• Appel solennel contre l'ANI

    Le 9 Avril dans toute la France, à l’appel de la CGT, il n’y aura pas de « petites actions » pour s’opposer à la régression historique du droit du travail que contient le projet de loi de la « sécurisation de l’emploi » (dans le cadre de l’ Accord National Interprofessionnel).

     

    Ils parlent d’un « accord historique » !!!

     

    Nous, nous disons que c’est un « véritable coup de poignard dans le dos de tous les salariés ». Ce serait la pire loi votée contre le droit du travail. Pas un précaire ou un chômeur en moins, mais pour « amadouer les patrons », le CDI intermittent sera créé, ainsi que les mutations forcées et les baisses de salaires contraintes. Il y aura moins de protection pour les salariés, moins de prud'hommes, moins de critères sociaux pour les licenciements. Les complémentaires santé seront livrées aux assurances privées.....  Donc à terme, aggravation de la situation des femmes qui seront encore plus touchées par cette insécurité dans  le travail.

     

     

    L’examen du projet de loi sur la flexibilisation du marché du travail, basé sur l’accord de régression sociale du 11 janvier 2013, a commencé à l’Assemblée nationale. Le gouvernement, qui voudrait que le texte soit applicable avant l’été, a décidé d’une procédure législative accélérée.

     

    L’accord Medef du 11 janvier prétend poser les bases d’un « nouveau modèle économique et social.

     

    Quelques exemples : qu’il faut détailler :


    - il détruit les garanties collectives nationales comme socle minimal applicable à chaque salarié quelle que soit la taille de son entreprise. Il favorise les accords d’entreprise, voire le « gré à gré », en « oubliant » que le salarié n’est pas libre de ses choix, seul face à son employeur ;


    - le contrat de travail signé n’est plus une garantie pour le salarié puisqu’il peut être suspendu (jusqu’à 2 ans !) par un accord d’entreprise ;


    - la mobilité imposée devient la règle, même si le contrat de travail ne la prévoyait pas, avec pour sanction le licenciement si le salarié la refuse ;


    - il réduit les moyens pour le salarié d’obtenir réparation auprès de la justice, par exemple en ne permettant pas de remonter au-delà de trois ans pour demander aux Prud’hommes des salaires ou des heures supplémentaires non payées. Cette mesure va particulièrement frapper les salariés des petites entreprises dépourvues de syndicats ;


    - la consultation sur la réalité du motif économique s’efface derrière la négociation sur le contenu du « plan de sauvegarde de l’emploi » et le processus de consultation du CE. À quoi pourra bien servir une éventuelle loi sur les licenciements boursiers si on ne peut plus débattre de la véracité du motif économique ?

     

     

    Le mécontentement s’élève, au fur et à mesure que les salariés, les citoyens prennent connaissance du texte.

     

    La CGT, avec d’autres organisations syndicales appelle l’ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d’emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 9 avril 2013 pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’ANI du 11 janvier.

     

    Des députés qui ne manquent pas non plus une occasion de rappeler que c'est à eux de faire la loi !

     

    Pas au Medef...

     

    Près de 4500 amendements ont été déposés par les parlementaires communistes et du Front de gauche contre ce projet de casse du droit du travail sécurisant plus les licenciements que les emplois et rejeté par la CGT et FO, les deux centrales syndicales majoritaires.

     

    André Chassaigne, Président du groupe Front de gauche riposte : « Nous considérons que ce sont les élus qui font la loi et ce serait une lourde dérive de la République que la représentation nationale se voie imposer une loi dictée par le Medef. »

     

    Nous interpellons les parlementaires de gauche et leur demandons de ne pas voter, avec la droite, ce projet de loi.

     

    Oui, s’il était adopté, il remettrait en cause plus de trente années de jurisprudence de droit du travail et aurait des conséquences négatives sur le financement de la protection sociale.

     

    De plus, dès le vote passé au Parlement, le Patronat aura les mains libres pour remettre en cause les accords d’entreprises, tous les statuts, conventions, et garanties des salariés.

     

    Les salariés ne comprennent plus que l’Etat, le Gouvernement, ne les protègent pas. C’est ce que nous constatons, avec les luttes et les résistances qui s’organisent dans les entreprises où souvent les conflits sont durs, longs, responsables, souvent isolés les uns des autres. Les salariés interpellent l’Etat pour protéger l’emploi en France. Comme les Fralib, Goodyear, Sanofi, PSA et tant d’autres…. Y compris dans les petites entreprises…. Ici sur le bassin et le Val de l’Eyre.

     

    C’est pourquoi, sans une opposition déterminée et organisée, le Gouvernement poursuivra cette orientation économique et sociale contraire aux intérêts des salariés, des retraités… Cela dépend de nous.

     

    En tant que parti politique, nous ne pouvons isoler cette offensive contre le contrat de travail de l’attaque contre tous les revenus (salaires, retraites et prestations sociales…) et,

     

    Bien que cette question fasse débat, nous avons la responsabilité de la poser. Nous ne pouvons écarter les contraintes imposées par L’Europe, ses directives européennes, ses règlements, et plus particulièrement par sa monnaie unique qu’est l’Euro.

     

    Les contraintes de la monnaie unique ne laissent comme variable d’ajustement que la seule baisse des salaires et du coût du travail dans les différentes zones de l’Europe. L’objectif central de l’Europe, construite pour le développement du capitalisme est d’aboutir à un marché unique de la force de travail régi par la seule loi de la « concurrence libre et non faussée » débarrassée des cadres démocratiques (communes, département, Etat…) C’est dans cette logique que s’inscrit aussi la réforme des institutions et de l’Acte lll de la décentralisation.

     

    Avec la nouvelle attaque contre les retraites, la baisse des allocations familiales…. Le Gouvernement s’éloigne de plus en plus de ses engagements de campagne électorale. Les salariés ont déjà beaucoup donné ! Peuvent-ils aller plus loin ?

     

    Le mécontentement grandit ; les gens sont en colère et très déçus. Face aux profits, à la destruction des emplois, aux investissements à l’étranger, tous les secteurs de la production sont touchés… Nous avons la responsabilité, nous, vous, de poser les bases d’autres logiques pour la société française.

     

    Les salariés les plus engagés nous montrent le chemin par leur résistance et leur détermination pour conserver leurs emplois, leurs salaires et leurs entreprises. Les enseignants, les parents d’élèves sont aussi mobilisés pour défendre l’école. Dans le secteur de la santé, également, pas un jour sans un mouvement de protestation contre les conditions de travail….

     

    Nous avons donc la responsabilité de travailler ensemble au rassemblement le plus large pour construire une perspective qui rompe avec les logiques de destruction du capitalisme produisant misère et désespérance. C’est le sens de notre engagement communiste et de notre disponibilité.

     

    Pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’ANI du 11 janvier, nous vous donnons déjà rendez-vous le 9 avril dans les manifestations et rassemblements qui appellent tous les salariés, privés d’emploi, retraités.

    Source http://www.pcfbassin.fr


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