• ArcelorMittal : La solution n’est pas syndicale, elle est politique

    ArcelorMittal : La solution n’est pas syndicale, elle est politique

    La lutte pour le maintien des outils et des emplois est rentrée dans une nouvelle phase dans le bassin sidérurgique liégeois. Mittal a décidé d’accélérer et veut clôturer au plus vite les négociations pour envoyer les C4. Les travailleurs ne l’entendent pas de cette oreille.

    Damien Robert

    La semaine dernière, les syndicats ont obligé le gouvernement de la Région wallonne à se mouiller dans les négociations. En effet, il y a un peu plus d’un mois, Jean-Claude Marcourt, le ministre de l’économie du gouvernement wallon avait déclaré que le problème chez Mittal était syndical et pas politique. Une façon de renvoyer la balle aux travailleurs et aux organisations syndicales pour leur faire porter le chapeau d’une fermeture que le gouvernement a déjà entériné malgré ses promesses. En effet, le gouvernement est mal à l’aise avec ce dossier dans lequel il multiplie les promesses d’expropriation et de sauvetage des outils  (soit via un repreneur, soit via une éventuelle mise sous statut public) mais pour lequel il n’ose pas faire autre chose que des déclarations gratuites.

    Cette déclaration a poussé les organisations syndicales à revendiquer que le gouvernement se mouille dans le dossier. Ce qu’il a été obligé de faire en acceptant de participer à des négociations tripartites.

    Contre attaque

    Les travailleurs, qui sont en attente d’un résultat positif et qui sentent que l’issue que Mittal veut imposer ne leur est nullement favorable, ont décidé de passer à la contre attaque. Jeudi, des assemblées ont été organisées par la FGTB sur tous les sites et à chacune des pauses. Progressivement, les masques commencent à tomber. Ces derniers jours, il apparaît de plus en plus clair à un nombre grandissant de travailleurs que Mittal ne veut rien négocier. Et que le gouvernement  est prêt à laisser faire Mittal.

    Lors de ces assemblées, les travailleurs ont donc décidé de monter à Namur ce lundi pour mettre la pression sur le gouvernement lors de la réunion tripartite entre ce dernier, les organisations syndicales et Mittal.

    Un front commun uni

    En outre, nombreux sont les travailleurs qui réclament le retour d’un front commun uni pour l’emploi et le maintien des outils. Il est difficile de prévoir l’avenir et les décisions qui vont tomber dans les jours ou dans les semaines à venir. Mais une chose est sûre, Mittal ne veut rien négocier. Tout d’abord, il ne veut pas revenir sur l’annonce de fermeture des lignes de janvier 2013. Ensuite, sa vision industrielle sur les 5 lignes restantes ne garantit même pas leur survie. Enfin, le volume d’emploi sur ces 5 lignes serait restreint, avec une forte externalisation et aucune garantie salariale.

    Si l’intransigeance de la multinationale ne fait aucun doute, la combativité des sidérurgistes a retrouvé des couleurs. Ils sont de plus en nombreux à défendre, à raison, que seule leur lutte pourra obliger les politiques du gouvernement à sauver leurs emplois et leurs outils. En exigeant notamment que le gouvernement mette la sidérurgie sous statut public et en utilisant le décret expropriation qui a tant été vanté par le ministre de l’économie. C’est la seule solution crédible pour le maintien de la colonne vertébrale de l’économie de la région et du bassin liégeois.

    http://www.ptb.be


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :