• ArcelorMittal : les syndicats satisfaits après leur rencontre à l'Élysée

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    Les responsables syndicaux d'ArcelorMittal ont  rencontré François Hollande. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a annoncé la mise en place d'une "mission d'expertise" sur "les perspectives industrielles" du site sidérurgique de Florange.

    "On a rencontré un président très au fait de la situation industrielle du site de Florange, qui s'est exprimé de manière très consciente de l'urgence qu'il y avait à agir, et surtout qui a été très concret", a affirmé Dominique Gillier, secrétaire général de la CFDT-métallurgie, en allusion à la mission d'expertise qui va être désignée. "On est conscient que ça sera difficile, parce que c'est un bras de fer qui s'engage avec M. Mittal", a-t-il ajouté. Même tonalité pour Philippe Verbeke (CGT-Métallurgie) pour qui "on ne peut pas laisser des financiers détruire à petit feu la sidérurgie comme ils sont en train de le faire par l'intermédiaire de Lakshmi Mittal", le PDG d'ArcelorMittal. Enfin, pour Walter Broccoli (FO), "il y a de l'espoir de voir couler encore de l'acier en Lorraine (...) le combat continue, et on est sûrs de gagner".

    Le chef de l'État a demandé au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de mettre en place une "mission confiée à un expert indépendant", souligne l'Elysée dans un communiqué. "Dans l'attente des conclusions de cette mission, il est demandé à la direction d'ArcelorMittal de ne procéder à aucune annonce sur l'avenir du site et de ses salariés", ajoute la présidence. Cette "mission d'expertise indépendante" portera "sur les perspectives industrielles du site de Florange" et rendra son rapport "dernier délai le 30 juillet", a déclaré Arnaud Montebourg après avoir participé à la rencontre à l'Elysée. "Elle consultera l'ensemble des parties prenantes, notamment l'intersyndicale, les élus, les collectivités territoriales et sera pilotée par un expert que je désignerai", a-t-il affirmé, ajoutant : "sur la base de ces analyses, nous prendrons les décisions qui s'imposent avec l'ensemble des parties prenantes". "Cette mission s'attachera à analyser les perspectives du marché européen et mondial, elle examinera le projet en priorité Ulcos et toute autre forme de projet qui a été soit initié par ArcelorMittal, soit à l'initiative de l'intersyndicale et examinera avec précision les perspectives industrielles pour que ce site soit un site viable, performant sur le long terme et soit maintenu", a également affirmé le ministre. Le projet baptisé Ulcos vise à faire de Florange un site pilote de captage-stockage de C02, pour lequel un cofinancement européen a été demandé. Une réponse est attendue pour novembre.

    Une stratégie commune des sites européens d'ArcelorMittal. Par ailleurs, le ministre a déclaré qu'il effectuerait "une tournée européenne des ministres de l'Industrie des pays qui sont eux aussi le siège de sites industriels ArcelorMittal", afin de définir à l'égard de la société "une stratégie commune". Cette concertation concerne la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne et le Luxembourg, précise le communiqué de l'Elysée. A l'issue de cette audience, le chef de l'État a également salué une délégation de salariés qui avaient effectué une marche de Florange à Paris au printemps dernier. Le groupe indien ArcelorMittal a annoncé le 1er juin la prolongation pour les six prochains mois de l'arrêt des deux hauts fourneaux de Florange, la demande d'acier en Europe n'ayant pas retrouvé ses niveaux d'avant la crise de 2008. Une bonne partie des 2.500 salariés de ce site sont en chômage partiel.


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