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    Los retos de Rio+20

     

    Le Brésil accueille à Rio de Janeiro, du 20 au 22 juin, la Conférence mondiale des Nations unies sur le développement durable, également appelée « Rio+20″ parce qu’elle a lieu – au même endroit – vingt ans après le premier grand Sommet de la Terre de 1992. Plus de 80 chefs d’Etat et de gouvernement y sont attendus. Les discussions porteront principalement sur deux sujets centraux : 1) une « économie verte » dans le contexte du développement durable et l’éradication de la pauvreté ; 2) le cadre institutionnel du développement durable. Parallèlement à la Conférence officielle, un grand Sommet des peuples rassemblera de milliers de mouvements sociaux et d’organisations écologistes du monde.

     

    Les questions environnementales et les périls liés au changement climatique continuent de figurer parmi les principales urgences de l’agenda international [1]. C’est une réalité. Même si elle paraît occultée, en Europe et en ce moment, par la gravité de la crise économique, financière et sociale.

     

    L’eurozone connaît, en effet, une période de très grandes difficultés en raison de l’échec manifeste des politiques d’austérité. Plusieurs pays de l’Union européenne (UE) sont en récession, avec un chômage en forte augmentation et de dramatiques tensions financières. L’Espagne, en particulier, traverse son moment le plus critique depuis 2008 et la chute de la banque Lehman Brothers. Ce pays est devenu, après la Grèce, le « maillon faible » de l’euro. Les capitaux le fuient désormais massivement. La prime de risque (l’écart entre les taux des obligations à 10 ans de l’Allemagne et de l’Espagne) a atteint les niveaux les plus élevés depuis la création de la monnaie unique, menaçant de contraindre Madrid à demander (comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal) une aide extérieure. Enfin, les craintes les plus vives s’expriment à propos de la fiabilité du système bancaire espagnol après la scandaleuse banqueroute-nationalisation de Bankia, quatrième établissement financier du pays par le nombre d’actifs.

     

    Le pessimisme se répand donc en Europe. L’économiste américain Paul Krugman, Prix Nobel, a jeté de l’huile sur le feu, le mois dernier, lorsqu’il a prédit que, « fort probablement » la Grèce quittera l’euro durant ce mois de juin… [2]. Un abandon de l’euro par Athènes pourrait entrainer, par effet domino, une fuite de capitaux des autres pays menacés (Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Belgique), et une ruée massive des particuliers vers les guichets bancaires (bank run) pour retirer leurs dépôts. Selon Krugman, il n’est pas impossible que, pour éviter cela, des pays comme l’Espagne et l’Italie en viennent bientôt à décréter – comme le fit l’Argentine en 2001 – la limitation du montant des retraits bancaires que pourraient effectuer les particuliers.

     

    L’euro tiendra-t-il ? S’effondrera-t-il ? Ces questions préoccupent de nombreux citoyens qui suivent avec expectation, le calendrier électoral européen : élections législatives françaises du 10 et 17 juin ; et élections parlementaires grecques ce même 17 juin. Mais aussi, le sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin qui décidera peut-être si l’UE poursuit le sentier allemand de l’austérité jusqu’à la mort, ou si elle s’engage sur la voie française de la croissance et du redémarrage. Dilemme vital.

     

    Malgré leur dramatisme, ces questions ne doivent cependant pas nous faire oublier que, à l’échelle de la planète, il y a d’autres dilemmes non moins décisifs. Et le premier d’entre eux est le désastre climatique dont il sera question à Rio de Janeiro. Rappelons que, en 2010, le changement climatique a été à l’origine de 90% des catastrophes naturelles qui ont provoqué le décès de quelque 300 000 personnes et des dégâts économiques estimés à plus de cent milliards d’euros…

     

    Autre préoccupation : en Europe, les citoyens réclament, à juste titre, davantage de croissance pour sortir de la crise. Mais à Rio, les écologistes ne manqueront pas d’avertir que la croissance – si elle n’est pas durable – signifie toujours une plus grande détérioration de l’environnement et un plus grand danger d’épuisement des ressources limitées de notre planète…

     

    Des dirigeants mondiaux, ainsi que des milliers de représentants des gouvernements, d’entreprises privées, d’ONG, de mouvements sociaux et autres groupes de la société civile, se réunissent donc à Rio pour définir précisément un agenda global qui garantisse la protection durable de l’environnement, et aussi pour réduire la pauvreté et promouvoir l’égalité sociale. Le débat principal portera sur le concept d’ « économie verte » que défendent les représentants du néolibéralisme, opposé à celui d’ « économie solidaire » promu par les mouvements engagés dans le dépassement du modèle actuel de « développement prédateur », fondé sur l’accumulation privée de la richesse.

     

    Les pays riches viennent à Rio avec cette proposition principale d’une « économie verte ». Un concept piège qui se borne à désigner, le plus souvent, un simple camouflage vert de l’économie pure et dure de toujours. Un « verdissement », en somme, du capitalisme spéculatif. Le marché étendu, sans limite, à la Nature. Ces pays veulent que la Conférence Rio+20 leur accorde un mandat des Nations unies pour commencer à définir, à l’échelle planétaire, une série d’indicateurs de mesure pour évaluer économiquement les différentes fonctions de la nature, et créer ainsi les bases d’un marché mondial des services environnementaux.

     

    Cette « économie verte » souhaite non seulement la mercantilisation de la partie matérielle de la nature, mais aussi la mercantilisation des procès et fonctions de la nature. En d’autres termes, l’ « économie verte », comme l’affirme l’activiste bolivien Pablo Solon, cherche non seulement à marchandiser le bois des forêts, mais à marchandiser également la capacité d’absorption de CO2 de ces mêmes forêts [3].

     

    Son objectif principal est de créer, par le truchement de l’investissement privé, un marché de l’eau, de l’environnement, des océans, de la biodiversité, etc. En attribuant une valeur marchande à chaque élément de la nature dans le but de garantir les profits des investisseurs privés. De sorte que l’ « économie verte », au lieu de créer des produits réels, construira un nouveau marché immatériel de bons et d’instruments financiers qui se négocieront à travers les banques. Ce même système bancaire, coupable de la crise financière actuelle, qui a reçu des dizaines de milliards d’euros d’aide des Etats, disposerait ainsi, à loisir, de Mère Nature pour continuer à spéculer et à réaliser de nouveaux profits.

