• Des milliers de personnes défilent à Londres contre l'austérité


    Manifestation à Londres (Royaume-Uni) contre l'austérité le 20/10/2012.Manifestation à Londres (Royaume-Uni) contre l'austérité le 20/10/2012. / Crédits : LCI/TF1
     
      
    Des dizaines de milliers de personnes manifestaient samedi dans le centre de Londres pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement, dénoncée aussi par des manifestants en Ecosse et en Irlande du Nord.

    De multiples professions, pompiers, infirmières ou encore enseignants, aux côtés de nombreux jeunes sans-emploi, de militants et de représentants de l'opposition, ont défilé bruyamment dans les rues de la capitale britannique pour protester contre la politique de rigueur du gouvernement conservateur de David Cameron. Plus de 250 cars avaient été affrétés pour amener les manifestants à Londres.
     
    Le secrétaire général de la confédération syndicale TUC Brendan Barber s'est félicité de cette mobilisation qui envoie "un message très fort, celui que la politique d'austérité est un échec". Les syndicats, qui disaient espérer rassembler "des dizaines de milliers de manifestants" avant la manifestation, n'ont toutefois pas fourni d'estimation précise du nombre de personnes rassemblées. La police n'a, elle non plus, pas communiqué de chiffres. Deux manifestations ont également eu lieu dans les rues de Belfast (Irlande du Nord) et de Glasgow (Ecosse).

    Trois plans de rigueur consécutifs
     
    Le chef de file des travaillistes (opposition) Ed Miliband devait prendre la parole un peu plus tard lors d'un rassemblement à Hyde Park, un grand parc du centre de Londres, de même que plusieurs dirigeants syndicaux qui devaient appeler à l'organisation le plus rapidement possible d'une grève générale. Côté conservateur, l'actuel Premier ministre ne s'est pas démonté et a lancé la contre-offensive via Twitter : "Aujourd'hui, Ed Miliband a pris la tête d'une manifestation demandant de revenir sur la moindre des coupes budgétaires dont nous avons besoin pour venir à bout des déficits", a tweeté David Cameron. le Premier ministre sur Twitter.
     
    Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement britannique a présenté trois budgets d'austérité consécutifs, faisant de l'assainissement des finances publiques sa priorité. Malgré sa chute dans les sondages face aux travaillistes et le fait que l'économie britannique soit retombée en récession, le Premier ministre a annoncé début octobre un nouveau tour de vis budgétaire, avec de nouvelles coupes draconiennes de 10 milliards de livres (12 mds d'euros) dans les dépenses sociales.

    http://lci.tf1.fr/monde/


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  • Hôpital libéraliséLe Royaume-Uni pourrait économiser un tiers de ses dépenses publiques grâce à une « simple » recette : privatiser tout ce qui est privatisable. La proposition vient en marge d’une des études les plus complètes jamais réalisée par la CBI, la Confederation of british industry, le plus important syndicat patronal britannique. Ainsi, l'organisation, qui s’apparente à un vaste lobby aux mains des employeurs, lance un énième appel en faveur de l’ouverture des marchés.

     

    Mais, pour la première fois, il le fait avec des données et des chiffres précis en provenance du cabinet de conseil Oxford Economics. Les chiffres sont destinés à donner de la consistance aux exigences des employeurs, dont certains sont quelque peu malmenés par les récentes critiques relatives à la gestion privée de la sécurité lors des Jeux olympiques de Londres. Selon la CBI, le Royaume-Uni pourrait  ainsi sauver, chaque année, au moins 22,6 milliards de livres sterling, l’équivalent de 25 milliards d'euros, « en laissant à la libre concurrence des secteurs comme le logement social, la gestion des prisons ou la restauration scolaire », a déclaré le directeur général de la confédération, John Cridland. « Nous demandons maintenant que le gouvernement de David Cameron sorte de son inertie et prenne en considération nos propositions ». Demande acceptée, puisque la coalition formée par les conservateurs et les libéraux-démocrates a déjà fixé une rencontre pour « examiner les options en la matière ».

     

    Peu importe si les entreprises qui ont décroché par le biais d’appels d’offres la mission de s’occuper de l'ordre public au cours de ces Jeux qui ont mis sous le feu des projecteurs la Grande-Bretagne et Londres n'ont pas été pleinement en mesure de l’accomplir. Quelques semaines avant le début des compétitions, l'armée n’avait-elle pas dû rappeler des milliers de soldats d'Afghanistan pour pallier les insuffisances constatées sur le terrain ?

