• Avec les candidats communistes, résister, se rassembler, agir

    Avec les candidats communistes,
                                  résister, se rassembler, agir ...

    Santé



    Le capitalisme s’avère incapable de résoudre les problèmes auxquels est confrontée l’humanité dont la démographie connaît une courbe exponentielle. Les nouvelles générations, et c’est patent en France, vivent plus mal que les précédentes. Il y a un blocage dans tous les domaines.

    Sarkozy joue très bien le rôle qui lui est assigné par les actionnaires du CAC 40 et on ne peut réduire les critiques à sa seule personne. De même qu’on ne pouvait réduire l’offensive contre les retraites à la seule responsabilité du ministre qui l’a engagée. Woerth a démissionné, le problème reste entier. Dans un registre voisin, la mise en cause du comportement de Michèle Alliot-Marie, si contestable soit-il aux yeux de la morale, n’est pas suffisante. Les premiers ministres se succèdent, cela ne change rien quant à l’aggravation continue de nos difficultés.

    Les élections cantonales peuvent être l’occasion d’exprimer clairement une autre exigence que la gestion d’un capitalisme en fin de course, celle d’une rupture avec l’ordre des choses existant et partant celle du besoin d’un parti révolutionnaire à même de répondre aux attentes d’aujourd’hui..

    Nous voulons aider à un rassemblement à la gauche de la Gauche, de créer une alternative politique à gauche – citoyenne, écologique et solidaire, pour en finir avec l’hégémonie UMP-PS dont les politiques, au fil des ans, se sont soldées par des échecs (chômage, casse du service public), et par des crises :

    Crise économique et financière. On en fait payer le prix aux salariés mais pas aux responsables.

    Crise écologique. On nous cache la gravité du problème pour ne pas nuire au productivisme capitaliste basé sur le profit.

    Crise morale. Perte de confiance des Français dans la politique et les représentants politiques.

    Crise démocratique. Les prises de décisions échappent de plus en plus aux citoyens.

    Dans notre département, 12% des agriculteurs sont au RSA.


    NON, le mépris de nos gouvernements n’a pas vocation à durer.

    Aujourd’hui le rassemblement, indispensable, doit se faire sur un travail au plus près des gens, non dans les états-majors.


    Pour le pouvoir en place, l’année 2010 aura été celle des « réformes » des retraites et des collectivités territoriales. « Réformer », c’est le dictionnaire qui le dit, signifie « changer pour améliorer une situation donnée ». Cela n’a pas été le cas avec Sarkozy et son gouvernement qui, au lieu d’améliorer, n’ont cessé de détruire ce qui existait au nom de la résorption des déficits. Conclusion : ce sont aujourd’hui les retraités, la Sécurité sociale, l’école, les hôpitaux, le budget des communes et des départements qui sont dégradés et menacés. D’en haut, ils nous disent tous : « Ce que vous demandez n’est pas possible, vous savez bien qu’il n’y a plus d’argent, etc., etc. ». Vous l’avez compris, ils nous prennent pour des billes. Pour preuve, selon l’IREC (Institut de Recherche Economique et Sociale) il y a entre 120 et 170 millions d’euros qui chaque année passent de la sphère du travail à celle du capital, comme ça, comme par enchantement. Ce sont là des milliards volés au travail des Français. Au niveau le plus bas de ce détournement, il représente 10 fois le déficit de la Sécurité sociale, et 20 fois celui des retraites !

    L’année 2011 ne doit pas être une simple transition en attendant les présidentielles de 2012 dont les médias parlent déjà. On nous remet tous les jours une couche à la télé, et on nous éloigne collectivement des vrais débats. Sur les retraites, le pouvoir est passé en force en 2010, au mépris des millions de Français qui se sont mobilisés pour marquer leur hostilité au gouvernement. Mais le mécontentement et l’exaspération sont toujours là, 2011 doit continuer le combat commencé, pour que petit à petit se structure et s’impose dans le pays une alternative populaire vraiment à gauche, sur la base d’un programme populaire et partagé .

