• Des murs de cons et des murs à la con, il y en a partout...

    Des murs de cons et des murs à la con, il y en a partout...

     
     
    Des mur de cons et des murs à la con, il y en a un peu partout dans le monde mais on n'en parle pas ou si peu...

    Il y a le mur entre le Mexique et les USA, celui entre l'Inde et le Bangladesh, entre la Grèce et la Turquie, celui qui sépare Jérusalem des Palestiniens, les murs que font les riches autour de leurs quartiers pour se protéger des pauvres.

     
    Entrée quartier résidentiel Mexique
     

    Il y a des murs de mensonges, des murs d'indifférence, des murs de haine et des emmurés dans leur silence et leur malheur. Des murs qu'on ne voit pas, des murs pour empêcher de voir.
     
     
    Et puis, est arrivé ce mur que nous n'aurions jamais dû voir, l'image fut volée dans un lieu privé et publiée par un journal (de droite) pour un scoop qui ne fait qu’accroître le désordre.

     
    Désormais la photo est visible par tous, certains s'y sont reconnus et en ont pris ombrage. Le "Mur des Cons", puisqu'il faut l'appeler par son nom, servit d'exutoire pendant les temps sombres d'un certain quinquennat où la justice et la magistrature furent malmenées, humiliées, dénigrées, suspectées.

    De tous les cons du mur, les plus cons ont hurlé à la une.

    Il faut savoir que la droite ne s'avoue jamais vaincue même quand elle a perdu, pour la gauche c'est différent, elle est se vit en vaincue même quand elle a gagné, elle a peur de la droite, courbe l'échine et multiplie les concessions.

    N'est pas con qui veut, c'est tout un art d'être con... D'ailleurs être traité de con n'est pas si grave que cela, la preuve :

    un président a dit "casse toi pauvre con" ... Il faut bien comprendre, et c'est là le subtil, que le mot le plus injurieux n'était pas "con" mais "pauvre"... Dans une société de consommation où le patriotisme consiste essentiellement à consommer plus et pas souvent bien, être pauvre est un crime.

    L'expression "riche con" n'existe pas, on dira toujours "pauvre con", même à un riche. Il faut donc en conclure que la connerie n'appartient qu'aux pauvres...

    Tout cela est un peu compliqué. Sur ce "mur des cons", il semblerait qu'il n'y aie pas beaucoup de pauvres, c'est sans doute cela qui a tant déplu. S'il y avait eu des militants syndicalistes, des grévistes, des meneurs comme on dit, des chômeurs,  des SDF, ce mur on n'en aurait jamais entendu parler. On aurait dit que c'était dans un espace privé, non ouvert au public, que ce mur n'existait pas. Ni les ministres, ni même les cons du mur s'en seraient mêlés...

    Et puis la connerie c'est plutôt rigolo, on est tous cons un jour ou l'autre, on dit tous des conneries... C'est normal, non ?

    Le drame, c'est que ce sont des magistrats qui ont fait cela, des magistrats épris de justice et qui en avaient assez d'être pris pour des cons... sans cesse empêchés de faire leur travail... Ils ont défoulé et renvoyé la balle ... ce n'était que justice après tout. Mais comme dit la chanson : il aurait pas fallu...

    Maintenant tout le monde s'en mêle, et dit n'importe quoi.

    On est mal parti, et ce "mur des cons" est plus un "con de mur" qui fera des dégâts. Les vauriens de la république ne veulent pas être jugés, ils trouveront là un moyen de récuser sans cesse certains magistrats, sous prétexte qu'ils appartiennent à un certain syndicat qu'il faudrait interdire.

    L'affaire est à suivre, sûrement, on en entendra reparler.

    En conclusion je pense à la chanson de Jacques Brel, vous savez celle sur les bourgeois qui ...

    Maryvonne Leray

     

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