• « canempechepasnicolas » n'a pas l'habitude de promouvoir la prose de l'ennemi de classe, mais il est parfois nécessaire de publier son analyse et ses objectifs. Ceux-ci, exposés par les zélateurs de « l'Europe nouvelle », ont encore plus de poids quand ils confirment ceux exprimés par ses adversaires.

    Le cynisme méprisant des « nouveaux chiens de garde » du Capital fait penser aux propos tenus par l'oligarchie mobilière en 1789...

    Pourquoi l’Union et le FMI demandent à la Grèce de diminuer ses salaires (et ses prix)

     

    SOURCE : Coulisses de Bruxelles

    AUTEUR : Quatremer

    Levy 25

     

    La baisse des salaires fait partie des mesures les plus dures exigées par les bailleurs de fonds de la Grèce (Commission, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). Voir son revenu directement amputé alors que les impôts augmentent, du moins pour ceux qui les payent, est toujours une catastrophe. Si l’on comprend bien pourquoi il est nécessaire de diminuer les salaires de la fonction publique et des entreprises publiques, puisqu’il n’y a plus d’argent pour les payer, on a plus de difficulté à comprendre pourquoi il doit en aller de même dans le secteur privé, alors que les entreprises devraient être libres de les fixer.


     Et même, vu de France, le minimum légal de 751 euros brut par mois n’est quand même pas le Pérou ! Surtout vu le niveau délirant des prix en Grèce (par exemple, l’expresso à 2,50 euros, 4 euros dans les quartiers chics d’Athènes).

     

    Mais voilà, l’économie obéit à quelques règles immuables dont personne ne connaît les moyens de s’affranchir. En particulier, la Grèce a un énorme problème de compétitivité : des salaires trop élevés, une structure entrepreneuriale obsolète composée pour l’essentiel de toutes petites entreprises non exportatrices qui la rapproche d’un pays en voie de développement, une quasi-absence d’innovations, une réglementation du travail hyper protectrice pour ceux qui sont dans le système...

     

    Si on ajoute à cela un État inefficace et corrompu, on comprend le peu d’investissement étranger en Grèce (4 % de la formation du capital contre une moyenne européenne de 17 %), les investisseurs grecs préférant eux-mêmes placer leur argent ailleurs.

     

    Autrement dit, une annulation totale de sa dette ou même une sortie de l’euro ne procurerait qu’un soulagement temporaire à la Grèce, toute l’économie étant à (re)construire.

     

    Ce pays « a besoin d’une baisse spectaculaire de sa dette (…), mais c’est seulement la moitié de ce dont elle a besoin, et, d’une certaine manière, c’est peut-être la moitié la plus facile. L’autre moitié, c’est la compétitivité », vient ainsi d’expliquer Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI. « Il n’y a pas de secret ici. Soit fondamentalement on augmente la croissance de la productivité de beaucoup et rapidement et on garde une croissance des salaires modérée, soit on diminue les salaires ». « Il est clair qu’il faut que (la Grèce) fasse les deux », car « les réformes structurelles qui ont du potentiel en Grèce – et on voit beaucoup d’endroits où la productivité pourrait être augmentée – mettent du temps à se mettre en place ».

     

    Il faut bien comprendre que le taux de croissance des salaires ne doit pas être plus élevé que celui de la productivité. Sinon, l’entreprise doit réduire sa marge de profit et ne peut donc investir et/ou elle augmente ses prix.

     

    L’Institut national du travail grec, dans une étude publiée fin janvier, montre que le coût du travail (salaires et charges sociales) s’est envolé entre 2000 et 2010 : +54,1 % (notamment dans les entreprises publiques, lieux où sont placés les protégés des partis politiques) contre 28,7 % au Portugal ou 18,6 % en Allemagne, sans qu’il ait été gagé sur une augmentation équivalente de la productivité.

     

    De fait, dans le même temps, celle-ci a stagné en Grèce, selon Eurostat : la productivité par heure de travail est inférieure de 22 % à la moyenne européenne (seul le Portugal fait pire dans la zone euro) et de 28 % par rapport à l’Espagne.

     

    Il est donc étonnant que le salaire minimum soit plus élevé en Grèce (751 euros) qu’en Espagne (641,50 euros) et au Portugal (485 euros), sans compter le treizième et quatorzième mois…

     

    Dès lors, les prix se sont envolés et l’investissement des entreprises s’est effondré. Ainsi, les dépenses de recherche ne dépassent pas 0,6 % du PIB, contre plus du double en Espagne et au Portugal (et 2,2 % en France et 2,8 % en Allemagne). Le résultat de cette politique économique suicidaire ne s’est pas fait attendre : le déséquilibre commercial de la Grèce n’a fait que s’aggraver depuis vingt ans sans que les pouvoirs publics ne réagissent.

     

    Pour rendre à nouveau la Grèce compétitive et attirante pour les investisseurs, il faut non seulement en finir avec les réglementations byzantines, la corruption, mais aussi baisser le coût du travail (salaire et charges sociales).


     Certes, une sortie de l’euro et une dévaluation semblent être un moyen de rendre la potion moins amère, la perte de pouvoir d’achat étant répartie dans le temps.

     

    Mais ce « remède » ne permettra pas d’éviter l’effondrement du système bancaire (la zone euro ne sera plus là pour recapitaliser les banques) et de pallier l’absence de financement international (et donc de moyens de payer les produits de première nécessité importés), le brutal renchérissement des importations (la balance commerciale grecque est déjà totalement déséquilibrée), l’absence de matières premières et de produits à exporter. Et, surtout, cela ne rendra comme par miracle l’État grec plus efficace, lui qui en deux ans n’a toujours pas réussi à lutter efficacement contre l’économie noire.

    Bref, le retour de la drachme ajouterait le chaos à la catastrophe.

     

    Les sacrifices actuels devront donc être poursuivis que le pays reste ou non dans l’euro, la première option permettant de rendre la transition moins douloureuse (ce que les Grecs ont compris, rares étant ceux qui croient qu’une sortie de la zone euro constituerait un remède miracle).

     

    Déjà, les Grecs ont fait de gros efforts : le coût unitaire du travail (donc y compris les charges sociales) a chuté en Grèce de 14,3 % en moyenne en deux ans (2010-2011), selon l’Institut national du travail et des ressources humaines grec. Une baisse très inégale selon les secteurs : -9,3 % seulement dans la fonction publique (où les salaires ont néanmoins diminué de 15 % en 2010 et de 17 % en 2011), mais -33 % dans l’hôtellerie et la restauration, -29 % dans la distribution d’eau et le traitement des déchets, - 25 % dans le secteur de l’énergie, etc.

     

    La zone euro et le FMI demandent la poursuite de l’effort, y compris une baisse de 20 % du salaire minimum, afin de l’aligner sur celui du Portugal. Le problème est que les prix continuent à augmenter (le prix de l’immobilier reste élevé alors qu’il a été divisé par deux en Irlande…), notamment à cause de la flambée des taxes, mais aussi à cause des entreprises qui répercutent leurs pertes pour maintenir leurs marges.

     

    Surtout, ces baisses de salaires ne vont pas remédier comme par miracle aux défaillances de l’économique grecque. Quelques chiffres : 57 % des salariés grecs (hors agriculture, secteur public et secteur financier) sont soit des auto-entrepreneurs, soit travaillent dans des entreprises de moins de 10 employés, souvent des structures familiales. Par comparaison, la moyenne de l’Union est de 30 % (47 % en Italie, 42 % au Portugal, 27 % en France, 18 % en Allemagne). Au sein de l’OCDE, seule la Turquie fait pire. La Grèce est en réalité un pays de petits producteurs de vin ou d’olive, de restaurateurs, de loueurs de chambres, d’épiciers, de boutiques de vêtements, de cordonniers, etc. Comme le dit l'économiste Aristos Dioxadis, « c’est parce que nous sommes une société de petites entreprises familiales que nous ne produisons pas d’électroniques. Ce n’est pas parce que nous ne produisons pas d’électronique que nous avons une société de petites entreprises familiales »

     

    Je vous conseille de relire l'interview  de l'historien grec Nicolas Bloudanis.

     

    La Grèce, à l’image des dragons asiatiques, n’a d’autre choix que d’entamer sa transition économique afin de produire des biens et des services exportables, ce qu’elle a les moyens de faire grâce à la qualité de son capital humain (ses jeunes sont parmi les mieux formés d’Europe) et à ses infrastructures. Cela passe aussi par une large privatisation de l’inefficace et horriblement coûteux secteur public (la situation est proche de celle des anciennes démocraties populaires), par une ouverture des professions protégées (la loi est votée, mais pas appliquée. Or le corporatisme n’a jamais créé d’emplois), mais aussi par une transformation radicale de l’État grec qui reste un État prédateur. C’est seulement à ces conditions que les investisseurs (Grecs et étrangers) viendront dans ce pays. Et que la Grèce ne va pas à nouveau s'endetter pour continuer à vivre à crédit.

     

    Photos: Reuters

    URL article : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-grece-eloge-de-la-misere-par-un-europhile-bruxellois-de-choc-99001845.html


    votre commentaire
  • Le parlement grec doit voter sur le plan de l'UE - Manifestations

    Le parlement grec est appelé dimanche à voter sur un programme de mesures d'austérité, fortement contestées dans la rue. La classe politique, divisée, est sommée de confirmer le choix européen du pays au prix d'importants sacrifices sociaux et de souveraineté nationale.

    Pour les syndicats, la journée de dimanche constitue d'ailleurs le vrai test social lorsque les contestataires de tous bords sont appelés à affluer, vers 16h00, et tenter d'encercler le parlement, dans le centre d'Athènes, au moment du vote nocturne du plan de rigueur. Les syndicats dénoncent le "chantage" de la troïka des bailleurs de fonds du pays au bord de la faillite.

    130 milliards en prêt

    Si le texte est voté, le Premier ministre Lucas Papademos recevra mandat du parlement pour réaliser les réformes d'austérité demandées par les partenaires européens et créanciers de la Grèce en échange d'un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros pour lui éviter la perspective d'une faillite rapide.

    Le vote portera aussi sur un programme d'échange d'obligations réduisant sa dette à 120% du PIB d'ici 2020 via l'émission de nouveaux titres de droit britannique, dont la valeur faciale aura été réduite de moitié.

    Enfin, les députés voteront sur un schéma de recapitalisation des banques grecques prévoyant la possibilité d'une nationalisation douce si elles ne trouvent pas les moyens de se recapitaliser dans le secteur privé dans les mois à venir.

    Remous

    Ce paquet de mesures qui a reçu le soutien des deux partis au gouvernement de coalition (socialiste et conservateur) a néanmoins provoqué de sérieux remous et fissures, avec la démission de six ministres durant la semaine.

    Comprenant un abaissement de 22% du salaire minimum (et de 32% pour les jeunes de moins de 25 ans), une dérégulation du marché du travail, réforme des retraites complémentaires, mais aussi des réformes de la fiscalité et de la justice, l'ensemble du paquet est contesté dans les rues grecques.



    (ats / 12.02.2012 09h30)


    votre commentaire
  • Cynisme ! Des fonds spéculatifs menacent Athènes de porter plainte pour violation des droits de l’homme

     

    SOS-Crise 35

     

    Pauvres droits de l’homme!

     

    Négociations avec la Grèce au sujet de la restructuration de sa dette


     

    Des fonds spéculatifs vont menacer la Grèce de porter plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme si elle les contraint à restructurer sa dette. C’est ce que relate le « New York Times » en se référant à des entretiens qui se déroulent entre investisseurs financiers et avocats. Il se pourrait que ceux-ci invoquent une éventuelle violation du droit à la propriété. Les investisseurs essaieraient ainsi de contrecarrer la menace du gouvernement d’exercer une contrainte légale sur les créanciers privés.


    En effet, la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) protège, certes avec de nombreuses restrictions, la propriété à l’article premier de son premier Protocole additionnel. Comme les pays membres disposent d’une grande liberté d’appréciation, les juges strasbourgeois ne reconnaissent que rarement la violation. La protection de la propriété que garantit la CEDH ne va pas aussi loin que la Loi fondamentale allemande. Et l’on peut se demander si de simples créances entre entreprises en relèvent, en tout cas quand le débiteur deviendrait insolvable. De plus, on ne peut faire appel à la CEDH que lorsque les voies judiciaires nationales sont épuisées.


    SOS-Crise 36Maintenant des premiers résultats semblent se dessiner dans les négociations entre les détenteurs privés d’emprunts d’Etat, représentés par l’Institute of International Finance (IIF), et le gouvernement grec. Au moment de boucler cette édition, les créanciers privés et le gouvernement n’étaient pourtant pas encore parvenus à un compromis. Les entretiens ont été menés d’arrache-pied à l’échelon le plus élevé. Selon les informations fournies par Bruce Richards, président du fonds spéculatif américain Marathon Asset Management, le compromis pourrait consister à offrir aux créanciers, en échange de leurs anciens emprunts d’Etat grecs et de la renonciation au remboursement de leurs créances, de nouvelles obligations à échéance de 20 à 30 ans, l’intérêt annuel étant de 4 à 5%. Cette transaction représenterait pour les créanciers une perte de 68% des anciens emprunts, ce qui correspondrait à une valeur actuelle de 32 centimes par euro investi dans le passé.


    Reste à savoir combien de créanciers participeront à cet échange de dettes «volontaire». Nombreux sont ceux créanciers qui ne s’estiment pas représentés par l’IIF. Certains des fonds spéculatifs qui tenteront de recourir à la voie judiciaire pour contraindre la Grèce à rembourser complètement ses dettes, ce que le gouvernement grec pourrait éviter en recourant à une modification des conditions d’emprunts à effet rétroactif (collective action clause). En outre, on ne sait pas comment éviter l’échéance des contrats d’assurance contre les faillites, ce que souhaitent les politiques.

     

    Source: Frankfurter Allgemeine Zeitung du 20/1/12


    (Traduction Horizons et débats) http://www.horizons-et-debats.ch:80/index.php?id=3122

     

    URL article : http://sos-crise.over-blog.com/article-cynisme-des-fonds-speculatifs-menacent-athenes-de-porter-plainte-pour-violation-des-droits-de-l-ho-98895146.html


    votre commentaire
  • http://s2.lemde.fr/image/2012/02/07/540x270/1640046_3_ce98_les-forces-de-l-ordre-etaient-deployees-place_9392420c4ec13e175e5c6f1d60b152a9.jpg

    Athènes, place Syntagma, 7 février le peuple ne recule pas 

     

    Par la ruse, par la menace ou par la force, le capital ne parvient pas à ce jour à faire reculer le peuple grec :


    Des milliers de personnes ont manifesté à Athènes et Salonique sous la pluie mardi 7 février, jour d'une grève générale de 24 heures en Grèce, pour protestercontre un nouveau train de mesures d'austérité imposé par les créanciers du pays. Derrière les bannières "non aux licenciements dans la fonction publique""non à la baisse du salaire minimum" et "non aux réductions des retraites complémentaires", les manifestants ont résumé leurs objections aux nouvelles réformes demandées par les créanciers du pays, zone euro, BCE et FMI.

    Les manifestants s'opposent notamment à la demande de baisse des salaires et de réduction du salaire minimum formulée par les créanciers. Elle est jugée inacceptable dans un pays plongé dans la récession depuis quatre ans, et où les prix à la consommation et les taxes continuent de s'envoler.
    Ils s'opposent aussi au projet de coupes dans les retraites complémentaires et de suppression de 15 000 emplois dans le secteur public.

    "Un groupe de manifestants nationalistes grecs a brûlé un drapeau allemand et tenté d'enflammer un drapeau nazi devant le Parlement à Athènes." (Ag Fr BIP"

     

    Le souci des milieux financiers sue au travers de la presse internationale : 

    Malgré l'agitation sociale et la nervosité des marchés, la Grèce a réussi mardi à lever 812,5 millions d'euros en bons du Trésor à six mois, à un taux d'intérêt en très légère baisse (4,86 %) par rapport à la dernière émission du même type.

    Par canaille le rouge


    votre commentaire
  • Nouvelle pression européenne sur la Grèce qui se prépare à une grève générale

    La Grèce qui se prépare à une grève générale

    Le couple Merkel-Sarkozy vient de lancer une nouvelle charge contre la Grèce : pas de nouvelle aide si le pays ne conclut pas d’accord avec la Troika et ses créanciers. Ceux-ci réclament notamment une nouvelle baisse des salaires d'au moins 15 %. Une nouvelle grève générale se prépare.

    "Il ne peut y avoir de nouveau programme [d’aide] si la Grèce ne conclut pas avec la troïka" a déclaré la Chancelière Merkel ce lundi midi. Le couple Merkozy se dit d’ailleurs plutôt confiant quant à l’accord. Car dimanche en effet, à l'issue de cinq heures de discussions avec la dite troika (BCE, FMI et Union Européenne), le Premier ministre Papademos a fait part d'une entente sur le volume des économies à réaliser (1,5 point de PIB) et sur la mise en place de réformes à entreprendre encore.
    Le but : abaisser les coûts de production et recapitaliser les banques. Rengaine habituelle, mais qui en pratique pourrait se traduire par une baisse globale d’au moins 15 % des salaires du privé. L’Etat pourrait ainsi taper dans les retraites complémentaires mais aussi comme le réclament  l'UE et le FMI, réduire le montant du salaire minimum et augmenter  l'ampleur des licenciements directs dans la fonction publique. Et comme pour encourager les Grecs, Sarkozy explique qu’ils "ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement. Il n'y a pas le choix, le temps presse. C'est une affaire de jours, maintenant il faut conclure". C’est une menace claire, puisque la Grèce devrait faire défaut avant la fin mars sans nouvelle aide.  

    En réaction, les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy et GSEE, ainsi que les partis de gauche, ont appelé à une grève générale de 24 heures aujourd'hui pour refuser les nouvelles mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI. Ces nouvelles mesures "sont la chronique d'une mort annoncée (...), l'objectif est de mettre à bas tout le droit du travail et de baisser les salaires de 20 à 30% en plus des coupes déjà opérées", a déclaré le président de la GSEE.


    votre commentaire
  • Soupe populaire et arrêt des soins médicaux en Grèce : le monde meilleur capitaliste arrive bientôt chez nous

    Grece-Manif-PAME-2012-01-17.jpg

    L'alternative politique se concentre désormais sur les seules épaules du KKE, le PC grec.

    Un pays saigné pendant des années par une poignée de familles qui ne payait pas d'impôts et une démocratie héréditaire qui a vu deux familles diriger le pays à tour de rôle, la Grèce est au bout du rouleau.

    Enfin, pas toute la Grèce ! Seulement le peuple grec.

    Vous trouverez ici un article repris du site de Libération qui expose clairement la situation alimentaire désastreuse qui s'abat sur le pays. Des gens qui possédaient un bon travail il y a encore quelques mois se retrouvent à devoir faire la queue pour un plat de patates.

    En cause, il n'y aucun des thèmes habituels décrit par ceux qui mettent sempiternellement  sur le dos des victimes les causes de leur propre misère : corruption, fraude fiscale,... Ceux-là cherchent avant tout à dédouaner le système économique et politique de ses choix !

    Le peuple grec est victime depuis des décennies d'une politique au service de l'argent qui cherche avant tout à servir les intérêts de la bourgeoisie grecque : la fraude fiscale concerne avant tout les grandes familles grecques ; l'état a dépensé sans compter pour les Jeux Olympiques d'Athènes, au grand bénéfice des patrons de la filière construction et de la filière touristique, armateurs compris.

    A cela est venu s'ajouter le plan de guerre social de la Troïka FMI - Union Européenne - Banque Centrale Européenne dont le but officiel était de réduire la dette grecque.

    Le résultat, c'est que les sommes versées par l'Europe à la grèce ne servent pas à relancer son économie mais permettent seulement de rembourser les intérêts de la dette ! Celle-ci n'est pas prête de diminuer !

    Par contre, le peuple grec subit de plein fouet les mesures d'hyper austérité imposées par la Troïka : hausse des taxes, diminutions forte des salaires et des pensions de retraite, licenciements massifs dans la fonction publique,...

    En clair : le remède de cheval donnés par ceux qui sont à l'origine de la crise, ce remède tue le peuple grec mais ne soigne ni sa dette, ni son économie.

    L'Union européenne reconnaissait hier à demi-mot que ses solutions n'étaient peut-être pas adaptées à l'ampleur de la crise. De là à ce qu'elle change de stratégie !...

    Sur le terrain politique grec, il faut se rappeler que cette hyper austérité est imposée par une coalition qui regroupe les socialistes du PASOK (alliés au PS français au niveau européen), la droite de ND (alliée à l'UMP au niveau européen) et l'extrême-droite du LA.OS (alliée au FN au niveau européen) !

     

    Même si les médias n'en parlent pas, les mobilisations sociales et politiques continuent, menée notamment par le syndicat de classe PA.ME (lié au PC) et le KKE grec est regardé avec attention par une fraction toujours plus grande de la population, bien au delà des 9 % obtenus aux élections de l'an dernier. Un sondage de novembre donnerait au KKE et à la gauche radicale (Syriza) une audience de près de 30 % !

    Comme le dit l'article de Libération, la Grèce est un laboratoire. Le capitalisme et ses organismes (BCE, FMI, Europe,...) regardent jusqu'où ils peuvent aller avant que le peuple ne flanche.

    L'expérience finie (quand la Grèce sera à genou ou en révolte), les méthodes appliquées là-bas viendront chez nous.

    Le terrain psychologique est préparé depuis des mois avec le bourrage de crâne de nos médias autour de la dette de la France !

    Prenons les devants avant qu'il ne soit trop tard !

    Comme en Grèce, mobilisons-nous contre le Capital et les partis qui le servent, de la gauche libérale à l'extrême-droite !

    Solidaire

    http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com

    Un article de Libération signé Maria Malargadis :

    Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

    Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»

    Années fastes.

    En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

    Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

    «J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

    Diktats.

    Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent  50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

    Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

    Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

    «Laboratoire».

    Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»


    votre commentaire
  • Source : FranceTV 31/01/2012

    Un musicien joue de l’accordéon devant un magasin fermé à Athènes (Grèce),

    A peine le sommet de Bruxelles terminé, plusieurs responsables européens se sont réunis lundi 30 janvier dans la soirée pour aborder une nouvelle fois le dossier de la dette grecque. Autour de la table : le Premier ministre, Lucas Papademos, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Ce dernier a pressé les ministres des Finances de la zone euro de trouver un accord sur le deuxième plan d’aide à la Grèce “avant la fin de la semaine”.

     

    Si l’urgence est économique, dans le pays, elle est aussi humanitaire. Le nombre de sans-abri a augmenté de 25 % en deux ans, et des ONG, qui accueillent d’habitude une majorité d’immigrés clandestins, se voient confrontées à un nouveau public. “Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir, confie le docteur Nikita Kanakis, de Médecins du monde, à Libération. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde.”


     • Des distributions  qui tournent en bagarres

     Triste spectacle jeudi dernier en face du Parlement à Athènes. Des agriculteurs venus de Thèbes offrent 50 tonnes de pommes de terre et d’oignons. Mais des disputes et des cris s’échappent des étals où se sont précipités des habitants de la capitale avertis par la télévision. “On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation”, lance Andreas, cité par Libération, qui observe le spectacle à distance. Les souvenirs de la terrible famine survenue lors de la seconde guerre mondiale resurgissent.

    Les distributions de nourriture deviennent un phénomène de masse à Athènes. Chaque jour, midi et soir, des centaines de personnes patientent devant la mairie dans une ambiance tendue. Tous attendent une gamelle en plastique remplie de purée et un soda. La distribution ne dure qu’une demi-heure, montre en main.

    Parmi eux, Sotiris, 55 ans, qui évoque dans Libération la “honte” partagée par la plupart d’entre eux. Chômeur comme ses deux fils, qui vivent sous son toit avec leur mère alitée, il demande un euro avant de partir. “Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.”

     

    • Les néo-pauvres, ces “SDF avec iPhone”

    Dans ce pays où les allocations chômage ne durent qu’un an, une nouvelle catégorie de citadins est touchée par la crise. “On les appelle les ‘néopauvres’, ou encore les ‘SDF avec iPhone’”, relève Libération. Licenciés en raison de la faillite de leur entreprise ou à la suite des mesures d’austérité prises par le gouvernement, les voilà au chômage et parfois surendettés, victimes des crédits à la consommation des années fastes (4,2 % de croissance entre 2000 et 2007). En 2010, première année de crise dans le pays, 28 % de la population était considérée comme pauvre ou au bord de l’exclusion sociale. Et le taux de suicide en Grèce a augmenté de 40 % au premier semestre en 2011, selon Le Monde.

    Les difficultés ne s’arrêtent pas aux portes d’Athènes, bien au contraire. A Thessalonique, capitale du nord du pays, on retrouve ces mêmes files d’attente pour un repas chaud. Anastasia, 45 ans, a dû fermer son centre de cours privé il y a trois mois. “Je ne suis pas encore à la rue, mais je n’ai plus de quoi manger tous les jours, confie-t-elle au Figaro. Tout est devenu si cher à présent. On nous impose des salaires bulgares mais les prix, eux, sont londoniens.”

     

    • Le système D, nouvelle économie parallèle

    Pour faire face à la crise, Anastasia a tenté de faire montre de flexibilité. En vain. “Les parents d’élèves ne me payaient plus ou demandaient sans cesse de nouveaux délais, raconte-t-elle au Figaro. Je ne voulais pas que les enfants en pâtissent, alors j’ai accepté les échanges de services : certains me payaient en me donnant des vêtements pour mes enfants ou en faisant le ménage chez moi. Mais ça ne pouvait plus durer.”

    Certains mouvements de solidarité empruntent des chemins illégaux. Libération évoque ainsi les Robins des bois. Ce groupe contestaire distribue de la nourriture préalablement volée dans les supermarchés ou rebranche l’électricité à ceux qui en sont privés. “La police ne pourra jamais les arrêter parce que tout le monde les respecte au fond”, explique Vangelis au quotidien.

     

    • Des réformes qui se font attendre

    Alors que la chancelière allemande Angela Merkel a exclu lundi soir de placer la Grèce sous tutelle, elle a cependant estimé que la question d’une surveillance accrue des décisions du gouvernement grec “se pose”. En cause : les réformes promises ne sont pas toutes mises en œuvre. L’enjeu n’est pas mince car il s’agit du déblocage du second plan d’aide au pays. D’un montant de 130 milliards d’euros, il a été promis sous conditions par les Européens en octobre dernier. Cette aide est vitale pour la Grèce qui doit rembourser 14,5 milliards d’euros de prêts le 20 mars, faute de quoi elle sera en cessation de paiements.

    Si les conventions collectives se réduisent comme peau de chagrin, l’État tarde à réduire le nombre de fonctionnaires. Une loi votée par le Parlement prévoyant le licenciement de 150 000 employés publics a été annulée par le gouvernement. “Résultat, rien n’avance”, déplore l’historien Thanos Veremis dans Le Figaro“Nous sommes pris au piège des politiques. Rien que dans la fonction publique, entre la pression des syndicats et le système clientéliste, il est impossible de renvoyer un fonctionnaire, même s’il travaille mal.” 

    Même l’humoriste Antonis Kanakis, animateur de l’émission satirique la plus regardée de la télévision grecque, hésite entre drame et farce. “Rien ne fonctionnait correctement jusqu’à présent. Mais là, tout s’écroule, confie-t-il au Figaro. Personne ne s’étonne en Grèce que l’ambulance qui devait secourir le réalisateur Théodoros Angelopoulos [mort dans un accident le 24 janvier] soit tombée en panne et qu’il ait fallu en dépêcher une autre, puis une autre. On est même étonné qu’il y en ait eu une !” 

    FTVi

     


    votre commentaire
  • Grève générale en Grèce, la troïka à Athènes

    Aucun métro ne circulait et les ferries étaient à quai mardi 17 janvier en Grèce dans le cadre d'un mouvement de grève générale contre l'austérité alors que les créanciers internationaux sont en visite à Athènes pour tenter d'éviter un défaut de paiement du pays. Les bus ne doivent circuler qu'une partie de la journée et les employés de banque devaient débrayer pour protester contre la cure d'austérité imposée par le gouvernement de Lucas Papadémos qui s'est notamment traduite par une hausse des impôts et une baisse des salaires.

    "Nous réclamons l'abandon des politiques d'austérité et l'abolition de la législation qui broie le code du travail (...) et fait des salariés des esclaves", explique la centrale syndicale ouvrière d'Athènes, Eka, dans un communiqué. Les responsables de la troïka (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne) sont arrivés mardi à Athènes pour tenter d'écarter le risque d'un défaut de paiement de la Grèce.

    Athènes négocie depuis des mois avec ses créanciers privés un plan d'échange de dette qui lui permettrait de ramener son endettement de 160 à 120 % de PIB d'ici à 2020. Cet accord est une condition essentielle à la mise en place d'un deuxième plan d'aide de 130 milliards d'euros de la part des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce, sans lequel le pays risque de faire défaut dès la fin du mois de mars. Le premier ministre Lucas Papadémos s'est déclaré confiant lundi quant à la possibilité d'aboutir dans les temps à un accord sur l'échange de dette, malgré l'interruption des discussions sur ce dossier vendredi.

    http://www.lemonde.fr/


    votre commentaire
  • Les banques suspendent les négociations sur la dette de la Grèce

    Les banques ont annoncé vendredi qu'elles suspendaient leurs négociations avec Athènes sur les modalités de la restructuration de la dette publique de la Grèce, et ont laissé entendre qu'elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie.

    L'Institut de la finance internationale (IIF) écrit dans un communiqué que, "en dépit des efforts des dirigeants grecs", la proposition des banques d'abandonner 50% de la dette de l'Etat grec en leur possession, "n'a pas abouti à une réponse ferme et constructive de la part de toutes les parties".

    "Dans ces conditions, les discussions avec la Grèce [...] sont suspendues pour permettre une réflexion sur les bénéfices d'une approche volontaire" ajoute ce texte publié au nom de l'Américain Charles Dallara, directeur général de l'IIF, et du Français Jean Lemierre.

    La notion "d'approche volontaire" fait référence à l'accord qui avait été conclu les 26 et 27 octobre entre les créanciers privés de la Grèce et les dirigeants de la zone euro. Les premiers s'étaient alors engagés à renoncer d'eux-mêmes à recouvrer environ 100 milliards d'euros sur leurs créances afin d'éviter une faillite désordonnée du pays.

    Quelques minutes après l'annonce des banques, une source proche des négociations a dit à l'AFP à Athènes que celles-ci traversaient un état de tension "extrême", et que les parties impliquées devaient "prendre conscience de la très grave situation" pour "éviter le pire".

    L'annonce des banques est tombée quelques heures après qu'une source gouvernementale grecque eut déclaré que les négociations allaient "se poursuivre, selon toute probabilité mercredi prochain".

    La presse grecque rapportait vendredi que les négociations butent notamment sur les taux d'intérêt réclamés par les banques et jugés excessifs côté grec.

    Selon le quotidien Kathimérini, les négociateurs représentant le secteur privé réclament pour les nouvelles obligations qu'ils recevront en échange de leurs anciens titres des taux d'intérêt autour de 5%, la partie grecque ne consentant, elle, qu'à une rémunération autour de 4%.

    M. Dallara et Lemierre étaient vendredi à Athènes, où ils ont rencontré à plusieurs reprises le Premier ministre grec Lucas Papademos et son ministre des Finances, Evangelos Vénizélos, ces jours-ci.

    "Nous espérons vraiment, pour le bien de la Grèce et de la zone euro, que la première, avec le soutien de la seconde, sera en mesure de renouer le dialogue de manière constructive avec le secteur privé avec pour objectif de mettre au point définitivement un accord d'échange de dette mutuellement acceptable, conformément à l'accord du 27 octobre", écrivent-ils.

    http://www.20minutes.fr/


    votre commentaire
  • A Athènes, certains parents trop pauvres pour subvenir aux besoins de leurs enfants préfèrent les abandonner dans les centres d'action sociale.

    A situation désespérée, mesure désespérée... Comme Maria, une jeune mère célibataire au chômage depuis plus d'un an, de plus en plus de parents grecs préfèrent, par manque de moyens financiers, confier leurs enfants aux services sociaux ou religieux de la capitale. Il y a quelques mois, elle a décidé de laissé sa fille à l'association SOS Children's Villages, une association caritative autrefois habituée à recueillir les enfants de parents drogués ou alcooliques. 