    Le rôle utile du Parti Communiste Français

    Pour la presse écrite, la radio, la télévision, les Communistes ne comptent plus, ou si peu. Et pourtant :

    -Ce sont les propositions des parlementaires communistes qui ont obligé à parler de la retraite à 60 ans.

    -Le Front de Gauche, qui s’inscrit maintenant dans le jeu politique en France (7% des voix aux Européennes) est une idée avancée par les Communistes pour rassembler à Gauche.

    -Ce sont les propositions des économistes communistes qui sont au centre du débat sur les orientations à donner à la BCF (Banque Centrale Européenne) pour sortir de la crise. -Les élus communistes sont toujours présents aux avant-postes pour combattre la « réforme » gouvernementale des collectivités territoriales, réforme dont le but, nous y reviendrons, est de limiter le pouvoir des élus et de casser la Démocratie.

    -C’est le PCF, pas un autre parti, qui a proposé au plan national la création d’un Grand Service Public du Logement et de l’Habitat qui pourrait et devrait permettre à chacun d’accéder à un logement décent à un prix raisonnable. Quand on connaît l’état de délabrement du HLM  , on peut se poser de vraies questions sur la capacité de la Droite locale à apporter des solutions efficaces aux problèmes dont souffrent au quotidien tous les « sinistrés » de ces HLM.

    - Voici enfin la proposition majeure du PCF : assurer graduellement à chaque actif du pays soit un emploi, soit une formation rémunérée lui permettant par la suite d’accéder à un emploi de meilleure qualité. Cette nouvelle Sécurité sociale serait financée par un prélèvement sur les richesses produites dans l’entreprise, elle aurait l’avantage de ne pas s’opposer à la dynamique d’innovation des entreprises et d’assurer à chacune et chacun sa dignité. C’est là un enjeu de civilisation majeure ; les Communistes luttent contre la multiplication des emplois précaires et temporaires, c'est-à-dire le sous-emploi de masse.

    Il ne fait aucun doute que la pression de tous les médias est permanente pour tenter de réduire, voire d’éliminer si possible le courant communiste, opposant permanent aux politiques de la Droite. Le Parti socialiste qui pourtant se dit à gauche s’en accommode fort bien !

    Le Parti Communiste Français, depuis 1936 et la Libération, a toujours été aux avant-postes des avancées sociales dans ce pays, mettant en place en 1945 notre système de Sécurité sociale, toujours envié partout dans le monde malgré les attaques qu’il ne cesse de subir.  La Droite a toujours su qu’avec le PS, elle pouvait trouver des terrains d’entente, mais elle s’est toujours heurtée à l’intransigeance des Communistes, dont l’action a toujours été de défendre farouchement le Service public et le Bien commun, contre les appétits du MEDEF et des capitalistes. La Droite a toujours voulu casser le PCF et casser l’espoir d’une réelle opposition à gauche. Cela fait plus de 60 ans que cela dure et elle n’y est toujours pas parvenue. Vous le voyez, chers amis, le PCF n’est pas mort. Au contraire !   

    L’idée du Communisme

    L’oligarchie politique, financière et médiatique, qui impose la domination capitaliste à l’échelle du monde, n’ouvre pas sur des solutions politiques, car l’argent roi n’est pas une valeur citoyenne. En préférant le profit à la solidarité, en étouffant la Démocratie comme elle le fait partout, cette oligarchie, disons plus simplement le capitalisme, se condamne lui-même. Le monde a trop souffert de dictatures, de génocides, de régimes politiques basés sur la terreur et l’organisation militaire. Cela ne peut durer indéfiniment. Ce qui se passe en Tunisie et en Egypte en est l’éclatante illustration. Le pouvoir, le vrai pouvoir, n’est pas celui des banquiers et des gouvernants, à l’image de Ben Ali, le vrai pouvoir est populaire et citoyen, il ne peut en être autrement et l’idée de gouvernement par le peuple reste subversive aujourd’hui, même en France, pays des Droits de l’Homme, et c’est pour cela qu’elle est attaquée de toutes parts. Sur le terrain d’un monde qui se perd parce qu’il oublie de plus en plus la Démocratie, l’Idée du Communisme va faire son chemin, car le Communisme, en tant que projet politique, c’est l’organisation du Bien commun, pas de manière militaire, mais par la Justice sociale et la Solidarité. Parce que le monde et la vie peuvent être si durs, nous avons tous besoin de protection, et cette protection ne peut venir que de l’entraide et du soutien mutuel devant nous permettre de mieux faire face aux aléas de la vie, de l’emploi, de la santé et de la vieillesse.

