• Création de la CELAC à Caracas : trois mémoires pour un point de non-retour de « notre Amérique ».

    Création de la CELAC à Caracas

    La Communauté des États Latinoaméricains et des Caraïbes (CELAC) fondée les 2 et 3 décembre 2011 á Caracas constituera sans aucun doute l´événement politique majeur de ces dernières années. Cet organisme remplace en effet une OEA (Organisation des États Américains) décrédibilisée par son alignement sur les États-Unis, par un organisme exclusivement latino-américain et politiquement pluraliste. Celui-ci réunira pour la première fois sans les USA ni le Canada, 32 chefs d´État sur un total de 33 pays représentant 550 millions de citoyen(ne)s sur un territoire de plus de 20 millions de kilomètres carrés. D´ores et déjà le président équatorien Rafael Correa a manifesté son souhait de voir se créér au sein de la CELAC une commission des droits de l´homme réservée aux latino-américain(e)s pour substituer une CIDH devenue caisse de résonance de campagnes médiatiques contre les gouvernements progressistes qui se multiplient en Amérique Latine.

    Unité contre dépendance : une lutte historique.

    Pour mesurer la portée historique de l´événement on peut se référer aux propos tenus par le président de la république bolivarienne du Vénézuéla - puissance invitante et l´une des principales forces d´impulsion du nouvel organisme : “Combien d´années de lutte. C’est un premier pas, ce n´est pas la victoire. Non. Mais c´est un premier pas. Parce que c´est en 1820 qu´a commencé la lutte dans ce continent. Aprés 300 ans de conquête, de domination, de génocide de la part des empires européens, a surgi la menace de l’empire naissant. Et Bolívar l’a prévu, l’a pressenti, l´a vu. L’a affronté. Bolívar proposa l’unité dès le Congrès Amphictionique de Panamá. Mais finalement s´est imposé le monroïsme : l’Amérique pour les américains. Et on a cru enterrer le boliviarianisme”.

    L’ importance politique de la CELAC – même avant sa naissance – est liée à la caducité de l’OEA et à son épais dossier d´interventions contre des pays qui empruntaient diverses voies transformatrices sur le continent. L’ « Organisation des États Américains » restera tristement célèbre pour l´aval qu´elle a donné á des invasions, des coups d´État, voire des magnicides. De l’intervention étasunienne en République Dominicaine (1965) au coup d´État contre le président Zelaya au Honduras (2009), on peut lire l´histoire de l´OEA comme celle d´un « instrument de l`impérialisme » (dixit le politilogue argentin Atilio Borón). L’apogée de la dépendance de l´OEA vis-à-vis de Washington fut sans doute l´expulsion de Cuba en 1962 au motif du danger que représentait “ l´offensive subversive de gouvernements communistes, de ses agents, et des organisations contrôlées par eux” (sic). C`est sur cette base que les gouvernements nord-américains successifs ont appliqué un blocus comercial toujours en vigueur contre Cuba, provoquant des pertes qu´on estime à 975 milliards de dollars.

    Le point de “non-retour” de Notre Amérique

    En 2005, divers mouvements sociaux et politiques de l’ Argentine et d´ailleurs remplissaient le stade du “mundial de futbol” pour un événement majeur organisé en présense de Hugo Chávez et de Evo Morales : l´enterrement de l´ALCA, traité de libre commerce d´obédience néo-libérale que l’administration Bush avait tenté d´imposer au continent, mais aussi le démarrage paralléle de processus au Vénézuéla, en Bolivie et en Équateur qui ont permis de construire l’ALBA – Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique. Ce bloc de pays – également intégré par Cuba et le Nicaragua entre autres- a ensuite fondé le TCP (Traité de Commerce entre les Peuples) pour substituer par la complémentarité et la solidarité, la concurrence entre pays du « libre commerce » des années 90.

    La CELAC ne tombe donc pas du ciel mais s´enracine dans une « mémoire longue » – le “bolivarianisme” auquel Chávez se réfère ainsi que la marque laissée par les différents « Libertadores » de l´Amérique Latine, eux-mémes enracinés dans de longs cycles de résistance indigène, afrolatinoaméricaines comme celui d´Haïti, qui fut la première république libre du continent.

    Elle prend aussi racine dans une « mémoire moyenne » - la résistance au néolibéralisme, les émeutes anti-FMI à Caracas (1989), etc-. Et dans une “mémoire proche” formée par des processus unitaires entre nations souveraines tels que l`ALBA, un système nourri de coopération sociale et libéré de la logique du profit. D’autres, bien que plus nuancés, comme l´UNASUR, ont déjà permis de résoudre des moments de tension comme la tentative de coup d´État contre Evo Morales en Bolivie (2008).

    Alors que dans une Europe amnésiée par les grands médias, on a vu des "intellectuels" de gauche se convertir à la « guerre humanitaire » et défendre peu ou prou une guerre meurtrière en Libye, il est bon de citer la présidente argentine Cristina Fernandez « Quand je vois les pays dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je me sens fière d´être sud-américaine ».

    Juan Manuel Karg, Licencié en Sciences Politiques, UBA

    Traduit et adapté pour le français par Thierry Deronne pour La revolución Vive

    Site officiel de la CELAC : http://www.celac.gob.ve/ (avec lien de la transmission spéciale par Internet de la réunion des 33 pays à Caracas les 2 et 3 décembre 2011)


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    11 septembre... Un crime contre l’humanité

     

    Par Jean Lévy

     

     El pueblo unido jamàs serà vencido !!!

     

    Ça s’est passé le 11 septembre, là-bas en Amérique.

     

    Une action terroriste de grande ampleur, mise au point à l’étranger, s’en est prise à une démocratie, à son gouvernement, au peuple qui l’a librement élu. Des avions ont lâché des bombes sur la ville et sur les immeubles, symboles de son pouvoir.

     

    L’opération a coûté la vie à plus de 3.000 citoyens et 35.000 ont été torturés. Et combien d’autres victimes… ?

     

    Mais ce 11 septembre-là, personne ne le célèbre dans les médias.

     

    C’était en 1973, à Santiago, au Chili

     

    La puissance étrangère incriminée, dans la préparation et le soutien de cet acte terroriste, c’est les Etats-Unis. Et dans le rôle de meneur de jeu, son Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger et ses services, la CIA en premier lieu.

     

    "Le Monde" n’a pas titré, pour l’occasion : « Nous sommes tous Chiliens ! ». Et dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, France Inter n’a pas déplacé ses studios sur place pour célébrer l’évènement, et mobilisé l’antenne tout le jour durant.

     

    Cependant, le Président du Chili, Salvador Allende est mort, ce jour-là, les armes à la main, alors que les chars de Pinochet sillonnaient les villes et cernaient les bidonvilles, alors que s’emplissaient les stades d’hommes, de femmes et d’enfants, d’ouvriers, d’étudiants coupables d’avoir soutenu leur président,

     

    Le Chili s’installait dans la nuit glacée de la dictature pour 17 ans. La vie de dizaines de milliers de civils était menacée, sans que ceux-ci réclament, pour les secourir, l’intervention armée de l’étranger. Le peuple chilien ne le demandait pas, comptant sur ses seules forces pour organiser la résistance.

     

    A Paris, la tête de Pinochet n’était pas mise à prix. Et notre gouvernement ne comptait pas les jours du dictateur, avec lequel de juteuses affaires étaient réalisées. L’Elysée ne clouait pas au pilori la Maison Blanche, pour son coup d’Etat et le meurtre de Salvador Allende.

     

    Nous demeurions « les plus fidèles alliés » des USA ». Comme aujourd’hui.

     

    Et en 2011, en France, la classe politique, des allées du pouvoir jusqu’à l’opposition, ne se contente pas de « célébrer » le 11 septembre 2001, les deux tours jumelles ensevelies de Manhattan sous un manteau épais de mensonges.

     

    Ensemble, Washington et Paris soutiennent militairement des « rebelles » contre le gouvernement légal de Tripoli.

     

    Ensemble, les deux capitales écrasent de leurs missiles les villes de Libye.

     

    Imaginons, un instant, Nicolas Sarkozy en 1973.

     

    Aurait-il bombardé Santiago et le Chili pour aider les « rebelles » de Pinochet ?


     

    d’un 11 septembre à l’autre

     

     

     

    Le onze septembre 1973 à Santiago du Chili les avions bombardent le palais présidentiel. Deux heures plus tard Salvador ALLENDE se suicide. Les Etats-Unis viennent d’installer le dictateur Pinochet à la tête du Chili après trois années au pouvoir de “l’Unité Populaire” d’Allende. Socialiste et marxiste, ce pouvoir avait réussi à tourner une page progressiste de l’histoire de ce pays en sortant des griffes du capital nord américain les mines de cuivre, les télécommunications…
    Ni la droite et l’extrême droite chilienne, ni les Etats-Unis et les grands intérêts financiers qu’ils représentent ne supportent ce pied de nez au capital triomphant.
    Ceux qui mettent la planète à feu et à sang  depuis tant d’années et qui se voudraient gendarmes du monde pour garantir la liberté de leurs loups dans le poulailler planétaire venaient d’installer ce 11 septembre 1973 un dictateur sanguinaire au pouvoir au Chili.
     
    28 ans plus tard…
     
    Le onze septembre 2001, le boomerang de l’histoire crève les façades de verre et d’acier des tours jumelleS de Manhattan, écorche le béton du Pentagone et plonge l'Amérique dans la stupeur et le monde dans la peur.

    28 ans plus tard, le “terrorisme” s’invite avec son insupportable spectacle sur la terre jusque là épargnée de l’Amérique étatsunienne. Depuis la seconde guerre mondiale et la victoire nécessairement partagée avec les soviétiques, la guerre froide avait présidé au partage du monde et à l’envie pressante des Etats-Unis de gagner la place prépondérante dans le gouvernement du monde. L’impérialisme américain n’a guère usé d’autres moyens de persuasion que celui de la force militaire. En Corée ou au Viet-Nam après la débâcle de l’aventure coloniale française, de Cuba à tous les continents, les forces américaines n’ont eu de cesse de “protéger la liberté” à coups de canons. Dans ces dernières décennies, l’industrie de la guerre tourne à plein régime pour alimenter les feux de la guerre en Afghanistan ou en Irak… en Somalie ou aux Philippines, de Haiti au Pakistan les américains tirent les ficelles des marionnettes qu’ils mettent au pouvoir contre le choix des peuples.
    Le “terrorisme” tel qu’il est programmé est tout à fait consubstantiel des pouvoirs qui prétendent l’éradiquer ; tout simplement parce qu’ils en sont les précurseurs : Les Etats-Unis n’avaient-ils pas armé les rebelles afghans contre les soviétiques avant d’en faire depuis des années leur ennemi juré ?
    Dans la dernière décennie, depuis “l’attentat du onze septembre”, la pression militaire imposée au monde a gagné les marges alliées des USA avec les effets de l’effondrement du bloc de l’Est. L’OTAN prend le dessus sur l’ONU, la peur est devenue la première des méthodes de gouvernement dans le monde occidental au même titre que la poudre moderne de l’uranium appauvri fait passer de vie à trépas des populations en peine insuffisamment dociles aux commandes du capital. Dans quel état sont les Balkans, le Moyen Orient, beaucoup d’Afrique…
    Le feu de cette 3ème guerre mondiale honteuse, tant elle tait son nom, conflit permanent depuis des années et des années, laisse derrière lui la misère et la désolation.
    Pour si dramatique qu’il fut, que représente le massacre de tant des victimes innocentes de l’attentat newyorkais en regard des misères guerrières du monde étrillé et pillé par la puissance américaine au seul profit du capital.
    Tant d’années de gouvernement du monde par la guerre ont épuisé tant de ressources des terres du monde et des sueurs des hommes que l’humanité d’aujourd’hui est orpheline des grands projets qui allumaient des espoirs vieux d’un demi-siècle : conquête de l’espace, révolution numérique, mouvement de la paix…
    N’est-il pas temps d’envisager sérieusement de changer le monde, simplement pour le redonner aux seuls qui le méritent, les hommes. Et on pourrait à l’occasion inventer un nouveau mode de gouvernement qui convient aussi bien au plus petit local qu’au grand continental : la démocratie. La république en est une forme possible, et si la gourmandise démocratique est bien aiguisée peut-être faudra-t-il envisager des options citoyennes lourdes, le socialisme ou le communisme. S’il reste des bastilles à prendre pour y parvenir, c’est bien que la Révolution doit passer par là.

         

    El pueblo unido jamàs serà vencido !!!

    Cette chanson pour le peuple chilien et à tous les peuples !!!

    Chanson composée par le chilien Sergio Ortega. Ortega a également composé de nombreuses chansons pour le Front Populaire du Chili.


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  • par Sandra Imsand,Santiago de Chili

    Le peuple chilien craint des manifestations estudiantines violentes le 11 septembre, date qui marque le 38e anniversaire du coup d'état militaire de Pinochet.

     

    Le Chili prêt à célébrer l'autre 11 septembre

     
    Le 8 septembre, plusieurs manifestations ont eu lieu dans le centre de Santiago de Chili.

    Le Chili prêt à célébrer l'autre 11 septembre
























    Les manifestations du 8 septembre ont réunis plusieurs milliers de personnes dans plusieurs villes du Chil. Mais dans un esprit calme et pacifique.

    Jeudi 8 septembre, les associations estudiantines chiliennes ont défilé dans la rue. Des marches bon enfant, ponctuées de chants et de slogans. Mais les habitants de la capitale Santiago craignent que les choses soient très différentes le 11 septembre.

    Cette date a laissé une trace funeste dans l'histoire du pays d'Amérique du Sud. Le 11 septembre 1973, un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet, renverse le président Salvador Allende. Depuis, les attentats terroristes sur New York sont passés par là, mais le 11 septembre reste une date importante dans les mémoires chiliennes. Et c'est ce jour-là que les étudiants en colère iront défiler dans la rue.

    Propositions du gouvernement refusées

    Après près de quatre mois de grèves et d'insurections pour obtenir une éducation gratuite et de qualité, les étudiants chiliens et le gouvernement n'ont toujours pas trouvé un terrain d'entente. Vendredi 9 septembre, la Confédération des étudiants du Chili (Confech) a annoncé avoir rejeté un calendrier de négociations proposé par le gouvernement «Nous insistons sur notre volonté de résoudre le conflit sur l'éducation par un dialogue ouvert avec le gouvernement et les citoyens. Cependant, nous considérons qu'il y a des conditions minimales qui ne sont pas remplies par la proposition gouvernementale», a déclaré à la presse le leader estudiantin Giorgio Jackson. D'autre part, la Confech a annoncé vouloir présenter une contre-proposition lundi au gouvernement.

    En attendant qu'une issue à ce conflit soit trouvée, la population chilienne retiendra son souffle le 11 septembre: les manifestations s'annoncent violentes. «N'allez pas dans le contre-ville ce jour-là», conseille Rodriguo, animateur de la radio des étudiants installée depuis douze semaines devant l'Université du Chili, sur le boulevard Liber Bernardo o'Higgins. «Nous voulons obtenir une éducation égalitaire et nous nous battrons jusqu'au bout pour obtenir gain de cause», explique-t-il. A côté de la radio, divers stands proposent des tracts et divers objets en relation avec les revendications estudiantines. Le gadget le plus convoité en ce moment: un badge représentant Camila Vallejo, la jeune Chilienne de 23 ans qui est devenue aux yeux du monde le symbole de cette lutte.

    http://www.20min.ch

    Interview de Camila Vallejo, leader du mouvement étudiant au Chili qui fait trembler le gouvernement : « Je suis militante communiste, je ne le cache pas et j'en suis même fière ! »

    camila vallejoInterview de Camila Vallejo, leader du mouvement étudiant au Chili qui fait trembler le gouvernement : « Je suis militante communiste, je ne le cache pas et j'en suis même fière ! »

    Par Christian Palma, pour le journal argentin Pagina 12

    Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    Il n'est pas facile de réaliser une interview de Camila Vallejo. Vous devez littéralement faire la queue pour trouver une place dans son agenda. Elle n'est pas l'amie de la presse chilienne, majoritairement de droite. Et cela se sent. Pourtant, la jeune femme de 23 ans répond clairement que c'est elle qui en a fait le visage le plus visible du mouvement étudiant qui met en échec le gouvernement de Sebastián Piñera, qui voit le modèle néo-libéral qu'il défend chanceler en raison de la colère sociale menée par la force des étudiants et soutenue par les professeurs, les travailleurs et les milliers de visages anonymes qui sont las des abus à tous les niveaux.

     La diplômée de géographie de l'Universidad de Chile et présidente des élèves de cette institution est la tête de file d'une nouvelle génération de leaders qui n'ont pas subi les horreurs de la dictature, affrontent avec culot des figures de l'autorité qui ont jusqu'à trois fois son âge et brillent lorsqu'il s'agit de défendre leurs idées.

     La fermeté de ses arguments, stigmatisés souvent comme intransigeants, ne sont pas un obstacle pour que Camila, petite-fille d'un membre du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) et fille de militants communistes, parvienne à faire descendre des milliers de chiliens dans la rue, remporte plus de 80% d'adhésion parmi la population pour les revendications étudiantes et pour que des centaines de jeunes filles – sans qu'elle ne veuille cela – imitent son look avec ses jeans délavés, son écharpe artisanale autour du cou et son piercing dans le nez.

    Aujourd'hui, Vallejo et les autres leaders lycéens et étudiants s’assiéront à la table des négociations avec Piñera et plusieurs de ses ministres pour tenter de débloquer un conflit qui dure depuis plus de trois mois. La Moneda [le siège de la présidence Chilienne] servira de décor à une journée qui peut marquer le début de la fin. Ou peut-être pas, étant donné que le président a déjà rejeté la gratuité de l'éducation, un des axes revendicatifs centraux des lycéens et étudiants.

     

    De nombreux Chiliens vont étudier en Argentine car cela leur revient moins cher de payer leur voyage et le logement là-bas que de payer leurs études au Chili. Selon l'Assemblée des étudiants chiliens exilés pour l'éducation, ils sont entre 4 500 et 5 000, répartis entre l'Université de Buenos Aires (UBA), La Plata et l'Institut universitaire national d'art (IUNA).

     

    C'est un fait incontestable qui illustre la raison pour laquelle nous nous trouvons aujourd'hui au beau milieu d'une lutte aussi massive et transversale. Nous vivons dans un pays où l'éducation, ainsi que d'autres services fondamentaux, comme la santé et le logement, sont excessivement onéreux et, où donc, des prestations de qualité sont réservées à ceux qui peuvent les payer. Ainsi, un de nos mots d'ordres principaux est la défense d'une Education décente gratuite et de qualité pour toutes et tous.

     Le mouvement est-il assez fort pour résister aux pressions issues du spectre politique, pas seulement de la droite et du gouvernement ?

     Le mouvement compte sur toute une série de forces, comme son ampleur qui dépasse le cadre purement estudiantin et le transforme en un mouvement social ; l'unité des différents acteurs liés au monde de l'éducation, qui après un long processus ont pu faire converger les efforts afin de faire émerger une plate-forme revendicative unitaire ; le sentiment dans la population que ce mouvement les représente, avec des processus démocratiques à travers lesquels les meilleures stratégies à utiliser sortent de la discussion même ; et, finalement, il compte sur l'expérience historique des différents mouvements qui nous ont précédé, comme le mouvement 'pingouin' de 2006 (les origines du mouvement actuel, qui a mis Michelle Bachelet dans les cordes, mais qui n'a pas porté les fruits escomptés). Le mouvement est doté de tous ces outils pour faire face à tous les stratagèmes auxquels peuvent avoir recours la droite et le gouvernement, ceux dont, jusqu'à présent, nous avons su nous prémunir.

    Que diriez-vous de l'attitude du gouvernement sur la question ? Il n'a pas apporté de réponse à vos revendications, a livré des déclarations malheureuses et tente de dépeindre sous des traits violents les manifestations.

    Le gouvernement n'écoute pas les citoyens, ce qui prouve qu'il est prêt à aller loin dans la défense intransigeante de son modèle éducatif et qui va donc jusqu'à se payer le luxe de faire la sourde oreille à ce que le peuple revendique massivement depuis plus de trois mois. Ils ont exploité au maximum les instruments sur lesquels peut compter la droite chilienne – les médias, la force policière et militaire, le soutien des grands groupes économiques – pour délégitimer le mouvement, en s’appuyant sur le mensonge en plus des stratégies populistes. La pression sociale que ce mouvement est parvenu à accumuler a obligé Piñera ce gouvernement à montrer de quel bois il était fait, quelles limites démocratiques il était prêt à franchir et qui il représentait réellement, ce qui provoque un énorme discrédit et une désapprobation de sa gestion, ce que révèlent les dernières enquêtes, dont il s'était pourtant lui-même servi dans le passé. Les doutes sur son incapacité à gérer la demande sociale pour une éducation publique, gratuite et de qualité pour tous atteignent des niveaux inédits alors que le degré de la répression a dépassé toutes les limites tolérables dans un État de droit. Pendant ces mois de manifestations, nous avons été témoins d'abus aberrants de la part du corps policier, sur ordre de l'Exécutif, à travers le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Rodrigo Hinzpeter, qui ont atteint leur point le plus critique avec la mort d'un étudiant la semaine dernière.

    A quoi attribuez-vous le soutien que vous apporte la population ?

    Ce mouvement, dans son caractère aussi massif et transversal, est du jamais vu depuis le retour de la démocratie, en 1990. Un pourcentage énorme de ceux qui avaient alors soutenu Piñera se rendent compte aujourd'hui que ce mouvement ne s'attaque pas directement à lui, tombant dans la personnalisation, mais plutôt à un modèle d'éducation qui conçoit l'éducation comme un bien de marché et non comme un droit, et à un système démocratique qui ne remplit manifestement pas aujourd'hui ses promesses. La remise en cause de l'attitude du gouvernement de la part des citoyens qui appartiennent y compris à des couches qui avaient soutenu au moment de l'élection le président actuel montre clairement qu'il y a une compréhension que cette lutte est une lutte pour le droit à l'éducation et un changement de système qui profite à toute la société et au développement du Chili, et ne se limite pas aux intérêts d'une couche politique particulière.

