• C’est au pied du mur que l’on reconnaît le bon français socialiste

    le 25 juillet 2012 12 h 03 min


    Reflets_Chine 06

    Étonnant peuple que celui de la France socialiste. Même si l’on savait déjà que l’actuel président avait été élu pour chasser le précédent jugé trop « bling-bling », un sondage du Figaro auprès de ses lecteurs vient renforcer cette réalité. Comme dans tout sondage il faut en relativiser le résultat, surtout que ce média ne se positionne pas particulièrement sur l’électorat historique du PS, ce malgré de visibles efforts de « lèche-bottes » ayant suivi l’élection de François Hollande.


    Comme le savent ceux qui ont souscrit un abonnement téléphonique mobile et ont eu besoin des services de l’assistance, la plupart des centres d’appels sont délocalisés dans des pays à bas coût de main d’œuvre comme certains pays de l’Est de l’Europe ou du Maghreb. Cette délocalisation a inspiré notre valeureux ministre du redressement productif en lui donnant une idée. Celle-ci consiste à rapatrier 10 000 emplois vers la France en accord avec les opérateurs téléphoniques. Ceux-ci ne désirant pas supporter ce surcoût de masse salariale, le ministre a alors indiqué que le supplément correspondrait à 20 centimes par mois et par abonné.


    C’est là qu’intervient le Figaro avec une question dont la réponse semble évidente lorsque l’on entend à longueur d’année les pleurnicheries sur les délocalisations en Asie et en Chine en particulier. Si une forte majorité se dégage de cette mini-enquête d’opinion, le résultat est des plus surprenants. La question était celle-ci, et ne souffre donc d’aucune ambiguïté :


    Êtes-vous prêt à payer votre assistance téléphonique pour sauver des emplois en France ?

     

    Réponses :

    Non = 76 %

    Oui = 24 %


    Dans leurs commentaires, les lecteurs justifient hypocritement leur choix non pas d’un refus de permettre la création d’emplois en France, mais par le fait que c’est aux opérateurs de prendre sur eux ce supplément. Imaginez un instant le président d’une de ces sociétés commerciales (il faut le rappeler) annoncer à ses actionnaires qu’il a pris la décision de relocaliser tout ou partie des emplois en France, mais qu’en contrepartie les bénéfices et donc les dividendes versés seront réduits d’autant. On peut être certain qu’à la sortie de la réunion, ce ne sont pas des applaudissements auxquels doit s’attendre le dirigeant, mais à devoir signer sa lettre de démission.


    Si cette réaction épidermique n’était qu’une exception, le mal ne serait que limité. Le problème est qu’elle n’est que le reflet d’une situation généralisée tendant vers le « Je veux tout, mais sans effort et sans gêne ». Il en est en effet de même pour l’industriel (Kris) qui se voit refuser une extension de ses bâtiments par une municipalité parce que jugée ennuyeuse pour les riverains, de cette usine de traitement de déchets causant une forte opposition de la population ainsi que de nombreux autres exemples. (1)


    Ce que n’a pas l’air d’avoir assimilé la France socialiste (terme parallèle à la Chine communiste), c’est que rien de positif ne sera possible sans effort, que celui-ci soit financier ou lié à quelques nuisances. Parce qu’il est difficile de travailler en usine sans se salir un minimum, que cette même usine est appelée à polluer malgré la ribambelle de normes, qu’un coût plus élevé de production doit être en partie supporté par la population, les Français doivent mettre un frein à une mentalité des plus égoïste où l’on exige tout en contrepartie de rien. Si la Chine et autres pays émergents connaissent une forte évolution c’est certes en raison de leur retard, mais surtout parce qu’ils ont accepté de gré ou de force les inconvénients liés aux avantages, l’un n’allant pas sans l’autre.


    Il faudrait enfin que les dirigeants politiques aient le courage (antinomie ?) d’expliquer qu’une entreprise à pour vocation à gagner de l’argent et à en faire gagner à ses actionnaires qui sont également ceux qui ont investi dans la société. Une entreprise quelle qu’elle soit n’a donc aucune vocation sociale et n’a pour objectif que de préserver ses propres intérêts. S’ils ne veulent plus de ce système, il leur faudra donc alors s’orienter vers celui dont ils se moquent régulièrement en étant faussement présenté comme celui encore appliqué en Chine. Pour résumer, « Camarade choisit ton camp » et cesse de vouloir « manger à tous les râteliers ».


    © 2012, Reflets de Chine. Tous droits réservés. La reprise même partielle des articles est soumise à une autorisation.


    Note : 

     1- Il ne serait pas scandaleux de faire le parallèle avec ce qui se passe sur le Bassin d’Arcachon avec l’usine « Smurfitt ». C'est ce genre d'attitude qui conduit à l'exportation de nos pires "saloperies" vers l'Afrique. Ou envoi l'industrie papepière vers l'Amazonie avec toutes les conséquences que l'on connait. Mais peut-être préfèrent-ils les sacs pastiques au lieu et place des sacs papier produit à partir du Kraft produit par l'usine de Facture ? Oubliant au passage que cette usine participe d'une filière. Ce qui ne veut pas dire ne pas interpeler sur les problèmes environnementaux, mais avec esprit de responsabilité. Mais peut-être pour certains est-ce trop demander ?

    http://www.pcfbassin.fr/


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