• Parti Communiste FrançaisSusan LINDAUER

    C’est une histoire que CNN ne couvrira pas. Tard dans la nuit des coups à la porte dans la ville de Misurata. Des soldats armés sortent des jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes.

    La suite de l'article...http://www.legrandsoir.info/de-plus-en-plus-voyou-les-crimes-de-guerre-de-l-otan-en-libye-veterans-today.html


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  • Albertina-Sisulu-addresse-007

    Le Parti communiste d'Afrique du sud (SACP) déplore le décès de la « mère de la révolution sud-africaine », Albertina Sisulu, figure de la lutte contre l'apartheid

    Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

    Dans la nuit du 2 au 3 juin, le SACP a reçu avec une profonde tristesse la nouvelle    de la disparition du second lauréat, après Nelson Mandela, de la distinction la plus élevée du SACP, le Prix de la paix Chris Hani, 'Mama' Albertina Sisulu, une grande révolutionnaire et une    grande patriote. Nos plus sincères condoléances vont à la famille, aux proches, camarades et amis. 

    Un pilier de notre révolution n'est plus. Une mère, une    grand-mère, une dirigeante du Front démocratique uni [UDF – coalition d'organisations opposée à l'apartheid formée dans les années 1980]et de la Fédération des femmes sud-africaines (FEDSAW) et un mentor pour des milliers de militants des    jeunes générations n'est plus. Ce qu'elle a laissé derrière elle pour nous est un héritage à entretenir et à honorer dans l'action. 

    Mama Sisulu était avant tout une militante et elle avait compris le rapport entre l'oppression raciale, l'oppression de classe    et l'oppression de genre, en particulier les aspects les plus cachés de la lutte de genre. Dans son rôle très apprécié de sage-femme, elle a donné la vie en ce monde et a mis en pratique les    valeurs pour lesquelles elle se battait, celles du désintéressement et de la construction d'une nation solidaire. Même après avoir pris sa retraite de son activité d'infirmière, elle continuait à    rendre ce genre de services comme une partie intégrante de son engagement au service de son peuple. 

    Mama a joué un rôle important en apportant un soutien à un des dirigeants les plus vénérés de notre    mouvement [son mari Walter Sisulu était un dirigeant de premier plan de l'ANC des années 1940 aux années 1990 et fut emprisonné entre 1964 et 1989] quand il était    l'objet du harcèlement policier et d'une détention arbitraire interminable. Par son action propre, elle était une militante et une dirigeante importante de la lutte des femmes. 

    mandelasisulu

    Nous baissons notre drapeau rouge en hommage à cette héroïne de notre révolution. Nous présentons nos condoléances à la famille et aux amis, aux camarades    à l'ANC et à l'ANC-WL [Ligue des femmes de l'ANC] et à l'ensemble du mouvement de libération. En son honneur, nous devrons réorganiser notre système de santé pour le    recentrer sur les besoins du peuple en opposition à un système de santé guidé par le profit. En son honneur, nous devons former des milliers de travailleurs de la santé dévoués à servir notre    peuple. En son honneur, nous devons continuer la lutte pour améliorer les conditions des femmes et des filles dans notre société.


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  • Sarkozy et Cameron préparent le débarquement en Libye

     
    par Manlio Dinucci
     
    Mondialisation.ca, Le 28 mai 2011

    Au terme du G8, le président français Sarkozy a annoncé qu’il se rendra à Benghazi avec le premier ministre britannique Cameron, car « nous avons les mêmes idées ». Essentiellement une : « La médiation avec Kadhafi n’est pas possible ». Le président Obama a exprimé la même idée : « nous ne lâcherons pas tant que le peuple libyen ne sera pas protégé et l'’ombre de la tyrannie disparue ». En termes plus sobres, ils s’apprêtent à occuper la Libye.