     

    Et peu importe si de nombreuses entreprises qui ont la responsabilité des services dans les maisons de retraite ont montré un certain nombre d’insuffisances dans les soins portés aux patients, comme les journaux et la télévision ont pu largement le montrer au travers d’enquêtes et de rapports. Mais selon le CBI, la privatisation est toujours la recette gagnante et elle est applicable aux services publics qui, chaque année, représentent un manque à gagner de plus de 278 milliards de livres, soit plus de 300 milliards d'euros. L'étude réalisée par Oxford Economics nous en apprend aussi un peu plus : avec les économies ainsi dégagées, le budget du Royaume-Uni pourrait revenir à l'équilibre dès l'exercice 2016-2017. Et les dépenses publiques prévues cette année - 680 milliards de livres entre le gouvernement central et les administrations locales - pourrait commencer à décroître dès l'année prochaine.

     

    Non contente de la «force» de ses chiffres, la CBI a également commandé un sondage téléphonique à la ComRes, une agence d’études de marchés bien connue. Il ressort que 75% des Britanniques seraient favorables à une privatisation accrue. Des sondages largement critiqués par les syndicats du Royaume-Uni qui remettent en cause les méthodes utilisées et dénoncent la collusion entre des agences qui seraient chargés de préparer l’opinion à des choix économiques cruciaux et les représentants du patronat, qui en seraient comme par hasard les grands bénéficiaires.

     

    Dave Prentis, secrétaire général d'Unison, une des plus importantes associations de travailleurs, a publié un communiqué: « La CBI a sorti du chapeau des chiffres qui ne nous convainquent pas. Les faits sont clairs : la privatisation est un échec coûteux. Les contribuables ne peuvent plus rien se permettre et la semaine dernière, certains parlementaires, sur la pression de la rue, ont appelé à la rédaction d’une liste noire des entreprises qui n'ont pas respecté leur contrat ». « La privatisation, poursuit Prentis, porte la responsabilité d'énormes coûts humains. Demandez à une personne âgée dans une maison de retraite, aujourd'hui, ou regardez le fiasco de la sécurité pendant les Jeux olympiques. Lorsque le secteur privé brise quelque chose, c’est toujours le public qui paie les pots cassés. Et on doit tous en supporter le coût au final ».

     

    Mais la CBI tient impérativement à avoir le dernier mot : « le moment est désormais venu de briser le monopole du public, on ne peut plus se le permettre… ».

     

    Capitaine Martin http://www.resistance-politique.fr/


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  • John PILGER

    Voici l’histoire de deux lettres et de deux Grande-Bretagne. La première lettre fut rédigée par Sebastien Coe, ancien athlète qui siège au Comité Organisateur des Jeux Olympiques de Londres. On l’appelle Lord Coe à présent. Dans le quotidien The New Statesman du 21 juin, j’ai répercuté un appel urgent adressé à Coe par l’Union des Femmes du Vietnam lui demandant à lui et ses collègues du Comité de reconsidérer leur approbation de la candidature comme sponsor de Dow Chemical, une des entreprises qui fabriquaient la dioxine, un poison employé contre la population du Vietnam. Du nom de code « Produit Orange », cette arme de destruction massive fut « déversée » sur le Vietnam, selon un rapport du Sénat US de 1970, lors d’une opération appelée « Operation Hades ». Selon une estimation, il y a aujourd’hui 4,8 millions de victimes de l’Agent Orange, dont de nombreux enfants déformés de manière épouvantable.

    Dans sa réponse, Coe décrit l’Agent Orange comme « un sujet extrêmement sensible » dont le développement et l’utilisation « par le gouvernement US (qui) a procédé à juste titre à l’examen des nombreux problèmes qui en ont résulté ». Il fait référence à un « dialogue constructif » entre les gouvernements US et Vietnamien « pour résoudre les problèmes ». Ils sont « les mieux placés pour aboutir à une réconciliation entre les deux pays. » Lorsque j’ai lu ça, je me suis souvenu des lettres de faux-cul dont le Foreign Office (Ministère des Relations Extérieures) à Londres s’est fait la spécialité en niant les crimes d’état et le pouvoir des entreprises, comme l’exportation lucrative de terribles armes. L’ancien chargé des affaires irakiennes, Mark Higson, a qualifié cet art du sophisme de « culture du mensonge ».

