• Echos de la grève à Carrefour Market

    Samedi 14 mai, la CGT appelait à un mouvement de grève nationale dans les magasins Carrefour Market pour que « les employés de Carrefour Market obtiennent au moins les mêmes avantages que les salariés des Hyper Carrefour et avoir des salaires leur permettant de vivre dignement ». Les salariés des quelque 600 magasins Carrefour Market appartenant au groupe de distribution ont débrayé à cette occasion à travers le pays.

    Devant le magasin du Chambon-Feugerolles dans la Loire

    Quelques informations sur le mouvement dans les départements selon la presse régionale :

     

    - Creuse :

    Dans ce département, Carrefour Market est en effet présent à Aubusson, Bourganeuf, Boussac, Dun-le-Palestel, Évaux-les-Bains, Gouzon, Guéret et La Souterraine, ce qui représente au total environ 500 employés. Sur le plan départemental, cet appel a été diversement entendu. Ainsi, à Guéret et Boussac, par exemple ce mouvement n’a été pas ou peu suivi. En revanche, il l’a été un peu plus à Bourganeuf et encore plus à La Souterraine où une grande majorité du personnel a en effet suivi l’appel au débrayage, lancé par la CGT. (La Montagne, 15 mai)

    - Reims (Marne) :

    Les salariés des Carrefour Market estiment qu’ils ne sont pas assez payés. Florence Violet, employée au magasin Jacquart, remplit des rayons depuis 31 ans, elle gagne « 1 050 euros nets par mois ». Ça ne laisse pas beaucoup de marge à la fin du mois. Pour dénoncer ces bas salaires, une quarantaine de salariés venus des différents magasins de l’agglomération ont manifesté, hier matin, devant le Carrefour Market Clemenceau. Ils ont notamment réclamé les mêmes avantages que leurs collègues des hyper Carrefour, soit « une prime de 220 euros, une meilleure prime vacances et une remise de 10 % sur leurs achats ». Il leur faudrait aussi une augmentation de salaire « nettement supérieure à celle de 2 % accordée ».

    Leurs conditions de travail seraient aussi à améliorer : « Nous réclamons une augmentation des effectifs en favorisant le passage des « temps partiel » à « temps complet » pour ceux qui le souhaitent ». Ils veulent voir abandonner le concept « tous commerçants » qui implique notamment une « polyactivité » dans les rayons, qui génère des pressions et des changements d’horaire imposés. « Avant, on avait chacun notre rayon. On le gérait en commerçant. Maintenant, tout le monde est mélangé, on ne gère plus rien, on sert juste à faire du rempotage. » Inacceptable pour Florence qui est aussi déléguée CGT : « Au bout de 30 ans, se retrouver à faire une sorte de travail à la chaîne, c’est un recul contre lequel nous devons lutter ». La direction de Carrefour ne souhaite pas répondre point par point aux revendications des salariés : « Des négociations vont commencer mercredi. Nous allons, dans ce cadre, faire des propositions aux salariés. C’est tout ce qu’on peut dire pour le moment ».

    - Haute-Normandie :

    Ce samedi, le syndicat majoritaire chez Carrefour Market, la CGT, a donc appelé à une journée de débrayage dans les 45 enseignes de la région. Ils veulent obtenir les mêmes avantages que ceux accordés aux salariés de l’hypermarché Carrefour, soit, une prime net exceptionnelle de 200 euros au 31 juillet ou encore le passage de 7 à 10% sur les remises d’achats accordées au personnel. Tracts et pétitions seront distribués toute la journée à l’entrée des magasins, comme à Fleury-sur-Andelle. (France 3 Haute-Normandie, 14 mai)

    - Haillicourt (Pas-de-Calais) :

    Des drapeaux rouges de la CGT flottaient hier matin à l’entrée de Carrefour Market, à Haillicourt. L’image est suffisamment rare dans le monde de la grande distribution pour interpeller les clients, nombreux le samedi à venir faire le plein.

    Ces derniers étaient conviés par une poignée de salariées, épaulées par les forces vives de l’Union locale CGT, à signer une pétition. À l’image de Richard, plus d’une centaine ont obtempéré : « Je trouve tout à fait normal que le personnel gagne un peu plus d’argent, vu les profits engrangés par les groupes de la grande distribution.

    Qui n’aimerait pas gagner un peu plus ? » Que réclament exactement les salariés de Carrefour Market. Pour le savoir, il suffit de se tourner vers Claire-Marie Hivin, déléguée syndicale CGT. « Je travaille trente heures par semaine, mon salaire mensuel n’atteint pas 950 E. Les salariés à plein temps touchent 1 110 €. Les salariés du groupe Carrefour ont touché une prime exceptionnelle de 200 €, il est normal que ceux de Carrefour Market en bénéficient aussi. » Le tract distribué dénonce le fait que « Les employés de Carrefour Market en ont marre d’être les parents pauvres du groupe Carrefour. »

    Outre la prime de 220 € brut évoquée, Claire-Marie souhaite que soit augmenté le pourcentage de la remise octroyée lorsqu’elle fait ses courses. « Nous sommes actuellement à 7 % de réduction, plafonnée à 450 €. Les salariés de Carrefour dispose de 10 % de remise sans plafond. »

    La mise en place des tickets restaurant constitue un autre point de revendication des manifestants (environ 10 % de l’effectif) qui ont débrayé hier, entre 10 h et 11 h 30.

    Claire-Marie reconnaît que les salariées ne l’ont pas vraiment suivie. « Elles craignent les conséquences d’une grève. À cause des faibles salaires, les salariées sont souvent en situation précaire. Elles ont peur de perdre leur emploi. »

    La déléguée n’abandonne pas pour autant la lutte, se contentant de taper du poing sur la table aujourd’hui. « Il y aura d’autres initiatives dans les semaines qui viennent. »

    Comme on le découvre sur le tract, « les salariés se mobilisent en raison de l’ouverture ce mercredi 18 des négociations annuelles obligatoires (NAO). Deux autres réunions sont prévues les 31 mai et 9 juin. » (La Voix du Nord, 15 mai)

    Nîmes (Gard) :

    Isabelle affiche les données de l’équation sur une pancarte accrochée autour de son cou : « 10 ans dans l’entreprise, un contrat de 26 heures, 700 euros par mois. » Comme une trentaine d’autres salariés du Carrefour market de la rue Painlevé, elle était en grève hier, dans le cadre d’un mouvement national à l’appel de la fédération CGT Commerce.

    Les revendications ? Une augmentation de salaire supérieure aux 2 % annoncés, à l’occasion de l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s’ouvrent le 18 mai. Mais aussi un alignement sur le statut de leurs collègues des enseignes hyper Carrefour. Suite à la grève du 9 avril dernier, ceux-là avaient obtenu une prime de 220 euros brut ou encore des remises pouvant aller jusqu’à 10 % sur leurs achats.

    « Nous demandons aussi le retrait ou la modification du projet “tous commerçants”, insiste Frédérique Valat, déléguée du personnel de ce supermarché. Un projet avec lequel la direction entend notamment faire intervenir les salariés sur différents rayons, et ainsi diminuer le nombre d’emplois. Le tout, en ne conservant que des temps partiels… » Hier, seuls les agents de maîtrise (ou chefs de rayon) étaient à leur poste au Carrefour market de la rue Painlevé, soit un taux de gréviste de 80 % selon la direction locale (90 % selon la CGT). Les enseignes de Kennedy (quartier Pissevin) et de Pont-Saint-Esprit étaient aussi concernées par le mouvement. (Midi Libre, 15 mai)


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  • Commentaires

    1
    Vanessa
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