur, je constate avec tristesse et désarroi la dégradation accélérée des conditions de formation et d’exercice des enseignant.es, en raison d’une politique éducative qui fait trop peu de cas de l’intérêt des usagères, des usagers et de la bientraitance due aux personnels. En sont une illustration les lourdes sanctions que vous avez infligées à François Le Ménahèze (Loire-Atlantique) et à Philippe Wain (Loir-et-Cher) : pour le premier, retraits de salaire et refus de détachement à temps partiel auprès de l’IUFM (réitéré cette année) ; pour le second, mesure juridiquement infondée, s’apparentant à un déplacement d’office. Par mes précédents courriers, j’avais tenté de vous convaincre de l’existence d’un possible malentendu et du risque que vous couriez de commettre une injustice. En vain. Aussi, par souci de cohérence personnelle (1), j’ai décidé de vous restituer mes distinctions dans l’Ordre des Palmes académiques afin de rendre concrète ma protestation, tout en assurant de mon entière solidarité ces collègues (que je connais, estime et dont je peux me porter garant), mais aussi des enfants et des autres adultes conséquemment concerné.es. La suite de l'article


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    Restitution de palmes académiques en soutien à des enseignants sanctionnés

    Gattières, le 28 août 2011

    Lettre ouverte de Jacques Jourdanet (06 20 44 00 99 j.jourdanet1@gmail.com)

    à

    Madame l’Inspectrice d’Académie Directrice des Services départementaux de l’Éducation nationale du Loir-et-Cher

    et à Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Directeur des Services départementaux de l’Éducation nationale de Loire-Atlantique

    Madame l’Inspectrice d’Académie, Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

    Ancien inspecteur, je constate avec tristesse et désarroi la dégradation accélérée des conditions de formation et d’exercice des enseignant.es, en raison d’une politique éducative qui fait trop peu de cas de l’intérêt des usagères, des usagers et de la bientraitance due aux personnels. En sont une illustration les lourdes sanctions que vous avez infligées à François Le Ménahèze (Loire-Atlantique) et à Philippe Wain (Loir-et-Cher) : pour le premier, retraits de salaire et refus de détachement à temps partiel auprès de l’IUFM (réitéré cette année) ; pour le second, mesure juridiquement infondée, s’apparentant à un déplacement d’office. Par mes précédents courriers, j’avais tenté de vous convaincre de l’existence d’un possible malentendu et du risque que vous couriez de commettre une injustice. En vain. Aussi, par souci de cohérence personnelle (1), j’ai décidé de vous restituer mes distinctions dans l’Ordre des Palmes académiques afin de rendre concrète ma protestation, tout en assurant de mon entière solidarité ces collègues (que je connais, estime et dont je peux me porter garant), mais aussi des enfants et des autres adultes conséquemment concerné.es.

    Pour les trois raisons suivantes, je considère en effet que sont profondément injustes ces sanctions.

    1- Il est abusif de considérer que nos collègues ne respectent pas leurs obligations professionnelles simplement parce qu’ils refusent d’alimenter le fichier Base-élèves et d’entrer dans le nouveau dispositif d’évaluations nationales. Tout au plus, il ne pourrait s’agir que d’une part minuscule desdites « obligations ». Or je crains que soit ici fort malmené un principe supérieur du droit : le respect de l’égalité de traitement.

    En effet, l’observation directe du fonctionnement d’un millier de classes me conduit à témoigner, en conscience, n’avoir jamais rencontré un.e enseignant.e satisfaisant à toutes ses obligations professionnelles : par choix, par méconnaissance ou par impossibilité matérielle, notamment en raison de prescriptions institutionnelles parfois contradictoires ou matériellement infaisables dans toute la rigueur attendue. Il n’empêche que ces praticien.nes exercent leur profession avec sérieux, dévouement et, le plus souvent, de manière globalement acceptable ou même honorée par l’Éducation nationale. Ne sont pas non plus sanctionné.es ces mêmes enseignante.s qui, en majorité, ne respectent pas certains aspects pourtant cruciaux de la réglementation. Par exemple, le volume horaire à consacrer impérativement à chaque discipline d’enseignement ou encore l’interdiction maintes fois rappelée de la prescription de devoirs écrits hors temps scolaire. Il ne s’agit pourtant pas de la simple contestation d’instruments d’une politique ministérielle mais bien de choix pédagogiques délibérés qui peuvent retentir gravement sur la qualité de la scolarité de certain.es enfants. Par ailleurs, nous savons qu’il arrive aussi à l’administration de l’Éducation nationale de ne pas respecter à la lettre telle loi ou tel règlement... Impunément, le plus souvent.

    2- De surcroît, François Le Ménahèze et Philippe Wain manquent-il réellement à cette (minuscule) part de leurs obligations professionnelles ? Ayant enseigné l’éthique professionnelle et la législation à l’IUFM Célestin Freinet - Académie de Nice, je répondrais oui, à la lettre mais non dans l’esprit. Or quand la lettre va à l’encontre de l’esprit – le meilleur pour les enfants –, la première ne doit-elle pas s’incliner devant le second ? Et même si l’on voulait s’en tenir à la lettre, encore faudrait-il qu’il n’y ait aucune contestation possible d’interprétation. Si l’article 28 de la loi n° 83.634 du 13/07/83 dispose qu’un.e fonctionnaire « doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique », il est aussitôt précisé « sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ». Doit-on considé­rer comme légal un dispositif qui contrevient, entre autres, à la Convention internationale des droits de l’enfant, pourtant ratifiée par la France ? Et n’y a-t-il pas grave compromission de l’intérêt public lorsque le devenir des enfants risque d’être obéré par l’exploitation de bases de données dont la sécurité ne peut être totalement assurée ou même, pour le pire, qui pourrait faire l’objet d’un dévoiement institutionnel, si s’instau­rait un régime politique particulièrement autoritariste ? L’Histoire comme l’actualité mondiale nucléaire, biotechnologique ou financière nous rappellent pourtant avec force que la répartie mi-fataliste mi-narquoise « le risque zéro n’existe pas » gagnerait à être remplacée par le responsable principe de précaution. A fortiori quand sont largement contestées ces nouvelles « évaluations » par des syndicats d’enseignant.es, d’inspecteurs/trices et des fédérations de parents, particulièrement en raison de la place de ces épreuves à mi-parcours dans l’année scolaire, de la non-pertinence de certains contenus, de la dérisoire notation binaire, de la diversité des conditions de passation (publication anticipée des épreuves, pratiques semi-clandestines de non-respect volontaire des consignes...).

    3- Mais le plus grave réside peut-être dans la volonté réitérée de ne pas reconnaître, dans ces refus, la sincérité d’une objection de conscience raisonnée, qui ne lèse aucunement les enfants mais, au contraire, vise à respecter et à protéger celles-ci, ceux-ci. Vous sanctionnez des collègues dont les qualités profession­nelles ont été reconnues lors d’inspections et qui, dans leurs fonctions d’éducation, d’enseignement, de formation, donnent pleinement satisfaction aux usagères et usagers, mais aussi à la communauté éducative, à l’IUFM des Pays de la Loire, pour l’un, aux communautés villageoises et municipales du R.P.I. Bauzy-Neuvy pour l’autre. Outre ces qualités, ces enseignants parviennent à conjuguer éthique de conviction et éthique de responsabilité en considérant que la conduite de stricte obéissance dénaturerait leur mission auprès des enfants qui lui sont confié.es. Les punir alors même qu’ils font ainsi honneur au service public constitue, à mes yeux, le comble de l’injustice. Et je sais combien leur personne en est profondément affectée.

    J’apprécie d’avoir été souvent en mesure de constater, dans mon département, la capacité de l’administra­tion de l’Éducation nationale à faire preuve de discernement, de compréhension et d’interprétation positive à l’égard de personnels comme François Le Ménahèze et Philippe Wain, dès lors qu’était reconnue la bonne foi, la compétence et les effets positifs de leurs actions auprès des enfants ou adultes en formation. À l’occasion, la loyauté hiérarchique peut en effet devenir seconde devant la loyauté due aux enfants et/ou adultes en formation. Aussi terminerai-je en vous faisant part de ma grande perplexité quant aux raisons qui ont pu sous-tendre ce qu’il faut bien considérer comme un acharnement, là où nombre de vos collègues ont su adopter des attitudes compréhensives et constructives.   Néanmoins, je ne désespère toujours pas de vous voir revenir sur ces sanctions. Dans cet esprit, je vous prie de croire, Madame l’Inspectrice d’académie, Monsieur l’Inspecteur d’académie, à l’assurance de ma profonde considération et de ma haute estime pour un service public d’Éducation nationale que j’aime et défends quand il se place délibérément au service de ses usagères et usagers.

    Jacques Jourdanet inspecteur de l’Éducation nationale, en retraite

    P.J. pour M. Bernard Javaudin, I.A. D.S.D.E.N. de Loire-Atlantique : ma nomination « chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques », par décret du Premier Ministre, en date du 25 juillet 1996. P.J. pour Mme Agnès Picot-Grandjean, I.A. D.S.D.E.N. du Loir-et-Cher : ma promotion « officier dans l’Ordre des Palmes académiques », par décret du Premier Ministre, en date du 31 octobre 2002.

    Considérations complémentaires et personnelles, à propos de François Le Ménahèze La première fois que j’ai rencontré François Le Ménahèze, dans une co-intervention au congrès international de l’École moderne – pédagogie Freinet (Valbonne 2005), j’ai été sensible à son honnêteté foncière, la clarté de ses vues, l’authenticité de son engagement pour le meilleur développement des potentialités de chaque enfant. Puis ce furent des travaux coopératifs bénévoles d’édition qu’il coordonnait (Collection Pratiques et recherches aux Éditions de l’ICEM-pédagogie Freinet) : se confirmaient alors les qualités déjà citées et se révélaient à mes yeux sa rigueur de conception et d’exécution, son discernement évaluatif et cette éthique de responsabilité qui sous-tend aussi ses positions actuelles. Bien que je ne l’aie pas vu dans l’exercice de ses fonctions professionnelles, je suis assuré qu’ont de la chance les enfants et l’équipe pédagogique qu’il anime, comme ont pu l’avoir les enseignant.es qui ont bénéficié de ses tâches de formation à l’IUFM. Ne serait-ce qu’en raison de sa capacité à faire preuve de réserve par rapport à ses choix lorsqu’il était en situation de contribuer à la formation de l’identité professionnelle de professeur.es stagiaires.

    Considérations complémentaires personnelles, légales et réglementaires à propos de Philippe Wain Si je n’ai pas eu la chance de travailler avec Philippe Wain, j’ai régulièrement apprécié ses contributions à des débats pédagogiques, au sein de l’ICEM. Comme pour François Le Ménahèze, cette appréciation positive s’est transformée en une profonde estime à la suite de récents échanges. Son authenticité, sa loyauté et son investissement envers les enfants s’inscrivent dans des techniques de vie d’essence profondément humaniste. L’injustice à son encontre est d’autant plus pénible à vivre que la sanction s’affranchit de tout cadre légal et/ou réglementaire. Serez-vous alors sanctionnée à votre tour, Madame l’Inspectrice d’Académie ? Pour mémoire, dans la lettre recommandée envoyée à Philippe Wain, est évoqué un retrait des fonctions de directeur, alors même que cet enseignant n’est pas « directeur d’école de deux classes ou plus » mais « chargé d’école ». Quoi qu’il en soit, la conséquence mécanique de ce retrait est, de fait, un déplacement d’office, autrement dit la sanction maximale du second groupe, ce qui constitue une peine manifestement dispropor­tionnée. De plus, en C.A.P.D., vous auriez indiqué que Philippe Wain n’était pas sanctionné – ce qu’accrédite le déroulé, effectivement très éloigné des procédures légales en vigueur. Pourtant, s’il ne s’agissait pas d’une sanction, Philippe Wain aurait dû être invité à participer au premier mouvement du personnel, les positions de cet enseignant par rapport à Base-élèves et aux remontées des évaluations nationales étant connues en temps utile. « Offrir » maintenant à Philippe Wain une fin de mouvement ne peut que recevoir la qualifica­tion de « sanction de fait ». Mais mon incompréhension est encore grande lorsque j’apprends qu’une « raison de service » serait maintenant invoquée. Cela m’étonne car, au contraire, l’intérêt du service, éducatif et pédagogique, plaide pour la continuité, surtout quand l’enseignant concerné est totalement dévoué aux enfants et à sa mission d’éducation et d’instruction. Au demeurant, en quoi le déplacement de Philippe Wain modifierait-il ses convictions et ses actes en cohérence ?

    (1) Si j’avais travaillé sous votre autorité, Madame l’Inspectrice d’Académie ou sous la vôtre, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, et compte tenu de vos attitudes à l’égard de MM. Wain ou Le Ménahèze, je me doute que je n’aurais pas bénéficié de la confiance que m’ont toujours accordée vos homologues des Alpes-Maritimes, notamment lorsque j’ai eu à intercéder à propos de situations équivalentes. Il est même fort probable que ma défense inconditionnelle de l’intérêt des enfants m’aurait valu, avec vous, davantage condamnation que reconnaissance. Puisque je conteste moi aussi le bénéfice, pour les enfants, du fichier Base-élèves et des évaluations nationales telles qu’elles sont devenues, nul doute que vous n’auriez retenu que cette unique facette de mon action et ne m’auriez pas proposé pour l’Ordre des Palmes académiques.


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  • PARIS - Les étudiants s'alarment du coût de la rentrée, le gouvernement se défend

    PARIS - Les étudiants s'alarment du coût de la rentrée,

    PARIS - Le coût de la rentrée 2011 des étudiants va augmenter de plus de 4%, ont calculé leurs organisations en demandant que le pouvoir d'achat ne soit pas sacrifié au désendettement du pays, mais le gouvernement assure que la hausse est inférieure aux années précédentes.

    Alors que l'inflation est de 2,1%, le "coût de la vie étudiante" augmente de 4,1% par rapport à l'an dernier, selon l'Unef, premier syndicat étudiant, et le "coût de la rentrée" de 4,2% selon la Fage, deuxième organisation, soit davantage qu'en 2009 et 2010.

    La rentrée coûtera ainsi 2.657,3 euros à un étudiant francilien et 2.265,8 euros en province, précise la Fage.

    Pour les deux organisations, la hausse est surtout due au logement et aux niveaux des dépenses obligatoires annoncés cet été par le gouvernement (frais d'inscription, repas universitaire, sécurité sociale).

    L'Unef insiste sur le fait que les petits logements des grandes villes sont ceux dont les loyers augmentent le plus. "Les chiffres de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE) nous donnent une moyenne de 646,6 euros pour un loyer étudiant en Ile-de-France, soit une augmentation de 7,7% !", détaille la Fage.

    Quant aux hausses validées cet été par le gouvernement, elles représentent une augmentation de 4,4% du coût de la vie, selon l'Unef.

    Du coup, l'organisation demande que le gouvernement ne sacrifie pas le pouvoir d'achat des étudiants sur l'autel du désendettement et du maintien de la note "AAA" de la dette de la France, alors que des annonces budgétaires sont attendues mercredi.

    Ces décisions "seront regardées avec une extrême vigilance et une extrême fermeté par l'Unef. Ce n'est pas aux étudiants de payer le triple A de la France", a déclaré lors d'une conférence de presse son président, Emmanuel Zemmour, réclamant que le dixième mois de bourse soit bien financé.

    Mais l'exécutif s'est défendu: "la hausse du coût de cette rentrée est sans doute l'une des plus faibles des cinq dernières années", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez.

    Il en veut pour preuves une hausse générale des loyers au niveau national "de 1,2% cette année contre 1,5% l'an dernier" et une hausse du ticket de repas universitaire de 1,7%, après 3,4% en 2010.

    M. Wauquiez ajoute que les hausses du ticket "RU" ou des frais d'inscription en licence (1,7%) sont "inférieures à l'inflation" (1,9%).

    "Je ne prends pas à la légère la question du coût de la vie étudiante, mais il faut que tout le monde prenne la mesure des efforts faits", a-t-il ajouté. "La France est le pays d'Europe dans lequel faire ses études est le moins cher" et le gouvernement a choisi "de ne pas augmenter, avec la crise, les frais étudiants, contrairement à la Grande-Bretagne, l'Espagne ou encore l'Italie", a insisté le ministre.

    "Les organisations étudiantes sont parfaitement légitimes et dans leur rôle à sortir des chiffrages, mais ce ne sont pas des évaluations statistiques et scientifiques", a-t-il encore fait valoir, en promettant des évaluations officielles d'ici "une dizaine de jours".

    Pour autant, l'Unef juge le bilan du quinquennat "mauvais" en termes de pouvoir d'achat étudiant: en moyenne depuis 2006, les dépenses obligatoires des étudiants ont augmenté de 33,2%, mais les aides sociales de 13%.

    Dans l'enseignement supérieur, la part des étudiants issus des foyers modestes a baissé dans le même temps de 9,1%, "un recul historique" selon Emmanuel Zemmour, car "les barrières financières à l'accès sont de plus en plus grandes".


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  • Parti Communiste Français 

    Un projet de décret, qui sera soumis au CSE du 30 juin prévoit une réorganisation en profondeur des services académiques autour des recteurs.

      

          

          

          

          

    Les inspecteurs d'académie ne seraient plus que leurs adjoints et les services seraient mutualisés sur le territoire académique. Le décret entrerait en application au 1er janvier 2012. 

    "La réunion des recteurs..., des IA, IADSDEN qui s'est tenue à Paris le 9 février a mis en évidence la nécessité de clarifier la gouvernance du système éducatif en académie en plaçant le recteur au centre de la ligne hiérarchique qui va du ministre jusqu'aux établissements scolaires", explique la note de présentation du projet de décret.  "Le ministre a souligné avec insistance la nécessité de constituer de véritables équipes de direction des académies autour du recteur en vue d'une meilleure articulation entre la pédagogie et la gestion". Le texte s'articule autour de trois idées. 

    Recentraliser le pouvoir dans les académies. Le décret prévoit de supprimer les compétences des IA DSDEN pour les attribuer au recteur. L'inspecteur d'académie (IA) deviendrait    "directeur d'académie", adjoint du recteur et ayant une délégation de pouvoirs du recteur. Le recteur deviendrait "la seule autorité compétente dans l'académie" en ce qui concerne l'action    éducatrice de l'Etat (hormis les compétences dévolues aux préfets). 

    Mutualiser les moyens dans les académies. Le recteur aurait compétence pour définir l'organisation fonctionnelle et territoriale de l'académie. Cela permettrait une mutualisation poussée des moyens et donc des économies même si le texte prévoit "un cadre national de référence". 

    Un renforcement de la gestion des ressources humaines. Le texte annonce une redéfinition des missions des IPR et la reconnaissance d'une "fonction de gestion des ressources humaines de proximité. Un secrétaire général adjoint d'académie deviendrait le responsable ressources humaines pour toute l'académie. 

    Faisant suite aux promesses présidentielles de ne pas fermer de classes en    2012, ce texte amorce une nouvelle gestion académique des moyens qui affectera la vie des acteurs de l'école. Il    aura aussi un fort effet sur les corps d'inspection et globalement sur le climat du système éducatif. Les syndicats devraient prendre position sur ce document dans les jours à    venir.

     

    Le projet de décret

    Lire aussi http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-chirurgie-malsaine-et-cosmetique-a-l-education-nationale-l-ecole-caporalisee-sous-uniforme-77822103.html

    http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-education-nationale-chatel-qui-vient-de-l-oreal-veut-transformer-les-recteurs-en-prefet-et-les-77697701.html


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    Ecole primaire: Sarkozy promet du mieux... pour 2012 

    Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, disait Jacques Chirac. En pré-campagane électorale en vue des élections présidentielles et législatives de 2012, Nicolas Sarkozy reprend à son compte cette maxime. Victime du jour: l'école primaire. 

    • Annonce électoraliste

    En déplacement en Lozère, le Président de la République a annoncé ce mardi  un maintien du nombre total de classes en école primaire l'an prochain. L'annonce a deux vertus électoralistes.

    1. Elle calme les élus UMP en première ligne face aux actions des parents d'élève contre les fermetures de 1500 classes annoncées pour la rentrée 2011. "Je lance un appel au président de la République pour l'arrêt de la suppression de postes dans l'enseignement pour les écoles rurales", déclarait à ce propos lundi le député UMP Yannick Favennec. "Il faut une application plus souple de la revue générale des politiques publiques dans le secteur de l'enseignement pour les territoires ruraux, sinon on court à la catastrophe, et je ne voterai pas le budget 2012 si cet assouplissement n'est pas prévu", menaçait-il dans un message envoyé par Twitter.
    2. Cette promesse pour 2012 gomme les 1500 fermetures de classes pour septembre prochain, en faisant croire à des lendemains qui déchanteront moins.

     

    • Les collèges et lycées paieront la note

    Le chef de l'Etat s'engage ainsi à ce que "l'école primaire bénéficie d'un traitement  particulier. A la rentrée 2012, nous ne procèderons, hors démographie, à aucune fermeture de classe à l'école primaire C'est-à-dire (...) que le nombre de fermetures de classes n'excèdera pas le nombre d'ouvertures liées aux évolutions démographiques."

    Conséquence de ce  pseudo traitement de faveur pour la primaire pour 2012, le secondaire devrait payer la note. Le ministre de l'Education national Luc Chatel a confirmé dimanche dernier la suppression de 14 000 postes au sein de son ministère, en vertu de la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Il faudra bien retirer ces postes quelque part... (à lire: 1500 classes en moins, Luc Chatel assume)

     

    • Chantage à la crise

    Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il n'était pas question, pour lui, de revenir sur cette règle et a invoqué la situation de la Grèce, au bord de la faillite, pour justifier cette politique. "Je n'ai pas été élu pour que la France soit dans la situation de la Grèce, de l'Irlande ou du Portugal", a-t-il dit. "Je dois protéger la France de la crise. Nous avons trop dépensé en dépenses de fonctionnement et pas assez investi."

     

    • Les réactions:
    1. Un "Tour de passe passe". Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa (primaire et secondaire), a dénoncé mardi un "tour de passe-passe... Si on ne supprime pas des postes et si on ne ferme pas de classes à l'école primaire, cela veut dire que l'on fermera autre chose que des classes à l'école primaire, que l'on fermera pas grand chose à l'école primaire mais qu'on fermera au collège et au lycée. (...) M. Sarkozy cherche à calmer le jeu mais il continue la même politique", en traitant le sujet de l'éducation "de façon très politicienne alors qu'il faudrait traiter cette question sur le fond, avec des vraies propositions en termes budgétaires mais aussi de contenu éducatif."
    2. "Un moratoire des fermetures de classe maintenant!" Pourquoi pas un moratoire dès la rentrée de septembre 2011, se demande Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine. "Le Président a-t-il oublié que son gouvernement a acté pour la rentrée prochaine la suppression de 1500 classes dans l’élémentaire? Le gouvernement a pourtant les moyens de décider ce moratoire dès maintenant en le mettant à l’ordre du jour de son projet de loi de finances rectificative pour 2011, que le Sénat examine à partir d’aujourd’hui. Il n’en est rien, puisque ce collectif budgétaire est dédié à un allègement conséquent de l’ISF - une perte de 1,8 milliards d’euros par an pour l’Etat - et à la suppression du bouclier fiscal."
    3. "Un aveu d'échec". Cette "promesse (...) d'un moratoire (...) est un énorme aveu d'échec et une opération électorale dont personne n'est dupe", écrit Bruno Julliard, secrétaire national à l'Education au Parti socialiste, dans un communiqué."Aveu d'échec, car N. Sarkozy reconnaît que les suppressions de postes entraînent des difficultés insurmontables pour les établissements"."Cette promesse présidentielle est donc une opération électorale qui aura la même postérité que toutes les belles promesses annoncées avant les élections: elle est faite pour rassurer avant, mais pas pour être tenue après!"
    4. "Sortir du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux". La secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison a souligné sur BFM-TV que ce gel ne concernait que 2012, "une  année particulière", et qu'il ne réglait pas le problème de la réduction des  effectifs dans l'Education. "Je souhaite maintenant que nous ayons des annonces sur le non remplacement  d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, puisque c'est bien ça qui  fait problème (...) C'est de ça qu'il faut sortir."

     

    --> Pour aller plus loin, à lire:

    Ecoles rurales; le refus du désert

    Depuis des années, les écoles rurales sont la cible privilégiée  des économies budgétaires. 
À Burdignes (Loire), parents et élus 
se préparent  
au combat pour éviter la fermeture de leur « classe unique » 
à la rentrée  2012. Lire la suite...

     

    "En fermant l'école, l'Etat tue le lien social"

    Pour Maurice Marteau, du Collectif pour la défense de l’école  publique de proximité (1), l’attaque contre l’école rurale est autant budgétaire  qu’idéologique. Lire l'entretien...

     

     

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  • Parti Communiste Français par  Denis Sieffert

    Connaissez-vous Laura ? Vous ne pouvez pas la manquer. C’est cette jeune femme en gilet et pantalon beiges qui, depuis quelques jours, s’affiche dans la plupart de vos journaux, héroïne fictive d’une campagne de communication du ministère de l’Éducation nationale. Un recueil de nouvelles à la main, elle esquisse un sourire jocondard qui laisse entrevoir une âme en paix. La sérénité dans un monde de brutes. Laura, nous dit la publicité, rêvait de « transmettre des savoirs et des valeurs », et la voilà sur le point de « devenir enseignante ». Car figurez-vous que l’Éducation nationale recrute. Elle vient même d’investir un million trois cent mille euros dans cette campagne destinée à réveiller les jeunes vocations. La publicité précise que dix-sept mille postes d’enseignants, d’infirmiers ou de médecins sont à pourvoir en 2011. C’est ici qu’on a envie de s’exclamer comme Louis Jouvet dans Drôle de drame : « Bizarre, comme c’est bizarre ! » N’a-t-on pas entendu le ministre Luc Chatel répéter sur tous les tons qu’il fallait supprimer seize mille postes d’enseignants pour la prochaine rentrée ?

    En fait, derrière cette apparente absurdité, on a tôt fait d’apercevoir une certaine logique. Pas celle des enseignants, bien sûr, ni celle des enfants. Pas celle des parents non plus. Une logique budgétaire. Froidement budgétaire. Le gouvernement veut rééquilibrer « les comptes de la nation », comme l’on dit, sur le dos des fonctionnaires. Et les profs ne sont pas les derniers à payer leur tribut. Moins d’enseignants, donc. Mais la démographie étant ce qu’elle est, on en vient à recruter une partie de ce qu’on a supprimé par ailleurs. Pour quel profit ? On peut parier que Laura sera moins bien rémunérée que le ou la collègue qu’elle remplacera. Sa formation sera plus aléatoire, dispensée sous forme de stages gratuits, et parfois in situ, c’est-à-dire devant sa première classe.

    Combien ce tour de passe-passe rapporte-t-il à l’État ? En mars dernier, le ministre du Budget, François Baroin, parlait d’une économie de 2,7 milliards d’euros en deux ans sur l’ensemble de la Fonction publique. Cela, au prix de 7 % de réduction d’effectifs et d’une précarisation des statuts. Mais ce qui retient notre attention ici, c’est le cynisme de la méthode. Quand un calcul sordide devient, sur une page de papier glacé, l’image du bonheur paisible. Quand l’apparente élévation de l’exigence – nommée « masterisation » (bac +5) – correspond en vérité à un saccage des structures de formation. Quand tout est pensé pour tromper. Entre autres effets, cette réforme va créer une catégorie de précaires, titulaires du fameux « master » mais collés au concours. À moindre frais, ceux-là, « remplaçants », boucheront les trous. Évidemment, nous pourrions faire la même démonstration dans bien d’autres secteurs de la Fonction publique. Et ce qui se passe chez nous, tout en dissimulation, se passe avec une autre violence en Grèce, au Portugal, en Espagne, et même en Angleterre. En Grèce, où la purge est terrible, les embauches de fonctionnaires sont gelées, les treizièmes mois amputés de 30 %, l’âge légal de la retraite porté à 67 ans, pendant qu’une hausse de la TVA renchérit brutalement les prix. C’est la facture imposée par le FMI et l’Union européenne à des pays que l’on prétend aujourd’hui gérer comme des entreprises. Et, derrière ces institutions, par les fameuses agences de notation financière.

    On connaît la traduction politique de cette situation. Les socialistes portugais, au pouvoir depuis 2005, ont essuyé ce week-end un terrible revers. Le PSOE, en Espagne, a subi le même sort lors des récentes élections municipales. Et si le Pasok, de Georges Papandréou, a paru sauver les meubles lors des élections municipales et régionales de novembre dernier, c’est au prix d’une abstention massive. Une abstention qui a également marqué le scrutin portugais de dimanche. De plus en plus, l’alternance gauche-droite s’apparente en Europe à un mécanisme qui fonctionne dans l’indifférence des peuples. Le plus souvent sans eux. Parfois avec eux, dans un réflexe machinal de sanction des gouvernements sortants.

    C’est qu’à peu de chose près les discours gauche-droite sont les mêmes. MM. Zapatero, Papandréou et Socrates, socialistes revendiqués, se sont tous engagés à appliquer avec zèle les recettes du FMI. Quant à certains de nos socialistes français, ils s’apprêtaient à faire mieux : choisir pour candidat le directeur du FMI lui-même… Mais c’est aujourd’hui une autre histoire… Ce qui est grave dans cette crise européenne, c’est que l’on a réintroduit l’idée de responsabilité collective. Quel sens peut avoir pour un cheminot grec, un routier portugais, un enseignant français, un chômeur espagnol, l’apostrophe du FMI et de l’Union européenne qui leur dit : « Vous vivez au-dessus de vos moyens » ? Le discours sur l’équilibre budgétaire d’un pays aurait un sens dans le cadre d’une autre répartition des richesses. Mais de cela il n’est pas question. Accablés pour des « fautes » qu’ils n’ont pas commises, les peuples ne se sentent plus ni représentés ni défendus. D’où les signes avant-coureurs de grandes secousses. « Laura », finalement, nous dit bien des choses.

    http://www.politis.fr/Le-reve-de-Laura,14429.html


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  • L’affaire n’est pas anodine. Un certain Loïc Bouzat, « chargé de mission » au FNJ (entendez par là Font National des Jeunes) de l’Aude, a envoyé une lettre au proviseur du lycée Diderot de Narbonne dans laquelle il s’en prend à l’enseignement de Xavier Verdejo, professeur d’histoire géographie dans l’établissement.

    Excipant de sollicitations émanant de « plusieurs élèves du lycée », le chargé de mission critique le manque d’objectivité de l’enseignement de monsieur Verdejo dont le cours serait diffamant et insultant à l’égard du Front National.

    Il rappelle que Georges Bidault qui a succédé à Jean Moulin comme président du Conseil National de la Résistance a participé à la création du Front National. Il aurait pu ajouter qu’il avait été membre de l’OAS, organisation fascisante dont on a pu mesurer au fil des événements toute la violence !

    Il y a eu une saine réaction du proviseur du lycée, des collègues de Xavier Verdejo, de ses élèves, actuels ou anciens, qui lui ont apporté leur soutien. Il reste que l’agression dont il a été l’objet pose questions. L’institution scolaire peut-elle laisser sans réponse des agissements tels que celui auquel se livre le Front National par « chargé de mission » interposé ?

    Une mission qui augure de ce que serait notre quotidien si ce parti d’extrême droite venait au pouvoir !

    Oui l’affaire est sérieuse et on ne la règlera pas avec des leçons de morale mais par de vraies réponses aux problèmes économiques et sociaux auxquels les citoyens de France, d’Europe et du Monde, sont confrontés. Et là, il faut en convenir, ce ne sont ni la droite ni la social démocratie qui proposent de solution !

    Devant l’absence de perspective en la matière, le Front National se sent pousser des ailes. Ce faisant il nous éclaire, si besoin était, sur ses conceptions et ses pratiques de la démocratie !


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  • Et l’école publique, Monsieur Fillon ?
     Théorie marxiste

    Le gouvernement continue sa croisade contre l’Ecole publique.

    Alors que le premier ministre a remis les lettres de cadrage à ses ministres confirmant « grosso modo » la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour le budget 2012, dans le même temps, il distribue des cadeaux à l’enseignement privé. François Fillon et l’enseignement catholique ont conclu un accord concernant le transfert de 4 millions d’euros au budget de l’Education nationale en faveur du privé pour la rentrée 2011.

    Concrètement, les écoles confessionnelles pourront compter sur 200 postes d’enseignants supplémentaires. L’enseignement public qui connaît également une augmentation du nombre d’élèves devrait bénéficier d’une dotation de 800 postes si l’on appliquait à la lettre la répartition 80% pour le public et 20 % pour le privé. Il est particulièrement scandaleux que les élèves de l’enseignement public soient laissés pour compte alors que, par ailleurs, l’enseignement public concentre toutes les zones d’éducation prioritaire.

    Le SNUipp-FSU dénonce cet arbitrage partisan et injuste du premier ministre. Ce qui est possible pour le privé, devrait l’être pour l’école publique, et ce, dès maintenant. Le SNUipp-FSU appelle les enseignants des écoles à participer à la journée d’action du 18 mai devant le ministère. Lors de ce rendez-vous national, des délégations d’écoles en provenance de toute la France se feront les porte-voix de l’Education publique. Il est urgent de changer de cap en matière de politique éducative.

    Paris, le 6 mai

     http://www.snuipp.fr/Et-l-ecole-publique-Monsieur

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  • NE PAS ACCEPTER LE   "LIVRET DE COMPETENCES"  
     
    Dans le cadre de la mise en place du « Socle commun de connaissances et de compétences », qui forme le noyau de la Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École du 23 avril 2005 (n°2005-380), un arrêté du 14 (MENE1015788A) et une circulaire du 18 juin 2010 (n°2010-087) prétendent imposer désormais aux enseignants des classes de troisième la validation de livrets de compétences (LPC), qui aurait la « double fonction » d’« outil institutionnel attestant la maîtrise des sept compétences du socle commun » et d’« outil pédagogique au service du suivi personnalisé des élèves ». Il s’agit d’évaluer sur le mode binaire l’acquisition par les collègiens de 98 items rangés sous sept « compétences-clés », elle-mêmes conçues comme des combinaisons « de connaissances, d’aptitudes et d’attitudes appropriées à une situation donnée ». On reconnaît là les concepts-clés du management néolibéral (savoirs, savoir-faire et savoir-être), permettant aux DRH des entreprises, soumises depuis les années 80 aux aléas d’une gestion en flux tendus, de gérer les « ressources humaines » avec la plus grande parcimonie : ce n’est plus une qualification précise, appuyée sur un diplôme, qui intéresse les nouveaux esclavagistes, mais des compétences diverses (polyvalence), qui les autorisent, suivant les besoins de l’entreprise, à confier aux salariés les tâches les plus diverses, sous la menace permanente du licenciement (flexibilité). L’instauration du LPC, qui est la forme choisie par le gouvernement pour mettre en œuvre le programme éducatif de l’OCDE à la demande de l’Union européenne, répond donc en réalité aux seules exigences du patronat : ce qui est en ligne de mire, c’est tout simplement la suppression des grilles de qualification des conventions collectives. Cette mesure est ainsi liée au remodelage néolibéral du Code du travail résultant de la Loi relative à l’orientation et à la formation tout au long de la vie du 24 novembre 2009 (n°2009-1437). Celle-ci instaure en effet un Passeport orientation et formation pour les travailleurs, lequel a le même contenu que le LPC et ne fait donc que le prolonger : cette loi prévoit d’ailleurs que lors de son entrée dans la vie active, l’élève puisse, « s’il le souhaite, intégrer les éléments du livret de compétences au Passeport orientation et formation prévu à l’article L. 6125-2 du Code du travail ». L’employeur pourra de la sorte tout savoir sur ceux qu’il souhaite embaucher et pourra ainsi les sélectionner en connaissance de cause, comme il achète des produits ou des machines. Le LPC, devenu subrepticement une application numérique depuis janvier 2010, n’est donc pas un outil pédagogique. Il n’est cependant pas utile qu’aux chefs d’entreprise et peut rendre de menus services à la police, puisque les données personnelles qu’il contient — et qui relèvent purement et simplement du fichage — sont exportables sur n’importe quel fichier de n’importe quel service : la mobilisation des parents et des enseignants avaient permis que les compétences soient retirées des données enregistrées sur Base-Élève, elles reviennent par la fenêtre, grâce au LPC ! Sa mise en place est donc inadmissible, parce qu’elle poursuit des fins économiques et policières, qui sont absolument étrangères à notre conception de l’enseignement et de l’École publique : cette dernière ne saurait en aucun cas être l’antichambre des entreprises, ni celle des commissariats ! Comme il est dénué de perspectives pédagogiques, le LPC présente par ailleurs des items qui sont absolument étrangers à la réalité du collège, sont ainsi absurdes et ne peuvent être validés : Certains ne relèvent pas de la compétence des enseignants : ne serait-ce pas, par exemple, aux médecins scolaires de décider si l’élève « adopte des comportements favorables à sa santé » ? aux parents d’estimer si leur enfant « adopte des comportements favorables à sa sécurité » ? au psychologue scolaire de se prononcer sur la « sensibilité » de l’élève ? d’autres sont si généraux qu’il ne serait guère prudent de les valider un jour (« Assumer des rôles, prendre des initiatives et des décisions » ou « Identifier des civilisations, des sociétés, des religions »). d’autres sont enfin hors de portée de la très grande majorité des élèves de troisième d’aujourd’hui (« Être sensible aux enjeux esthétiques et humains d’un texte littéraire »). Comme toute contre-réforme qui ne poursuit pas un but strictement éducatif, l’instauration du LPC ne manquera pas d’avoir d’autre part des effets pervers antipédagogiques : Chaque item ne sera pas longtemps considéré comme une qualité caractérisant ou non l’élève, mais deviendra rapidement une caractéristique qu’il serait anormal de ne pas posséder. Ne pas « Manifester curiosité, créativité, motivation, à travers des activités conduites ou reconnues par l’établissement » sera bien vite un handicap à surmonter : le métier d’enseignant se réduira alors à la mise aux normes des élèves, suivant des critères contraignants et détaillés (98 items) et ceux-ci ne seront plus considérés comme des personnes en devenir, mais, suivant les cas, comme des voitures à réparer ou des fauves à dresser... Le principe pédagogique suivant lequel on ne doit évaluer que ce qu’on a enseigné devrait rapidement s’inverser : on finira par ne plus enseigner que ce que l’on devra évaluer ! En outre, comme toutes les innovations pédagogiques de ces dernières années, la mise en place du LPC ne se substitue pas, mais s’ajoute inutilement à un dispositif préexistant, qui reste le support de l’information aux parents — celui de l’évaluation et de l’appréciation du travail des élèves, qui comprend déjà la notation et l’annotation des copies, les bulletins trimestriels et le livret scolaire. Il constitue donc une surcharge de travail superfétatoire pour les enseignants. À cette surcharge de travail ne correspond enfin aucune rémunération nouvelle, puisque la « part fixe » de l’ISOE, c’est-à-dire de l’ « indemnité de suivi et d’orientation des élèves » (Décret n°93-55, art. 1, 2 et 4), est affecté au dispositif préexistant : le « suivi individuel » et « l’évaluation des élèves », laquelle comprend « notamment la notation », « l’appréciation de leur travail et la participation aux conseils de classe » (Décret n°93-55, art. 2). Quant à la « part modulable » de l’ISOE (Décret n°93-55, art. 3), elle n’a pas non plus été augmentée depuis l’arrêté du 14 et la circulaire du 18 juin 2010. La validation des LPC ne relève donc pas des « charges complémentaires » (normales ou exceptionnelles) des enseignants et ceux-ci ne sauraient être obligés d’y participer.

    Parce que l’instauration du Livret personnel de compétences poursuit des fins économiques et policières qui ne sont nullement conformes à la vocation de l’école publique ; parce qu’elle est non seulement inutile, mais préjudiciable au travail pédagogique des enseignants et à l’instruction des élèves ; parce qu’elle constitue pour les personnels une surcharge de travail superfétatoire, qu’il n’est pas même prévu de rémunérer ; et parce que l’absurdité de nombreux items du LPC en rend la validation impossible, SUD éducation appelle tous les personnels de l’éducation à refuser d’y participer en organisant collectivement le boycott du LPC.

    De : SUD

    REFUS DU "LIVRET DE COMPETENCES"
     
    Le ministre Chatel a annoncé sa décision de bloquer dans tous les collèges de France une demi-journée pour remplir le livret de compétences.

    Cette décision ne répond pas aux demandes des enseignants car le rejet de ces livrets est grandissant. Le ministre croit désamorcer ce rejet en organisant cette réunion qui sera vraisemblablement laissée au choix des établissements dans le cadre de leur autonomie.

    Or le rejet ne porte pas sur la façon d’utiliser ces livrets mais sur la volonté ministérielle de leur en imposer l’usage. Les enseignants n’ont pas réclamé l’usage des livrets de compétences, outil qui ajoute une charge de travail supplémentaire d’autant plus inutile que tous les élèves seront validés. Ils n’ont pas besoin de cet outil pour savoir si leurs élèves ont le niveau requis. Ils savent que les livrets préparent la dislocation du travail des enseignants et la disparition de la notation. Ils savent bien que le but de cette demi-journée est de leur faire remplir les livrets quelle qu’en soit la manière.

    Le SNFOLC considère que le socle commun n’apporte aucune garantie pour la réussite des élèves. Le socle commun c’est l’enseignement à minima avec toujours moins de postes d’enseignants et toujours moins d’heures de cours pour les élèves Ce n’est pas non plus en passant des heures à valider des items que l’on peut faire progresser les élèves et encore moins améliorer les conditions d’enseignement pour leur permettre de réussir.

    Le seul moyen de réaliser cette exigence est de rétablir des effectifs moins chargés dans les classes, de rétablir les dédoublements dans les enseignements techniques et expérimentaux.

    Pour cela le ministre doit rendre les 16 000 postes dont il prive les établissements à la rentrée 2011.

    De : FO

     

    


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  • SyndicalismeLes écoles françaises vont-elles perdre 3 000 classes à la rentrée de septembre prochain ? Tel est le calcul qu'a fait le SNUipp, le principal syndicat enseignant du premier degré, alors que les inspecteurs d'académie dévoilent, département par département, leur carte scolaire pour l'année 2011-2012. D'ores et déjà, le syndicat a collecté les annonces dans plusieurs départements. Ainsi à Paris 600 élèves de plus sont attendus à la rentrée, mais il y aura 77 postes en moins. En Seine-Saint-Denis, selon les chiffres syndicaux, le rapport est de plus 2 160 élèves et moins 20 postes ; et en Haute-Garonne, on est à plus 1 163 élèves pour un demi-poste supplémentaire créé…

    Manifestation le 18 mai

    « Avec 8 967 suppressions de postes pour 8 300 élèves supplémentaires attendus en septembre, la prochaine rentrée se prépare sous de mauvais auspices », explique le syndicat, qui estime qu'un tiers de ces suppressions de postes se traduira par la fermeture de classes.soit quelque 3 000 fermetures qui pourraient être effectives en septembre, notamment dans les zones rurales.

    Cette hypothèse découle de la stricte application de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Une règle que dénoncent les syndicats enseignants.

    « Le secrétaire d'État de la Fonction publique, Georges Tron, reconnaît lui-même qu'il faut en finir avec la règle intangible du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. On ne saurait mieux dire ! Pour le SNUipp, c'est maintenant qu'il faut le faire et dès aujourd'hui, revenir sur les suppressions de postes d'enseignants », explique le syndicat, qui appelle à de nombreuses manifestations.

    De fait, des actions ont été menées - ou vont l'être - dans 41 départements, notamment des rassemblements et des journées de grève au moment où se tiennent les réunions des instances paritaires départementales (CTPD et CDEN) où sont décidées les ouvertures et fermetures de postes. Hier en Aveyron, où 29 postes sont menacés de suppression, un tel rassemblement s'est déroulé à Rodez.

    Le SNUipp entend multiplier ces initiatives avant d'organiser une journée nationale le 18 mai sous les fenêtres du ministère de l'Éducation nationale. Une manifestation à laquelle le syndicat convie les parents qui, de plus en plus, montent au créneau pour s'opposer aux fermetures.


    "Les limites de la logique comptable"

    Claudine Caux, présidente de l'association Parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), deuxième fédération de parents, est montée au créneau pour mettre en garde contre les suppressions de classes. « Nous demandons clairement un réexamen de toutes les fermetures de classe, au cas par cas, car nous arrivons à la limite de la logique comptable », explique à «La Dépêche» la présidente de la PEEP. « Il faut comprendre que la fermeture d'une classe dans une zone rurale n'a pas le même impact que dans une zone urbaine. Cela implique pour de jeunes élèves de se lever à 6 heures pour emprunter un transport scolaire et rejoindre un regroupement intercommunal. Pour les parents cela signifie par exemple des frais supplémentaires, payer la cantine, etc. Autant de situations que l'on nous rapporte et qui ne sont pas admissibles. Par ailleurs, les maires des petites communes font beaucoup d'efforts pour conserver leur école car ils savent que si l'on ferme une école, tout s'en va. »

    http://www.ladepeche.fr

    Lutte des classes! Témoignez ici contre la casse de l'école 

    Syndicalisme

     

    Humanite.fr tient ici la chronique des fermetures de postes ou de classes. Témoignez vous aussi. Envoyés vos messages à l'adresse mail poleweb@humanite.fr.

    50.000 postes supprimés dans l'Education nationale depuis 2007, 16.000 de plus cette année et combien de classes fermées à la clé? Partout en France, les parents d'élève, personnels de l'Education nationale et élus locaux se mobilisent pour lutter contre la casse de notre système éducatif. Nous racontons ici vos luttes.

     

    • Marseille: appels du Collectif Education Prioritaire des Quartiers Nord et Centre-Ville de Marseille (12 avril)

    "Suite aux fermetures de postes annoncées par l'Inspection Académique des Bouches-du-Rhône dans le cadre de la carte scolaire 2011, le jeudi 7 avril, quatre cents enseignants et parents d'élèves étaient rassemblés ce matin devant l'inspection. Une délégation de notre collectif a été reçue par le secrétaire général, M. Ricard, et le chef de cabinet de l'inspecteur, M. Poujol. La délégation s'est fait le porte-parole du mouvement en réclamant :

    1. maintien de tous les postes de maîtres E et G
    2. réouverture des formations pour les CAPA-SH maîtres E, G et psychologues scolaires
    3. pérennisation des décharges de direction dans les écoles ZEP qui perdent une classe; maintien des assistants pédagogiques dans les écoles RAR du département
    4. maintien des assistants de direction dans les écoles de ZEP; rabaissement des seuils d’ouverture et de fermeture de classes en ZEP d’1/2 point.

    L'Inspection Académique n'a fait aucune proposition concrète, se déclarant liée par les injonctions ministérielles visant à supprimer 63 postes pour la rentrée 2011. L'Inspection Académique a indiqué que les dispositifs d'Aide Personnalisée, de stages de remise à niveau (pendant les vacances) et d'accompagnement éducatif (le soir dans quelques Réseaux Ambition Réussite) avaient vocation à « se substituer aux Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) ». Ces propos sont en contradiction avec les déclarations ministérielles à l'époque du lancement de ces dispositifs. Rappelons que ces dispositifs sont facultatifs pour les élèves, en dehors du temps de scolarité obligatoire, et n'ont pas vocation à aider les enfants en grande difficulté.

    Devant ce refus de l'Inspection Académique d'ouvrir des négociations, le collectif appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation :

    1. Mardi 3 mai : AG dans les écoles ou par secteur, information et mobilisation des parents
    2. Jeudi 5 mai 2011 : Veillée des écoles, manifestation le soir, à partir de 18h, départ des Réformés, arrivée au Vieux-Port
    3. Grève le mardi 10 mai 2011 (préavis déposés par Sud Education et le Snuipp13) Rendez-vous à 10h devant l’IA. En juin : Forum de l'Education Prioritaire, à Marseille."

     

    • Marseille (Bouches-du-Rhône): blocage de l'école Clair Soiel de Marseille (11 avril)

    "Nous, parents d'élèves de l'école Clair Soleil dans le 14ème arrondissement de Marseille, avons protesté ce lundi 11 avril 2011, en bloquant l'entrée de l'école, contre la suppression des postes de maîtres du RASED. Ces suppressions nous semblent intolérables au vue des besoins de nos enfants. Nous avons rencontré l'Inspecteur de la circonscription et nous poursuivons notre action mardi 12 avril 2011 en nous rendant à l' Inspection Académique à 10 h avec les parents d'autres écoles du quartier ainsi que les enseignants grévistes."

     

    • Lyon. 19 jours sans remplaçant à l'école des Tables Claudiennes (11 avril)

    "Depuis le 4 avril après-midi, les élèves de la classe de CP des Tables Claudiennes n'ont plus d'enseignant. En effet, leur institutrice opérée en urgence de l'appendicite, est en arrêt maladie au moins jusqu'aux vacances. Aucun remplacement n'est prévu. Depuis ce jour, les élèves de CP sont répartis dans les autres classes. Non seulement, ils ne bénéficient d'aucun apprentissage mais ils surchargent les autres classes. Pourtant l'Inspection Académique s'était engagée à remplacer prioritairement les enseignants des classes de CP et de CM2.

    Cette situation est inacceptable. Depuis janvier, cette école a connu 19 jours d'absence d'enseignants non remplacés. Aujourd'hui, c'est 22 élèves qui risquent de ne pas avoir de maîtresse pendant un mois. C'est pourquoi les parents d'élèves ont décidé de bloquer l'accès aux classes dès ce lundi 11 avril à 8h20 pour manifester leur mécontentement et exiger la présence d'un remplaçant pour leurs enfants."

    Les parents d'élèves des Tables Claudiennes

     

    • Sarcelles (95) : opération « collège mort » à Jean Lurçat (7 avril)

    "Suite à l’annonce officielle de la dotation horaire globale (DGH) pour l’année scolaire 2011-2012, les parents d’élèves et l'ensemble de l’équipe éducative (choqués, déçus et désemparés…), voulant marquer leur désapprobation, ont organisé ce jour, le jeudi 7 avril 2011, une action « collège mort » parfaitement réussie puisque 100% des parents d’élèves ont gardé leurs enfants chez eux. La DGH est calculée en fonction du nombre d’élèves estimé en janvier et non réel. Nous savons déjà qu'une trentaine d'élèves supplémentaires se présenteront au collège à la rentrée. De plus, le constat est fait, chaque année, que de nouveaux élèves arrivent en cours d’année et dépassent le nombre d’enfants qui quittent Sarcelles.

    Les conséquences, pour les élèves du collège Jean Lurçat de Sarcelles, sont catastrophiques puisque le nombre d’élèves par classe va augmenter et le programme national ne pourra être assuré vu que les horaires baissent. Ces enfants en difficulté vont perdre l’équivalent d’un mois voire un mois et demi de cours en : français, anglais, histoire-géographie, mathématiques, durant l’année scolaire. Le collège J. Lurçat de Sarcelles classé en ZEP, RAR, ECLAIR et Zone Prévention Violence accueille dans toutes les classes les élèves handicapés du dispositif ULIS (unité localisée d’inclusion scolaire) et les primo-arrivants Non Francophones. Dans ces conditions, notre collège ne peut assurer une véritable égalité des chances pour tous au niveau national. Tous les enseignants de service en ce jour sont présents jusqu’à 17h et se tiennent à votre disposition pour plus de détails … !"

     

    • Saint-Etienne (Loire): occupation nuit et jour d'une école maternelle du quartier de Montreynaud (7 avril)

    "Enseignants dans une école maternelle du RAR de Montreynaud, nous vivons ces jours une mobilisation exceptionnelle de nos parents d'élèves qui ont bloqué les cours et qui retiennent l'équipe enseignante nuit et jour dans l'école depuis 7 jours et qui sont déterminés à ne pas lâcher.
    Je vous transmets en pièce jointe la réponse que l'Inspecteur d'Académie me fait à un courrier, que je lui ai adressé avant la mobilisation des parents, alors que nous sommes en pleine crise. Au delà du mépris que jai ressenti en recevant ce courrier, il me semble être d'une irresponsabilité totale car les parents d'élèves autant que l'équipe pédagogique nourissaient un peu d'espoir de cette éventuelle rencontre. Ce courrier qui est soit une manoeuvre d'évitement peu glorieuse soit une volonté d'humulier est d'une violence extrême pour toute la communauté éducative de l'école et ne peut qu'être néfaste au niveau des répercussions qu'il est suceptible de provoquer."

     

    • Indre: "A Issoudun, les parents se mobilisent" (6 avril)

    "A Issoudin, petite ville de l’Indre, les parents d’élèves se sont mobilisés et luttent contre les suppressions de postes. Les effectifs sont stables, et même en légère augmentation mais 13 postes sont menacés. Les habitants refusent ces décisions et manifestent leur désaccord avec cette politique de casse."

     

    • Pré-Saint-Gervais (93): "Non à la suppression de 43 heures l'an prochain au collège!" (06 avril)

    "Une fois de plus, le ministère de l'éducation nationale réduit les moyens de l'école publique. Pour l'an prochain, notre collège Jean Jacques Rousseau devrait perdre 43 heures. C'est énorme. Concrètement cela signifie pour nos enfants : la surcharge de certaines classes, en particulier pour les 5e; l’appauvrissement de l'offre éducative et culturelle : suppression des itinéraires de découverte, impossibilité de mettre en place et de poursuivre des projets, mépris du travail engagé depuis la rentrée 2009 en Mathématiques et informatique et en Histoire des arts), difficulté à accompagner les élèves les plus faibles (module relais).

    Les parents d'élèves de la FCPE, avec les enseignants et les élus locaux ont été reçus à l'inspection académique le 17 Mars pour demander la restitution des moyens. L'éducation nationale refuse de revenir sur sa décision.

    Parents et enseignants ont donc décidé de lancer différentes actions pour alerter sur cette situation catastrophique pour l'avenir de nos enfants : pétition et une action symbolique le 6 avril, à partir de 8 Heures en occupant une classe du collège et en organisant une "classe des parents" à l'intérieur du collège. Un enseignant fera classe à une trentaine de parents et d'élus locaux, pour attester ainsi des mauvaises conditions d'enseignement dans les classes surchargées.

     

    • "En seconde, nous étions 24. En première cette année, nous sommes 35" (01/04)

    Témoignage de Hugo, lycéen de 17 ans dans les environs de Nantes: "Je ne peux que compatir au titre " la casse de l'éducation". En effet, je suis obligé de constater que depuis ma scolarisation et d'après ce que m'ont rapporté certains professeurs ou parents d'élève, le système éducatif français n'a fait que régresser d'année en année pour, aujourd'hui, être véritablement inefficace. En seconde, nous étions 24 élèves dans ma classe. En première, cette année, faute de moyen et surtout de professeur, nous nous retrouvons à 35 élèves.

    Inutile de vous préciser que ce n'est absolument pas les même conditions pour travailler. Le groupe est beaucoup moins performant et la réussite de certains est clairement compromise. L'Etat pense bien faire en supprimant tous ces postes, mais il est juste en train de donner le coup de grâce à un système qui a déjà tant de difficulté à correctement fonctionner. En matière d'éducation, l'Etat doit d'abord penser aux élèves, à leur réussite et à leur intégration au sein de l'école, plutôt qu'à réfléchir à une gestion moins coûteuse de ce ministère. C'est affligeant de se dire que l'Etat pense d'abord à l'argent qu'il investit avant de penser à l'avenir, c'est à dire, les jeunes."

     

    • Profs non-remplacés : le "93" se mobilise (31/03)

    "Il y a de vrais dysfonctionnements. Sur les 15 derniers jours, mon fils qui est en CP a raté quatre jours d'école à cause des non-remplacements, a déclaré Cécile Flament, mère de deux enfants scolarisés à Saint-Denis. "Les investissements ne sont pas du tout à la hauteur des besoins", a-t-elle ajouté. "On a l'impression que dans le 93, on n'a pas les mêmes chances de réussite, a estimé Nour Chakhchoukh, élève de terminale à Saint-Denis. On pense à nos petits frères et soeurs, on est inquiets pour le devenir de leur éducation". Lire la suite

     

    • Le Val-de-Marne a besoin de 2100 postes ! (31/03)

    Premier degré : les mesures sont tombées. 98 fermetures de classes. Soit:

    + 2 fermetures de postes de RASED option G,
    + 6 fermetures de postes RASED sédentarisés dit-en en surnuméraire en ZEP
    + 13 fermetures de moyens supplémentaires ZEP,
    + 1 fermeture de CLAD,
    Une première pour le Val-de-Marne. Lire la suite...

     

    • Paris XXe: occupation de l'école Pali Kao et Ramponeau  (29/03)

    Le rectorat envisage de supprimer une classe de l’école maternelle Tourtille et le poste d’enseignant spécialisé de soutien aux enfants les plus en difficulté (RASED) des écoles Ramponeau et Pali Kao. Nous, les parents de ces écoles, occupons ces écoles tous les mardi matin. Nous avons été reçus par l’inspecteur de circonscription et parallèlement, l’inspecteur d’académie nous confirme ces suppressions par courrier. Année après année, nous constatons la disparition de postes et la compression des moyens qui nous avaient alloués pour répondre aux besoins du quartier. Nous sommes déterminés à faire entendre notre voix et à ne pas céder à cette logique purement comptable et injuste.
    Pour échanger et manifester notre détermination, nous organisons un goûter revendicatif : jeudi 31 mars 2011 à partir de 16h30, devant l’école maternelle Pali Kao.
    Les parents d’élève des écoles du bas Belleville (maternelle Tourtille, élémentaire Tourtille, élémentaire Ramponeau, maternelle Pali Kao),
    soutenus par la FCPE.

     

    • Paris XIIIe: ENSEMBLE SAUVONS NOTRE ÉCOLE (29/03)

    Nous, parents, occupons l’école maternelle Bobillot Vandrezanne (Paris 13e) ce mardi 29 mars 2011, pour demander l’abandon des toutes les suppressions aveugles de postes dans l’Éducation Nationale, et en particulier garder les 9 classes de notre école! Ces suppressions massives et aveugles de postes se traduisent concrètement par la suppression annoncée au dernier CDEN d'une classe de l'école, suppression totalement injustifiée:
    - les effectifs présents dans l'école sont actuellement de 240 élèves de 3 ans révolus, conformes au quota défini par le rectorat lui-même pour le maintien de 9 classes!
    - les effectifs sont en hausse par rapport à l'année dernière, et cette hausse se poursuit depuis la rentrée.
    - les 9 classes ont déjà en moyenne 26,7 élèves, ce qui est conforme aux effectifs moyens des écoles maternelles du quartier, et même plus élevé que la moyenne parisienne.
    Nous refusons catégoriquement que les classes passent à 30 élèves, ce qui aurait pour conséquence immédiate la dégradation des conditions d'apprentissage pour tous nos enfants. Le rectorat cherche à compenser toute ouverture de classe sur Paris par une fermeture de classe ailleurs à tout prix. Mais si une nouvelle école ouvre bien enfin aux Grands Moulins, cette école correspond aux besoins des nouvelles constructions de ce quartier, et ne concerne en aucun cas le secteur des familles de Bobillot-Vandrezanne!
    Nous nous sommes rendus en délégation au rectorat, parents élus FCPE et UNAAPE, avec l'appui des syndicats, de la mairie, de la FCPE 13e et Paris, avons apporté la pétition, accroché une banderole sur la façade Bobillot afin d'alerter les habitants du quartier, occupons le bureau du directeur mardi dernier et ce matin. Nous occuperons l'école toute la soirée du vendredi 1er avril, pour une soirée des écoles à laquelle sont conviés parents, enseignants, élus. Nous sommes déterminés et resterons mobilisés jusqu'à ce que nous ayons l'assurance que nos enfants auront une rentrée scolaire 2011-2012 digne du service public auquel nous sommes fondamentalement attachés. Pour sauver l’école publique, laïque, gratuite et égale pour tous
    Conseil local FCPE de l’école maternelle  Bobillot Vandrezanne (Paris 13e)

     

    • Paris XIIe: Mobilisation des parents d'élève  du collège Paul Verlaine (24/03)

    "Non à une 4ème suppression de classe! Notre collège a déjà subi 3 suppressions de classe en 2 ans alors qu’il a refusé des élèves à la rentrée 2010… On nous annonce en septembre 2011 la suppression d’une nouvelle classe, ce qui portera les effectifs de 3ème à 33 élèves par classe, et des enfants de quartier ne seront toujours pas accueillis!
    Nous, associations de parents d’élèves FCPE et Petits Baudelaire, avons ces dernières semaines voté un refus de la DHG lors du Conseil d’Administration, le 28 février, soutenu les professeurs en grève à près de 80%, le 8 mars; obtenu avec eux une audience avec l’adjoint de M. l’inspecteur d’académie, le 14 mars; adressé avec les enseignants un nouveau courrier au rectorat, le 16 mars. Face au silence persistant du rectorat, nous avons appelé les parents à ne pas envoyer leurs enfants au collège le jeudi 24 mars au mtin et à manifester leur mécontentement. Cette action solidaire s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’ensemble de la communauté éducative."

     

    • Limousin: la manifestation devant le rectorat réprimée (23/03)

    Pour lutter contre les suppressions de postes dans l'académie du Limousin (115 d'enseignants, 62 postes d'AED), une manifestation a été organisée devant le rectorat à Limoges. Voici comment elle a été accueillie.

    Ou cliquez ici

    Malgré cela, des piques-niques de protestation ont lieu chaque mercredi, entre midi et 14h30, devant ce même rectorat, pour lutter contre la surcharge des classes, la fin des dédoublements, les suppressions de filières, d'options rares...

     

    • A voir:  reportage photo sur la manifestation pour la défense de l'Education nationale, Paris (21/03).

     

    • Bourg d'Aulnay-Sous-Bois (93): "Les parents d'élèves vont jouer aux échecs humains" (17/03)

    Un échiquier géant sera mis en place devant le portail de l'école maternelle du Bourg jeudi 17 mars à 8h15. Dans une ambiance joyeuse, les parents seront invités, autour d'un petit déjeuner, à jouer aux échecs humains pour parodier les méthodes de remplacements dans la circonscription. Stéphane Fleury, président de la FCPE locale, explique la forme de la manifestation : « Nous souhaitons affirmer avec cet évènement que les enseignants ne sont pas des pions et que nos enfants ne sont pas de la marchandise. Ce problème de remplacement peut impliquer n'importe quel enfant de la circonscription d'autant plus que la méthode est même assumée avec une certaine forme d'indécence ».
    En effet les parents et la FCPE de l'école maternelle du Bourg d'Aulnay-sous-Bois se mobilisent depuis deux semaines suite aux remplacements multipliés et arbitraires de professeurs pour des raisons purement administratives. Malgré l'occupation répétée de l'école, les tracts, la pétition, les banderoles, le soutien des élus locaux, l'inspectrice de la circonscription reste sourde et joue la carte de l'épuisement.
    Pourtant l'émotion grandit dans la ville à ce sujet et les parents sont chaque fois plus nombreux à occuper la classe d'où le mouvement de colère est parti. Ils sont déterminés à obtenir gain de cause, demandent le retour du professeur de cette classe mais surtout l'arrêt définitif de cette politique injustifiable qui fait passer les contingences comptables avant l'intérêt des enfants.
    FCPE Bourg Maternelle d'Aulnay-sous-Bois

     

    • A lire: Pas résignés face aux suppressions de poste

    16 000 suppressions de  postes prévues dans l’Éducation nationale à la rentrée prochaine. En  pleine tourmente internationale, les défilés ont tout de même rassemblé  30 800 personnes, selon les syndicats. Bien plus que les  13 300 dénombrés le 22 janvier, date de la précédente journée d’action  organisée par le collectif L’éducation est notre avenir (FSU, Unsa  éducation, Sgen-CFDT, UNL, Unef, FCPE). Lire la suite...


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