    J’ai envoyé la lettre de Coe à un certain nombre d’autorités sur l’Agent Orange. Les réactions furent sans appel. « Il n’y a eu aucune initiative du gouvernement US concernant les effets sur la santé et l’économie des Vietnamiens touchés par la dioxine, » a écrit l’honorable avocat Constantine Kokkoris, qui a dirigé une action en justice contre Dow Chemical. Il a souligné que « des fabricants tels que Dow étaient conscients de la présence et de la dangerosité de la dioxine dans leur produit mais n’ont pas informé le gouvernement afin d’échapper à une réglementation. » Selon la War Legacies League, aucun des problèmes de santé, écologiques ou économiques provoqués par la guerre chimique la plus longue au monde n’a été traité par les Etats-Unis. Des agences non-gouvernementales n’ont aidé « qu’un petit nombre de ceux qui en avaient besoin ». Le « nettoyage » d’un « lieu hautement contaminé par la dioxine  » dans la ville de Da Nang, auquel Coe fait référence, n’est qu’une escroquerie ; aucun des fonds alloués par le Congrès US n’est parvenu directement aux Vietnamiens ou aux plus gravement atteints par les cancers provoqués par l’Agent Orange.

    Pour cette raison, la mention par Coe d’une « réconciliation » est une insulte, comme s’il pouvait y avoir une équivalence entre une superpuissance envahisseur et ses victimes. Sa lettre est l’expression même des JO de Londres, un état totalitaire au sein d’un état, entouré de barbelés et alimenté par l’argent et des opérations de communication, où on entre – on n’aurait pas pu l’inventer – par un méga centre commercial. Comment osez-vous vous plaindre des missiles sur les toits de vos appartements, a lancé un élu à 86 habitants du quartier East End de Londres. Comment osez-vous protester contre les « couloirs de circulation privilégiés » qui rappellent Moscou de l’époque de l’Union Soviétique, réservés aux apparatchiks et les gars de chez Dow et Coke. Avec les médias chargés de toute l’excitation autour des JO, comme lors de l’opération « choc et effroi » en Irak en 2003, voici que surgit l’homme qui a joué un rôle clé dans les deux spectacles.

    Le 11 juillet, une soi-disant soirée Olympique - « un rassemblement de la tribu Travailliste », a déclaré le dirigeant du Parti Travailliste Ed Milliband – a célébré son « invité vedette », Tony Blair, et son « cadeau » des JO en 2005 et «  a fourni l’occasion parfaite pour le retour de Blair sur l’avant-scène politique, » a écrit The Guardian. L’organisateur de la sauterie était Alistair Campbell, chef de la propagande autour du bain de sang que lui et Blair ont offert au peuple irakien. Et tout comme les victimes de Dow Chemical ne présentent aucun intérêt aux yeux des élites des JO, la criminalité incommensurable de l’invité d’honneur du Parti Travailliste fut passée sous silence.

    La source de la sécurité chaotique des JO est elle aussi passée sous silence. Des études sérieuses en Grande-Bretagne ont depuis longtemps admis que ce sont les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak et tout le reste de la « guerre contre le terrorisme » qui ont alimenté le recrutement des djihadistes et encouragé d’autres formes de résistance qui ont directement abouti aux attentats du 7/7 à Londres. Ces bombes étaient celles de Blair. Dans le cadre de sa réhabilitation en cours, offerte par son « cadeau » des JO, il y a encore cet autre mensonge selon lequel l’énorme fortune accumulée par Blair depuis son départ du gouvernement serait consacrée à des œuvres de charité.

    La deuxième lettre que j’ai mentionnée me fut envoyée par Josh Richards qui vit à Bristol. En mars 2003, Josh et quatre autres sont partis saboter un bombardier américain B-52 sur la base aérienne britannique de Fairford, Gloucestershire, pour l’empêcher de bombarder l’Irak. Quatre autres l’ont accompagné. C’était une action non-violente fidèle aux principes de Nuremberg selon lesquels une guerre d’agression constitue« le crime des crimes ». Josh fut arrêté est accusé d’avoir tenté de poser des bombes. « C’est le résultat de cette idée ridicule, » écrit-il, « qu’un pot de beurre de cacahuète que j’avais sur moi était en réalité le composant d’une bombe. L’accusation fut ensuite abandonnée après que le Ministère de la Défense ait effectué des tests exhaustifs sur mon beurre de cacahuètes croustillant de la marque Tesco. »

    Après deux procès où les jurés n’ont pu se départager, Josh a finalement été acquitté. Ce fut un procès historique où il a parlé en plein tribunal de l’embargo génocidaire imposé à l’Irak par les gouvernements US et britannique avant leur invasion et les justifications mensongères de la « guerre contre le terrorisme ». Son acquittement signifia qu’il avait agit au nom de la loi et que son intention avait été de sauver des vies.

    La lettre que Josh m’a écrite était accompagnée d’un exemplaire de mon livre, « The New Rulers of the World », dans lequel, a-t-il souligné, il avait trouvé les arguments pour sa défense. Avec ses pages cornées et des passages soulignés avec soin, le livre avait accompagné Josh au cours de son voyage de trois ans à travers les tribunaux et les prisons. De toutes les lettres que j’ai reçues, celle de Josh est un summum de pudeur, de modestie et de détermination au service d’une éthique qui représente une autre Grande-Bretagne et une antidote aux empoisonneurs sponsors des JO et aux réhabilitations des va-t-en guerre. Dans cette époque extraordinaire, un tel exemple devrait encourager et inspirer d’autres à reconquérir cette démocratie en recul.

    John Pilger

    http://johnpilger.com/articles/blair-olympic-deals-and-the-g...

    Traduction "rien de tel que du pain et des jeux" par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles

    URL de cet article 17372
    http://www.legrandsoir.info/tony-blair-les-marches-olympiques-et-un-apercu-d-une-autre-grande-bretagne.html

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    En plus d’un dispositif de "sécurité" sans précédent le pouvoir britannique vide la ville de ces pauvres qui ternissent la fête sans perler du fait qu’ils sont peut être dangereux. C’est bien connu dans chaque pauvre il y a un terroriste qui sommeille...

    Une nouvelle expression peu ragoûtante a fait son apparition dans la presse : "zone de dispersion". Il s’agit, en d’autres termes, du périmètre qui doit être débarrassé de la populace autour du site olympique. Rappelez-vous. Quand les Chinois en ont fait autant à Pékin, entre les cruelles expulsions des sans-abri, repoussés dans les faubourgs de la ville, les démolitions d’immeubles à loyer modéré et l’évacuation des petits vendeurs de rue, des bordels et des travailleurs migrants, quelle indignation chez nous ! Serait-ce la fameuse histoire de la paille et de la poutre ?

    Les travaux de déblaiement de notre site olympique sont tout à la fois minutieux et menés à grande échelle. Vagabonds, indigents, miséreux sont évacués - ainsi que leurs logements, jardins ouvriers et étals de marché. Les maisons de tolérance sont inspectées de la cave au grenier, les jeunes en sweat à capuche se font arrêter, l’amarrage des péniches sur la Lea, une rivière voisine, est passé de 600 à 7 000 livres par an [de 760 à 8 900 euros], et les abribus ont été dotés de nouveaux bancs sur lesquels il est impossible de dormir. Pendant ce temps, nos télés vont nous montrer des Olympiades étincelantes : cascades d’or, torches dorées, médaillés d’or, foules argentées. Avec un espoir : qu’il n’y ait pas un iota de saleté ni un seul sous-homme pour heurter les regards dans Londres fin juillet.

    C’est certain, le grand ménage ne sera pas facile. Laissez-moi vous faire une suggestion : si quelques-uns de ces pauvres disgracieux osent encore se montrer en août, qu’on les enchaîne les uns aux autres comme des forçats, vêtus de débardeurs marron et de shorts beiges, et qu’on leur fasse ramasser les détritus et décoller les chewing-gums des trottoirs aux petites heures du jour, afin que les touristes puissent s’éveiller dans une ville aussi immaculée que les idylliques plages de sable doré des mers du Sud.

    Puis, à la faveur de la nuit, des bus pourraient convoyer jusqu’à la côte les ramasseurs de détritus, qui rejoindraient quelque prison flottante amarrée au large d’un coin bien isolé du littoral. Toute tentative d’évasion serait facilement repérée par d’importants services de sécurité. Et le candidat à l’évasion serait... dispersé.

    Par Michele Hanson source The Guardian le 19/07/2012

    Transmis par Linsay

    http://www.rougemidi.fr


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  • Des centaines de milliers de fonctionnaires britanniques se sont donné rendez-vous aujourd’hui pour manifester contre le programme d’austérité qui touche, entre autres, à leur retraite.

     Cela fait plus d’an an que cela dure et poutant la contestation n’en finit pas. Ce jeudi, plusieurs syndicats du secteur public ont rassemblé près de 400 000 employés (200 000 d’après les autorités) pour protester contre les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement de David Cameron et en particulier contre la réforme des retraites en cours.