     

    Devant de telles positions, la société civile organise en parallèle à Rio, un gigantesque Sommet des peuples. Elle y présentera des solutions de rechange pour défendre les « biens communs de l’humanité ». Produits par la nature et par des groupes humains, à l’échelle locale, nationale ou globale, ces biens doivent appartenir à la collectivité. En font partie : l’air et l’atmosphère, l’eau, les rivières, les lacs et les océans, les terres communales ou ancestrales, les semences, la biodiversité, les parcs naturels, les langues, le paysage, la mémoire, Internet, l’information génétique, etc. L’eau douce est déjà acceptée, un peu partout, comme le « bien commun » par excellence, et les luttes contre sa privatisation, dans plusieurs Etats, ont rencontré des succès.

     

    Une autre idée défendue par le Sommet des peuples est celle d’une transition graduelle entre une civilisation anthropocentrique et une « civilisation biocentrique », centrée sur la vie, ce qui suppose la reconnaissance des droits de la Nature et la redéfinition du « bien vivre » et du bonheur de sorte que ces deux notions ne dépendent pas de la croissance économique infinie. Défense aussi de la souveraineté alimentaire. Chaque communauté doit pouvoir contrôler la nourriture qu’elle produit et consomme, rapprochant consommateurs et paysans, défendant une agriculture de terroir et bannissant la spéculation sur les aliments.

     

    Enfin, le Sommet des peuples affirme également, entre autres : son désir d’un vaste programme de « consommation responsable » fondée sur une éthique du partage ; sa préoccupation à propos de l’obsolescence artificielle des produits ; sa préférence pour des biens produits par l’économie sociale et solidaire basée sur le travail et non sur le capital ; et son refus de tout produit réalisé par du travail esclave [4].

     

    La Conférence Rio+20 offre ainsi l’occasion aux mouvements sociaux du monde de réaffirmer leur lutte en faveur d’une justice environnementale par opposition au modèle de développement spéculatif. Et sa méfiance à l’égard de la tentative de « verdir » le capitalisme. D’après ces mouvements, l’ « économie verte » n’est pas la solution à la crise environnementale et alimentaire actuelle. Au contraire. Il s’agit d’une « fausse solution » qui pourrait aggraver le problème de la marchandisation de la vie [5]. En somme, un nouveau déguisement du système. Alors que les citoyens en ont assez des déguisements. Et du système.

    Notes

    [1] Lire Ignacio Ramonet, « Urgences climatiques », Mémoire des luttes, janvier 2012. http://www.medelu.org/Urgences-climatiques

    [2] The New York Times, 13 de mayo de 2012. http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/05/13/eurodammerung-2/?smid=tw-NytimesKrugman&seid=auto

    [3] Pablo Solón, « ¿Qué pasa en la negociación para Rio+20 ? », 4 avril 2012. http://rio20.net/documentos/que-pasa-en-la-negociacion-para-rio20

    [4] http://rio20.net/en-camino-a-rio

    [5] Lire, « Declaración de la Asamblea de movimientos sociales », Porto Alegre, 28 janvier 2012. http://redconvergenciasocial.org/?p=160

    Les défis de Rio+20


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  • Energie nucléaire : Le nouveau challenge africain

    15 mai par Samir Abi

    Energie nucléaire : Le nouveau challenge africainVienne, Autriche, le 10 mai 2012, à la veille de la fin de la première session du comité préparatoire de la conférence d’examen du traité de non prolifération des armes nucléaires, le représentant du Nigeria a annoncé la volonté de son pays d’arriver, d’ici 2020, à la mise en route de sa première centrale nucléaire. Cette déclaration démontre l’intérêt de plus en plus ostensible sur le continent pour l’énergie nucléaire. Bien que grande pourvoyeuse d’uranium, l’Afrique ne dispose, jusqu’à maintenant, que de deux centrales nucléaires sur les 430 en activité dans le monde. Les deux centrales étant situées en Afrique du Sud, cela confère à ce pays un rôle de leadership continental sur la question. Ayant entrepris, pendant la période de l’apartheid, des recherches visant à fabriquer une bombe atomique, l’Afrique du Sud a acquis une certaine maîtrise de la technologie nucléaire. Aujourd’hui, une concurrence est née sur le continent afin de casser ce monopole nucléaire. Le Nigéria et l’Egypte témoignent depuis quelques années de la volonté de certains pays africains de se doter, eux aussi, de l’énergie nucléaire, ce qui est encouragé par les pays du Nord qui cherchent de nouveaux marchés pour leur industrie nucléaire et par la Banque mondiale qui offre des prêts alléchant aux pays demandeurs. Plusieurs raisons justifient cette ruée vers le nucléaire.

    La première, selon ces pays du Sud, est la nécessité de disposer de ressources énergétiques suffisantes pour faire face au défi du développement. Cette raison pourrait être acceptable si parmi les pays en quête d’énergie nucléaire sur le continent ne figuraient pas des pays, comme le Nigéria, l’Algérie et le Soudan, qui ont d’immenses ressources pétrolières dont la gestion est fort peu efficace. L’autre grande raison invoquée pour justifier le recours à l’énergie nucléaire est le changement climatique car l’Afrique ainsi que la plupart des pays du Sud seront les plus touchés. Afin d’atténuer ce phénomène une importance particulière est accordée aux énergies non polluantes en lieu et place des énergies fossiles comme le pétrole. Malgré l’opposition de la société civile et les problèmes liés au traitement des déchets radioactifs des centrales, le nucléaire est placé parmi ces énergies non polluantes à faible émission de carbone. L’ultime raison mise en avant pour la construction de centrales nucléaires est la crise énergétique sur le continent. Par exemple, confronté à des problèmes énergétiques récurrents, l’ancien président du Sénégal, Abdoulaye WADE, s’est vu proposer la construction d’une centrale nucléaire par la France.

    Pourtant bien des inquiétudes sont à relever quant au recours à cette énergie en Afrique. Une de ces craintes est le coût de la construction des centrales nucléaires qui est bien souvent difficile à estimer. La France, elle-même, malgré toute son avancée technologique, peine à maîtriser celui de la construction de sa centrale EPR de dernière génération à moins de 5 milliards d’euros. Une autre, et non des moindres, est que le transfert technologique que représente la construction de centrales nucléaires en Afrique est une aubaine financière à la fois pour les industries nucléaires (AREVA en particulier) et les banques. Dans des États d’Afrique déjà lourdement endettés, on imagine facilement que les montages financiers pour la construction de centrales nucléaires aggraveraient leur dette publique.