    Depuis un an, nous avons eu des centaines de cas de parents qui veulent nous laisser leurs enfants. Ils nous connaissent et nous font confiance", 

    témoigne le Père Antonios, jeune prêtre orthodoxe qui dirige un centre pour jeunes démunis de la ville. 

    Ces parents, poussés par des conditions de pauvreté devenues trop extrêmes à leurs yeux pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants, ne sont pas bien jugés par la société grecque, pour qui la famille est une valeur de la plus haute importance. 

    Sofia Kouhi, de l'association Smile of a Child, estime que le plus tragique est que les parents qui demandent que leurs enfants soient pris en charge sont probablement ceux qui aiment le plus leurs enfants, en dépit de l'aspect draconnien de leur acte.

    http://fr.myeurop.info/2012/01/10/des-grecs-trop-pauvres-abandonnent-leurs-enfants-4236


    votre commentaire
  • LOUKANIKOS pétition ! Super chien grec mascotte anticapitaliste mondiale et à la rue... Chien de meute et d'émeute ! Si Loukanikos dit Louk  était un homme, il serait  Robin des Bois. Non pas qu'il volerait, sauf peut-être sa pitance de survie, mais il remettrait les pendules du partage à l'heure... Ce toutou est si attaché aux manifestants contre l'austérité à Athènes, qu'il est devenu l'emblème planétaire de la rébellion sociale. Même si son nom veut dire "saucisse", c'est un sportif aguerri, au coeur détonant pour ses amis, auprès desquels il prend des risques. Et non des moindres au centre des conflits, au feu ou en sit-in. Loukanikos "star" apparaît depuis longtemps dans de nombreux reportages photo, de l'AFP Agence France Presse notamment,  grâce à Aris Messinis. Toujours fidèle à son poste, avec les protestataires dans chacune de leurs luttes, aboyant pardon, contestant  contre la répression des forces de l'ordre -casquées, armées et équipées de lourds boucliers- qui ne lui font pas de cadeau. Allons au coeur de l'âme grecque avec ce cocktail bouzouki concocté pour vous : mélangez bien tout et faites exploser, c'est anti crise ! Et si vous avez quelques vieilles assiettes, cassez-lez à la bonne et plus heureuse année 2012 du brave Loukanikos, le meilleur Colonel qui soit... et de ses Zamis d'infortune !

     
    .
    Une pétition généreuse pour Loukanikos ! Afin qu'il ne soit plus à la rue et soustrait aux attaques policières, en ligne depuis peu sur MesOpinions.com et à signer ici. Merci d'y participer ! Vote à confirmer après accusé de réception : surveillez vos spam, ce site n'en est pas un. 


    chien Loukanitos aboie sur la policeSolidaire des indignés de la misère... Ce beau blondinet fait partie des meutes errantes des rues d’Athènes mais il est identifié par un collier. Ils sont nombreux dans les villes grecques, à défaut de refuges pour les animaux et de stérilisation. Aris Messinis, le photographe de l'AFP à Athènes explique qu'il photographie Loukanikos depuis au moins cinq années consécutives et que,  plus qu'un symbole des manifestations, il est avant tout le meilleur ami des manifestants, et apporte une note joyeuse lors des défilés, dans ce contexte démoralisant. "Comme il a un instinct de survie apparemment très développé, il aboie contre la police parce qu'il a été attaqué à maintes reprises par des policiers", ajoute le photographe.
    chien Loukanitos attaqué par la policeMeilleur ami manifestant ! "J'ai même vu un jour devant le Parlement des incidents éclater à cause de lui. Un policier a essayé de lui donner un coup de pied, les manifestants n'ont pas apprécié, certains ont envoyé des cocktails Molotov, la police a répondu par des gaz lacrymogènes" précise Aris Messinis. "Il y a d'autres chiens errants dans les manifestations, mais seul Loukanikos participe vraiment", dit Aris. Maintenant Internet fleurit de photos et vidéos de lui, un dessin animé lui est consacré ainsi que des réseaux sociaux comptant des milliers d'inscrits. Ses fans du monde entier lui envoient des voeux dans toutes les langues, ou publient ses photos sur le fond musical de I need a hero, J'ai besoin d'un héros... Un engouement traduisant la recherche d'un modèle de justice sociale à travers lui. Comme on les comprend ! 
    SDF et Personnalité de l'Année... Pets US lui a rendu hommage, peu avant Noël, M6 a diffusé un reportage sur lui et Time Magazine l'a élu "Personnalité de l'Année 2011" aux côtés d'autres manifestants dans les cortèges qui ont  émergé dans le monde entier cette année. Depuis les révolutions du Printemps Arabe jusqu'à l'Occupation de Wall Street. "Les manifestants le traitent bien, beaucoup d'entre eux le nourrissent", explique Aris. "Je ne pense pas qu'il ait été dressé, d'ailleurs, il n'écoute jamais personne, je pense qu'il me reconnaît, nous sommes un peu comme des amis, mais des amis à distance."

    D'après 
    Express.be Arnaud Lefebvre, Loukanikos, le chien manifestant grec, a une dent contre le système
    http://www.express.be/joker/fr/world/loukanikos-le-chien-manifestant-grec-a-une-dent-contre-le-systeme/158775.htm et 7sur7.be Loukanikos emblème planétaire de la contestation sociale :  
      
    Vidéo 2'17 au front avec Loukanikos révolté courageux


     

    Bravo et merci Super Loukanikos ! Longue vie à toi, beaucoup d'amis toujours et un doux foyer, un de ces jours... Συγχαρητήρια και σας ευχαριστούμε σούπερ Loukanikos ! Μεγάλη διάρκεια ζωής σε εσάς, πολλούς φίλους και είναι πάντα ένα γλυκό σπίτι, μία από αυτές τις μέρες ... 
    Cerizette
    Le 30 décembre 2011

    votre commentaire
  • Décembre 2011 : Résumé en images de la situation de plus en plus dramatique à Athènes / Message de Tassos Christopoulos aux Français solidaires des Grecs en lutte / La résistance s'amplifie (durée 8 minutes, réalisation Yannis Youlountas)


    votre commentaire
  •  

    Grèce : les SDF du capital aux manettes fabriquent de la misère

    Grèce : Coup de tabac dans la démocratie habillée SDF (Socialo Droite Fasciste).

    Cela arrive dans certaines familles : dès lors qu'il faut capter l'héritage ou se partager la dépouille de celui ou celle qui fut apparemment vénéré, on l'expulse, voire on le met à l'asile ou carrément dehors et ensuite quand vient le notaire on s'arrache les yeux pour avoir le plus gros morceau.

    C'est ce que vient de faire la majorité de complaisance au capital qui comme les pavillons des armateurs vogue vers le port des coffres forts et laisse le peuple en rade l'abandonnant en pleine mer.

    Et c'est le président de l'International Socialiste qui a armé la flotte avant de laisser la place à un amiral au service des envahisseurs diplômé pour cela de leur école de guerre.

    Mais le peuple ne se laisse pas faire, il a appris à nager et s'organise.

    L'Ami Jean de "çanempêchepasnicolas nous passe quelques infos qui mettent de l'aigreur et sèment le doute dans la compagnie "sdf" athénienne :

     

    LA RESISTANCE POPULAIRE GRECQUE
    DIVISE LA NOUVELLE COALITION

    (socialistes, droites et facistes)

     

    Papadémos juge nécessaire un autre plan d'ajustement (d’austérité accrue), en Grèce

    Mais, déjà, ni la Nouvelle Démocratie, ni le LAOS (fascistes), membres du nouveau gouvernement, ne voteront les « mesures nouvelles » d’austérité promises par Papadémos …

    La Résistance du peuple grec, à nouveau dans la rue jeudi 17 novembre, fait réfléchir les nouveaux partenaires du PASOK

    La Grèce aura besoin d'un nouveau programme d'ajustement pour redresser son économie, a déclaré lundi le Premier ministre Lucas Papadémos devant le Parlement, ajoutant que les cent jours donnés à son gouvernement d'union ne suffiraient pas à accomplir cette tâche. 

    Peu auparavant, le dirigeant du parti conservateur Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, avait prévenu que sa formation, qui participe au gouvernement d'union nationale avec les socialistes du Pasok et le parti d'extrême droite LAOS, ne voterait pas de nouvelles mesures d'austérité.

    "Pour poursuivre les efforts de redressement de l'économie, nous avons besoin du soutien de nos partenaires européens (...) et d'un nouveau programme d'ajustement budgétaire", a dit le Premier ministre lors d'un débat parlementaire en prévision d'un vote de confiance prévu mercredi. 

    Antonis Samaras  (ND )a apporté son soutien aux mesures déjà approuvées pour tenter de sortir le pays de la crise mais a dit clairement qu'il ne voulait pas de nouvelles mesures d'austérité.

    "Nous ne voterons pas en faveur de nouvelles mesures", a-t-il souligné lors d'une réunion avec les députés de Nouvelle Démocratie.

    Antonis Samaras a précisé qu'il ne signerait pas de lettre d'engagement, ce que demandait le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, en ajoutant que sa parole suffisait.

    Bien que le parti de Samaras soit membre du nouveau gouvernement de coalition, son soutien au cabinet en place depuis trois jours est resté tiède jusqu'ici.

    Une autre formation gouvernementale, le LAOS, a aussi fait savoir qu'elle n'appuierait pas de nouvelles réductions de salaires ou de retraites.

    La position de la droite laisse prévoir des tensions persistantes entre Nouvelle Démocratie et le Pasok de l'ex-Premier ministre George Papandréou, tensions qui ont poussé la Grèce au bord du gouffre la semaine dernière et incité ses partenaires de l'UE à envisager sa sortie de l'euro.

    Autre signe de désaccords au sein même de Nouvelle Démocratie, Samaras a exclu de son groupe parlementaire le député modéré Sotiris Hatzigakis après que ce dernier eut insinué qu'il y avait des éléments d'extrême droite à l'intérieur du parti.

     

    Des inspecteurs de la "troïka" formée par l'UE, le FMI et la BCE devaient rencontrer les membres du nouveau gouvernement mercredi après le vote de confiance, mais leur venue est à présent incertaine. 

    MANIFESTATION CONTRE L'AUSTÉRITÉ JEUDI

    Les dizaines de milliers de manifestants hostiles aux mesures d'austérité engagées depuis plus d'un an se rassembleront jeudi, pour l'anniversaire du soulèvement estudiantin qui contribua à renverser la junte militaire au pouvoir en Grèce de 1967 à 1974.

     

    C'est qu'ils sont pénibles ces peuples. On leur fabrique des agences de notations de l'économie pour leur dire comment ils doivent remplir les coffres.

    On leur importe des agences de notation de l'opinion pour leur dire à coups de sondages et de graphiques pourquoi ils ne doivent plus exiger de voter.

    On leur détache, juste sorti du four du cuistot Goldman Sachs, un pain béni de dirigeant de la "BCE-FMI-G20 corp°".

    Et ils ne veulent rien entendre ? En remplacement de votre Papendréou usé jusqu'à la corde, on vous met pour trois mois à l'éssai un Papadémos et ensuite on vous greffe sans frais (pour nous) la version Papadurable et vous n'en voulez pas ?


    On vous détache Hermés et vous exigéz Athéna ? Non de Zeus c'est bien la preuve : vous n'êtes pas mûres pour la démocratie et l'Europe.

    Comment ? qu'est-ce que vous dites ? Europe et démocratie sont nées chez vous? Vous prétendez en avoir sculpté les concepts qu'on est entrain de trafiquer ? Qu'est-ce que vous racontez là comme fadaises. Allez, circulez laissez passer l'Eurocorps qui va aller faire le ménage et servir de dernier rempart à notre société libérale.

    - Coloneeels ; nous voilaaa..

    Vous héros de la geste Libéraleuuux ♫♫

     

     http://medias.lepost.fr/ill/2011/11/14/h-20-2637822-1321289798.jpg 

    Par canaille le rouge


    votre commentaire
  • Désormais à Athènes, un ouzo pris en terrasse, un sac de tomates acheté à l'épicerie, et même un paquet de cigarettes est suivi à la trace par les pouvoirs publics. Par notre envoyée spéciale à Athènes.

    Sous la pression des bailleurs de fonds, la Grèce a essayé d'engager une offensive censée lutter contre la fraude fiscale, restée impunie des décennies.  (FILIPPO MONTEFORTE / AFP) Sous la pression des bailleurs de fonds, la Grèce a essayé d'engager une offensive censée lutter contre la fraude fiscale, restée impunie des décennies. (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

    Les bons comptes font les bons amis en Grèce encore plus qu'ailleurs. Il était d’usage dans la Grèce d'avant crise -la population grecque le reconnaît elle-même- de ne pas fournir tous les reçus ou les tickets de caisse afin d'échapper à une partie des taxes sur les services ou les biens de consommation vendus. Désormais à Athènes, un ouzo pris en terrasse, un sac de tomates acheté à l'épicerie, et même un paquet de cigarettes est systématiquement accompagné d'un justificatif.