    Le gouvernement britannique a entrepris de modifier un système de retraite jugé injuste et trop coûteux. Pour ce faire, il prévoit d’augmenter l’âge du départ à la retraite de 65 à 68 ans et de calculer toutes les pensions sur la moyenne des salaires tout au long de sa carrière.

    Aujourd’hui, les syndicats protestent et refusent l’idée de payer plus de cotisations tout en travaillant plus longtemps pour recevoir des retraites moindres. Pour Mark Serwotka, secrétaire général de PCS — cinquième plus grand syndicat du pays — l’ampleur du mouvement confirme que la contestation est toujours aussi forte. Le 30 novembre dernier, une grève nationale avait réuni environ un million d’employés et avait forcé le gouvernement à modifier quelques mesures. Pas sûr que le résultat soit le même cette fois.

    Des cotisations en augmentation de 50%

    Dans la matinée, des manifestants munis de drapeaux rouges — des membres des services de santé pour la plupart — se sont retrouvés devant l’hôpital St Thomas dans le centre de Londres. Des dizaines de milliers d’enseignants d’université ont, par la suite, rejoint la manifestation. Pour ces derniers, les changements effectués pour leur retraite leur coûterait entre 350 et 500 livres sterling (environ 430 à 630 euros) de cotisations en plus par an, soit une augmentation de 50%.

    Plus tard, dans la journée, environ 20 000 officiers de police, pour beaucoup munis de casquettes noires symbolisant les suppressions d’emplois à venir, ont, eux aussi, rejoint la capitale. Et ce, bien qu’ils ne soient pas autorisés à faire grève. Julie Nesbitt, qui fait partie de la Police Federation, estime que la police était le “service public par excellence”.

    “Nous sommes les personnes sans qui le reste des services publics ne devraient pas fonctionner et nous devrions donc être traités en conséquence. Par ailleurs, nous n’avons pas les mêmes droits du travail et nous ne pouvons donc rien faire quant au mauvais traitement que nous subissons”.

    A l’aéroport d’Heathrow, le personnel des douanes a également arrêté de travailler. Si la majorité des passagers ont pu franchir la frontière sans encombre, les voyageurs en provenance des pays non membres de l’Union Européenne ont dû attendre pendant une heure et demi.

    Une grève “futile”

    Plusieurs ministres ont déjà vivement critiqué ce mouvement social. En charge de l’immigration, Damian Green a affirmé que “cette grève est complètement inutile et que le public la jugera inacceptable. La sécurité des frontières est primordiale et nous mettrons en place une alternative pour minimiser les perturbations engendrées”.

    Francis Maude, responsable des négociations sur la réforme du système public, s’est, quant à lui, déclaré “déçu de voir une poignée de syndicats insister pour aller au bout de cette grève futile qui ne profitera a personne”.

    “Nous ne rouvrirons pas les négociations concernant les pensions de retraites et les grèves ne changeront rien à cela”.

    Quoiqu’en dise le gouvernement, cette grève — dont la mobilisation reste bien en-deçà de celle observée en novembre 2011 — représente néanmoins un nouvel avertissement au gouvernement conservateur qui a vu sa cote de popularité sévèrement égratignée lors des élections municipales de la semaine dernière.

    Myeurope


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  • 10-child-alamyEffets dramatiques de la crise du capitalisme et de la « super-austérité »

     

    Progression alarmante de la sous-nutrition en Grande-Bretagne

     

    Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    C'est à Londres, sixième ville la plus riche au monde, que des milliers d'enfants souffrent de sous-nutrition. Et leur nombre a augmenté de façon dramatique, non seulement dans la capitale britannique mais aussi en dehors.

     

    L' « épidémie silencieuse », comme l'appelle le journal The Independent,s'étend à tout le pays et laisse des traces durables chez les victimes :« Chris a dix ans. Lui et son frère s'alimentent si mal qu'ils sont livides et ont des cernes sous les yeux. Ses aînés ont déjà perdu toute leur dentition à cause de leur régime alimentaire dévastateur pour leur santé », rapporte le journal britannique qui rappelle que la seule association Kids companyaide 17 000 enfants à Londres.

     

    Chaque semaine, cette association vient en aide à 70 nouveaux enfants, au lieu d'une trentaine l'an passé.

