• Berlusconi, c’est fini, enfin presque

    Il faut retenir cette phrase importante avant de se réjouir plus à même :

    "Je démissionnerai dès que la loi sur le budget sera adoptée et puisque je pense qu'il n'y a pas d'autre alternative possible, je pense que des élections seront organisées début février auxquelles je ne participerai pas"

    Alors, chers camarades, il faut s'accrocher parce que le train va passer à la vitesse d'un TGV :

     Vendredi (hier) : vote au sénat du train de mesures promises par Berlusconi à l'UE (156 pour, 12 contre, 1 abstention)

    Samedi : ces mesures devraient être validées

    Allons-y c'est parti :

    Nouvelle vague de mesures d'austérité votées au Sénat

    Le Sénat italien a voté vendredi le train de mesures que Berlusconi avait promises à l'Union européenne. Au programme : une réforme des retraites, des privatisations à tout va et une mise à mal du droit du travail.

    La Chambre haute a très largement adopté ces mesures par 156 voix pour, 12 contre et 1 abstention. Elles pourront ainsi être définitivement validées à l'Assemblée dès samedi. Berlusconi devrait ensuite démissionner.
    Ces mesures, censées relancer la croissance, ne sont qu'une vague de libéralisation de l'économie et de destruction des services publics italiens. Et c'est d'une violence rare.

    L'âge de départ en retraite dans le cadre des "pensions de vieillesse" augmentera à 67 ans, contre 65 ans actuellement.
    On privatise à tout va et les services publics devront accepter la concurrence du privé. Les collectivités locales devront ainsi ouvrir les services publics locaux comme l'énergie, les transports, l'eau, et le traitement des déchets déchets à la concurrence et réduire leur participation dans les sociétés gérant ces services. L’État de son côté devra vendre une grande partie de ses possessions immobilières. Les fonctionnaires en prennent pour leur grade aussi. Ils pourront être mutés ou mis en disponibilité durant deux ans avec une indemnité d'environ 80% de leur salaire, et ce dans les administrations dont les effectifs sont en excédent.

    Le droit du travail est également attaqué. L'apprentissage, le temps partiel et le télétravail sont favorisés par incitation fiscale. Les ordres professionnels seront réformés et les tarifs minimums abolis. Et cerise sur le gâteau, mais qui ne devrait arriver que dans un second temps, le gouvernement promet aux Italiens des mesures visant à faciliter les licenciements.

    Après ça, Berlusconi peut tirer sa révérence sans oublier l'ardoise que les italiens paieront à l'UE grâce à sa bienveillance  

    Son pays sera placé sous la tutelle conjointe du FMI et de la commission européenne qui vont contrôler tous ses engagements budgétaires. Une surveillance « stricte » de la mise en œuvre des mesures de super-austérité avancées par le pouvoir italien est annoncée.Le taux d'intérêt de la dette italienne dépasse allègrement les 6%. 

    La relève de Berlusconi ne s'annonce pas une partie de plaisir pour les italiens.

    Ne nous leurront pas, il avait fait son temps et ne satisfaisait plus les patrons des grosses entreprises pour lesquelles il n'était qu'un valet, qu'un bouffon comme les autres.

    Il leur a néanmoins permis de démonter pratiquement tous les syndicats de salariés, il a démonté également tout ce qui pouvait exister à gauche et il leur a offert cet été grâce aux deux plans d'austérité, la somme de 90 milliards !!

    Ceux qui font avancer les choses en Europe, non, pas le peuple, le patronat ne verrait donc pas d'inconvénient à ce que la gauche vienne à présent gouverner pour accompagner la politique d'austérité, voyez-vous comme ils sont humains !!

    En attendant, nous regardons tous ces évènements en bons spectateurs impuissants, en analysant pour certains d'entre nous avec nos moindres connaissances et en attendant le coup de massue final.

    Car nous le savons depuis quelques années, l'austérité européenne frappera:

     - l'Irlande

    - La grèce

    - Le Portugal

    - L'Italie

    - l'Espagne

    - La France 

    Je pense que nous ne sommes pas loins d'avoir bouclé la boucle.

    source http://cocomagnanville.over-blog.com

    http://www.humanite.fr/


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  • Nouveau naufrage meurtrier de migrants à Lampedusa


    Les garde-côtes italiens ont retrouvé les corps de 25 migrants africains à bord d'un bateau transportant un peu moins de 300 réfugiés arrivé lundi sur l'île de Lampedusa. Selon les passagers survivants, il s'agirait d'hommes adultes entassés dans la cale.

    L'agence italienne Ansa explique que les victimes ont été tuées par les gaz d'échappement du moteur. Le parquet a ouvert une enquête pour trouver la cause précise de leur mort. Les premières vérifications confirmeraient l'asphyxie. Le bateau, qui avait quitté la Lybie depuis trois jours, transportait aussi 36 femmes et 21 enfants.

    Les survivants, originaires notamment de Somalie, du Nigeria et du Ghana, sont "très éprouvés et choqués par ce qui s'est passé", a témoigné Tarek Brhane, un responsable de l'ONG Save The Children qui a pu s'entretenir avec eux: "Parmi les morts figurent certains de leurs amis et proches". En outre, "certains migrants nous ont raconté que les bombardements rendent toujours plus difficile leur vie en Libye mais aussi les départs et les déplacements vers les ports."
    Dimanche soir, alors qu'il était à 35 milles (environ 65 km) des côtes de Lampedusa, le bateau en difficulté avait lancé un SOS. "Trois bateaux sont partis à leur secours", a raconté à l'AFP Cosimo Nicastro, porte-parole des garde-côtes. Vers minuit, le bateau est arrivé à 1 mille (près de 2 km) de Lampedusa, et notre équipage est monté à bord pour la manoeuvre d'accostage", a-t-il poursuivi. C'est alors que les garde-côtes ont fait leur macabre découverte.