    Le mouvement a-t-il connu une polarisation ?

     Pour comprendre ce conflit, il faut l'analyser sous deux angles, d'un côté nous avons la problématique de l'éducation qui a touché toutes les couches de la population, ce qui a entraîné un soutien massif au mouvement de la part de diverses couches sociales et d'acteurs liés au monde de l'éducation. Cependant, de l'autre côté, nous avons une frange beaucoup plus minoritaire et idéologique représentée par les classes dominantes, qui ne veut pas d'un changement dans l'éducation, tant parce que le système actuel profite directement à leurs porte-feuilles que parce qu'il préserve leur position de privilégiés face à une population mal éduquée. C'est le résultat de la position intransigeante de ce dernier secteur si les deux grandes alternatives en terme d'éducation se sont polarisés. Autrement dit, la polarisation ne se trouve pas à l'intérieur du mouvement étudiant – qui a su faire de l'unité une priorité en agissant tous ensemble – mais elle révèle une énorme contradiction entre les changements que demandent désormais les citoyens confrontés à une minorité conservatrice dont l'Exécutif représente les intérêts.

    Vous avez subi des critiques et des attaques. Que ressentez-vous quand on dit que vous êtes manipulée par le Parti communiste ?

    Effectivement, je suis militante de la Jeunesse communiste du Chili et c'est quelque chose que je n'ai jamais caché. Bien au contraire, c'est quelque chose dont je suis très fier, car c'est une grande école qui m'a permis de grandir et de me développer politiquement. Qui plus est, c'était à attendre que, dans la situation actuelle, ceux qui sont dépassés par le conflit cherchent des arguments comme ceux-là pour s'en prendre non seulement à ma personne mais aussi au reste des dirigeants. Mais ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui je représente non seulement les étudiants de l'Universidad de Chile, mais il me revient aussi d'être la voix de tous les étudiants du pays, en tant que porte-parole de la Confédération nationale des étudiants du Chili (Confech), et la confiance que tant les étudiants que le citoyens placent en moi montre, je crois, que ces accusations ne sont rien d'autre que les sales stratégies désespérées de ceux, comme je l'ai dit auparavant, qui n'ont pas été capables de gagner le débat des idées.

     Vous envisagez de continuer à être une dirigeante à l'avenir, encore plus dans un pays en manque de jeunes leaders ?

     Dans des pays comme le Chili, où les médias sont dirigés essentiellement par les puissants, il faut que les médias jettent le discrédit sur les mouvements sociaux et leurs dirigeants, comme cela s'est produit au Mexique. Cependant, le mouvement pour l'éducation (au Chili) a été tellement transversal que, indépendamment des calomnies de la presse, les citoyens ont continué de soutenir la cause et avec toujours plus d'intensité. Concernant mon avenir, j'ai affirmé dans divers médias que j'ai un projet personnel de type académique, c'est-à-dire que j'aimerais terminer mes études et continuer dans cette voie. Toutefois, je conçois la fonction de représentant comme une responsabilité et en aucun cas un privilège, voilà pourquoi a priori je ne peux pas dire que je ne continuerai pas à occuper une charge de représentation populaire.

    Comment assumez-vous cette responsabilité ?

    Je crois que l'espoir selon lequel les acquis de ce mouvement ne doivent pas se perdre ainsi que les responsabilités que cela suppose, est partagé par la totalité des personnes impliquées. Si on cherche parfois à identifier le mouvement à ma personne, nous sommes tous clairement convaincus que les acquis du mouvement, comme leur construction, appartiennent à tous. Je suis convaincu, toutefois, que nous avons bien fait les choses, ce que révèle l'incroyable soutien de la population qui, après trois mois de mobilisation, est toujours avec nous. Ces conditions remplies, si le mouvement ne voit pas ses revendications satisfaites, ce sera l'intransigeance du gouvernement qui en sera responsable, et la trahison des citoyens par la droite chilienne, ce que nous ne serons pas prêts à tolérer.

    Que pensez-vous du rôle de la Concertation [alliance historique de centre-gauche entre démocrates-chrétiens et socialistes] dans tout cela ?

    La Concertation a joué un rôle assez opportuniste en essayant d'obtenir des bénéfices politiques de ce qui se passe actuellement dans le pays. Ainsi, nous voyons comment des porte-paroles de ce groupe en viennent à critiquer le modèle éducatif, comme par exemple l'ancien président Ricardo Lagos, qui prétend aujourd'hui qu' « il n'en peut plus de ce modèle », et il semble oublier que ce sont eux qui ont géré et approfondi la marchandisation de l'éducation et que, par ailleurs, un important secteur tournant autour de ce groupe est constitué par ceux qui soutiennent l'éducation privé et qui investissent dans le business de l'Enseignement supérieur. En dépit de cela, étant donné l'importance de la présence de la Concertation au Parlement, il leur revient de mettre leurs actes à la hauteur de leurs déclarations en faveur du mouvement. C'est-à-dire qu'ils doivent garantir que les projets de loi qui sont sortis de ces mobilisations représentent intégralement la demande sociale qu'elles ont fait naître, et ne cherchent d'aucune manière à négocier dans le dos du mouvement, comme cela a fini par se passer avec le processus de la « Révolution pingouine » de 2006.

    Articles précédents sur le mouvement étudiant au Chili :

     

    250 000 étudiants et enseignants dans la rue au Chili, les communistes en première ligne, pour exiger une éducation publique et gratuite de qualité et la fin d'un système où l'argent est roi

     

    Une jeune militante communiste, secrétaire de la première centrale syndicale estudiantine du pays, à la tête des luttes étudiantes s'opposant à la privatisation des universités au Chili


    Grève générale des professeurs et étudiants au Chili contre la poursuite par le gouvernement Piñera de la privatisation de l’Éducation, héritage de l'ère Pinochet

     

    500 000 étudiants, professeurs et travailleurs dans la rue au Chili pour défendre une éducation publique et gratuite bravant une répression policière féroce

     

    Tragique 11 septembre.

    Deux tours ont été pulvérisées le 11 septembre avant même d’être entièrement érigées. L’une s’appelait liberté, l’autre socialisme. L’architecte, Salvador Allende a péri dans les décombres.

    La poussière noire du fascisme a plongé le Chili dans la nuit jusqu’en 1990. Des milliers d’innocents sont morts où ont été blessés, 150 000 personnes ont été emprisonnées, près de 30 000 ont été torturées, des centaines de milliers ont fui leur pays de terreur.

    Il aurait mieux valu que deux tours s’écroulent à Santiago du Chili. Les terroristes pinochistes étaient manipulés depuis les USA, les USA qui pleurent depuis dix ans, qui gémissent et frappent tout ce qui bouge parce que des enragés fanatisés leur ont fait le centième de ce qu’ils font au monde depuis un siècle (voir, ci-contre l’article : « Des 11 septembre à la pelle et à grande échelle »).

    Nos médias nous apitoient sur le 11 septembre 2001. La plupart de nos concitoyens en oublieront pour toujours (ont déjà oublié !) le 11 septembre 1973.

    Théophraste R. (Observateur dubitatif de « la plus grande démocratie du monde » et des médias).

    http://www.legrandsoir.info/


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  • pcbSolidarité avec le Parti Communiste Brésilien (PCB) cible d'une procédure d'interdiction lancée par une association sioniste !

     

    Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    Le Parti communiste brésilien (PCB), le doyen des partis communistes brésiliens, le parti du « Chevalier de l'espérance » Luis Carlos Prestes, est en danger. Par ses positions courageuses anti-sionistes, en faveur de la cause palestiniennes, il était depuis longtemps dans la ligne de mire de la Confédération israélite du Brésil (CONIB), organisation qui tente de rabattre la communauté juive vers la défense de la politique sioniste de l’État israélien.

    Celle-ci a décidé en mai 2011 de passer à l'action lançant auprès du Ministère public électoral une action en justice en vue de faire rayer le Parti communiste des organisations reconnues sous prétexte d'anti-sémitisme.

    La CONIB argue d'un article publié sur le site du PCB, écrit par un auteur argentin, et diffusé très largement sur le net pour accuser rien de moins le PCB d' « encourager la discrimination et la prolifération de l'intolérance religieuse, ethnique et raciale dans notre pays », justifiant ainsi sa demande d'interdiction du Parti communiste.

    Le Parti communiste a lancé un appel à la solidarité et a également mis les points sur les i sur les accusations gravissimes de la CONIB :

    Tout d'abord sur l'article lui-même, le PCB rappelle que ses propos n'engagent que leur auteur et que « certaines opinions exposées peuvent avoir un caractère polémique pour le PCB et diverger, sur certains aspects, de notre analyse marxiste de la lutte de classes au niveau mondial ».

    S'ils rejoignent sur certains points la position du PCB, sur la dénonciation de l'impunité d’Israël et des massacres commis contre le peuple palestinien par exemple, ils ne représentent en rien la position du PCB.

    Sur la question de l'anti-sémitisme, le PCB distingue anti-sionisme et anti-sémitisme, réaffirmant nettement sa condamnation tant de la politique sioniste de l’État israélien que de toute forme d'anti-sémitisme, de racisme et de xénophobie : « On ne trouve dans aucun document du PCB la moindre intolérance religieuse, ethnique et raciale contre quelque peuple ou communauté que ce soit. Critiquer la droite sioniste juive ne signifie aucunement critiquer la communauté juive qui, au Brésil et dans le monde, est composée également de militants démocrates, humanistes et communistes, qui luttent contre l’État terroriste d’Israël et se solidarisent avec le peuple palestinien. Le PCB peut se targuer d'une longue tradition, de sa fondation à nos jours, de militants et de sympathisants d'origine juive. »

    Sur la question palestinienne, le PCB affirme haut et fort sa solidarité avec la lutte du peuple palestinien, de résistance contre l'occupation et pour la construction d'un État palestinien démocratique, populaire et laïc :

    « Le PCB ne se soumettra pas aux intimidations, aux pressions d'organisations sionistes et de droite et il continuera à manifester une solidarité large, générale et sans réserves au peuple palestinien, victime de la scandaleuse impunité d’Israël ».

    L'appel à la solidarité lancé par les communistes brésiliens, que nous reproduisons ci-dessous, a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures, essentiellement de militants communistes et progressistes brésiliens mais aussi venant du monde entier. Plusieurs partis communistes parmi lesquels les Partis communistes grec, libanais, allemand, colombien, espagnol, vénézuelien, équatorien, mexicain, péruvien et palestinien, ont déjà signé l'appel.

    Nous communistes français, militants et dirigeants d'organisations du PCF nous reconnaissant dans la ligne prônée par le site Solidarité-Internationale-PCF, affirmons notre soutien et notre solidarité envers le Parti communiste brésilien menacé d'interdiction.

    Le PCB lance également un appel à la solidarité individuelle, les militants communistes et progressistes désireux de souscrire à l'appel peuvent le faire via l'adresse mail du site (format nom/profession/affiliation) : pcf.solidarite-internationale@laposte.net

     

    Appel à la solidarité lancé par le PCB

     

    Nous apportons notre solidarité au PCB (Parti communiste brésilien) confronté à une action en justice qui l'accuse d'« encourager la discrimination et la prolifération de l'intolérance religieuse, ethnique et raciale dans notre pays ».

     Que nous soyons d'accord ou non avec les positions politiques du PCB, nous reconnaissons en lui un parti qui, contrairement à l'accusation lancée contre lui, lutte pour une société laique, égalitaire et fraternelle sans aucune discrimination de quelque nature que ce soit.

    Cette plainte absurde, en plus de porter atteinte à liberté d'organisation partisane, rentre en contradiction avec les dispositions gravées dans le marbre dans notre Constitution et renvoyant à la liberté d'organisation et d'expression.


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  • Chili - 25 aout CUT (2)600 000 travailleurs dans les rues Chiliennes après deux jours de grève nationale en soutien aux mobilisations étudiantes face à une répression policière meurtrière

    Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    Après plus de quatre mois de mobilisations historiques des étudiants chiliens, qui ont porté jusqu'à 500 000 étudiants et enseignants dans la rue, le mouvement ouvrier chilien est passé ces 24 et 25 août de la solidarité en paroles à la solidarité en actes avec deux jours de grève nationale convoquée par la Centrale unitaire des travailleurs (CUT).

     

    Chili - 25 aout CUT (1) Ce 25 août, ils étaient plus de 400 000 travailleurs dans les rues de Santiago, 600 000 dans tout le pays, à exprimer leur solidarité avec les revendications des étudiants et à afficher leur volonté de voir naître un « autre Chili », plus égalitaire que celui hérité de la dictature de Pinochet, laissé intact par la « gauche » et aujourd'hui incarné par le président libéral Sebastian Pinera.

     

    Si le gouvernement a tenté de minimiser l'impact de la grève,le fait est que l'activité du pays a été fortement perturbée, en particulier dans la fonction publique, les transports et l'éducation bien entendu. Les syndicats de fonctionnaires annonçaient des taux de grévistes de 80% dans des branches comme celle des impôts.

     

    Ces deux jours de grève étaient autant une mobilisation de soutien aux étudiants en grève que l'expression d'une colère générale vis-à-vis de la politique de classe du gouvernement Pinera, aujourd'hui plus impopulaire que jamais. Seulement 25% des Chiliens soutiennent le gouvernement.

     

    Le mot d'ordre « Je me bats pour mes enfants », présent dans toutes les manifestations, exprime bien l'enjeu de l'éducation dans la vie des ménages ouvriers et populaires chiliens.

     

    Les étudiants et familles portent le poids de 75% des coûts d'éducation, les frais de scolarité atteignent – même dans les universités publiques – des sommes astronomiques, jusqu'à 1 800 $ par mois, la norme étant entre 250 et 860 $ par mois.

     

    En moyenne, chaque étudiant chilien est endetté à hauteur de 30 000 $ à la sortie de ses études, en raison des crédits contractés pour les financer.

     

    Aujourd'hui, l'université est devenue de fait inaccessible à la plupart des enfants des classes populaires. Pour les autres ainsi que pour les enfants des classes moyennes, elle signifie des sacrifices de plus en plus insupportables pour avoir accès à une éducation de piètre qualité, notamment dans les universités privées autonomes.

     

    Les revendications du mouvement étudiant portent donc fondamentalement sur la remise en cause de la privatisation de l’éducation héritée de l'ère Pinochet et réalisée sur la base de la municipalisation et de l'autonomie des universités. Mais elles voient plus large, avec notamment le financement de l'éducation publique par la re-nationalisation intégrale du cuivre et une réforme progressive de la fiscalité, touchant les plus riches et les grandes entreprises.