     

    A Barnsley, dans le nord de l'Angleterre, des organisations de bienfaisance venant en aide aux enfants assistent des familles en leur fournissant des aliments de base comme le lait, le pain et des pâtes. A Bristol, mentionne la même source, un projet d'accompagnement des adolescents est devenu un endroit où on peut avoir accès à un repas de base.

     

    Selon ce qu'explique la fondatrice de Kids Company,Camila Batmanghelidjh, de nombreux enfants appartiennent à des familles d'immigrés, dont les parents n'ont pas de permis de travail ou ne bénéficient pas d'allocations sociales. Mais il y a également des parents qui travaillent et qui « simplement n'ont pas les moyens de nourrir leurs foyers ».

     

    Cette association évoque cinq écoles à Londres où entre 70 et 80% des élèves souffrent d'insécurité alimentaire, soit qu'ils n'aient pas toujours les aliments de base à la maison, soit qu'ils ne savent pas qu'ils auront leur prochain repas.

     

    La propagation de la faim dans le pays, d'autres en témoignent comme Chris Mould, président exécutif de Trussell Trust, organisation liée aux banques alimentaires, qui fournissent des aliments à quelques 120 000 personnes. Mould affirme que ces derniers mois on a assisté à « une énorme augmentation » de la demande et il garantit qu'il y a 36 000 enfants parmi eux qui souffrent de la faim. « Ce que nous avons vu nous indique qu'il y a plusieurs milliers de personnes qui souffrent de la faim dans ce pays, des personnes qui ont à faire des choix difficiles entre l'essence, l'eau, le transport et la nourriture. »

     

    « Cette pression retombe nécessairement sur les mères et sur les enfants ».

     

    Source : Avante, organe du Parti communiste portugais


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  • thatcher-and-cameronLe gouvernement conservateur britannique va supprimer 900 000 emplois publics en 5 ans tout en baissant les impôts des grandes entreprises et des plus riches


    Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    La « hache » des conservateurs et des libéraux-démocrates pour découper dans les dépenses publiques n'a pas fini son travail. Selon l'Institut d'analyse économique CIPD, les réductions budgétaires du gouvernement prévoient 880 000 suppressions d'emplois en cinq ans, dont 700 000 d'ici 2015.

     

    Le plan d'austérité dévoilé en 2010 par le premier ministre David Cameron prévoyait une baisse de 25% en moyenne du budget des diverses administrations publiques, le gel des salaires des fonctionnaires britanniques ainsi que l'ouverture au capital privé de la Poste (Royal Mail), du TGV britannique et la fin de la privatisation de la santé.

     

    La semaine dernière, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures iniques, en particulier la baisse de la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu de 50 à 45%, et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 26 à 24% d'abord, puis à 22% en 2015. L'austérité pour les salariés, le jackpot pour le capital !

     

    Le gouvernement avait annoncé d'abord la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires d'ici 2015, il en a déjà supprimé 380 000 en deux ans selon le syndicat de la fonction publique GMB. Et il met désormais le cap sur le million (1,2 million sur la période 2010-2017) si on suit les chiffres du CIPD.

     

    1 million d'emplois publics en moins d'ici 2015, 1 million de chômeurs en plus depuis 2008

     

    Selon le syndicaliste du GMB Paul Kenny « ces chiffres en disent long sur les raisons de la hausse du chômage en Grande-Bretagne depuis la dernière élection. Le gouvernement a mis les gens dehors et le privé n'a pas compensé le carnage ».

     

    Car le discours officiel du gouvernement qui prétend supprimer 1 million d'emplois publics pour les remplacer par autant de privés ne tient pas la route.

     

    Le chômage, officiellement à 8,4%, est au plus haut depuis 1995. Le pays compte 1 million de chômeurs en plus depuis le début de la crise, en 2008.

     

    Mais les chiffres masquent un sous-emploi généralisé puisque 26,2% des salariés britanniques travaillent à temps partiel. Ils occultent également la situation désastreuse de l'emploi chez les jeunes, avec un taux de chômage de 22,5% chez les 18-25 ans. Un chômeur sur trois en Grande-Bretagne a moins de 25 ans.

     

    Les travaillistes approuvent la politique d'austérité, les syndicats (TUC) ne s'opposent pas

     

    Face à cette attaque sans précédent contre le monde du travail, l'opposition travailliste a le mérite de s'opposer avec une grande discrétion. En réalité, elle approuve même le « coup de hache ». Héritiers du « New Labour » de Tony Blair, qui avait continué la politique de casse sociale de Thatcher, les travaillistes acquiescent.

     

    En janvier dernier, le leader du Labour, Ed Miliband, avait défendu les coupes dans le secteur public et appelé les récalcitrants à se montrer « réaliste » quand il s'agit de prendre des « décisions difficiles ». Il avait déclenché la colère des syndicats de la fonction publique, sentis trahis par celui qui est censé représenter l'aile-gauche du Parti travailliste.

     

    Il ne faut pas oublier qu'en 2010, le candidat Gordon Brown ne promettait face à Cameron qu'une « alter-austérité » : 20% de baisse des budgets au lieu de 25%, 450 000 fonctionnaires en moins au lieu de 750 000, 45 milliards d'économies au lieu des 70 prévus par les conservateurs.

     

    Du côté du mouvement syndical, les syndicats de fonctionnaires PCS et GMB ont exprimé leur opposition nette. Toutefois, le secrétaire du Trade Union Congress-TUC, la fédération unitaire des syndicats britanniques, s'est révélé plus collaboratif avec le gouvernement.

     

    Brendan Barber a lancé un appel au ministre des Finances George Osborne pour corriger l'austérité : « Au lieu d'insister dans des coupes auto-destructrices, le ministre des Finances devrait faire ce qui est bon pour l'économie, créer des emplois et pousser les entreprises à investir plus ».

     

    « Il faut des nouvelles mesures audacieuses, comme des crédits pour l'emploi des jeunes et la sécurité de l'emploi aideront les jeunes à trouver un emploi. Il faut un système fiscal qui récompense l'investissement, plutôt que de gaver la City, qui aide à créer de la croissance et des emplois dans l'économie réelle ».

     

    Un discours réformiste assumé, mais pas de mobilisation envisagée et encore moins de grèves de la part du TUC. Pourtant, les conditions existent au Royaume-Uni pour une mobilisation de grande ampleur.

     

    En mars 2011, 800 000 travailleurs étaient descendus dans les rues de Londres pour protester contre la réforme des retraites du gouvernement, et les coupes dans le public. La TUC n'avait alors donné aucune perspective au mouvement, laissant le gouvernement et le patronat reprendre la main.


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  • Le gouvernement britannique privatise tout même la police: des missions de service public de police confiées à des compagnies de sécurité privées

    securityLa privatisation de la police avance à grands pas en Grande-Bretagne

     

    Article JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    Le gouvernement conservateur britannique se saisit du prétexte de la crise pour brader ce qu'il reste du patrimoine public après vingt-cinq ans de privatisations tant sous le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher que sous celui travailliste de Tony Blair.

     

    Dans le cadre de son budget « axe and tax » présenté en 2011, le gouvernement prévoyait la réduction de l'ensemble des budgets des ministères de 15 à 25%, la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires, une politique qui préparait la privatisation des services de base de l’État.

     

    En parallèle à la poursuite de la politique de privatisation de la santé, le gouvernement vient de dévoiler son plan de privatisation progressif des services de police, alors que le gouvernement a déjà réduit de 20% le budget de la police et annoncé la suppression de 34 000 postes.

     

    Sous impulsion gouvernementale, la région des Midlands de l'Ouest, avec ses 5,3 millions d'habitants autour de Birmingham, a décidé de lancer un appel d'offre pour la prestation de divers services essentiels au fonctionnement du service public parmi lesquels : « l'enquête criminelle, les patrouilles de proximité et même la détention de suspects ».

     

    Le contrat juteux serait d'une valeur comprise entre 2 et 4 milliards d'euros et prendra effet à partir du 1er avril 2013. Un plan similaire est envisagé dans le comté de Surrey, dans la banlieue de Londres. Selon le super-intendant de la police Phil Kay, il s'agit de « développer des liens plus étroits avec le secteur privé » et il appelait « les organisations extérieures en question » à manifester leur intérêt.

     

    La mesure a déclenché un certain scepticisme chez les syndicats de fonctionnaires qui dénoncent une pratique de l'externalisation et de la sous-traitance, qui constitue un ballon d'essai pour une véritable politique nationale de privatisation de la police, et ne va contribuer qu'à livrer un service public essentiel à des entreprises privées guidées par le profit :

     

    « Les seuls qui sont gagnants dans l'affaire, ce sont les entreprises privées et les actionnaires qui feront des profits au détriment de la prestation du service public », selon Ben Priestley, représentant du syndicat des fonctionnaires UNISON.