    Depuis la chute du mur de Berlin, beaucoup ont dit le Communisme était mort. Et en en France que le PCF était mort lui-aussi. En Europe de l’Est, l’idée du Communisme a été instrumentalisée et organisée en système dictatorial. Ce n’était pas le Communisme.

    Si le mot « Communisme » ne vous plaît pas, vous pouvez dire « renouveau citoyen », « réappropriation citoyenne », que sais-je encore, mais puisque pour demain nous voulons l’organisation équitable du Bien commun, le mot Communisme, en tant que projet politique, nous semble le plus approprié. Alors, gardons-le et concluons :

    - Le Communisme, c’est l’unité possible entre intellectuels, étudiants, ouvriers et gens du peuple. Il est la rencontre des gens qui ne se rencontrent plus.

    - Le Communisme c’est une société délivrée de la règle des intérêts, une société dans laquelle ce que l’on cherche, ce que l’on fait, ce que nous voulons n’est pas réglé de bout en bout par les intérêts individuels ou les intérêts de groupe.

    - Le Communisme enfin, c’est la Paix, dans un monde aujourd’hui déchiré par des guerres ouvertes ou larvées, le Communisme c’est l’Internationalisme, c’est-à-dire que ce qui pour nous Français nous semble bon et bien, doit aussi être bon et bien pour tous les humains qui souffrent à l’échelle du monde.

    Voilà ce que trois générations de Communistes ont pensé depuis la création du Parti en 1920 et nous n’avons jamais été plus convaincus qu’aujourd’hui de la pertinence de nos idées pour aujourd’hui et pour demain, pour un monde de Justice et de Paix.

    Voilà qui nous sommes, nous le disons avec fierté, ne nous accablez pas, la Droite s’en charge ouvertement et d’autres de manière plus insidieuse.

    Les communistes étaient engagées ces derniers mois aux côtés de millions de salarié-e-s, de chômeurs, chômeuses , de retraité-e-s, d'étudiant-e-s et de lycéen-ne-s dans un grand mouvement social qui ne se limitait pas à la défense des retraites, même si le rejet de la loi Sarkozy-Woerth de casse du système par répartition était au coeur de la mobilisation.
        Celles et ceux qui sont descendus à plusieurs reprises dans la rue ont fait le lien entre les retraites, l'emploi, les salaires, la lutte contre la précarité, les inégalités et les reculs démocratiques.
        Ce n'est pas la première fois que nous nous retrouvons au coude à coude dans les luttes. De la campagne du NON de gauche à la constitution européenne au référendum pour le Poste, nous avons déjà oeuvré ensemble. Nous sommes aussi engagé-e-s ensemble dans de nombreuses luttes sociales et citoyennes.

    Nous avons des différences et des divergences, mais ce qui nous rassemble est une volonté commune de combattre les diverses facettes de l'ordre libéral qui, en France comme dans toute l'Europe, remet en cause les droits sociaux et les services publics.
        Cette volonté est d'autant plus forte, d'autant plus nécessaire dans notre canton face aux politiques de régressions sociales et démocratiques du gouvernement Sarkozy.
        Les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains sont certes des élections locales, mais elles auront aussi une dimension nationale certaine qui justifie d'unir nos forces pour combattre la droite et son extrême.