    L’autre inquiétude majeure est la maintenance des centrales. Les populations africaines ont encore en mémoire la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. D’où les inquiétudes fortes sur la capacité de maintenance des centrales nucléaires qui seront sur le continent afin d’éviter des catastrophes similaires. L’expérience Sud-africaine est certes vantée en la matière. Mais le changement climatique et le stress hydrique annoncé sur le continent reste un danger dont nul ne peut prévoir la portée quand on sait l’importance de l’eau dans le refroidissement des réacteurs nucléaires. En réponse à ce problème l’Afrique du Sud a initié, grâce à l’énergie fournie par sa centrale nucléaire de Koeberg, la désalinisation des eaux de mer. Cela, au-delà du refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire, devrait favoriser l’agriculture et d’autres secteurs touchés par le manque d’eau suite aux changements climatiques. Cette technique représente toutefois un vrai danger pour l’écosystème et les ressources aquatiques.

    Une dernière préoccupation légitime sur le nucléaire en Afrique est la question de la sécurité internationale. Les tensions dans le monde à propos des nucléaires iranien et nord coréen amènent à craindre le détournement de la technologie nucléaire dans des pays africains fort peu stables politiquement. La crise actuelle au Mali dont l’occupation du Nord par des groupes rebelles imprévisibles et incontrôlables démontre un peu plus la difficulté que peut représenter la gestion de la technique nucléaire en Afrique. L’Afrique est le dernier continent à s’être déclaré zone exempte d’arme nucléaire après la ratification en 2009 par 28 pays africains du traité de Pelindaba. Ce traité, signé en 1996, interdit toute recherche, fabrication, acquisition, dépôt et tests d’armes nucléaires sur le continent. A la fin 2011, 32 pays africains avaient ratifié ledit traité. Toutefois, au vu des nombreuses ressources d’uranium sur le continent, l’application de ce traité sera difficile dans les prochaines années. La corruption et la mauvaise gouvernance peuvent faire basculer ces ressources stratégiques dans des mains peu recommandables. Selon les experts de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’uranium actuellement utilisé par l’Iran et la Corée Nord pour leurs programmes nucléaires proviendrait de la mine de Shinkolobwe dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), celle-là même dont a été extrait l’uranium qui a servi aux bombes d’Hiroshima et Nagasaki. Un œil attentif doit donc être gardé sur ce sujet.

    Certes la nécessité de ressources énergétiques suffisantes pour l’Afrique n’est pas à démontrer. A peine 20% des ménages africains disposent de courant électrique sur un continent qui regorge d’énormes ressources énergétiques. L’urgence est non au développement du nucléaire mais à l’expansion des énergies renouvelables et socialement viables, comme l’éolienne, l’énergie solaire et les énergies liées à la biomasse. Ces énergies ont l’avantage d’être à moindre coût par rapport au nucléaire. Pourtant les pays développés privilégient encore sur le continent la construction de barrages et l’expansion du nucléaire au détriment d’énergies renouvelables. Il est de l’intérêt de l’Afrique, au regard de la dette écologique héritée de l’exploitation de l’uranium sur le continent et des nombreux essais atomiques dans le désert algérien, que les pays du Nord en réparation des dommages subis, concèdent gratuitement leur technologie au continent, et ceci, non pas au nom de l’aide, mais pour la justice.

    http://www.cadtm.org/Energie-nucleaire-Le-nouveau


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  • L’association 40 millions d’automobilistes a dénoncé mercredi, dans un communiqué, les conséquences sociales sur les personnes les plus modestes de la classification publiée mardi au Journal Officiel des automobiles anciennes qui pourraient se voir restreindre les accès au centre-ville dans certaines villes tests.

     Les Zapa, zones réglementées pour améliorer la qualité de l’air, doivent être expérimentées à partir de 2012 et durant au moins trois ans dans huit agglomérations volontaires: Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Nice et Aix-en-Provence.

    L’arrêté publié mardi classe en cinq groupes les véhicules à moteur en fonction de leur niveau réglementaire d’émission de gaz polluants et de particules, et les communes pourront choisir ceux auxquels l’entrée dans leur centre-ville est interdite.

    Le texte rentrera en vigueur après publication d’un décret que le gouvernement actuel nous avait promis pour le premier trimestre 2013, a déclaré à l’AFP le président de 40 millions d’automobilistes, Louis Derboulle.

    Si les communes concernées choisissaient le scénario le moins contraignant, toutes les voitures particulières immatriculées avant le 1er janvier 1997 seraient interdites de circulation, cela représente plus de 3 millions de véhicules au niveau national, estime l’association.

    Les collectivités pourront cependant aller beaucoup plus loin puisque l’arrêté leur donne la possibilité d’étendre le dispositif à tous les véhicules aux normes Euro IV et antérieures, soit plus de 17 millions de véhicules ajoute l’association.

    Le projet Zapa donne une trop grande liberté aux huit communes souhaitant restreindre l’accès à leur centre-ville car le propriétaire d’une 2CV habitant cette zone pourrait se voir interdit de circuler, ajoute M. Derboulle, qui estime qu’il serait plus sage d’aider les propriétaires de véhicules anciens à s’équiper en matériel anti-pollution.

    Afp

    http://realinfos.wordpress.com


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  • Qui pilote la politique nucléaire française aujourd’hui ? Qui prend les décisions dans les grands groupes industriels de l’énergie ? Quels sont les réseaux de Nicolas Sarkozy ou d’Anne Lauvergeon ? Qui joue un rôle de passerelle entre les groupes industriels, avec les partis politiques ou les associations ? Pour mettre ces liens en évidence, Greenpeace vient de publier une cartographie des personnalités et des organisations du secteur nucléaire français. Cet outil interactif permet de visualiser les connexions de ce réseau social. Il donne accès également à la biographie de chaque acteur.

    Sont notamment recensés les mandats dans des conseils d’administration, de surveillance ou dans une autorité de régulation, les postes de direction dans un grand groupe, la présence au sein d’un centre de recherche, l’adhésion à une association ou à une organisation politique, les écoles fréquentées. Une façon pour l’ONG d’explorer le microcosme du nucléaire, et de montrer l’enchevêtrement des acteurs, facteur d’inertie d’un système qui fonctionne en vase clos.

    Le site FaceNuke

    Le mode d’emploi

     

    http://www.bastamag.net


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  • http://www.laquadrature.net/files/250px-Piratey,_vector_version.sarko.png

    Elections ou pas Spéculator et ses pompafrics'men poursuivent leur travail.

    La presse nous apprend que par les coursives du Titanic financier des pompes ont été branchées sur les coffres pour récupérer le carburant et le doter aux flibustier qui croisent en attente d'un naufrage.

    Le Monde Informe, médiapart qui semble avoir sorti l'affaire dénonce, pour l'instant l'Huma traque la bulle spéculative du côté de face Book (ce qui est certainement vrai) silence à Libé, le Figaro titre sur le panier de la ménagère ...qui coûte cher en carbonne.

    Mélenchon d'après le Monde est le seul à avoir réagi .