    Et tandis que le G8 demande à Tripoli « la cessation immédiate de l’utilisation de la force », l’'OTAN intensifie les incursions aériennes qui, en moins de huit semaines, ont dépassé les 8.500. Elles partent pour la plupart des bases du sud de l'’Italie, approvisionnées par les autres. Pise est continuellement survolée par des C-130J et autres avions cargos qui, depuis l’aéroport militaire (italien, NdT) transportent aux bases méridionales les bombes et les missiles de la base étasunienne de Camp Darby (préfigurant ainsi ce qui se passera quand entrera en fonction le Hub aérien national, par où transiteront tous les militaires et tous les matériels dirigés vers les théâtres d’opération). Que les attaques aériennes soient la préparation du débarquement, est confirmé par l'’entrée en action des hélicoptères français Tigres, probablement flanqués d'’Apaches britanniques.



    Plus significative encore est l’arrivée en Méditerranée d'’un important groupe naval d'’attaque, guidé par le plus puissant et moderne porte-avions nucléaire de la classe Nimitz, baptisé George H.W. Bush, en l’'honneur du président qui en 1991 fit dans le Golfe la première guerre de l’'après guerre froide (nous en sommes aujourd’hui à la cinquième). Long de 333 mètres et large de 40, il a à bord 6 mille hommes, 56 avions (qui peuvent décoller à 20 secondes l'’un de l’'autre) et 15 hélicoptères, et il est doté des systèmes de guerre électronique les plus sophistiqués. C'’est donc une grande base militaire mobile : il a deux réacteurs à eau pressurisée PWR A4W/A1G, dont la vapeur actionne les turbines des quatre hélices. Une centrale nucléaire qui, bien qu'’ayant à bord des réacteurs plus dangereux que ceux de Fukushima, entrera dans la baie de Naples et dans d’autres ports.



    Le porte-avions George H.W. Bush est flanqué d'’un groupe de bataille formé de chasseurs torpilleurs lance-missiles Truxtun et Mitscher, des croiseurs lance-missiles Gettysburg et Anzio et de huit escadrilles aériennes. Il va renforcer la Sixième flotte dont le commandement est à Naples, se joignant à d'’autres unités, parmi lesquelles les sous-marins nucléaires Providence, Florida et Scranton. S'’est joint aussi à la Sixième flotte un des plus puissants groupes d’'attaque amphibie, conduit par le USS Bataan, qui à lui seul peut débarquer 2 mille marines, dotés d'’hélicoptères et avions à décollage vertical, artillerie et chars d’assaut. Le bâtiment est flanqué de deux autres navires d'’assaut amphibie, le Mesa Verde et le Whidbey Island, qui a effectué du 13 au 18 mai une visite à Taranto (Région Pouilles, NdT). Ce dernier a à son bord quatre énormes véhicules de débarquement à coussins d’air qui, avec un rayon d’action de 300 miles, peuvent transporter rapidement jusque sur la côte 200 hommes à la fois, sans que le navire soit en vue. Tout est prêt, donc, pour le débarquement « humanitaire » en Libye. Aux Européens l'’honneur de débarquer les premiers, sous l'’aile protectrice du porte-avions Bush.
     

    Edition de samedi 28 mai 2011 de il manifesto

    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 


    Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

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  • Côte d'Ivoire

    Ouattara éclaboussé par les crimes de son armée 

    Amnesty International publie un rapport accablant sur les massacres et les atteintes aux droits humains commis en Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale. Les deux camps sont mis en cause. L’ONG dresse un premier bilan des tueries attribuées aux combattants pro-Ouattara dans l’Ouest.

    «Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu ». C’est le titre d’un rapport d’Amnesty International, rendu public hier, qui dresse un terrible bilan des exactions, des massacres constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis tout au long de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Les enquêteurs de l’ONG ont recueilli, à Abidjan comme dans l’ouest du pays, plus d’une centaine de témoignages cauchemardesques, accablants pour les deux camps qui se sont disputé le pouvoir pendant six mois.

    Le camp du président déchu est sévèrement mis en cause. Le document revient sur les violences et les exactions dont les forces de sécurité (FDS), loyales à Laurent Gbagbo, se sont rendues coupables. En particulier dans la commune d’Abobo, majoritairement favorable à Alassane Ouattara et passée, en février, sous le contrôle du mystérieux « commando invisible ». Dans cette commune, les FDS, cibles d’attaques, n’ont pas hésité à répliquer par des tirs d’obus de mortier sur des quartiers densément peuplés, faisant de nombreuses victimes civiles. Coupables, aussi, d’atrocités, les milices pro-Gbagbo. Les témoins interrogés par Amnesty International confirment ainsi les crimes imputés aux Jeunes Patriotes de Charles Blé Goudé. Usant d’une rhétorique « ivoiritaire » xénophobe, ils réservaient en priorité leurs supplices (voir page 3) aux Ivoiriens originaires du Nord, aux musulmans et aux ressortissants étrangers de la sous-région. Enlèvements, viols, exécutions sommaires, actes de torture, incendies de maisons habitées par des partisans réels ou supposés d’Alassane Ouattara, attaques visant les casques bleus de l’Onuci sont également recensés.

    Chasse à l’homme à duékoué

    Mais les pro-Gbagbo ne sont pas seuls coupables de graves violations des droits humains. Ce rapport dresse un premier bilan, terrifiant, des crimes commis par les forces armées pro-Ouattara dans l’ouest du pays. Tous les témoignages recueillis à Duekoué « font état d’une série d’homicides ciblés et systématiques commis par des agents en uniforme des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, créées par Alassane Ouattara le 8 mars 2011), qui ont exécuté des centaines d’hommes de tous âges sur la base de considérations politiques et ethniques », résume Amnesty International. Après de violents combats, la ville est passée, dès le 29 mai, sous contrôle total des FRCI, héritières des Forces nouvelles de Guillaume Soro. Ces combattants pro-Ouattara ont alors ouvert une véritable chasse à l’homme, ciblant les hommes d’ethnie guéré, réputés proches de Laurent Gbagbo. Des hommes ayant fui en brousse racontent que des chiens ont été lancés à leurs trousses par les FRCI et les Dozos, ces chasseurs traditionnels du Nord enrôlés dans l’offensive. Toutefois, si un Guéré pouvait apporter la preuve de son allégeance à Alassane Ouattara, il était épargné. Le document compile, enfin, des témoignages effroyables sur l’usage des violences sexuelles et du viol comme armes de guerre.

    Amnesty International s’étonne que de si graves violations des droits humains aient pu se produire sous l’œil des casques bleus de l’Onuci. Le massacre de Duékoué « s’est déroulé alors qu’une base de l’Onuci se trouvait à 1 km du quartier Carrefour, le principal lieu des tueries », rappelle l’ONG. Interrogée par les enquêteurs, la mission onusienne a répondu dans une lettre que « la responsabilité première de protéger les civils revenait aux autorités nationales de Côte d’Ivoire » (sic). Confus sur leur mission de protection des populations civiles, des représentants de l’Onuci interrogés par l’ONG ont en revanche fait valoir que la résolution 1975 du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant l’Onuci à détruire les armes lourdes avait « aidé à faire tomber Laurent Gbagbo ».

    Les FRCI, lourdement mises en cause par ce rapport, ont été créées le 8 mars 2011 par Alassane Ouattara. Sa responsabilité est donc engagée. Les appels à la « catharsis nationale » du nouveau président ivoirien resteront, à coup sûr, sans effet, si l’impunité devait régner. Sans justice pour toutes les victimes, la Côte d’Ivoire ne pourrait rompre, durablement, le cycle de la violence.

    • Gbagbo détenu à Korhogo

    Amnesty International n’a pas été autorisée à rencontrer Laurent Gbagbo.  Détenu à Korhogo, le président déchu n’a pu recevoir, depuis son  arrestation, qu’une seule et brève visite, le 2 mai, celle de Desmond  Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson. Le CICR n’a pu visiter ni Simone  Gbagbo (en résidence surveillée à Odienné), ni Pascal Affi Nguessan,  président du FPI, qui serait détenu à Bouna. « Des partisans présumés de  l’ancien président ont été victimes de violentes représailles »,  rapporte Amnesty International.

    A lire :

    --> L'éditorial de Patrick Apel-Muller : L’onction du sang à  Abidjan

    --> Entretien avec Albert Bourgi, Professeur de droit public à l’université de Reims : « L’Onuci et “Licorne”  ont outrepassé leur mandat »

    --> Analyse. Le droit d’ingérence, pilier d’une  « nouvelle politique étrangère »

    --> Ouattara investi, Sarkozy veut reconquérir le pré carré

    Rosa Moussaoui

     

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  • Epinay, dimanche, 1er mai 2011

    Aux enfants libyens assassinés par les tueurs d’occident Aux enfants d’Afrique et du monde

    Trois petits enfants sur la route de Tripoli C’est le printemps il fait beau ils sont partis Cueillir des branches de tamaris qui ont des fleurs roses ah oui ! Au printemps les arbres ça fleurit dans ce pays ? Malgré la connerie des gens partout ravis Qui crient vengeance qui crient vas-y ! C’est l’heure de se remplir la panse c’est midi Leurs mains ne serreront rien dans leurs doigts raidis Trois petits enfants ce sont les fils de qui ? Ah bon ! tant mieux ressers-nous un whisky

    Trois petits enfants sur la route de Lockerbie C’est l’hiver il fait froid la neige joue bleue dans leurs yeux Les mélèzes ont perdu leurs épines roses ça vaut mieux Avec les plumes des oiseaux morts un lit moelleux Est prêt et un drap suaire très joli taillé pour eux Des types ont décidé que la fête aura lieu Un peu avant la date où les sapins font feu De toutes leurs branches en hiver les arbres se sapent joyeux De flammèches blanches allez allume ! tant pis pour eux Hein ! quelle foutaise que tous leurs bons dieux

    Trois petits enfants sur la route de Benghazi C’est le printemps et les tamaris sont en fleurs ici déjà ? Les hautes tours blanches se penchent la cité moderne dans le lac se noie Les palmiers aux grands bras nus sont les seigneurs de la medina Mais les gamins ont la peau noire c’est en Afrique ce pays-là ? Pourvu qu’ils y restent le reste on ne sait pas Leurs parents sont venus du Tchad du Mali du Niger pourquoi ? Ce sont des fils d’esclaves alors basta ! Leurs mains ramassent des éclats de miroir où ils voient Pour la dernière fois leur frimousse qui mousse d’effroi

    Trois petits enfants sur la route de Gaza C’est l’hiver dans les oliviers s’ébroue le jour gris A l’intérieur de la baraque en parpaings il n’y a rien tant pis Deux trois branches ça fera un tapis aux nuances jolies Sur le feu de débris la galette de semoule cuit Le ciel enchante les bougies de la nuit De l’autre côté de leurs écrans les monstres rient Bientôt ce sera un gigantesque incendie Trois petits enfants ce sont les fils de qui ? D’un pays sans peuple ressers-nous un whisky !

    Trois petits enfants sur la route d’Ubari C’est le printemps il y a longtemps qu’ils sont partis De l’oasis entre les troupeaux de dunes la lune les suit Les longues oreilles blanches des fennecs frôlent sans bruit Leurs chevilles légères que la rosée rafraîchit Pas de danger que les maudits les poursuivent ici Au désert les cairns ont remplacé les fusils Moula-moula qui sautille à côté d’eux a dit Pas de souci ils arriveront bien avant midi Oum el Ma a préparé pour eux une maison d’oubli Au pied de chaque palmier du lac vert est enfoui Un petit éclat d’enfance ébloui.

      Posté par Neij


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  • Lu sur le Blog de Sylvie Mony, prof au Lycée Français du Caire :

    1er mai 2011, préparatifs

    1 mai 2011 par snony

    Il est 12h45. Le premier rassemblement libre du 1er mai en Egypte n’est prévu qu’à 16h mais déjà, la place grouille de monde.

    Des groupes se rassemblent et prennent leurs marques un peu partout, malgré le soleil qui tape très fort aujourd’hui. La journée promet d’être chaude au sens propre comme au figuré.

    Des drapeaux flottant côté Talaat Harb, près des vendeurs de T-shirts révolutionnaires, donnent des couleurs inusitées à la place. En exclusivité mondiale sur ce blog (si, si), voici la première apparition publique du parti communiste égyptien sur Tahrir. Les militants n’en sont pas peu fiers, après des années de combat dans l’ombre, voire à l’ombre.

    C’est ce qu’explique le premier secrétaire Saleh Adly à la presse, tandis qu’un jeune responsable, Rami Sobhi est interrogé par des journalistes quant aux positions du parti sur la religion.