     

    1200 morts en mer selon le HCR

    Ce genre d'accident est malheureusement récurrent, les bateaux utilisés par les passeurs sont souvent en très mauvais état et les conditions météos mauvaises. En avril, 250 migrants avaient trouvé la mort lors d'un naufrage au large de l'île. Ils seraient 1200 à avoir péri en mer depuis janvier, d’après les estimations du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

     

    "Absence d'effort européen"

    Un responsable du parti démocrate (gauche, opposition), Khalid Chaouki, a dénoncé "l'absence d'effort européen pour la protection de toutes les vies humaines alors que le bilan dramatique des morts en Méditerranée continue à s'alourdir". Des milliers de personnes fuyant la Libye, la plupart des travailleurs immigrés venant d'Afrique ou des réfugiés des conflits de la région, sont arrivés au cours des derniers mois à Lampedusa, une petite île à mi-chemin entre les côtes africaines et la Sicile.

     

    • À lire par ailleurs:

    Lampedusa, pour les migrants, l'expulsion, l'enfermement... ou la mort

    Les "fantasmes sécuritaires" de l'Europe mettront-ils fin à la libre circulation ?

    L'Otan aurait laissé mourir des migrants en pleine mer

    Ils fuyaient la guerre... ils périssent en mer

     

    • Sur la guerre en Libye, à lire:

    Paris et Londres en quête d'une isssue de secours

    Guerre en Libye: un non des Français à 51%

    Justine Cohendet


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  • italia_vendita.gif

    La ligne du patronat italien sur la dette publique : la relance de la politique de privatisations

     

    par Domenico Moro, économiste membre du Parti des communistes italiens (PdCI)

     

    Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    L'article de fond du Sole24ore [Les Échos italien]du samedi 9 juillet, au lendemain de l'attaque des marchés financiers contre l'Italie, expose les grandes lignes de la politique économique de la Confindustria [le MEDEF italien] qui, au lieu de sauver le « malade », peut définitivement l'achever. Tout en admettant l'importance de la croissance dans la résolution du problème de la dette publique, selon les deux éditorialistes, Perotti et Zingales, « il n'y a plus de temps à perdre pour agir ». Il faut agir rapidement pour donner une réponse rassurante aux marchés financiers. La réponse consisterait à « atteindre l'équilibre budgétaire en une année (…) Il s'agit du sang et des larmes. Mais les larmes et le sang couleront encore plus si nous n'avons pas le courage d'agir tout de suite ». Cela ne suffit pas d'augmenter les rentrées, il faut couper dans les dépenses, à commencer par la Sécurité sociale. Mais cela aussi ne serait pas suffisant. Pour résoudre la situation, « il faut relancer les privatisations (par exemple l'ENI, l'ENEL, la Poste, la Finmeccanica, la RAI) ». Nous y voilà, enfin, au cœur de la chose. La question de la dette publique devient le bélier pour réaliser la privatisation définitive de ce qui reste d'intervention publique dans l'économie. Il semblerait que l'on ait pas appris grand-chose de l'histoire. Une décennie de stagnation qui a suivi les grandes privatisations, a démontré que le problème de la dette publique non seulement ne sera pas résolu, mais il sera aggravé par les privatisations. Voyons-en les raisons :

     

    1 – Les privatisations ont démantelé ou affaibli les quelques secteurs industriels où notre Pays était à l'avant-garde. La croissance du PIB italien des quinze dernières années a été en-deça de celle des principaux pays de l'UE, à cause de la diminution de la productivité. Cela s'est produit aussi parce que les entreprises publiques les plus avancées technologiquement, avec les investissements et le taux de productivité les plus élevés, ont été démantelées avec les privatisations et l'économie italienne s'est de plus en plus concentrée sur des secteurs moins productifs, moins intensifs en capital et basés sur de bas salaires.

     

    2 –La structure industrielle italienne a été de moins en moins dotée, par rapport aux autres pays européens, en grandes entreprises en mesure d'être compétitives dans un marché de plus en plus mondial. La plupart de nos quelques groupes de dimension internationale étaient et sont publics. Les privatisations, en les éliminant, ont affaibli et affaibliront encore plus toute la structure productive italienne et sa capacité à être compétitive. Par ailleurs, les grands groupes privés sont beaucoup plus enclins à délocaliser, comme le montre le cas de Fiat.

     

    3 –Les patrons italiens, aussi et surtout les grands, ont tendance à ne pas investir leurs capitaux propres, et comptent souvent sur le levier de l'endettement poussé à l'extrême (leverage buyout). Racheter des entreprises en s'endettant lourdement signifie devoir destiner les bénéfices vers le remboursement de la dette et non aux investissements et aux innovations, affaiblissant leur capacité à être compétitif. L'affaire de la TELECOM, à la suite de sa vente à Tronchetti-Provera, est un exemple emblématique des effets néfastes des privatisations. Tandis que dans la TELECOM publique, 61,7% des ressources étaient allouées à la modernisation et à l'innovation, dans la TELECOM privatisée seulement 31,8% sont destinées à cette fin.

     

    4 –Les secteurs à privatiser sont des secteurs stratégiques, tels que l'énergie, les communications, etc. Privatiser signifie également priver notre pays du contrôle sur sa structure productive et potentiellement l'abandonner entre les mains de groupes et d'intérêts étrangers, aussi parce qu'il n'est pas dit que l'on trouve des capitaux privés italiens disponibles pour racheter, comme l'a démontré le cas Parmalat.

     

    5 –L'intérêt à la privatisation des entreprises publiques provient du fait que ceux-ci opèrent dans des marchés monopolistiques, à l'abri de la concurrence, ou alors dans des services financiers lucratifs, comme la Banque postale. Ceux qui investiront pourront bénéficier de rentes de position, maintenant des prix de monopole élevés, qui ne diminueront certainement pas avec les privatisations (voir le cas des Autoroutes). Dans le même temps, avec le transfert des capitaux des secteurs les exposés à la concurrence vers les secteurs monopolistiques diminueront les investissements fixes, déjà déclinants, dans l'industrie manufacturière, la rendant encore moins compétitive.

     

    6 – Enfin, la vente des « bijoux de famille » prive l’État de rentrées importantes pour son budget. L'ENI seul a versé en 2010 au Trésor un dividende de 1,21 milliards d'euros. Vendre des entreprises comme l'ENI, la Poste et l'ENEL n'a pas de sens, car cela signifie vendre les poules aux œufs d'or. Pour satisfaire les marchés financiers aujourd'hui, on se prive de rentrées sûres pour l'avenir.

     

    Les récentes hausses des intérêts sur les dettes du Portugal et de la Grèce démontrent que les politiques des « larmes et du sang » et les privatisations sont inefficaces contre la spéculation financière internationale sur la dette souveraine. Tandis que la crise internationale de ces dernières années met en évidence le fait que le marché auto-régulé ne fonctionne pas. En outre, l'histoire italienne récente démontre que les patrons du privé, comme l'a bien souligné Massimo Mucchetti dans « Licencier les padrons ? » ont été des gestionnaires beaucoup moins bons que l’État. Donc, « les larmes et le sang » couleront encore plus l'avenir si aujourd'hui nous finissions de démanteler la base productive du pays, en achevant la transformation de l'économie italienne en ce que l'on pourrait définir comme un « capitalisme monopolistique parasitaire ». Le fardeau de la dette, en tout cas, risque de s'alourdir. En effet, vu que la dette est calculée en pourcentage du PIB, tailler dans les bases structurelles de ce dernier signifie augmenter la dette future indépendamment des efforts réalisés pour la réduire. L'unique politique économique digne de ce nom est l'exact opposé de la recette de la Confindustria : en plus d'empêcher de nouvelles privatisations, il faut aussi et surtout relancer l'intervention publique dans l'économie, à partir de la re-nationalisation des secteurs privatisés.


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    L'Italie s'apprête à basculer dans l'austérité 

    Dans les kiosques: spécial crise de l'euro dans l'Humanité de ce mercredi 13 juillet. A lire: Bruxelles, sauve qui peut la zone euro; L'Europe a besoin d'un plan B, notre éditorial; "Le peuple grec est dans une impasse", entretien avec le cinéaste grec Théo Angelopoulos; Italie, la démocratie sous anesthésie

    Après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, l'Italie avance à grands pas vers un plan d'austérité sans précédent. Ce plan qui devrait être soumis à l'approbation des députés italiens dimanche, est censé éviter une contagion de la crise de la dette à la péninsule. Avec toujours le même chantage entendu dans les précédents pays touchés: une saignée dans les dépenses publiques ou le chaos économique.

    Ainsi, dans sa première déclaration publique depuis que les marchés ont commencé à  prendre le pays pour cible en fin de semaine dernière, le chef du gouvernement,  Silvio Berlusconi, a appelé à l'unité dans une période "pas facile" exigeant des  "sacrifices". "La crise nous pousse à accélérer le processus de correction (budgétaire) en  des temps très rapides", a déclaré le Cavaliere, appelant à "éliminer tout doute  sur l'efficacité et sur la crédibilité" de l'assainissement budgétaire. Pas de place pour un débat contradictoire donc.

     

    • 40 milliards d'euros d'économies

    Le plan de rigueur italien de 40 milliards d'euros, adopté par le   gouvernement le 30 juin, doit permettre au pays d'atteindre un quasi  équilibre  budgétaire en 2014, avec un déficit de 0,2% du PIB contre  4,6% en 2010, et de  réduire mécaniquement son énorme dette de près de  1.900 milliards d'euros  (environ 120% du PIB). Il intervient  après un premier plan de 25 milliards d'euros adopté l'an  dernier. Les  économies toucheront les fonctionnaires, les collectivités locales,  la  santé...

    Certains analystes émettent toutefois des doutes sur la  mise en oeuvre de ce  plan dont la quasi totalité des mesures porte sur  2013 et 2014 alors que les  prochaines élections législatives auront  lieu au printemps 2013.

     

    • Adoption à marche forcée

    Répondant à l'appel à l'unité, majorité et opposition sociale démocrate sont tombés  d'accord ce  mardi pour accélérer l'adoption du plan par le parlement. Le  Sénat l'entérinera d'ici jeudi midi, soit avec une semaine d'avance par   rapport au calendrier initial, afin que la Chambre des députés puisse  donner son  feu vert définitif d'ici dimanche avant la réouverture des  marchés lundi.

    "Après, nous demanderons  que le gouvernement s'en aille. Les problèmes du  pays sont liés à la  faiblesse de ce gouvernement", a lancé Anna Finocchiaro,  chef de file  des sénateurs du Parti Démocrate (gauche).

     

    • Sur les plans d'austérité à répétition en Europe:

    Zone euro, le changement ou l'éclatement

    La tentative d'une dérive autoritaire

    • A lire aussi:

    Le pacte des rapaces, de Patrick Le Hyaric

     

     

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  • La Fininvest de Berlusconi condamnée pour corruption  


    Crédits photo : Andrew Medichini/ASSOCIATED PRESS

    Le groupe du chef de gouvernement italien devra verser 560 millions d'euros au groupe CIR, qui l'accusait d'avoir obtenu le contrôle de l'éditeur Mondadori en corrompant un juge.