     

    Le mouvement étudiant porte la revendication de la remise en cause de l'ensemble du modèle capitaliste libéral chilien, comme l'affirme la secrétaire communiste de la Fédération étudiante de l'Université du Chili (FECH) Camila Vallejo : « ce modèle néo-libéral ne nous convient pas. Son seul but est le profit et les intérêts d'une minorité. Nous estimons qu'il est nécessaire d'avancer vers un système plus égalitaire. Nous voulons un pays libre, un pays juste, plus démocratique et plus égalitaire. Et c'est pour cela que nous avons besoin d'une éducation de qualité pour tous. »

     

     

    Face à ces revendications légitimes, le gouvernement réactionnaire de Pinera est de plus en plus affaibli politiquement. Ces manœuvres politiciennes visant à minimiser ou décrédibiliser le mouvement ne prennent pas auprès d'un peuple chilien qui soutient à plus de 80% les revendications des étudiants.

     

    Chili - 25 aout ManuelLe dernier recours est l'usage de la force. Ces 24 et 25 août, les forces de police ont usé d'une violence sans retenue envers les manifestants, aboutissant à l'arrestation de 1 394 manifestants. Surtout, ce déchaînement de violence a conduit au décès d'un jeune lycéen de 16 ans, Manuel Gutiérrez Reinoso,abattu d'une balle en pleine poitrine et qui, d'après les premiers témoins, ne faisait que suivre la manifestation à deux pas de son domicile.

     

    Comme le résume bien le président de la Commission chilienne des droits de l'Homme, Gonzalo Taborga : « On vit aujourd'hui au Chili sous un État policier qui ne reconnaît pas le droit à manifester ».

     

    La vague d'indignation causé par la mort du jeune Manuel Gutiérrez a conduit le gouvernement à afficher publiquement sa volonté d'ouvrir les négociations. Rien n'indique qu'il bougera de la position initiale du GANE (Grand accord national pour l'éducation), c'est-à-dire des mesures purement cosmétiques – comme une revalorisation des bourses et une baisse des taux d'intérêts – ne touchant pas à la question de la privatisation de l'éducation.

     

    En tout cas, la colère sociale portée par le mouvement fait qu'au Chili plus rien ne sera vraiment comme avant, elle porte en elle la remise en cause de l'ensemble du modèle capitaliste chilien, héritier de la dictature, poursuivi et approfondi par la gauche de la « Concertation » (démocrate-chrétienne/socialiste soutenue par les communistes) et par la droite de Pinera.

     

    Comme le résume le secrétaire-général du PC Chilien, Guillermo Tellier, la volonté d'en finir avec ce système est telle chez les manifestants, étudiants et travailleurs que le prochain gouvernement ne pourra « ni être un gouvernement de droite, ni être un gouvernement de la Concertation » mais un mouvement politique et social qui incarne une réelle alternative, remettant en cause le règne du profit dans la vie politique et dans la société Chilienne.


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  • 30 000 mineurs chiliens en grève contre le projet gouvernemental de privatisation du cuivre, quarante ans après sa nationalisation par le président Salvador Allende

    codelco 

          

    Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    L'appel à une grève de 24 heures ce lundi 11 juillet, lancé par la Fédération des travailleurs du cuivre (FTC) afin de    protester contre les projets gouvernementaux de privatisation des mines, a été massivement suivi, avec près de 30 000 mineurs cessant le travail ce lundi.

     

    Les activités de la CODELCO (Corporation nationale de cuivre), entreprise publique chilienne    d'exploitation du cuivre, ont été paralysées dans tout le pays. Les puits de Radomiro Tomic, Gabriela Mistral, Chuquicamata, El Salvador, Ventanas, El Teniente et d'Andina ont tous été    occupés par les travailleurs. 

    La CODELCO est la première entreprise au monde dans le secteur, assurant 11% de la production mondiale (1,7 millions de tonnes    de cuivre extrait) et rapportant 3,6 milliards de dollars de recettes à l’État en 2010. 

    cobre chilenoLes mineurs ont choisi une date symbolique pour débrayer, celle du 40ème anniversaire de la nationalisation du secteur minier Chilien par le président Allende et le gouvernement    d'Unité populaire socialiste-communiste. Le 11 juillet 1971 avait été décrété « Jour de la dignité nationale » par le président socialiste. 

    La popularité de cette mesure est telle qu'après le coup d'Etat de 1973, Augusto Pinochet ne prit pas le risque de revenir    formellement sur cette décision. 

    Toutefois, avec le Décret 600 sur le statut de l'investissement étranger, Pinochet remit en cause dans les faits le principe de    la nationalisation livrant l'exploitation aux multi-nationales à des conditions très avantageuses pour elles. 

    Pour l'année 2011, on estime que les multi-nationales du cuivre dégageront 34 milliards de profits, soit l'équivalent de 80% du    budget public chilien ou encore quatre fois le budget de l'éducation, une comparaison lourde de sens au moment où étudiants et enseignants se mobilisent pour défendre le principe d'une éducation    publique et gratuite de qualité. 

    Toutefois, cette très large privatisation de facto ne satisfait pas la voracité du gouvernement revanchard du    multi-milliardaire Sebastian Pinera. 

    Il y a quelques semaines, le sous-secrétaire aux Mines, Pablo Wagner, qualifiait déjà la nationalisation du cuivre d'    « erreur historique ». 

    Un ballon d'essai puisque le président Pinera a annoncé depuis son intention d'entamer un « plan de restructuration »    de l'entreprise pour attirer des capitaux privés. Outre le licenciement de 2 600 mineurs et la coupe dans les avantages sociaux, Pinera persiste dans l'idée d'ouvrir le capital de l'entreprise,    jusqu'alors détenu à 100% par l’État, aux investisseurs privés. 

    D'après le syndicat, le plan gouvernemental prévoit notamment le passage de certains actifs de l'entreprise, comme celui de la    mine de Gabriela Mistral, entre les mains du privé. « Une privatisation déguisée », selon le président de la Fédération des travailleurs du cuivre Raimundo Espinoza.

     

    carmona.jpgLe Parti communiste chilien (PCCh) a apporté tout son soutien aux mineurs notamment à travers la voix du député Lautaro Carmona qui a rendu un vibrant hommage à la lutte des mineurs,    avec lesquels il se trouvait lundi : « Je voudrais exprimer toute ma reconnaissance à ces travailleurs pour leur contribution patriotique au rejet    des plans visant à privatiser la CODELCO (…) Les travailleurs ont fait preuve, du point de vue de notre souveraineté économique, d'une grande responsabilité historique. Ils prirent toutes leurs    responsabilités avec ce mouvement de grève exemplaire ». 

    Et le député communiste a conclu son intervention à    l'Assemblée par un appel à la re-nationalisation intégrale du cuivre :« Vous pouvez compter sur nous, communistes et nos alliés,    pour réaliser les plus grands efforts afin de re-nationaliser 50% des réserves mondiales de cuivre, aujourd'hui entre les mains des multi-nationales ».

     

    Le mouvement des mineurs rejoint celui des étudiants chiliens, en grève générale reconductible depuis plusieurs semaines contre    les plans confirmant la politique de privatisation de l'éducation primaire et secondaire entamée par Pinochet via la municipalisation, et accentuant la privatisation des universités.

     Le 30 juin dernier, ce sont plus de 200 000 étudiants et professeurs, unis dans la lutte, qui ont manifesté dans les rues de    Santiago du Chili contre la privatisation de l'éducation. 

    camila-vallejo-megaphone.jpgUn mouvement dont la porte-parole    et leaderest la secrétaire de la première centrale syndicale    étudiante du pays (FECh – Fédération des étudiants de l'Université du Chili), Camila Vallejo, militante de la Jeunesse communiste revendiquant son identité communiste.

     

    Le charisme et la résolution des positions de la jeune militante communiste vis-à-vis des projets gouvernementaux, ainsi que    l'activité organisée des Jeunesses communistes chiliennes, ne sont pas sans avoir contribué au succès des mobilisations entreprises depuis le mois de mai. Ils ont également permis de renouer le    lien entre l'organisation communiste et la jeunesse chilienne.

     

    Mécontentement des mineurs, colère des étudiants, grogne des enseignants, toutes les couches de la société chilienne    expriment massivement leur opposition aux plans de privatisation du gouvernement revanchard de Pinera, prêt à livrer ce qu'il reste du patrimoine national entre les mains du privé. La question    décisive reste celle de la convergence des luttes à laquelle les communistes apporteront leur contribution décisive.

     

    Cf articles récents sur le Chili : 

    Une jeune militante communiste, secrétaire de la première centrale syndicale estudiantine du pays, à la tête des luttes étudiantes s'opposant à la privatisation des    universités au Chili 

    Des milliers d’étudiants de l’Université centrale du Chili en grève depuis une semaine descendent dans les rues de Santiago pour protester contre la    privatisation de leur université 

    Grève générale des professeurs et étudiants au Chili contre la poursuite par le gouvernement Piñera de la privatisation de l’Éducation, héritage de l'ère    Pinochet

     


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  • Une jeune militante communiste, secrétaire de la première centrale syndicale estudiantine du pays, à la tête des luttes étudiantes s'opposant à la privatisation des universités au Chili

    Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

    Une dirigeante communiste à la tête des luttes étudiantes au Chili 

    Moyen Orient

    C'est la figure emblématique des manifestations étudiantes qui ont poussé Sebastián Piñera à proposer des changements dans le système. 

    Qui est Camila Vallejo et en quoi croit-elle ? 

    Avec plus d'un mois de grève et les manifestations les plus massives depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990, les étudiants du pays qui exigent une transformation du système ont reçu une proposition de la part du président Sebastián Piñera.

    Il s'agit du « Grand accord national pour l'éducation » (GANE) et il appelle les lycéens et les étudiants ainsi que l'Ordre des Professeurs à entamer des pourparlers en vue de changements profonds actés par des projets de lois proposés au Congrès.

    Un fonds pour l'éducation de 4 milliards de $, l'augmentation du nombre de bourses, la diminution des taux d'intérêt pour les crédits qui servent à payer les études universitaires et l'invitation à « débattre » sur la possibilité de faire une distinction entre universités avec et sans but lucratif, voilà les mesures qui se dégagent de cette proposition.

    « Malheureusement, nous voyons qu'on nous ressert la même chose mais avec quelques pesos de plus », a déclaré Camila Vallejo, présidente de la Fédération des étudiantes de l'Université du Chili (Fech) et une des figures les plus en vue du mouvement qui exige que l'on modifie le système. 

    Et bien que le président ait mis en avant les mesures et ait demandé« de mettre un terme aux protestations et aux manifestations et de reprendre le chemin du dialogue et de la concertation », la réponse du mouvement étudiant est négative, confirmant une nouvelle grève nationale pour le jeudi 15 juillet.

    Qui est cette jeune femme que beaucoup voient comme la leader des manifestations ?

    La figure emblématique

    Camila Vallejo Dowling a 22 ans et elle est diplômée de Géographie « avec une thèse à finir » pour obtenir effectivement son diplôme. L'an dernier, elle a gagné les élections internes à l'Université du Chili et est devenue la seconde femme dans l'histoire à présider la plus importante fédération étudiante du pays.

    Dans ce rôle, elle s'est distinguée comme la force d'impulsion et la leader du mouvement qui a fait descendre le 30 juin dernier plus de 80 000 personnes dans la grande avenue Alameda de Santiago – selon les chiffres des services de la ville – et 200 000 selon les organisateurs, qui se sont ajoutés aux 200 000 autres dans les autres villes du pays.

    Parmi les principales revendications des étudiants, la fin du système municipalisé de l'éducation primaire et secondaire, dans lequel les villes ont la charge des établissements gratuits et reçoivent des aides de l’État en fonction du nombre d'élèves, et l'application de la loi qui interdit aux universités de réaliser des profits.

    Militante du Parti communiste, Camila Valejo a été accusée d'être manipulée par cette formation de gauche ou de radicaliser les positions du mouvement, ce qui à son avis est seulement une tentative visant à disqualifier les mobilisations.

    « Je crois que ces critiques ne reposent sur aucun fondement réel, mais cela même va plus loin que cela. Il y a un Parti, le Parti communiste, qui travaille avec un mouvement social plus vaste, et c'est en cela que ces critiques n'ont aucune légitimé et sont bien plus une tentative désespérée pour essayer de diviser le mouvement », a-t-elle confié à BBC Mundo.

    L'avenir 

    A la suite de son irruption comme dirigeante étudiante, certains croient que Vallejo remplit tous les critères pour parvenir à avancer sur le terrain politique : avoir présidé la FECh et compter sur un charisme tout particulier lui permettraient de prendre la tête de toute une frange de la jeunesse qui se rapproche de plus en plus de ses positions.

    « Je crois qu'elle est en train de devenir une figure féminine imposante et une figure avec un contenu idéologique, et si elle continue en ce sens, elle va probablement s'installer comme une référence importante au sein du communisme chilien, prenant ses distances avec les schémas classiques », a souligné à BBC Monde le politologue Guillermo Holzmann.

    « Elle peut, à travers un travail approprié et avec une définition claire de ce qu'elle veut atteindre, et en attendant de voir les gains obtenus par ce mouvement, avoir un grand avenir. Son talent l'a fait déjà bénéficier d'un soutien fort important », a déclaré à son tour l'analyste politique Daniel Contreras.

    La réponse de la présidente de la FECh face aux analyses déployées autour de sa personne est claire. « Cela ne rentre pas en considération dans mes aspirations personnelles », s'est-elle exprimée, bien qu'en fonction de la croissance ou des besoins futurs du mouvement actuel, elle se déclare « prête » à relever un tel défi.

    Pour l'instant, la Confédération des Étudiants du Chili (Confech) – qui rassemble les différentes fédérations – analysera en profondeur les propositions de Piñera pour décider si elle accepte un dialogue avec les principaux acteurs du gouvernement et de la scène politique, toujours dans l'objectif de parvenir à des « changements profonds ».

    « Ce mouvement pose la nécessité de transformation profonde des institutions actuelles, elle pose la nécessité de transformations profondes du système éducatif et c'est cela qui le rend politique, car il pense à travers l'éducation un modèle de société », a déclaré Camila Vallejo.

    Article initialement publié sur le site de BBC-Mundo. Le ton et les éclairages politiques sont de l'entière responsabilité de son auteur initial

     


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  • Pour le Parti communiste péruvien, avec la victoire du candidat de gauche Ollanta Humala aux présidentielles, « commence une nouvelle étape dans l'histoire de notre pays »

    gana-perc3ba-ollanta-presidente[1]

    Pour le Parti    communiste péruvien, avec la victoire du candidat de gauche Ollanta Humala aux présidentielles, « commence une nouvelle étape dans l'histoire de notre pays »  

    Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

    D'après les résultats    partiels, après décompte de près de 85% des bulletins et avant le dépouillement dans les zones rurales acquises à la gauche, le candidat de gauche Ollanta Humala est élu président du Pérou avec    51,5% des voix contre 48,5% pour Keiko Fujimori, fille du dictateur Fujimori et candidate du statu quo libéral. 

    Cette nouvelle victoire pour la gauche latino-américaine ne peut qu'être saluée    par les communistes et progressistes, après dix ans de dictature fujimoriste et dix ans de libéralisme échevelé, et face à la menace d'un retour au « libéralisme autoritaire » des    années 1990. 

    Reste à savoir si la politique économique menée par le futur président Humala,    par ailleurs sans majorité parlementaire, se rapprochera d'une politique de lutte contre le pouvoir du capital, comme en Bolivie, au Vénézuela ou en Equateur, ou alors d'une politique    d'accompagnement du capital, comme au Brésil, modèle mis en avant ces dernières semaines par le candidat de gauche. Voici ci-dessous le communiqué du Parti communiste péruvien à l'annonce de la    victoire de Ollanta Humala. 

    AC

     

    ganamos

    Une nouvelle étape commence pour le Pérou            

    Ce fut une rude bataille, mais en fin de compte nous avons vaincu la peur,    l'immobilisme, la mafia et les manipulateurs acharnés des vrais pouvoirs qui ont mis tous leurs œufs dans le même panier de la candidate fujimoriste pour empêcher le triomphe d'Ollanta    Humala. 

    Avec l'indiscutable triomphe électoral d'Ollanta Humala commence une nouvelle étape    dans l'histoire de notre patrie. Nous avons écarté les secteurs néo-libéraux du contrôle du gouvernement, et pour la première fois dans l'histoire de notre patrie, nous avons la grande    opportunité de constituer un gouvernement qui défende les intérêts nationaux et devienne un véritable représentant de la majorité, de ceux qui furent écartés par la droite néo-libérale des    bénéfices de la croissance économique. 

    Nous nous trouvons face à une responsabilité historique et nous devons donc être    cohérents et conséquents avec le mandat populaire que nous avons reçu. Nous savons que cela ne sera pas facile et que la gouvernabilité du pays dépendra beaucoup de l'attitude qu'adoptera le    pouvoir économique, le véritable pouvoir qui a agi lors de ce second tour comme l'axe autour duquel ont convergé les forces conservatrices opposées au changement. Nous espérons que les voix    alarmistes qui cherchaient à créer un climat de méfiance sur les questions économiques s'engageront avec sens de la responsabilité pour la patrie et reconnaîtront le mandat populaire légitime    sorti des urnes. 

    Nous ne nous faisons pas beaucoup d'illusions, car nous connaissons la nature    réactionnaire de la bourgeoisie péruvienne, et c'est pourquoi nous avons le devoir et la responsabilité politique d'assurer le droit à gouverner obtenu par Ollanta Humala. 

    Ollanta Humala, considérant de façon responsable les résultats du premier tour, a    présenté la nécessité d'avancer vers un gouvernement de concertation nationale, où se pose comme tâche prioritaire d'articuler la croissance économique avec l'intégration sociale. C'est-à-dire    qu'il s'agit de donner forme à un gouvernement de concertation nationale pour garantir le changement dans la liberté et la démocratie. 

    Mais nous sommes aussi fermes en affirmant que la première concertation à rechercher    est avec le peuple. Cela doit se refléter dans la composition du cabinet ministériel et dans l'importance que le nouveau gouvernement d'Ollanta Humala émette des signaux clairs qu'il y aura un    changement de cap pour ce qui est des priorités gouvernementales. 

    Nous devons prendre des mesures concrètes dans la mise en œuvre de nos propositions électorales : retraite à    65 ans, augmentation du salaire minimum, lutte frontale contre la corruption, création d'emplois, adoption de la nouvelle loi du Travail, en finir avec la précarité et les contrats temporaires,    réforme fiscale, impôts sur les sur-profits des entreprises minières, renforcement de la démocratie, dialogue permanent avec le peuple, etc.      

    C'est sur cette base que nous constituerons un gouvernement cohérent et conséquent    avec la proposition de changement. Et voilà l'engagement des communistes, travailler pour que les promesses électorales, pour lesquelles le peuple péruvien a voté, deviennent    réalité.


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  • Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    La justice chilienne a ordonné vendredi l’exhumation des restes de l’ancien président chilien Salvador Allende, dans le cadre d’une enquête rouverte récemment pour établir s’il s’est suicidé ou s’il a été assassiné lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973.

    Le juge Mario Carroza a accédé à une demande, déposée mercredi par la famille de l’ancien président socialiste renversé et l’exhumation devrait avoir lieu «dans la deuxième quinzaine de mai», a annoncé un porte-parole du pouvoir judiciaire.

    Allende, président socialiste du Chili depuis 1970, est mort par balle dans le palais présidentiel de Santiago, bombardé par l’armée de l’air, lors du putsch mené par le général Augusto Pinochet. Il avait 65 ans.

    Peu après sa mort, une autopsie avait été pratiquée à l’Hôpital militaire de Santiago et, selon la version des autorités ainsi que des témoignages, il s’était suicidé en se tirant une balle sous le menton. La famille Allende elle-même privilégie la thèse du suicide.

    La justice a rouvert en janvier une enquête sur la mort d’Allende, ainsi que sur 725 autres cas de crimes contre les droits de l’Homme sous la dictature (1973-90), qui n’avaient jamais été traités faute de plaintes. La dictature a fait plus de 3.100 morts ou disparus.

    L’exhumation est la conséquence logique de la réouverture de l’enquête et le juge l’aurait ordonnée de lui-même, mais la famille avait choisi symboliquement de faire une demande formelle, avait expliqué la fille d’Allende, la parlementaire socialiste Isabel Allende.

    http://www.liberation.fr/monde/01012332021-chili-la-justice-ordonne-l-exhumation-de-salvador-allende


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  • 27 janvier 2011. Le Président vénézuélien Hugo Chavez menace, en direct et au téléphone, de nationaliser la banque Provinciale, filiale de la banque espagnole BBVA. En effet, les grandes banques et promoteurs immobiliers du pays sont impliqués dans une série d’arnaques immobilières frappant des milliers de vénézuéliens.

    http://www.dailymotion.com/video/xg...

    - le gouvernement vénézuélien a déjà pris le contrôle de différentes petites banques

    «Les banques « étaient confrontées à de graves problèmes administratifs et de gestion qui ont entraîné un manque de liquidités, ce qui ne leur a pas permis de respecter leurs obligations sur le court terme », a ajouté Sudeban. InverUnion, Banco Del Sol y Mi Casa représentent 2,34% des dépôts bancaires au Venezuela.

    Le gouvernement vénézuélien a garanti les dépôts de plus de 95% des épargnants des trois banques, ce qui représenterait plus de 160.000 personnes, selon le communiqué de Sudeban. Le gouvernement du président Hugo Chavez a fermé au total, depuis novembre, huit autres banques de petite et moyenne importance. Quatre d’entre elles ont été nationalisées et regroupées en une seule entité, la banque Bicentenario. Le poids de l’Etat dans le secteur bancaire s’en est trouvé renforcé : il en contrôlerait actuellement plus de 25%.

    « La banque privée peut exister pourvu qu’elle se soumette à la Constitution, aux lois et au projet socialiste », a dit récemment Chavez.»

    http://www.news-banques.com/venezue...

    - Promotions fictives, procédures illégales, retards indéterminés ... le monde de la promotion immobilière, et particulièrement la vente sur plans, est régi par la loi de la jungle. Cela ne concerne pas que le Venezuela ...
    http://www.djazairess.com/fr/elwata...


    De : njama
    mercredi 9 février 2011



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