    Nous porterons ensemble ces quatre idées fortes :

            - Démocratie et libertés :
        Nous agirons pour la réappropriation citoyenne des institutions en créant une démocratie active, un conseil général citoyen par canton en mettant à la disposition des citoyens et citoyennes les informations et les espaces de débats nécessaires avec entre autre l'élaboration citoyenne du budget.
        Nous continuerons à nous opposer à la réforme territoriale votée par Sarkozy et sa majorité qui supprime les élections à la proportionnelle des conseillers régionaux, qui prépare une immense réduction des fonctionnaires territoriaux et qui bafoue les institutions de proximité en vidant de leur substance les départements pour donner tous les pouvoirs aux métropoles.

            - Aménagement du territoire :
        Nous voulons un aménagement du territoire respectueux de la population et de l’environnement qui conjugue à la fois préoccupations sociales et écologistes.
        Nous défendrons un urbanisme alternatif respectueux de l'environnement, un schéma des transports cohérent accessibles à tous et toutes, permettant de limiter l'émission des gaz polluants.
        Nous défendrons la réimplantation d'activités économiques de proximité à vocation sociale et écologique, nous imposerons une politique de quota de terres agricoles à chaque commune, une réhabilitation de l'agriculture de proximité à circuit court respectueuse des normes biologiques.
        Nous nous opposerons au tout-incinération pour développer une politique alternative de traitement des déchets basée sur le tri, le recyclage et la méthanisation ainsi que l’incitation à moins de production de déchets par les entreprises.
        Nous nous opposerons également frontalement à la conception qui prévaut pour l'urbanisation de la plaine du Var et au projet de l'OIN qui consiste à bétonner et polluer encore plus cette vallée au lieu de préserver ses ressources écologiques et agricoles pour le plus grand profit de Vinci et autres groupes financiers.

            - Une autre répartition des richesses :
        Nous vivons dans un département où se côtoient les plus grandes inégalités sociales tout particulièrement aggravées par le coût du logement. Nous refusons la déresponsabilisation sociale des entreprises avec la suppression de la Taxe Professionnelle.
        Dans notre pays, la fiscalité ne joue plus son rôle de solidarité et de partage des richesses. La fiscalité professionnelle doit permettre de favoriser l’emploi et l’écologie et de pénaliser les flux financiers spéculatifs. Les « impôts locaux » doivent prendre en compte les situations sociales des citoyens.
        La priorité sera donnée au rattrapage du retard en matière de construction de logements sociaux.
        Le conseil général doit arrêter de pallier les carences de l'État en finançant des investissements qui devraient l’être par l'État (commissariat, gendarmerie...). Il doit au contraire exiger de l'État le versement des dotations nécessaires pour faire face à ses obligations dans le domaine social.

            - Priorité au service public :     
        Les services publics sont un élément essentiel du lien social sur tout le territoire. La défense et le développement des services publics sur tout notre département passent par une association permanente des citoyennes et des citoyens dans l’expression de leurs besoins et leur regard sur la gestion.
        Nous souhaitons que le conseil Général favorise la mise en régie publique de l’eau dans les communes.
        Nous instaurerons la gratuité des transports collectifs et la mise en place d’une régie départementale des transports.
        Nous souhaitons la suppression des subventions aux établissements éducatifs privés, le respect de l’égalité Homme/Femme des emplois au Conseil Général,
        Nous voulons développer la politique sociale du département :
    - un véritable service public pour les personnes âgées et les personnes dépendantes, au plus près de leurs attentes et dans le respect de leur dignité,
    - un renforcement du service de PMI et de prévention pour la jeunesse,
    - un accompagnement souple et humain en particulier pour les personnes les plus défavorisées.
        Par les aides aux associations, nous développerons le tissu associatif du département qui aura pour but de recréer du lien social sur tout le territoire, permettre l’accès à la culture, aux sports et aux loisirs à tous.
        Nous voulons une politique de subvention des investissements aux communes juste et fondée sur les besoins des populations et non sur le copinage politique et sur le clientélisme.
        Nous sommes profondément attachés au service public d’éducation, laïque, obligatoire et gratuit. C’est pourquoi nous réorienterons les dépenses du Conseil Général vers les établissements publics, vers la création d’emplois pérennes pour permettre un renforcement de la présence humaine dans les collèges plutôt que multiplier les dépenses de caméra de vidéosurveillance.


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