    Pendant l’interview un jeune des Frères s’approche et harangue le groupe. Les militants se détournent et ne répondent pas à la provocation.

    On attend des cortèges de salariés, qui vont se regrouper par professions vraisemblablement. J’arrive pour ma part du siège du nouveau syndicat des enseignants à Dokki, et j’ai pu mesurer que la mobilisation va être importante.

    Des compléments ce soir, inch allah bien sûr.

    


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  • La Russie doute que les frappes de l'Otan n'aient pas Kadhafi pour cible

    Théorie marxiste

    Un missile, tiré par la coalition selon le gouvernement libyen, dans la maison du plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, Saif Al-Arab, à Tripoli, le 30 avril 2011.  REUTERS/Louafi Larbi

    MOSCOU - La Russie a dénoncé dimanche l'usage disproportionné de la force en Libye par les forces de la coalition doutant que les frappes de l'Otan n'aient pas pour cible le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

    Les déclarations des membres de la coalition selon lesquelles les frappes contre la Libye n'ont pas pour objectif la liquidation de M. Kadhafi et les membres de sa famille suscitent de forts soupçons, a déclaré le ministère dans un communiqué.

    L'usage disproportionné de la force va au-delà de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU qui ne prévoit en aucune manière le changement du pouvoir en Libye et entraîne des conséquences néfastes et la mort d'innocents, ajoute le texte.

    Mouammar Kadhafi a échappé à une frappe aérienne de l'Otan qui a tué son plus jeune fils et trois de ses petits-enfants dans la nuit de samedi à dimanche à Tripoli, selon un porte-parole du régime qui a dénoncé une tentative d'assassinat du dirigeant libyen. L'Otan a confirmé des frappes aériennes, mais démenti avoir visé la famille Kadhafi.

    La Russie appelle à un respect strict des décisions de la communauté internationale prises sur le conflit libyen, un cessez-le-feu immédiat et le début d'un règlement politique sans conditions préalables, a conclu le ministère russe.

    La Russie, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité, s'était abstenue le 17 mars lors du vote de la résolution 1973, permettant ainsi son adoption, l'intervention d'une coalition internationale contre le régime du colonel Kadhafi et le déclenchement de frappes aériennes.

    Depuis, la Russie a plusieurs fois accusé les Occidentaux de violer l'esprit et la lettre de la résolution.

    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait sévèrement critiqué le 26 avril au cours d'une visite à Copenhague la chasse à l'homme qui vise le leader libyen Mouammar Kadhafi.

    On dit qu'on ne veut pas liquider Kadhafi, mais pourquoi bombarder alors ses palais ? C'est une opération pour chasser les souris ?, a-t-il demandé en soulignant que le seul effet de ces frappes était de tuer des civils car Kadhafi n'est plus là, il s'est barré depuis longtemps.

    Maintenant certains responsables disent oui, on tente de tuer Kadhafi. Qui a permis de faire cela ? Il y a eu un procès ? Qui s'est octroyé le droit d'exécuter un homme ?, avait-il alors déclaré.

    http://www.romandie.com/news/n/


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  • La Libye n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte et, aujourd’hui, les opérations militaires pour aboutir au départ de Kadhafi s’enlisent.

    La liste des victimes de cette sale guerre s’allonge hélas de jour en jour, civilsen premier lieu, militaires et journalistes.

    Deux reporters-photographes chevronnés et qui avaient couverts de nombreuses zones de combat dans le monde ont payé de leur vie la « croisade » des Sarkozy, Cameron et Obama contre le colonel fou, devenu fréquentable il y a peu encore

    Les autorités françaises jouent les va-t-en-guerre, tout en reconnaissant que l’intervention militaire sera longue. Preuve que la solution ne passe pas par les armes.

    Le SNJ-CGT salue la mémoire des deux journalistes qui viennent de payer de leur vie la folie des hommes. Tim Hetherington et Chris Hondros étaient des reporters de guerre chevronnés, preuve supplémentaire que l’intervention en Libye est devenue insupportable.

    Combien faudra-t-il encore de morts pour que cesse l’escalade. C’est en effet le jour de la mort de nos confrères à Misrata qu’on apprend que Sarkozy et Berlusconi vont envoyer des « conseillers » pour appuyer les forces du Conseil national de transition, opposé à Kadhafi.

    Le SNJ-CGT appelle les journalistes à la plus grande prudence sur le terrain des hostilités, mais il appelle aussi à l’arrêt de l’intervention de l’OTAN et de la France et la recherche d’une solution négociée sous l’égide de l’ONU pour éviter un bain de sang en Libye.

    Par ailleurs, le SNJ-CGT demande la libération immédiate du Khaled Sid Mohand, journaliste freelance (collaborant à France Culture, le Monde et El Watan) arrêté par les autorités syriennes le 9 avril.

    Cette arrestation s’ajoute aux « disparitions » et expulsions d’autres journalistes couvrant les manifestations contre le régime syrien.

     de : CGT-SNJ

     Montreuil,
    le 21 avril 2011


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  • Antoine Sivan, le représentant de la France auprès de l'opposition libyenne à Benghazi, a estimé aujourd'hui qu'une visite du président français Nicolas Sarkozy dans ce fief des opposants au colonel Kadhafi était envisageable, ajoutant que "ce serait un très beau geste".

    Une visite à Benghazi (est de la Libye) de Nicolas Sarkozy est-elle possible? "Pourquoi pas?", a répondu Antoine Sivan, interrogé par téléphone par RTL. "Ce serait un très beau geste", a ajouté le diplomate qui a pris ses fonctions à Benghazi fin mars.

    En visite hier à Paris, Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT), l'autorité des rebelles libyens, a indiqué avoir invité Nicolas Sarkozy à Benghazi pour soutenir les insurgés libyens, et assuré que le président français avait accepté le principe d'une telle visite. La présidence française a "pris note" de cette invitation, a-t-on indiqué dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

    La France a été le premier pays à reconnaître le CNT comme interlocuteur légitime en Libye, lorsque Nicolas Sarkozy avait reçu le 10 mars à l'Elysée trois émissaires de la rébellion libyenne. Jusqu'à présent, seuls l'Italie et le Qatar ont fait de même. Antoine Sivan est le représentant diplomatique de la France à Benghazi, avec pour mission principale d'entretenir des contacts réguliers avec le CNT. Paris a par ailleurs suspendu les activités de son ambassade à Tripoli.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/21/97001-20110421FILWWW00399-une-visite-de-sarkozy-a-benghazi-evoquee.php

    Abdeljalil invite Sarkozy à Benghazi et promet une future Libye
    "démocratique"

    Le président du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil, a invité mercredi le président français Nicolas Sarkozy à se rendre à Benghazi pour soutenir les insurgés libyens et a promis d'établir dans son pays un "Etat démocratique". 

    Nicolas Sarkozy accueillant Mustafa Abdel Jalil le 20 avril 2011 à l'Elysée

    "Nous avons invité le président français à venir en visite à Benghazi, je pense que ce serait très important pour le moral de la révolution", a déclaré M. Abdeljalil à la presse à l'issue d'un entretien de trois quarts d'heure avec Nicolas Sarkozy.

    La présidence a "pris note" de cette invitation, a-t-on indiqué dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

    "La France et tous les pays qui nous ont soutenus et appuyés auront un rôle très important pour l'avenir du peuple libyen", a-t-il ajouté, saluant la  "décision courageuse" prise par le président français "d'appuyer la révolution libyenne" en reconnaissant le CNT, organe de la rébellion contre Mouammar Kadhafi.

    La France a été le premier pays à reconnaître le CNT comme interlocuteur légitime en Libye, lorsque Nicolas Sarkozy avait reçu le 10 mars à l'Elysée trois émissaires de la rébellion libyenne. Jusqu'à présent, seuls l'Italie et le Qatar ont fait de même.

    Le président du CNT, qui était mardi à Rome, a également indiqué avoir "promis à la communauté internationale d'édifier un Etat démocratique où le chef de l'Etat ou le gouvernant, arrivera au pouvoir non pas sur un char mais par un bulletin dans les urnes". "Le président n'arrivera plus au pouvoir par la force mais par les élections", a-t-il insisté.