    Cette fois, la Fininvest devra payer. La justice a condamné ce samedi en appel le groupe possédé par Silvio Berlusconi à verser 560 millions d'euros au groupe CIR, propriété de Carlo de Benedetti. Les juges de la cour d'appel de Milan ont considéré que le contrôle de l'éditeur Mondadori, obtenu en 1991 par la Fininvest au détriment du CIR grâce à une décision de justice favorable, n'avait été rendu possible que par la corruption du juge et des avocats concernés. En 2007, la justice pénale avait rendu un avis similaire, et notamment condamné le juge Vottorio Metta alors en poste à près de trois ans de prison.

    En appel, les juges milanais ont toutefois réduit l'ampleur de la sanction financière, fixée en première instance à 750 millions d'euros. Contrairement à 2007, la décision sera aussi immédiatement exécutoire : Fininvest devra régler les 560 millions d'euros de dommages et intérêts sans attendre le procès en cassation que le groupe devrait solliciter. «Nos avocats commencent déjà à étudier le recours», a en effet réagi Marina Berlusconi, fille aînée du chef de gouvernement et présidente de Fininvest. Cette dernière évalue le montant de la sanction «au double de la participation de Fininvest dans Mondadori ».

    Revers électoral et ennuis judiciaires

    Le Cavaliere n'avait pourtant pas ménagé ses efforts pour épargner le paiement de cette sanction à son groupe. A l'approche du verdict, il n'avait pas hésité à tenter de faire voter par le Parlement une modification du code civil suspendant les sanctions supérieures à 20 millions d'euros en appel, jusqu'à la décision définitive rendue par la cour de cassation. Une mesure qui devait être adoptée dans le projet de loi entérinant le plan d'austérité. Devant le tollé soulevé dans l'opinion par cette mesure, le Cavaliere a fait cette semaine machine arrière.

    Cette décision constitue une mauvaise nouvelle de plus pour le président du conseil, qui cumule depuis quelques mois défaites politiques et ennuis judiciaires. Toujours mis en cause dans le cadre du «Rubygate», Silvio Berlusconi a essuyé mi-juin un sévère revers électoral. Les italiens ont en effet massivement (à plus de 94%) rejeté quatre lois proposées par son gouvernement et soumises à référendum : l'une consacrée à la construction de nouvelles centrales nucléaires, une autre sur la privatisation de la gestion de l'eau par les municipalités, et deux assurant l'immunité judiciaire des ministres et du président du conseil. Silvio Berlusconi, qui a annoncé vendredi qu'il ne se représenterait pas en 2013, n'en a probablement pas fini avec la justice.

    Par lefigaro.fr
     

     


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    Moyen Orient

    La nouvelle « manovra » – nom donné en Italie à ces mesures d'austérité drastiques – présentée par le ministre de l'Economie Giulio Tremonti augure d'une véritable saignée pour les travailleurs et achève la casse de la fonction publique italienne. Ces mesures s'ajoutant à celles de l'an dernier, cela fera 68 milliards d'euros de sacrifices pour les Italiens d'ici à 2014, dont 41 milliards prévus par cette seule deuxième vague de mesures anti-sociales.
    Fatalement discrédité non seulement auprès du peuple italien, qui l'a doublement désavoué aux dernières municipales et au référendum sur la privatisation de l'eau, mais aussi auprès du patronat qui prépare sa succession, Berlsuconi a présenté son plan comme une façon de sauver l'Italie de la banqueroute et de « défendre l'euro ».
    Berlusconi avait multiplié les grandes déclarations sur sa volonté de taxer les transactions financières ou de limiter le salaire des élus et membres du gouvernement. Aucune de ces mesures, cosmétiques par ailleurs, n'ont été retenues dans le projet final.
    Car, en Italie comme ailleurs, tout le monde n'est pas dans le même bateau en temps de crise et ce sont les travailleurs qui paient la crise du capitalisme.
    Le gouvernement maintient le cap sur la casse de la fonction publique nationale et territoriale
    Dans l'ensemble, le gouvernement ne fait que confirmer et approfondir le plan d'austérité voté à l'été 2010. Rien de moins qu'une démolition de la fonction publique italienne.
    Le gouvernement confirme le gel du salaire des fonctionnaires au moins jusqu'en 2014. Dans un pays où l'inflation officielle tourne, sur les cinq dernières années, à 2% de moyenne, cela constitue donc une perte sèche de près de 10% de pouvoir d'achat sur la période.
    Ensuite, la nouvelle « manovra » ne déroge pas à la règle du gel de l'embauche des fonctionnaires, avec comme objectif a minima le non-remplacement d'un fonctionnaire sur cinq. Elle prévoit par ailleurs toujours une baisse des budgets des ministères de 10% par an jusqu'en 2014.
    C'est dans l'éducation que ces coupes seront les plus drastiques avec l'objectif de 100 000 postes supprimés d'ici 2014. Cette année, ce sont 25 000 postes d'enseignants qui ont été supprimés ainsi que 35 000 postes d'auxiliaires.
    Nouvelles coupes dans les aides aux régions : vers le fédéralisme fiscal
    Outre la fonction publique, ce sont également les collectivités territoriales qui seront découpées non pas au « ciseau », comme le répète le gouvernement, mais à la hache.
    9 milliards de subventions aux régions supprimés s'ajoutant aux 13 milliards déjà actés l'an dernier. Dans les faits, le modèle régionaliste italien favorise déjà le creusement des inégalités entre régions riches et pauvres, alors que des compétences centrales de l'État sont déléguées aux régions comme la santé.
    Il ne fait aucun doute que cette diminution des aides de l'État préfigure un passage plus net au « fédéralisme fiscal », qui en créant la concurrence entre régions riches et pauvres, concentrera évidemment les richesses dans les premières et réduira à la misère les secondes, mais aboutira à un recul fiscal et social généralisé.
    Dans cette optique, le gouvernement a déjà entériné l'adoption d'un système de « bonus-malus » pour les régions 'vertueuses' atteignant l'équilibre budgétaire. Une façon de favoriser les régions contrôlées par la droite capable de dégager des ressources fiscales colossales, et ceci en pratiquant le dumping fiscal à outrance.
    Du neuf avec du vieux : fiscalité à deux vitesses et accélération de la contre-réforme des retraites
    Parmi les nouveautés de cette deuxième version de la « manovra », une réforme fiscale d'autant plus injuste qu'elle contredit l'argumentaire spécieux du gouvernement sur les économies nécessaires. Ces réformes vont faire peser un fardeau fiscal encore plus important sur les ménages les plus modestes tout en allégeant celui des plus riches et des entreprises.
    Parmi les mesures concrètes, l'augmentation de la TVA de 1 point, à 11 et 21% et la refonte de l'impôt sur le revenu de cinq (23-28-38-41-43) à trois tranches (20-30-40) érodant la progressivité de l'impôt.
    Parmi les promesses les plus 'radicales', la suppression progressive de la taxe professionnelle collectée régionalement (IRAP), un pactole pour les entreprises et un énorme manque-à-gagner pour les régions qui pourrait mettre en péril le système de santé italien, déjà déliquescent et largement dépendant de ces ressources.
    Pour ce qui est de la contre-réforme des retraites enfin, pas de changement de cap mais un changement de rythme. Le gouvernement italien a déjà annoncé qu'il rehaussait immédiatement de cinq ans l'âge de départ à la retraite des femmes fonctionnaires, de 60 à 65 ans, en conformité avec la législation européenne sur l'égalité Hommes-femmes.
    Par ailleurs, à partir de 2014 et non 2015 comme prévu initialement, l'âge de départ à la retraite des salariés italiens sera calculé en fonction de l'espérance de vie moyenne, ce qui permettrait potentiellement un recul de cinq ans sur quatre décennies, montant l'âge de départ à la retraite à 70 ans.
    Complicité de l'opposition officielle démocrate qui prépare une « autre politique d'austérité »
    Cette série de mesures iniques aurait dû entraîner une condamnation ferme de l'opposition. Le Parti démocrate (PD), préparant l'alternance et la relève de l'austérité, s'est montré plus prudent dans son opposition tactique au projet.
    Ainsi, Pier-Luigi Bersani, secrétaire du Parti démocrate (PD), dénonce tout « un tas de coupes et aucune réforme. En trois ans, le gouvernement n'a fait aucune réforme. Sans un peu de croissance, les comptes de public ne se mettront pas au vert ».
    Cette nécessité de (contre-)réformes structurelles, c'est la politique qu'a défendu Bersani à l'Assemblée de la Confindustria (MEDEF italien) en mai dernier trouvant un écho chez la présidente Marcecaglia. C'est aussi celle que propage le responsable à l'économie du PD, Stefano Fassina, qui avoue honnêtement que son parti porte « une politique différente mais de rigueur ».
    Le reste de la gauche s'est contentée d'une opposition rivée sur les institutions, portant en particulier ses espoirs sur une non-ratification du président Napolitano, ancien dirigeant droitier et liquidateur du PCI et collaborateur fin de la politique du patronat.
    Non seulement Napolitano a ratifié le décret-loi, mais il l'a même défendu activement comme une nécessité pour rééquilibrer les comptes en vertu des accords européens, et a même déclaré qu'il « ne suffisait pas et qu'il fallait désormais d'autres mesures ».
    Seuls les communistes ont défendu une opposition cohérente et conséquente au projet de loi gouvernemental comme Oliviero Diliberto, secrétaire du Parti des communistes italiens (PdCI) pour qui « ces coupes éhontées dans l'école, la santé et les retraites sont une honte » et qui lance un appel « à la contre-attaque, à la rébellion ». Toutefois, la seule perspective tangible qu'offrent actuellement les communistes reste institutionnelle, avec le projet de Fédération de la Gauche (FdS), l'ambition de constituer un « pôle de la gauche d'alternative » avec les partis anti-communistes du juge Di Pietro et du liquidateur Nichi Vendola pour « tirer le PD vers la gauche ».
    La CGIL passe à la collaboration de classe ouverte avec la signature de l'accord sur la « représentativité »
    Mais c'est sur le plan syndical que la politique de collaboration de classe atteint un point de non-retour. En toute logique, les syndicats jaunes de l'UIL (tradition socialiste) et de la CISL (tradition catholique) ont apporté leur soutien 'critique' à la « manovra » et la CGIL (tradition communiste, aujourd'hui proche du PD) a manifesté son opposition officielle au projet et s'est dit prête à la mobilisation.
    Toutefois, depuis un an, la CGIL n'a jamais créé les conditions d'une mobilisation. Pire, elle a même freiné des quatre fers quand sa branche métallurgique restée sur des positions de classe, la FIOM, a appelé à un mouvement de grève générale en octobre dernier.
    La complicité active de la direction de la CGIL avec le pouvoir et le patronat apparaît au grand jour après l'accord sur la « représentativité » signé entre la CGIL, l'UIL, la CISL et la Confindustria (MEDEF) le 29 juin dernier et dénoncé par la seule FIOM.
    Cet accord prévoit entre autres la remise en cause des conventions collectives nationales avec la normalisation de la pratique des accords d'entreprise, la limitation légale du droit de grève et enfin la possibilité de faire passer ces accords sans consultation des salariés si la majorité de la RSU (Représentation syndicale unitaire) est atteinte.
    En somme, la CGIL vient de signer l'arrêt de mort des conventions collectives, de l'idée de démocratie à l'entreprise et à terme du droit de grève.
    Comme la soulignait avec gravité Maurizio Landini, secrétaire de la FIOM lors du Comité central du 30 juin : « La CGIL a tout faux, l'accord non seulement ne prévoit pas de faire voter les travailleurs mais affaiblit également les conventions collectives. Et puis on ne peut nier la limitation du droit de grève ».
    Ces accords signés par la FIAT ne font que graver dans le marbre les coups de force du directeur de la FIAT Sergio Marchionne aux usines de Mirafiori et à Turin, et les coups de sabre qu'il avait alors porté dans le Code du Travail.
    Un Parti démocrate plus que jamais parti de l'alternance sans alternative et de l'alter-austérité, des communistes déboussolés résignés à tirer « le PD vers la gauche », le syndicat de classe historique collaborant activement avec le pouvoir et ratifiant la mort des conventions collectives sans oublier un président de la République récompensé par son poste d'avoir liquidé le Parti communiste et qui continue à appuyer la politique du pouvoir avec zèle.
    Vingt ans après la liquidation du PCI, le vide laissé par un parti qui a incarné pendant sept décennies le refus de la compromission avec le pouvoir et le patronat, la défense de la démocratie et des droits de la classe ouvrière, la perspective d'une alternative inscrite dans la lutte et la rupture avec le système capitaliste, est patent et laisse la classe ouvrière désorganisée face à l'offensive sans précédent du patronat, du pouvoir et de l'Union européenne.
    Plus que jamais le peuple d'Italie a besoin d'un Parti communiste italien. L'inversion du rapport de force social, politique et idéologique ne sera pas possible sans sa reconstruction.

     

     


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  • Je transmets, ci-dessous un communiqué d'Attac - France, sur le "Pacte pour l'euro" ; véritable forfaiture néolibérale, en mesure d'être adopté, dans le silence assourdissant des médias, le 23 Juin prochain, par le Parlement Européen, avec, pour corollaire, une réforme constitutionnelle signant définitivement l'asservissement des pays européens, et de la France, aux mafias financières et bancaires. Il apparait d'une nécessité vitale, au moment où certains peuples européens (Grèce, Espagne...) s'élèvent en masse pour défendre leurs droits, de faire la plus large publicité à cette atteinte anti-démocratique aux droits souverains des états et des peuples, pour que les citoyens, et également les PARTIS politiques présentant des candidats aux prochaines élections, prennent clairement parti contre ce "pacte", véritable arme de destruction massive des droits souverains des états européens. A diffuser le plus largement possible. Contre le « Pacte pour l'euro » et l'austérité à vie

    Après le « printemps arabe », un été européen ?

    Le « Pacte pour l’euro », qui durcit drastiquement le « pacte de stabilité », va sans doute être adopté au Parlement le 23 juin et au Conseil des chefs d'État et de gouvernement le 24 juin. Une adoption au pas de charge : débats court-circuités en commission parlementaire, agenda surchargé pour les négociateurs, inflexibilité du Conseil européen. Dans la continuité, le gouvernement français veut faire voter par le Parlement une réforme constitutionnelle qui exigerait de tendre vers l'équilibre budgétaire en tout temps et à tout prix.

    Douleurs et misère pour les populations

    Le silence médiatique assourdissant, et l’absence de débat public autour de ces réformes, contrastent avec leur importance décisive : les politiques d’austérité deviennent une obligation permanente, assortie de sanctions automatiques pour les « mauvais élèves » qui n’adopteraient pas la pseudo-« rigueur », à savoir la réduction des salaires, les coupes dans les services publics et les prestations sociales, la précarisation du travail, une fiscalité encore plus favorable aux grandes entreprises.
    Ces mesures sont à la fois injustes et inefficaces : elles veulent faire payer aux peuples le prix de la crise en enfonçant l'économie dans la récession, cependant que la régulation du secteur bancaire et financier – responsable de la crise – piétine. L'aggravation de la crise sociale pourrait renforcer les courants xénophobes, qui ont le vent en poupe. Mais ce vent commence peut-être à tourner sous la pression des luttes populaires.

    Agir ensemble en Europe

    Des mouvements massifs de protestation et d'exigence démocratique sont apparus en Espagne, en Grèce, au Portugal, au Royaume-Uni, après le mouvement de l'an dernier en France. Ces mouvements commencent à se développer à l'échelle européenne. Les indignés espagnols appellent à se mobiliser, le 19 juin, en amont du Conseil européen, pour une véritable démocratie en Europe et contre le Pacte pour l’euro. Des indignés d'autres pays européens se joindront à cette action notamment en Grèce et en France. La Confédération européenne des syndicats organise une journée d’action le 21 juin pour s’opposer aux politiques d’austérité, avec une manifestation au Luxembourg, pays du président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

    Mettre la (contre) révolution Barroso sous les projecteurs

    Barroso se vante de mener une « révolution silencieuse » : nous voulons au contraire faire du vacarme autour de ces projets désastreux pour les peuples. Les grandes formations politiques européennes doivent entendre la voix de la contestation grandissante qui s’élève en Europe. Attac agit dans ce sens, par exemple par la pétition du réseau des Attac d’Europe (http://www.oureurope.org/). La résonance des mouvements populaires a d’ores et déjà poussé les partis socialistes et verts européens à une expression publique contre la nouvelle gouvernance économique européenne (http://www.changeforeurope.eu/fr).
    Àla veille du vote du Parlement européen sur la nouvelle gouvernance économique, Attac France interpellera de nouveau les partis politiques en organisant une réunion publique avec des responsables des formations de gauche représentées au Parlement européen : quelle critique de cette nouvelle gouvernance économique qui épargne les marchés financiers, et écrase les peuples ? Quelles alternatives pour demain ?

    A Paris le 23 juin à 18h : Bourse du travail, rue du Château d'eau, métro République

     

    Documents joints à cet article

    La "révolution silencieuse" de Barroso : le verrouillage néolibéral de l'Europe
     

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  • ROME - Italie: mobilisation pour les référendums sur le nucléaire, l'eau et la justice

    ROME - Les Italiens se sont mobilisés dimanche pour les référendums sur l'immunité pénale de Silvio Berlusconi, le retour au nucléaire, et la privatisation de l'eau, un mauvais signe pour le chef du gouvernement après sa récente déroute aux élections municipales.

    Le taux de participation est en effet l'enjeu essentiel du scrutin: il doit atteindre 50% plus une voix pour que ces référendums, abrogatifs de lois en vigueur, soient adoptés, un quorum jamais atteint depuis 1995 pour ce type de vote.

    Silvio Berlusconi avait d'ailleurs fait savoir qu'il n'irait pas voter à ces référendums lancés par l'opposition.

    Dimanche soir, selon les chiffres communiqués peu avant 22H00 GMT, 41,10% des votants s'étaient déplacés, alors que le vote se poursuit lundi jusqu'à 13H00 GMT.

    "C'est comme l'ascension du K2, mais je vois déjà le sommet. Nous pouvons y arriver tous ensemble", a déclaré Antonio di Pietro, dirigeant d'Italie des valeurs, l'un des partis promoteurs de ce scrutin. Le Parti démocrate, premier parti d'opposition, sentait lui aussi la victoire à portée de main : "La participation est haute et le quorum est désormais très proche".

    Le parti de M. Berlusconi, le Peuple de la Liberté (PDL), n'avait pas donné de consigne de vote sur l'eau et le nucléaire. Mais il avait appellé ses partisans à ne pas retirer les bulletins pour le référendum sur la justice afin d'éviter d'atteindre le quorum.

    Car pour M. Berlusconi, 74 ans, actuellement poursuivi dans trois affaires --pour corruption de témoin, fraude fiscale et faux en bilan, prostitution de mineure et abus de pouvoir (Rubygate)--, le plus à redouter est l'abolition de la loi dite "d'empêchement légitime", qui lui permet d'éviter de se présenter à ses procès en raison de ses obligations de Premier ministre.

    "Si nous arrivons à obtenir le quorum sur l'empêchement légitime, cela montrera que les gens ne veulent plus du système Berlusconi", a déclaré à l'AFP Margherita Lodoli, 28 ans, travailleuse humanitaire à Rome, après avoir déposé ses bulletins dans l'urne. "Malheureusement, il s'en sortira, comme toujours, mais ça préparera le terrain pour les prochaines élections", a-t-elle ajouté.

    L'opposition soupçonne le chef du gouvernement d'avoir stoppé son programme nucléaire dans l'unique but de vider le référendum de sa substance et dissuader les Italiens de se déplacer pour voter sur l'empêchement légitime. En avril dernier, il avait donné un coup d'arrêt provisoire à son projet-phare de retour au nucléaire, l'Italie ayant abandonné l'atome civil par référendum en 1987, dans la foulée de la catastrophe de Tchernobyl.

    Le troisième référendum porte sur la libéralisation du secteur de l'eau. Celle-ci reste un bien public, mais les deux questions s'y référant portent sur sa gestion et la tarification.

    Environ 47,2 millions d'Italiens dans la péninsule et 3,2 millions résidant à l'étranger étaient appelés aux urnes.

    Une forte participation et un échec du camp Berlusconi viendrait affaiblir un gouvernement déjà fragilisé par le revers subi par la coalition au pouvoir aux municipales partielles, il y a 15 jours, quand elle a perdu entre autres son fief de Milan.

    Pour Le quotidien de gauche un tel résultat pourrait faire "imploser" le PDL et son allié crucial la Ligue du Nord.

    De son côté, Il Giornale, journal détenu par la famille Berlusconi, a qualifié ces scrutins d'"embrouille".

    Pour inciter les gens à voter, les partisans du référendum avaient multiplié les initiatives : concerts, manifestations, mais aussi rabais dans des bars, restaurants, voire des massages, du yoga et même sur locations de transats à la plage pour ceux qui montreraient leur carte électorale timbrée.

    © 2011 AFP 
     

    Referendum en Italie : une nouvelle claque pour Berlusconi, une grande victoire pour la démocratie

    Berlusconi aura tout fait contre ce week-end référendaire mais les Italiens et les Italiennes, eux, ont bien montré leur détermination, les quatre questions en débat ont toutes atteint le quorum nécessaire pour être validées et le résultat est sans appel !!!! 

    Aux quatre questions les votants ont répondu à plus ou moins 95%, oui nous voulons aborger la loi donnant la possibilité de redémarrer un programme nucléaire (et cette claque n’est pas seulement destinée à l’organisateur des soirées Bunga-Bunga mais aussi à Areva, Sarkozy et tout le lobby nucléaire), oui l’eau doit être publique et on ne peut pas fixer son prix pour réaliser des profits (Suez, Veolia et tant d’autres seront bien dégoutés de la nouvelle, et espérons que ça fasse réfléchir Delanoe, et nombreux de ses collègues socialistes, sur leur politique en la matière...), oui il faut abroger la loi qui donnait l’impunité au Président du Conseil (la magistrature italienne va donc prochainement pouvoir convoquer Berlusconi pour un tas d’affaires). 

    Ce week-end est donc un moment très important pour la démocratie italienne et le berlusconisme commence à sentir réellement le sapin... On peut dire, qu’à leur manière, les transalpins et transalpines se sont associés au mouvement des indignés qui touche le bassin méditerranéen. 

    Alors maintenant ce serait bien que ces initiatives de démocratie directe et ces mouvements pour dire clairement "dégage !" aux administrateurs impériaux néo-libéraux se propagent vers le nord de l’Europe... 

    "Sarko, casse-toi p’tit ...", pourrait être un refrain à reprendre dès maintenant toutes et tous en choeur...

     http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-referendum-en-italie-une-nouvelle-claque-pour-berlusconi-une-grande-victoire-pour-la-democratie-76604439.html


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    Italie : la gauche mène aux municipales

     C’est un revers pour Berlusconi : mené dans son fief de Milan, éliminé dès le premier tour à Turin, le chef du gouvernement paye ses errements et ses échecs en matière de politique économique.

    La principale surprise nous vient de Milan. Berlusconi jugeait « impensable de ne pas gagner » dans la ville où lui-même avait bâti sa fortune. La candidate du Peuple de la Liberté (PDL, allié à la Ligue du Nord), le parti de M. Berlusconi, la maire sortante Letizia Moratti a été largement devancée avec 41,6% par le candidat de la gauche, l'avocat Giuliano Pisapia (48%), lors du premier tour des municipales. Un ballotage très défavorable.

    Autre véritable claque pour son parti, la gauche est passée dès le premier tour dans les villes de Bologne et de Turin. Naples est d’ailleurs la seule grande ville de ces municipales ayant lieux dans 1310 municipalités et onze provinces, dans laquelle le ballotage est favorable à la droite. Le taux de participation à ce premier tour était de 71%.

    Ce revers électoral accompagne la forte baisse de popularité de Berlusconi, tombée à 31 %. Une défaite qui risque de ne pas être sans conséquences. La coalition gouvernementale va en pâtir, on peut s’attendre à ce que la Ligue du Nord, principal allié de Berlusconi, considère ce dernier comme responsable de cette défaite. Les éditorialistes italiens prévoient une crise gouvernementale et même le début de la fin de la coalition. L’apogée de la crise est attendue les 29 et 30 mai, date du second tour.

    En Italie, l’homophobie est-elle constitutionnelle ? Shengen : Berlusconi et Sarkozy veulent restreindre la libre circulation

     Silvio Berlusconi est "surpris et peiné" par les résultats du premier tour des élections locales italiennes, marqué par un net recul du centre droit qui a été notamment devancé à Milan, fief du "Cavaliere" et première place financière du pays.

    http://humanite.fr/17_05_2011-italie-la-gauche-m%C3%A8ne-aux-municipales-472331

     Théorie marxiste

    De toute évidence, le chef du gouvernement a pâti d’une baisse de popularité liée au scandale sexuel du "Rubygate", à trois procès pour corruption et à une économie en berne. 

    A l’issue du vote des 15 et 16 mai dans la capitale lombarde, Letizia Moratti, qui brigue sa propre succession à la mairie avec l’ardent soutien du président du Conseil, a obtenu 41,6% des voix et se retrouve largement devancée par son rival du centre gauche, Giuliano Pisapia, qui a recueilli 48% des suffrages. 

    Pour la première fois depuis 1993, la gauche a une chance de l’emporter à l’issue du second tour des 29 et 30 mai dans la métropole milanaise, où Berlusconi a bâti son empire économique et qui lui a servi de tremplin politique. 

    "Milan tourne le dos à Berlusconi", "Surprise pour Berlusconi à Milan" - les titres des journaux mardi soulignent le revers subi par le chef du gouvernement.

     

    "HUMILIATION" 

    "Le ballottage à Milan est moins une humiliation pour le maire sortant que pour Silvio Berlusconi (...) qui prend une claque tant politique et personnelle", écrit Massimo Franco dans le quotidien Corriere Della Sera. 

    "Il (Berlusconi) est peiné, surpris ... Il ne s’attendait pas à un tel résultat", ont déclaré des conseillers du chef du gouvernement à l’agence de presse Ansa. Berlusconi devrait s’adresser à la presse dans la journée pour commenter les résultats de ce premier tour. 

    Le score de son principal allié politique, la Ligue du Nord, dans son bastion traditionnel semble lui aussi en-deçà des attentes, ce qui devrait compliquer les rapports déjà tendus entre le mouvement populiste et le Peuple de la liberté (Pdl) de Berlusconi. 

    L’ancien secrétaire général des Démocrates de gauche Piero Fassino s’est imposé dès le premier tour à Turin, en Piémont, et le centre gauche l’a aussi emporté d’entrée à Bologne, l’un de ses fiefs traditionnels. 

    A Naples, le centre droit arrive en tête mais devra affronter un second tour dans deux semaines. 

    "Dans le Nord, pour le Pdl et la Ligue, le vent a tourné", a déclaré Pierluigi Bersani, numéro un du Parti démocrate, la principale formation de l’opposition. 

    Milan, Turin, Bologne et Naples constituaient les principaux enjeux des consultations organisées dans 1.310 municipalités et onze provinces, un test grandeur nature pour le "Cavalier" à mi-mandat. Le taux de participation (71%) a été légèrement inférieur aux élections antérieures.

     Silvio Berlusconi est cité dans quatre procédures pour corruption, évasion fiscale, relations sexuelles avec une prostituée mineure et abus de pouvoir pour couvrir le scandale.

     Il doit également affronter les critiques concernant sa politique économique alors que la croissance italienne reste atone.

     Des chiffres publiés vendredi font état d’une croissance de 0,1% au premier trimestre, très loin par exemple du 1,5% de croissance affiché par l’Allemagne. (Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français)

     

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE74G0MK20110517


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