    Certes l'ex-gouvernement socialiste de Georges Papandréou, sous la pression des bailleurs de fonds, a essayé d'engager une offensive censée lutter contre la fraude fiscale, restée impunie des décennies. Mais surtout il a mis en place tout un système de dénonciation, voire de délation pourraient-dire certains, au sein même des citoyens.

    Serge, 59 ans, employé dans une multinationale de transport en Grèce depuis 30 ans, rit déjà avant de montrer une carte blanche où est indiqué un numéro, "une sorte de matricule" individuel. Comme les services concernés lui ont enjoint à faire, il est allé chercher, il y a quelques semaines, sa carte à la banque nationale grecque. Appelé "bon de caisse", elle lui permet d'enregistrer auprès des commerçants tous les achats qu'il effectue au quotidien.

    Il suffira ensuite au trésor public de comparer ce que le commerçant a déclaré à ce que Serge a acheté et déceler ainsi les éventuelles irrégularités. En échange, la population grecque reçoit un petit pourcentage de compensation sur l'impôt pour l'effort fourni.

    Simplifier la dénonciation

    "Le système a été mis en place il y a quelques mois. Mais il n'y avait pas de carte. Je devais demander et garder toutes les factures à la maison au moins pendant cinq ans. J'en avais des petites, des grandes, des carrés, des rectangulaires par centaines qui s'amassaient ! Cela devenait franchement ingérable", explique Serge. Ce procédé à carte a alors été créé pour simplifier les choses et devrait être mis en service le 1er janvier. Charge ensuite à Serge de faire son "devoir de citoyen" et demander à son commerçant, même le plus intime, un reçu…

    Hausse de la dénonciation

    En août 2011, le quotidien libéral "Kathimérini", révélait que les signalements par téléphone et courrier électronique, de fraudeurs présumés (souvent des commerçants, des médecins, des avocats et d'autres professions libérales) auprès de la police financière en 2010 avaient été multipliés par quatre. La brigade anti-fraude, Sdoe, a reçu 18.500 signalements en 2010 contre 4.500 l’année précédente. Au premier semestre 2011, 7.500 dénonciations ont déjà été enregistrés.

    Prise de conscience dans un pays où la fraude généralisée a entamé les finances publiques ou montée des aigreurs dans une société touchée par les plans d'austérité successifs ? "C'est un système qui est voué à l'échec", estime Serge. "Comment assurer le contrôle total d'une telle masse de données ? Et puis je suis allé voir deux grands chaînes de distribution pour savoir si elles étaient au courant de la mise en place de nouveau procédé électronique et elle m'ont répondu : non."

    Sarah Diffalah à Athènes – Le Nouvel Observateur


    votre commentaire
  • Le PC de Grèce (KKE) souligne la nécessité d'intensifier la riposte populaire contre le nouveau « gouvernement d'union nationale » mené par le banquier Papademus

    Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    Le KKE souligne la nécessité d'intensifier la riposte populaire contre le nouveau gouvernement

    Les directions du PASOK social-démocrate, de la Nouvelle démocratie de droite et du LAOS nationaliste, exprimant les intentions stratégiques du capital national et de l'UE, ont procédé à la formation d'une nouvelle coalition gouvernementale, qui au nom de la ploutocratie tentera d'aller plus loin dans l'offensive contre les travailleurs et le peuple.

     

    La coopération politique entre ces trois formations, avec le soutien d'autres partis bourgeois, comme le parti de centre-droit DHSY, celui de centre-gauche DHMAR, les écologistes et d'autres, a abouti à la création d'une coalition gouvernementale avec la nomination du banquier L.Papademus comme premier ministre.

     

    Le Bureau de presse du Comité central du KKE dresse le constat suivant concernant l'accord PASOK-ND-LAOS : « Le PASOK, la ND, et Karatzaferis ont placé à la tête de leur gouvernement d'union le banquier L.Papademus ; c'est le souhait de la ploutocratie Grecque et de l'UE. Le peuple doit opposer sa propre alliance ouvrière-populaire à cette sombre alliance pour la mettre en échec et la faire tomber ».

     

    Une première riposte à ce nouveau gouvernement anti-populaire a été portée par le PAME, avec des manifestations de masse à Athènes et dans d'autres villes du pays, dans la soirée du 10 novembre.

     

    Le rassemblement à Athènes s'est tenu sur la place centre, Omonoia, Giorgos Sifonios, président du syndicat de l'entreprise sidérurgique « Greek Steel » a prononcé le discours d'ouverture du rassemblement et a transmis aux manifestants les salutations militantes et de classe des 400 travailleurs de l'entreprise, qui sont en grève depuis le 31 octobre, avec des mouvements reconduits toutes les 24 heures pour la ré-embauche de 34 de leurs collègues licenciés.

     

    Au nom du PAME, Savvas Tsimpoglou a souligné que le mouvement syndical sur des positions de classe s'oppose à la soi-disant cohésion sociale. Il rejette la conciliation de classe. Avec les mobilisations et manifestations de grève, il va se fixer un nouveau cap, dans des fronts de lutte qui doivent se développer afin de se battre pour la résolution des problèmes populaires.

     

    S'en est suivie une manifestation assez massive en direction du Parlement.

     

    La secrétaire-générale du Comité central du KKE, Aleka Papariga, qui a participé à la manifestation a rendu la déclaration suivante aux médias :

     

    « Nous ne devons pas perdre le moindre jour. Avant même que le gouvernement se reforme, avant qu'il prenne ses premières mesures, il devra faire face à l'opposition du peuple. Il existe des problèmes immédiats, comme ces lourds impôts qui doivent être abolis, des problèmes immédiats qui sont liés à la fiscalité, à la taxe de « solidarité », à la hausse de la TVA, à ces établissements scolaires qui n'ont pas d'argent, ces logements étudiants qui vont fermer leurs portes bientôt, il n'y a plus d'argent pour les universités, nulle part, pour les financer.

     

    Par conséquent, ces problèmes sont immédiats et des luttes doivent se développer partout. Immédiates et dans le même temps, bien sûr, des exigences qui doivent aller en s'intensifiant, pour conduire à la grande contre-attaque populaire, car, comme M.Papademus l'a déclaré, tout est fiscal. Vous savez ce que fiscal signifie ? Cela signifie la fin du financement de l'éducation, de la santé, de tout. Sous prétexte de ne pas perdre tout des salaires, des retraites et de la 6ème tranche du plan, ils vont tout nous couper avec la 6ème tranche, la 7ème tranche et avec le nouveau mémorandum. »


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique