• André Chassaigne au Creusot

    Le Front de Gauche doit être dans la rupture avec le capitalisme.

     

    Théorie marxiste

    Le Front de Gauche doit être dans la rupture avec le capitalisme. Nous défendons un meilleur partage des richesses, qui s'impose pour que cesse le scandale du si grand écart entre ceux qui vivent dans l’opulence et ceux qui vivent dans les pires difficultés.

    Par voie de conséquence, nous voulons donner plus à ceux qui ont le moins : augmenter les salaires et les minima sociaux.

    La deuxième mesure consiste à avoir une prise sur le développement par les finances. On doit créer un pôle financier public, autour de plusieurs banques liées à l'Etat. Des banques coopératives par exemple. Cela nous permettrait d'avoir un levier pour développer l'économie par des crédits sélectifs (sur un critère environnemental ou social).

    Si on n'a pas ce levier, on laissera les financiers et les banques faire ce qu'ils veulent, c'est à dire servir l'intérêt de quelques-uns aux dépens du plus grand nombre.

     

    Théorie marxiste

     

    Un rassemblement peut se faire sur des orientations qui peuvent être partagées. Si le Front de Gauche est une citadelle isolée, on ne réussira pas l'enjeu du rassemblement du plus grand nombre, nécessaire pour créer une dynamique et un rapport de force. Mais je ne suis pas un partisan des accords de sommets. Le rassemblement se créé aussi sur les territoires.

    J'ai constaté dans mes sorties récentes dans plusieurs départements que des candidats du Front de Gauche, dans la perspective des cantonales, ont eu des démarches communes avec des militants du NPA, d'Europe écologie et avec des candidats qui ne sont dans aucune organisation : des militants syndicaux, associatifs, ou de simples citoyens.

    Je ne suis pas sur l'idée d'une autre gauche protestataire qui considère que l'adversaire est aussi bien la droite de Nicolas Sarkozy que les socialistes, qui seraient vendus au capitalisme et qui porteraient tous les maux du monde. La stratégie du Front de Gauche ne doit pas consister à creuser une tranchée et arroser tout ce qui présente. Elle doit au contraire consister à faire avancer des propositions.

    Il suffit de regarder la situation autour de nous : des personnes en grande difficulté, des parents qui ont l'angoisse du lendemain pour leurs enfants, des petites entreprises qui veulent se développer mais ne trouvent pas les financements, des territoires qui souffrent des suppressions des services publics. Il y a urgence ! Nous devons suivre une forme de radicalité utile, qui doit porter la colère des populations et améliorer concrètement leur vie.

     

    Théorie marxiste

    La stratégie du Front de gauche ne signifie-t-elle pas un effacement progressif du PCF ?

    Je ne suis pas favorable à l'effacement du Parti communiste. Là où les partis révolutionnaires, comme les partis communistes, ont pu se délayer dans des organisations pouvant laisser penser que ça allait faciliter l'élargissement, cela a parfois abouti à une disparition de la gauche, comme en Italie.

    Le rassemblement peut se faire avec plusieurs organisations, qui ont leur façon d’être, leur histoire, leur culture, leur approche. Il se fait dans le respect des structures et des individus qui rejoignent ce rassemblement dans des actions communes. Il faut être attentif à ce que ce ne soit pas le parti le plus important qui impose ses vues, ayant autour de lui des nébuleuses ou des compagnons de route.

     

    Théorie marxiste

    N'est-ce pas une contrainte que les médias vous soient fermés, alors même que M. Mélenchon y est régulièrement invité ?

    C'est une contrainte, et une révélation pour moi d'une nouvelle conception de la politique, avec la place importante des médias. Je laboure le terrain, je fais avancer mes idées, sans avoir le relais que d'autres peuvent avoir.

    Tous les autres candidats à la candidature, comme les socialistes qui se présentent aux primaires, ont les plateaux de télé ouverts, les émissions de radio de grande écoute... Je n'arrive pas à émerger de cette façon. Ce sont des choix faits par le système : c'est tout le problème de la démocratie politique dans ce pays.