    "Nous nous engageons également à travailler à lutter contre le terrorisme, à arrêter l'immigration illégale ainsi que la traite des êtres humains qui a été néfaste avant tout pour nous", a poursuivi M. Abdeljalil.

    Après la Grande-Bretagne, la France a annoncé mercredi une mission de quelques officiers en Libye pour conseiller le CNT, en appui des frappes aériennes engagées depuis un mois sur le pays.

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/article.aspx?cp-documentid=157124380


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  • "L’Humour est la politesse du désespoir..."

    Nicolas Sarkozy a promis ce mercredi une intensification des raids aériens  internationaux contre les forces de Mouammar Kadhafi au président du Conseil  national de transition libyen (CNT). Le président français a ainsi répondu favorablement aux demandes de Moustapha  Abdeljalil, pour la première fois reçu à l'Elysée ce matin. Hier déjà, le Premier ministre François Fillon, avait évoqué cette  amplification.

    • Pas de troupes au sol...

    La France exclut toujours une intervention terrestre. "Ce n'est pas la résolution 1973" du Conseil de sécurité de l'Onu, qui a  autorisé les frappes aériennes, a dit le ministre de la Défense, Gérard Longuet après le conseil des ministres,  tout en admettant que c'était "un vrai sujet qui mérite une réflexion  internationale". "Nous ne prenons pas d'initiative pour  demander une nouvelle résolution du Conseil de sécurité", a précisé en parallèle le porte-parole du gouvernement, François Baroin.

    • ... mais des officiers sur le terrain

    François Baroin a cependant confirmé que des pays de la coalition, dont la France,  enverraient "un petit nombre d'officiers de liaison auprès du CNT afin  d'organiser la protection de la population civile". Il a précisé que le nombre  de ces officiers envoyés par la France serait inférieur à dix. Le Royaume-Uni a fait mardi une annonce similaire.

    • Bernard-Henri Lévy aux manettes

    Selon l'écrivain français Bernard-Henri Levy, qui joue les intermédiaires  entre le CNT et Paris depuis le début, trois militaires - un Français, un  Britannique et un Italien - sont déjà dans la salle d'opérations des insurgés à  Benghazi. Leur rôle est "d'éviter les bavures" comme celle qui s'est récemment soldée  par la destruction par erreur de quatre chars des insurgés, a-t-il expliqué à  Reuters. "L'ambassadeur de France m'a lui-même présenté le 10 ou le 11 avril dans les  bureaux du président du CNT le capitaine de corvette français qui venait  d'arriver pour servir d'officier de liaison", a souligné Bernard-Henri Levy.

    Selon une source familière du dossier, les Britanniques auraient aussi  dépêché en Libye une vingtaine de  membres de leurs forces spéciales et les Français 10 à 15, dont plusieurs à  Misrata. Ce que Paris ne confirme cependant pas. Cet après-midi, Rome a annoncé mettre dix instructeurs militaires à disposition du CNT.

    • Abdeljalil dans la roue de Sarkozy

    Moustapha Abdeljalil, qui était accompagné par plusieurs autres membres du  CNT et devait être reçu mercredi après-midi par François Fillon, est un des  premiers dignitaires du régime Kadhafi à avoir fait défection. Pour la Bulgarie, ce magistrat reste l'homme qui avait confirmé la peine de  mort de cinq infirmières bulgares accusées d'avoir inoculé le virus du sida à  des enfants libyens et dont le président français a obtenu la libération en  2007.

    Soucieux de donner une crédibilité politique au CNT alors que se pose la  question de la succession de Kadhafi, Nicolas Sarkozy n'en a pas moins multiplié  les attentions à son égard. ll l'a ainsi accueilli et raccompagné sur le perron de l'Elysée entre deux  rangées de gardes républicains. Le président du CNT a pour sa part promis l'édification d'un Etat  démocratique et s'est engagé à lutter contre le terrorisme, l'immigration  illégale et "la traite des êtres humains".

    La stratégie semble payer puisque le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l'Union européenne (UE) ont apporté à leur tour cet après-midi leur soutien au Conseil national de transition, au terme d'une réunion à Abou Dhabi.


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