    Et pourtant ce n'est pas du poid de la graine de sésame qu'il s'agit.

    Commençons par le Monde qui fait dans le technique avec une interrogation sur la période choisie : 

    Le Monde de ce jour :

    Outil de protection ou instrument de spéculation ? Le débat émerge avant le lancement le 16 avril - six jours avant le premier tour de la présidentielle - d'un nouveau produit financier assis sur l'évolution future des emprunts d'Etat français. Créé par Eurex, filiale du groupe allemand Deutsche Börse, ce contrat à terme permettra aux investisseurs de parier sur la hausse ou la baisse des obligations françaises à l'avenir.

    Ce "future", dans le jargon des financiers, est semblable à de multiples produits existant notamment dans les matières premières : cette technique permet par exemple à un producteur de blé de s'assurer dès aujourd'hui de figer le prix de vente de sa production de demain ou à un industriel de sécuriser son approvisionnement ; mais il constitue aussi une arme pour spéculer. Dans les années 1990, il existait d'ailleurs un tel produit sur la dette de la France.

    "POURQUOI PRENDRE UN TEL RISQUE ?"

    "Le timing du lancement de ce nouveau produit est troublant, note Marc Fiorentino, président d'Euroland Finance. Il va faciliter grandement la spéculation sur la dette française." Un investisseur souhaitant parier contre celle-ci avait jusqu'ici deux outils : d'abord, les "credit default swaps" (CDS), ces contrats d'assurance contre la faillite d'un emprunteur, mais leur utilisation est en train d'être limitée à ceux possédant des titres de dette ; ensuite, la vente à découvert, quand l'investisseur vend aujourd'hui un produit financier qu'il n'achètera que plus tard, mais ce marché de gré à gré reste circonscrit à un nombre limité d'intervenants, car très technique.

    Le contrat Eurex - organisé et permettant de prendre des positions aussi bien sur la vente que l'achat - ouvre donc la porte à de nouveaux acteurs... "Pourquoiprendre un tel risque ?, s'interroge l'eurodéputé Pascal Canfin (EELV), spécialiste des questions financières. Pour que ce produit soit un instrument de couverture et non de spéculation, il aurait fallu restreindre son utilisation à des investisseurs ayant effectivement de la dette française."

    Pour ses défenseurs, un tel produit doit permettre de rendre le marché des emprunts français plus attractif, car les investisseurs pourront se protéger contre des variations trop brutales, comme c'est le cas en Allemagne. Sur le modèle allemand, un "future" sur la dette italienne a d'ailleurs été créé en 2009, mais les volumes d'échanges sont restés faibles (1 milliard d'euros par jour pour une dette de 1 900 milliards).

    Clément Lacombe

     

     

    Médiapart :

     

    Nicolas Sarkozy et l'AMF préparent un attentat financier pour le 16 avril

     

    Un véritable coup d'Etat financier va se jouer en France à partir du 16 avril. En effet, le président Nicolas Sarkozy via l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) vont permettre d'ouvrir sur l'Eurex, le marché des dérivés, un contrat à terme sur les emprunts d'Etat français, l'autorisation des ventes à découverts. 

    Ce mécanisme purement spéculatif appelé en anglais «short selling» ou «shorting» consiste à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Le vendeur s'engage à fournir à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le titre va baisser entre temps … Et oui mes amis, l'AMF a mis fin à l'interdiction des ventes à découvert sur les titres émis par 10 grandes banques et sociétés d'assurance côtés sur le marché parisien ( AXA, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole … ). Que cela veut-il bien dire ? 

    Cette pratique est parfaitement légale mais peu encadrée et risquée. En effet, les actions les plus fragiles deviennent particulièrement vulnérables ainsi que les places financières. En plus simple: les spéculateurs du monde entier pourront vendre simplement de la dette française et ce à coût bas avec un effet de levier de 20 pour les bons du trésor. Oui, avec 50 000 euros investit en cash, il sera possible de vendre à découvert 1 million d'euros d'emprunts d'Etat français en bons du trèsor … Depuis la disparition du MATIF (Marché à terme des Instruments Financiers), il y a 13 ans, il n'était plus aussi facile de spéculer contre la France.

    Ce n'est pas tout mes amis … La vente à découvert peut être également un emprunt. En effet, l'acheteur emprunte un titre uniquement en échange de la promesse de le rendre un peu plus tard au moment de la liquidation. L'acheteur va pouvoir le vendre, avec pour objectif que le cours baisse et qu'il puisse alors le racheter moins cher avant de le rendreà son prêteur. Lorsque la vente a découvert est gagée sur un emprunt de titre, elle peut en outre être reportée.

    La vente à découvert peut également s'effectuer"à nu". C'est à dire que l'acheteur n'emprunte rien et qu'il se contente de vendreà terme des titres qu'il ne possède pas. Il parie sur la baisse du cours de ce titre afin d'acheter à moins cher que ce qu'il a promis de vendre. Pratiquée massivement, cette technique provoque la baisse des cours que souhaitent les vendeurs.

    Comble du cynisme calculateur, des ordinateurs peuvent en « trading automatique » jouer sur des écarts très courts dans le temps et ce à large échelle. Un programme informatique spécifique pour pratiquer la vente et le rachat très rapide de titres dès qu'il s'oriente à la baisse. A grande échelle, cela présente le risque d'amplifier les baisses en déformant les cours.

    Ce mécanisme est très dangereux pour les Etats, les entreprises et les investisseurs. Le vendeur n'est pas obligé d'avoir l'argent pour ce qu'il compte vendre. Tout cela est rendu possible contre le paiement d'une CRD ( Commission de Règlement Différé). Cela permettra de ne payer que 5 à 20 jours plus tard à condition que les titres soient éligibles au SRD (Service du Règlement Différé) ce qui est le cas des grandes capitalisations boursières. Bien entendu, cela n'est pas réservé à Mr et Mme Toulemonde qui n'ont pas un centime de côté. Ils ont déjà bien du mal à ce que leur banque leur accorde un découvert autorisé ou se font refuser des chèques pour 20 euros ...

    Les vendeurs à découverts sont accusés depuis de nombreuses années d'être à l'origine des crises financières majeures. L'Agence Reuters, Bear Sterns, Lehman Brothers ont accusé de nombreux entrepreneurs « manipulateurs » de répandre de fausses rumeurs après avoir vendu à découvert les actions de leurs entreprises avant que ces dernières ne fassent faillite ou ne soient reprise par un concurrent. Un tel parallèle peut également tout à fait se faire au niveau des Etats et plus particulièrement ici au niveau de la France avec tout ce qui va de son lot de rumeurs et de manipulations d'un niveau bien plus considérable que celui des entrepreneurs indélicats. Cela ne sera possible en fait qu'avec la complicité complémentaire de nombreux politiques, médias, analystes et grands comptes ...

