• Avant le second tour

    http://resistanceinventerre.files.wordpress.com/2012/04/breveon4851.jpg?w=320&h=161    

     

    Ce n'est pas parce que le sarkOrban cherche des échasses pour se hisser au niveau des gros sabots de Hollande qu'il faudrait perdre le nord ou rester neutre devant le combat entre perfidfaschix et socialdémocratix.

     

    Non pas pour choisir un camp et s'y aligner mais pour dire que même si l'affrontement, au delà de celui des hommes, pour l'avenir du système n'existe pas, le choix c'est République ou État au sens où Pétain (qui rappelons le au corps social des journalistes -l'Huma-compris- n'est pas (plus) maréchal depuis sa condamnation par la justice de la France libérée) l'avançait.

     

    Différence : les bandes qui maintenant soutiennent l'un des champion font révulsif, toutes.

     

    Ce n'est pas bien au contraire le faisceau de déclarations qui depuis le discours de Longjumeau est devenu officiellement celui de l'état français qui va inverser l'impression qui devient certitude. La déclaration de guerre au monde du travil à l'occasion du 1er mai est là pour le confirmer. 


    Hollande n'est pas, ne sera pas, ne peut être l'issue.


    Sommes nous entre le choix Pétain-Daladier (puisque l'Histoire est convoquée comme témoin) ?


    Non.


    Mais ne pas porter devant l'histoire une neutralité qu'à tord on reproche aux communistes allemands.


    Comment choisir sans choir entre celui qui de plus en plus se glisse dans la défroque de son modèle hongrois Viktor Orbán et un papandréou au point que le débat devient Sarkorban contre Hollandréou ?


    Chacun trouvera la forme de sa réponse. La Canaille tend à appeler à faire barrage à tout ce qui ressemble de près ou de loin au fascisme.

     

    Dans ce concert où chacun tente de jouer sa partition, il est surprenant et rare de voir un édito du Monde comme celui de ce jour.

     

    Faut-il que le Troll du CAC à rentes ait poussé le bouchon trop loin pour que le média valorisateur du sorbet à l'eau tiède s'inquiète de la fonte des glaces.


    Sarkozy et le FN : la fin ne justifie pas tous les moyens

    LE MONDE | 25.04.2012 à 12h31 • Mis à jour le 25.04.2012 à 15h21 

     

     

    ÉDITORIAL. Le président de la République est, par définition, le président de tous les Français. Il représente, autant qu'il est possible, l'ensemble de la collectivité nationale. Il est donc logique que les candidats à la fonction s'adressent à tous les électeurs, y compris, évidemment, ceux du Front national. Surtout quand ceux-ci ont été 6,4 millions à voter, le 22 avril, pour Marine Le Pen.

    Dès le lendemain du premier tour de scrutin, François Hollande et Nicolas Sarkozys'y sont donc employés. Le candidat socialiste, en analysant ce vote FN comme l'expression d'une "colère sociale" et en cherchant à convaincre ces électeurs que"c'est la gauche qui les défend". Le candidat de l'UMP, en assurant que les électeurs de Mme Le Pen sont la voix de "la France qui souffre", qu'ils n'ont "pas de leçon de morale" à recevoir et qu'il a bien l'intention de les "écouter"les "entendre"et leur "parler ".

    Le problème - lourd, blessant, presque humiliant pour tout républicain, de droite comme de gauche - est que le président sortant a franchi, depuis deux jours, la frontière entre compréhension et compromission. Certes, il a assuré, mercredi 25 avril, qu'il n'y aurait "pas d'accord" avec le Front national, ni de ministres FN s'il est réélu. C'est bien le moins.

    Mais il a désormais adopté le langage, la rhétorique et, partant, les idées, ou plutôt les obsessions, de Mme Le Pen. Ainsi de cette façon d'attiser les peurs de la société française plutôt que de tenter de les apaiser. Ainsi de cette stigmatisation des "élites", jetées en pâture au "peuple". Ainsi de cette dénonciation du"système", dont on se demande bien ce qu'il est, sinon la République dont il devrait être le garant.

    Cette empathie constitue une faute politique. La présidente du Front national a beau avoir débarrassé son parti de ses scories et saillies les plus choquantes, le coeur du projet lepéniste reste ce qu'il a toujours été : rétrograde, nationaliste et xénophobe.

    Malgré des hésitations de tel ou tel, à certains moments comme lors des régionales de 1998, les responsables de la droite avaient toujours, jusqu'à présent, récusé ces idées. Pendant des années, l'ancien président Jacques Chirac avait courageusement rappelé que la République française assure l'égalité de tous,"sans distinction d'origine, de race ou de religion", selon les termes de la Constitution. Céder, si peu que ce soit, sur cette exigence ne peut que renforcer le Front national. Et placer la droite, demain, dans une situation bien vulnérable.

    C'est également une faute morale. En politique, comme ailleurs, la fin ne justifie pas tous les moyens. L'élection ne légitime pas tous les cynismes. Sauf à donner un peu plus raison aux philippiques de Mme Le Pen contre les "mensonges" des dirigeants français. Sauf à y perdre son âme.

    C'est enfin un aveu d'impuissance. En 2007, Nicolas Sarkozy avait su convaincrequ'il saurait apporter des réponses au désarroi ou au désespoir de cette "France qui souffre". Se situer, cinq ans plus tard, sur le terrain même de Mme Le Pen revient à admettre qu'il n'y est pas parvenu.

    La Canaille pour toutes les raisons qui scandent les p@ges de son c@ranet ne fera pas campagne pour le candidat du PS mais pour toutes les colères qui animent sont combat contre les droites sous toutes leur forme, leurs alliances chromosomiquement établies, il appelle à y faire barrage.

    Par canaille le rouge


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