    Du côté du Parti de Gauche, il y a un candidat qui mène très bien sa campagne, qui est dans les médias parce qu'il fait monter l'audimat et fait vendre du papier, et qui porte un discours avec des valeurs fortes dans lesquelles les populations se reconnaissent. Mon discours est différent, plus nuancé : je travaille les idées sur le terrain, sans en rester aux grands slogans. C'est important parce qu'au moment du vote, tout ce qui est artificiel sera balayé.

    Il faut faire comprendre que le Front de gauche s'appuie sur des orientations politiques. Si c'est Jean-Luc Mélenchon qui est retenu, je le soutiendrai : je ne suis pas dans une aventure personnelle.

     

    Théorie marxiste

     

    Soyons donc fiers de nos combats et de nos propositions. Et mettons tout en oeuvre pour que la question présidentielle ne soit pas réduite à un concours de divas médiatiques, actionné de l’Elysée, qui exclura ou réduira à presque rien la question fondamentale du devenir concret de nos concitoyens.
    Nous avons la responsabilité d’être au coeur du débat, de tous les débats.
    Nous avons la responsabilité de nous faire entendre et travailler à ce que nos compatriotes, le monde du travail, ceux des cités, ceux des campagnes, des villes des villages, ne soient pas relégués au rang de spectateurs de leur propre destin.
    Nous avons la responsabilité d’en faire les acteurs de leurs projets et de leur victoire.
    Car, cette bataille, nous l’abordons avec un objectif simple : refuser la mal vie vers laquelle nous entraînent inexorablement les logiques capitalistes.
    Rassembler et faire gagner les aspirations concrètes des Françaises et des Français, de la plus grande majorité des Français possible, à vivre mieux et à espérer enfin une vie meilleure pour leurs enfants.
    Quand nous disons une vie meilleure pour nos enfants, j’entends une vie passionnante où chacune et chacun s’épanouira et apportera sa pierre à la construction d’une société de l’égalité.
    Et cette bataille, nous la conduisons avec des convictions bien chevillées au corps. Ces convictions qui animent les militants communistes depuis 90 ans, ces convictions qui forcèrent le destin social de notre pays lors de l’élaboration du Programme du Conseil National de la Résistance.
    L’avenir de la France passe par le progrès social, j’insiste, « par le progrès social », indissociable du progrès écologique. Et l’un et l’autre, ou plutôt l’un en l’autre, ne se réaliseront qu’avec la primauté donnée aux citoyens en rendant la parole au peuple français.
    Retrouvons le sens du partage et du bien commun.
    Ensemble, incarnons l’avenir.
    Ensemble, reprenons nos vies en main.

     

    Théorie marxiste

    Le candidat PCF André Chassaigne fait campagne au Creusot

     
    André Chassaigne au Creusot hier soir. Photo F.R.

     

    André Chassaigne, député communiste de la 5 e circonscription du Puy-de-Dôme et candidat à l’investiture du Front de gauche (PCF, parti de gauche et gauche unitaire) pour les élections présidentielles de 2012, était hier soir au Creusot. Face à une salle Guynemer pleine, il a répondu pendant deux heures aux questions des militants du PCF et à celles des plus rares militants du parti de gauche présent, parti dont le médiatique président Jean-Luc Mélenchon brigue lui aussi cette investiture.

    La direction du PCF lui a d’ailleurs récemment attribué sa préférence, ce qui ne semble pas du goût de l’ensemble de la base, certains jugeant important une voix communiste dans la campagne présidentielle. A. Chassaigne a longuement expliqué sa conception du Front de gauche, insistant à plusieurs reprises sur « une possibilité de rassemblement pour peser » et non sur « un nouveau parti politique ». Une manière de se démarquer tout en restant extrêmement lucide sur la situation de son parti qui « a perdu petit à petit de l’audience. « Nous avons besoin d’un PCF qui porte une approche de la société et une façon d’analyser la société », insiste toutefois l’élu auvergnat qui préfère parler projet que dénoncer son « adversaire » Mélenchon.

    Si un projet avec les autres composantes du Front de gauche est « en cours d’élaboration », les militants communistes n’ont pas caché leurs inquiétudes sur les divergences d’opinions qui existent. Mais A. Chaissaigne souhaite « jouer collectif » et « mettre en œuvre un programme commun de transformation de la société ».

    Florence richard

     

     

     


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