    Mr le président des français, Mr Nicolas Sarkozy mais que faites-vous à la France là? Qu'est-ce que ces basses manœuvres financières qui livrent tous les français, oui du dernier né, au vieillard qui se meurt à la vindicte financière? C'est cela votre amour de la France?

    Autoriser cela à 6 jours du premier tour de l'élection présidentielle revient à organiser un attentat financier sur la France. C'est vraiment indigne d'un président et son gouvernement.

    Honte à vous et ceux qui comptent profiter de cela pour mieux asservir le peuple français. Médias faites votre travail.

    A la vue de ce qu'il se passe en Grèce, en Espagne, en France et partout ailleurs dans le monde, il se pose la question de la nécessité absolue de la création d'un Tribunal International des Crimes et Génocides Financiers et Economiques. Oui, il faut pouvoir réprimer toutes ces exactions comptables et financières qui sont réalisées en toute impunité en un simple clic et un éventuel coup de téléphone par les traders et autres larbins technologiques de nos politiques et banskters. Leurs implications ont directement des répercussions sur la vie de tous les jours de millions de personnes. La mascarade de la crise doit être mise à jour.

    Diffusez cette information mes amis car le 16 avril 2012, c'est presque demain. L'AMF peut interdire cela. Le temps presse mes amis …

    Non, la finance ne gagnera pas, nous n'y sommes pas asservis. Français de droite, de gauche, tous ensemble contre ce pillage, cette "chronique d'une mort annoncée" ...

    AAA, on vous rigole au nez, vous nous faites plus peur, nous nous informons et organisons …

    Révolution Citoyenne mes amis afin de mettre l'Humain d'Abord.

    RESISTANCE !!!

     

    PLUME CITOYENNE

    Il est évident que le mot d'ordre conclusif de ce second texte appartient aux rédacteurs de l'appel et n'engage pas La Canaille .

    Ce n'est pas de l'humain qu'il faut mais de la lutte de classe.

    Peut-on agir avec humanité avec ce genre de prédateur ?

    Une bonne réunion de cellules du coté de Fleury-Mérogis ferait le plus grand bien à ce petit monde de la spéculation ; cela ensuite dégagerait de la place pour l'humanité.

    http://img.incine.fr/photos_films/original/24748_4bc934d9017a3c57fe015cc2_1293117789.jpg

    Devant le tolé ça se défausse dans les sphères de la Phynance. Rue 89 nous rapporte : 

    "Interrogé par « Les Echos », Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers, a regretté un timing malheureux : 

    « Eurex ne donne pas un signal convenable au marché. Le moment est inopportun, compte tenu de l’élection présidentielle en France, et des tensions sur les taux espagnols constatés en début de semaine. (...) C’est un message négatif et quelque soit le résultat des urnes ».

    Ceci dit, selon lui :

    « c’est un produit assez banalisé qui a toujours existé et qui existe sur la dette américaine ou allemande. C’est un produit qui permet de moins jouer sur les CDS des dettes souveraines. Il apporte aussi de la liquidité. Il est transparent et mieux contrôlé que les CDS, par exemple »

    Enfin, il dément avoir donné son aval à un tel produit :

    « Eurex est une société allemande privée. Interdire ce produit n’est ni de notre ressort, ni de celui des autorités de régulation européenne. Nous n’avons pas les moyens de nous y opposer, ni de dire quoi que ce soit »."

     

    Vous noterez que ce n'est pas le produit qui est condamnable , ni ses inventeurs mais le moment (campagne électorale) de sa mise sur le ...marché. De la morale à géométrie variable

    Par canaille le rouge


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  • Le permis d'exploitation des gaz de schistes au large de Marseille doit être signé le 11 avril 2012.

    Grande manifestation le 8 avril à La Seyne sur Mer.

    Exploitation des gaz de schistes au large de Marseille


    Ecoutez bien ce reportage, jusqu'au bout car TOUT Y EST DIT et clairement! sur RMC

    La plateforme prévue en Mediterranée est une FOLIE ! La date butoir pour la signature de ce permis est le 11 avril

    Voilà pourquoi nous devons être NOMBREUX 3 jours avant: le 8 avril à la Seyne sur Mer et - si vous avez un bateau- au large de Brégançon.

    IL Y A URGENCE Voyez ce qui s'est passé en mer du Nord ! Après il sera trop tard ! Tous les marins, tous les terriens seront au rendez vous. A la fois pour dire NON à ce forage et NON au gaz de schiste !   Les pêcheurs de la Seyne sur Mer sont mobilisés pour vous servir 1 000 assiettes des produits de leur mer, la baie de Tamaris (huitres, moules, poisson grillé) et après vous avoir regalé ils défileront avec leurs banderoles dans la rade..et en fanfare! du jamais vu ! Si vous aimez la Méditerranée vous n'avez pas le droit de rester à la maison.. même si c'est le dimanche de Pâques! Venez en famille! Il y a des espaces jeux pour les enfants dans le parc de la Navale, ce parc - lieu de mémoire des anciens chantiers navals- doit devenir le symbole du RENOUVEAU des résistances citoyennes http://www.docgazdeschiste83.org/mer/index.htm

      

    Merci de faire passer le message à tous vos contacts ! Alertez tous les médias que vous connaissez.. car on n'en parle pas !!!

      

    Regardez bien sur la carte c'est à 24 kms seulement derriere Port Cros un parc naturel de protection de la biodiversité

    Que se passera t'il en cas d'accident? Faudra t'il évacuer toutes les villes de la côte?

    8 avril TRAFALGAZ !  Trafalgar du gaz de shiste! Trafalgar des pétroliers

    RESISTONS !! pour dire NON NON ET NON !

      

    Michel B collectif non au gaz de schiste83



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  • Importante fuite de gaz sur une plate-forme Total en mer du Nord
    Le colmatage de la fuite sur la plate-forme Elgin pourrait prendre six mois

    Il s’agit du plus grave incident qu’ait connu le groupe français en mer du Nord depuis au moins 10 ans. Et comme toujours dans pareille situation, les associations de protection de l’environnement doutent de la version officielle.

     

    Total, l’entreprise la plus prospère de France, s’ouvre de plus en plus aux énergies renouvelables. Leurs homologues fossiles demeurent néanmoins, sans contestation possible, son secteur de prédilection. D’où une mauvaise réputation aux yeux du grand public, qui n’a pas oublié la catastrophe de l’Erika. Ceux qui suivent l’actualité environnementale de près connaissent en outre la détermination de Total à exploiter les gaz de schiste dans nos frontières, détermination d’autant plus fondée que si la fracturation hydraulique est interdite dans l’Hexagone depuis cet été, la prospection des hydrocarbures de roche-mère à des fins scientifiques demeure tout à fait envisageable et même probable.

    L’accident d’avant-hier ne contribuera évidemment pas à restaurer l’image du groupe, qui va devoir soigner sa communication sur la durée (en tout état de cause, faire mieux que la direction de BP à la suite de l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique en avril 2010) et dépêcher d’importants moyens pour limiter la casse. Une fuite de gaz dont l’ampleur exacte et la cause restent à déterminer est survenue dimanche midi sur la plate-forme Elgin – surnommée « le puits de l’enfer » par le directeur de l’ONG norvégienne Bellona Frédéric Hauge et qui produisait jusqu’ici 9 millions de mètres cube par jour (soit l’équivalent de 3 % de la production britannique de gaz naturel) ainsi que 60 000 barils de brut léger -, dans le champ gazier du même nom, situé à 240 kilomètres à l’est d’Aberdeen (Écosse). Si les 238 employés présents sur la structure au moment des faits, évacués hier par hélicoptère et par bateau, sont de fait hors de danger, que l’alimentation a été coupée, que le gaz n’a pas pris feu et que deux bateaux-pompes se tiennent prêts à intervenir, colmater la fuite pourrait de l’aveu même de Total nécessiter… 6 mois. « Il y a deux options pour intervenir. L’une consiste à creuser un puits de secours, […] l’autre est une intervention sur la plate-forme pour sceller le puits, ce qui serait une option plus rapide […] Nous prévoyons de décider d’un plan dans les jours à venir », a précisé David Hainsworth, responsable Sécurité, Santé et Environnement chez Total Exploration&Production UK, dont les propos ont été repris sur le site Internet de LCI. La direction a en outre mis à contribution la société Wild Well Control, déjà intervenue à la suite de la marée noire dans le Golfe du Mexique, et mobilisé de dix à vingt ingénieurs spécialisés.

    Un nuage inquiétant

    Et alors que les autorités ont décidé d’interdire les vols à moins de 3 milles nautiques (5,5 kilomètres) et la navigation à moins de 2 milles nautiques (3,7 kilomètres) de la plate-forme accidentée, on en sait un peu plus sur les conditions dantesques dans lesquelles s’effectuait l’exploitation. Sur son site Internet, Total – qui a ouvert un site dédié à l’accident - fait ainsi état d’une pression et de températures « extrêmes » (NDLR : le groupe évoque une pression de 1 100 bars, c’est-à-dire 300 de plus que dans le puits de Deepwater Horizon), le réservoir de gaz étant enfoui à quelque cinq mille mètres de profondeur.

    Quatre vols de surveillance ont été effectués depuis dimanche, et aux dernières nouvelles, la situation serait actuellement « stable ». « Nous continuons à prendre toutes les mesures possibles pour tenter d’identifier la source et la cause de la fuite et de la contrôler », a également indiqué Total, tandis que le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell, qui a lui-même été confronté à un accident en mer du Nord en août dernier, a évacué à son tour, par précaution, sa plate-forme Shearwater et son puits d’extraction voisins Noble Hans Deul, rapportent nos confrères du Figaro.

    Et Total d’ajouter : « Les premières indications montrent qu’il n’y a pas d’impact significatif sur l’environnement et que l’utilisation de dispersant n’est pas nécessaire à ce stade […] Un avion de surveillance a confirmé la présence d’irisations à proximité de la plate-forme. Il s’agit de boues de forage et/ou de produits légers associés au gaz. » Une nappe fine d’hydrocarbures de 4,8 miles carrés (12,4 kilomètres carrés) s’est formée, du liquide s’étant échappé avant le gaz, lequel a fui à hauteur de 23 tonnes en l’espace de 48 heures. Assez dense pour être visible depuis d’autres plate-formes installées en mer du Nord, le nuage de gaz qui gravite autour d’Elgin serait sans danger pour l’environnement aux dires du pétrolier français, par ailleurs « presque sûr que la fuite provient de la partie de la plate-forme située au-dessus du niveau de la mer, ce qui rendrait probablement plus faciles les opérations de réparation ».

    Total paraît vouloir jouer la transparence et donne le sentiment d’avoir pris la mesure de la situation. Tel n’est cependant pas l’avis de M. Hauge, pour qui « le problème échappe à tout contrôle ». Interrogé par la BBC, l’océanographe Simon Boxall a quant à lui souligné les risques d’inflammation et de toxicité du nuage précité.

    Tout porte à croire que nous n’en sommes qu’aux débuts d’une énième tragédie de l’exploitation offshore de ressources fossiles. La deuxième en l’espace de sept mois en mer du Nord…

    Crédits photos : flickr / Enrico Strocchi – Richard Child

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  • USA 109

     

    Il a 59 ans et il n’accorde jamais d’entretien. Il est à peu près certain que son nom ainsi que celui de sa société ne vous disent absolument rien. Mais c’est entre ses mains que passe la plus grande partie des aliments que vous êtes capables d’imaginer. Cargill est une des quatre sociétés qui contrôlent 70 % du commerce mondial des denrées alimentaires. Alors que le monde affronte la plus grande crise alimentaire que l’on ait connue depuis des décennies, eux ils font leur chiffre d’affaires « en lisant les marchés ». C’est comme ça que ça marche.


     

    Vous ne le savez pas, mais le toast de votre petit déjeuner est une marchandise qui a bien plus de valeur que le pétrole. La farine avec laquelle il est fabriqué a un nom : Cargill. Ça vous dit quelque chose ? Eh bien, Cargill est aussi le nom de la matière grasse qui recouvre votre toast et du glucose qui entre dans la marmelade qui lui donne sa douceur. Cargill est l’aliment qui a engraissé la vache laitière et la poule qui a pondu les œufs frits sur votre la poêle, Cargill est le grain de café et la fève de cacao, la fibre des biscuits et la boisson à base de soja. Et le sucre des sodas, et la viande des hamburgers, et la semoule des vermicelles ? Et aussi le maïs des chips mexicaines, et le tournesol de l’huile, et le phosphate des engrais… Et que me dites-vous du biocarburant de votre automobile, cet amidon que les compagnies pétrolières ont raffiné pour le transformer en éthanol et le mélanger à de l’essence ? Devinez.

     

    Non, ne cherchez ni marque ni étiquette ; vous ne les trouverez pas. Cargill traverse l’histoire sur la pointe des pieds. Comment se peut-il qu’une entreprise fondée en 1865, qui compte 131.000 salariés répartis dans 67 pays, avec un chiffre d’affaires annuel de 120 milliards de dollars, soit 4 fois plus que celui de Coca-Cola et 5 fois celui de McDonald’s, soit si peu connue ?


    Comment expliquer qu’une société tellement gigantesque que son chiffre d’affaires dépasse le revenu national du Koweït du Pérou et de 80 autres pays, soit passée tellement inaperçue jusqu’à ce jour ?

     

    En partie parce que c’est une entreprise familiale. Oui, ses bilans laissent pantois, mais Cargill n’est pas cotée en Bourse et n’est pas obligée de rendre des comptes. Ses actionnaires sont un essaim d’arrières petits fils de ses fondateurs, les frères William et Samuel Cargill, des paysans de l’Iowa qui bâtirent un empire au XIXº siècle, grâce à un élévateur à grains adossé à une voie de chemin de fer, dans une bourgade de la Prairie de l’Iowa qui n’était même pas mentionnée sur les cartes. Plus tard, un beau-frère — John MacMillan — allait prendre les rênes. Durant des décennies, les Cargill et les MacMillan ont accumulé des silos, des moulins, des mines de sel, des abattoirs et une flottille de cargos. Aujourd’hui, environ 80 descendants de ces pères fondateurs se partagent les dividendes et jouent au golf. On n’en sait guère plus à leur sujet, sauf que les mâles portent le kilt écossais dans les fêtes pour faire honneur à leurs ancêtres. Et que 7 d’entre eux siègent au Conseil d’administration et figurent sur la liste Forbes des héritiers les plus riches de la planète, avec des fortunes qui tournent autour de 7 milliards de dollars par tête. Le président de la compagnie est Greg Page, un type flegmatique qui se plaît à dire avec un certain humour que Cargill se consacre à « la commercialisation de la photosynthèse ».

     

    Mais les temps ne sont pas à la plaisanterie. Les prix des denrées de base ont flambé depuis un an. Le blé : plus 84 % ; le maïs : plus 63 % ; le riz : presque plus 10 %. Ce sont les trois céréales qui nourrissent l’humanité. Leurs prix ont atteint des sommets, prévient L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) ; ils dépassent ceux de 2008 qui avaient provoqué des révoltes dans 40 pays et qui avaient condamné à la famine 130 millions de personnes. Et les prix vont continuer à monter, prévient le Financial Times. « Le coût des céréales est déterminant pour la sécurité alimentaire parce que les céréales sont la matière première de référence dans les pays pauvres. Si les prix continuent à grimper, il y aura encore plus de soulèvements. »


     Les raisons sont multiples : un cocktail fait de sécheresses, de mauvaises récoltes et de spéculation. Mais les gagnants sont un tout petit nombre. Et parmi ceux-là, on trouve les sociétés mastodontes qui contrôlent le commerce mondial des céréales. Cargill a multiplié par trois ses bénéfices au cours du dernier semestre et ils dépassent les 4 milliards de dollars, précédent record atteint en 2008 suite aux bouleversements de la crise alimentaire. La société avait parié que la sécheresse survenue en Russie, un des grands producteurs mondiaux, obligerait Vladimir Poutine à interdire les exportations de grains pour assurer la consommation intérieure nationale. Et elle a gagné son pari. « Nous avons fait un bon travail en lisant les marchés et nous avons réagi vite », a expliqué un porte-parole de Cargill. En quoi consiste cette réaction ? Essentiellement, il s’agit de jouer au Monopoly en achetant des récoltes entières sur le marché à terme avant même que ne soit semée la moindre graine. Il suffit ensuite de les revendre de place en place, sur toute la planète, là où c’est le plus rentable.

     

    Les grandes compagnies céréalières fondent leur pouvoir sur le contrôle des réseaux de distribution. Silos, entrepôts, élévateurs de grains stratégiquement implantés sur les réseaux ferroviaires, flottes marchandes transocéaniques… Elles ne possèdent pas la terre. Elles préfèrent laisser aux agriculteurs le risque de perdre leurs récoltes. S’il y a surproduction, les compagnies font des réserves et attendent. Si un désastre climatique survient et ruine les récoltes quelque part dans le monde, elles ont les moyens de transporter les excédents depuis d’autres lieux, aussi éloignés soient-ils.


     C’est un jeu risqué. La Russie, par exemple, approvisionnait l’Égypte et d’autres pays arabes. Cargill a vu venir, avant les autres, la rupture dans les approvisionnements — ce n’est pas pour rien que la compagnie possède un service de renseignement que l’on a comparé à celui de la CIA… Elle utilise des satellites de communication, des analystes du climat et toute une armée d’informateurs et de « taupes » au sein même des gouvernements — et Cargill a pris de vitesse ses concurrents : ces compagnies tout aussi étatsuniennes qu’elle que sont Archer Daniels Midland (ADM) et Bunge, et la française Louis Dreyfus. À elles quatre, ces firmes, toutes centenaires, familiales et très fermées — contrôlent environ 70 % du commerce mondial des denrées alimentaires. Donc Cargill accapara du blé auprès d’autres producteurs pour le stoker dans les ports d’Afrique du Nord et serra les boulons question prix. Affaire juteuse… sauf que le prix du pain explosa dans tout le Maghreb et que le spectre de la famine est venu s’additionner à la revendication de liberté. La mèche de la révolution était en place et Facebook n’avait plus qu’à y mettre le feu.

     

    Pour l’éteindre, certains pays arabes ont augmenté leurs importations de blé ; par exemple l’Algérie et l’Arabie Saoudite. Exemple suivi par d’autres gouvernements, comme le Mexique, échaudé par la toute récente crise des tortillas qui vit des groupes de désespérés, armés de cailloux et de machettes, prendre d’assaut des trains chargés de céréales et les piller au rythme de 35 tonnes par mois. Mais accumuler des réserves entraîne la hausse des prix. Parce que la population mondiale augmente et parce que les classes moyennes émergentes chinoise et indienne veulent manger chaque jour davantage et mieux. Les inondations en Australie et au Pakistan elles aussi ont contribué à provoquer une pénurie de grains. Les réserves mondiales actuelles s’élèvent à 432 millions de tonnes qui ne représentent que 70 jours de consommation mondiale, réduits à 64 lorsque le printemps sera là.

     

    « Nous sommes entrés sur un terrain dangereux. Le prix mondial combiné des céréales, des graisses végétales, des produits laitiers, de la viande, et du sucre… ne cesse de monter depuis six mois, sans discontinuer, et il a dépassé les niveaux atteints lors de la dernière panique alimentaire. Et il reste encore de la marge pour qu’il continue de monter beaucoup plus si la vague de chaleur en Argentine se transforme en sécheresse ou si l’Ukraine et la Russie connaissent à nouveau de mauvaises récoltes » nous explique Abdolreza Abassian, économiste en chef de la FAO. La Banque Mondiale prévoit que les prix resteront élevés au moins jusqu’en 2015. D’autres vont plus loin et considèrent que le changement climatique constitue un autre facteur d’inflation. Certains experts calculent que pour chaque degré d’élévation de la température, on perdra dix pour cent de la production agricole. « Le temps des denrées alimentaires bon marché est terminé », conclut Gonzalo Fanjul, d’Intermón Oxfam. En Amérique Latine, le prix du panier de la ménagère a augmenté de 45 % depuis l’été. Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit alimentaire, qualifie de « génocide silencieux » le fait de brûler des centaines de millions de tonnes de céréales en biocarburants.

     

    Dans ces conditions, la mise à sac par les spéculateurs du marché des matières premières et le fait que la Bourse de Chicago — parquet de référence pour les matières premières — soit devenue ce casino où les jetons sont des fèves, des grains et des haricots rouges, était courue d’avance. C’est ce qui se passe depuis qu’a éclaté la crise financière de 2007. La bulle immobilière et créditrice est aujourd’hui remplacée par une bulle alimentaire. Selon la défunte société de consulting Lehman Brothers, environ 270 milliards de dollars auraient migré de Wall Street vers la chasse aux gros coups sur les contrats à terme à la bourse de Chicago dont les profits ont fait un bond de 65 % en un an. Des banques d’investissements, des fonds de pension et à haut risque (hedge funds) s’y livrent à un véritable festin sur le dos de millions de gens condamnés à la famine. Ils ont recours à des mécanismes d’une sophistication extrême qui leur permettent des effets « levier » sur des opérations d’achat/vente portant sur des sommes faramineuses en ne déboursant qu’un pourcentage infime de la valeur du contrat. « Comment est-il possible qu’un spéculateur puisse acquérir 15 % de la production mondiale de cacao sans payer un centime et la revendre ensuite ? » s’interroge, scandalisé (faussement, n.d.t.) le président français Nicolas Sarkozy.

     

    Mais ces nouveaux venus n’en sont pas moins des seconds couteaux dans un négoce toujours contrôlé, depuis plus d’un siècle, par les mêmes : les compagnies céréalières surgies à la faveur de la révolution industrielle du XIXº siècle, lorsque des millions de paysans émigrèrent vers les villes, cessèrent de consommer ce qu’ils produisaient et devinrent dépendants du pain acheté chez le boulanger. En Europe, les dynasties du blé sont nées le long du Rhin : les Fribourg (Continental), les Louis Dreyfus et les Bunge. D’humble origine, elles surent gagner l’amitié des rois et connurent leur temps de gloire. En 1870, elles ont sauvé de la famine les Parisiens cernés par l’armée prussienne et réduits à manger leurs propres mascottes. En 1917, elles ont su déjouer le blocus des sous-marins allemands qui étranglaient les routes d’approvisionnement des nations alliées. Après la Seconde Guerre mondiale, le Plan Marshall a servi pour placer les excédents nord-américains et nourrir la moitié de la planète, y compris l’Espagne. Ce furent des efforts héroïques, et non moins grassement rétribués.

     

    Aujourd’hui, le monde leur demande d’être à la hauteur de la situation. Mais les affaires sont les affaires. Nous avons un dicton, en Argentine : « Bunge accorde au paysan un crédit, lui vend les semences et lui achète son grain d’avance. Et une fois finie la moisson, il lui vend la corde pour qu’il se pende ». C’est pourquoi certains organismes demandent que soit créée une réserve mondiale de céréales dans laquelle les gouvernements pourraient puiser en cas de disette et qui, en outre, servirait à stabiliser les prix. Parce que cette fois, nous prévient l’ONU, en plus de condamner des millions d’êtres humains des pays défavorisés à ne pas pouvoir se remplir le ventre, nous allons tous pâtir, plus ou moins, des conséquences de la bulle alimentaire.

     

    Carlos Manuel Sánchez Traduit par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir


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  • A 02 h 00 cette nuit, le cargo TK BREMEN, s'est échoué à 2 kilomètres de l'embouchure de la ria d'Etel. Il avait quitté le port de Lorient, dans l'après-midi, pour aller se mettre à l'abri au nord de l'île de Groix, sur sa route vers l'Angleterre. 

    A 00 h 40, il demande assistance au CROSS d'Etel, mais seul le remorqueur Abeille Bourbon pourra intervenir à 01 h 36.   A 02 h 00, le TK BREMEN alerte le CROSS Etel qu'il vient de s'échouer au sud de la ria d'Etel. A 03 h 00, l'hélicoptère NH 90/ caïman marine de la B.A.N. de Lanvéoc-Poulmic assurera le sauvetage des 19 membres d'équipage.

    Selon un communiqué de la préfecture du Morbihan, le plan POLMAR a été déclenché après constatation d'une fuite d'hydrocarbures sur l'une des cuves, formant une nappe d'1 kilomètre sur 5 mètres en direction de la plage d'Erdeven, entre Lorient et la presqu'île de Quiberon.

     

    Il est 0H845 quand Philip arrive sur zone, pour vous ramener ces images impressionnantes et  inédites !

     

    ERDEVEN-DEC2011 5624 1

     

    ERDEVEN-DEC2011 5641 1

    La suite du reportage http://www.philip-plisson-blog.com


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  • sarkozy-nucleaire pics 590


    Réaction de Pierre Laurent, présent devant l'usine Areva de Romans, aux propos de Nicolas Sarkozy à Tricastin.

        







    Nicolas Sarkozy, en déplacement à Tricastin a mentionné, en parlant de l'accord PS-EELV qu'il y avait un risque de « mouvement massif de délocalisations ». C'est l'hôpital qui se moque de la charité !  

    Depuis bientôt dix ans que la droite est au pouvoir, Nicolas Sarkozy en tête, elle passe son temps à dérèglementer et privatiser. Elle a supprimé 30 000 emplois dans la filière énergétique et massacre l'industrie française. Elle fragilise la filière nucléaire en la soumettant aux logiques de rentabilité à court terme. Le président-candidat sert, en 2011 aux salariés du Tricastin, la même démagogie qu'aux salariés de Gandrange en 2008 avant de les trahir, laissant 575 salarié-e-s sur le carreau.

    Le Président de la République vient aujourd'hui à Tricastin faire peur aux salariés alors qu'il refuse tout dialogue de fond avec eux et avec les syndicats, sur l'emploi et l'avenir de la filière. C'est indécent.

    http://pcfnicenord.over-blog.com/


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