     

    Le syndicat avait mené l'opposition à une opération similaire dans le comté de Lincolnshire (1 million d'habitants au nord-est du pays) où un contrat de 250 millions d'euros a été signé avec la compagnie de sécurité privée G4S qui s'est vue transférer la gestion de 500 policiers ainsi que d'un commissariat entier.

     

    Le syndicaliste s'inquiète également de l'impunité dont pourront bénéficier de telles entreprises privées, hors de tout contrôle démocratique : « Les gens ne seront plus en mesure de se rendre à la Commission indépendante relative aux plaintes policières, si jamais il y avait le moindre problème ».

     

    Simon Reed, vice-président de la Fédération des policiers anglais et gallois, organisation corporatiste à laquelle est affilié chaque policier britannique d'habitude très prudente sur ce type de questions a également manifesté son inquiétude, dénonçant des projets qui « auraient des conséquences dramatiques sur la qualité du service public que la population est en droit d'exiger et sur le service qu'ils recevraient effectivement ».

     

    Source : Morning Star, quotidien du PC Britannique


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  • LES ESCROCS ANGLAIS NE SIGNENT PAS

    Les pays de l’Union européenne se mis d’accord. Ils ont tous reconnus l’urgence de la situation.

    Tous ? Non car un pays résiste encore et toujours à l’envahissante investigation. Les explications dans nos médias transis et sous influence, sont toujours les mêmes : la Grande-Bretagne est un électron libre, les Britanniques sont des solitaires, ils sont dedans mais uniquement quand ça les arrangent. Mais on les aime comme ça, parcequ’ils sont différents.

    Et puis , pas question de réduire à la portion congrue la City qui draine une bonne partie des capitaux mondiaux qui autrement iraient ailleurs. La City de Londres est une institution inaltérable, on ne pourrait pas même imaginer de taxer les transactions financières sur la base de 0,001 %, la taxe Tobin ne passera pas, qu’on se le dise, chocking. Alors, vous pensez, accepter ce nouveau pacte qui mettrait son tutelle l’ensemble des politiques économiques des états signataires reviendrait pour les Anglais à se couper une jambe.

    Toutes ces foutaises servent certainement à amuser la galerie, à gaver de miel une opinion peu regardante mais le diable comme on dit se cache dans les détails et les détails en Grande-Bretagne s’appellent les Paradis fiscaux. http://www.dailymotion.com/video/xl...

    Rien de ce qu’on nous a voulu nous faire croire sur la prétendue susceptibilité, le caractère bien trempé des sujets de sa Majesté, ou encore la soi-disant singularité anglaise n’est le reflet de la réalité. Car sous une sémantique honorable se cache le dictionnaire de la vulgarité, car la Grande Bretagne n’est pas qu’ un simple particularisme, la City n’est pas une institution flairant bon la respectabilité et la tradition, non ce pays est rien moins qu’un repère de brigands et la place financière respectée de tous une sorte de tripot où convergent la plupart des flux de blanchiment d’argent sale.

    Si Cameron n’a pas voulu signer le compromis ou traité ou accord comme on voudra bien l’appeler ce n’est pas tant qu’il tienne à une indépendance politique, c’est plutôt qu’il n’en avait pas le pouvoir. Car le pouvoir britannique n’appartient pas à la Reine, pas à la chambre des Lords, pas au gouvernement ni au premier ministre, pas même au peuple. Le pouvoir britannique appartient à la City qui est aussi indépendante du pouvoir légitime que Monaco est indépendant du pouvoir Français, que San Marin et le Vatican sont indépendants du pouvoir italien, que le Liechtenstein est indépendant des pouvoirs allemand et autrichien, que la Suisse est indépendante du pouvoir européen.

    La vrai raison du singularisme, de la puissance en sous-main, de cette pierre angulaire du business planétaire, c’est la City qui coagule grâce à ses satellites la création de richesse mondiale pour la refluidifier sous forme d’hémoglobine capitalistique destinée à l’enrichissement des oligarchies mondiales.

    Alors me direz-vous pourquoi la Grande-Bretagne resterait-elle dans la Communauté si ce n’est pour bénéficier de la prétendue protection communautaire ? Vous savez, on est plus forts à plusieurs, l’Europe qui protège et qui serait un contre-pouvoir aux Etat-Unis…blabla.

    Tout ça ne tient pas debout, la Grande-Bretagne est simplement membre de l’UE pour la même raison que la Suisse (secret bancaire) ou la Norvège (pétrole de la Mer du Nord) n’y sont pas, pour la raison que Monaco ou Andorre n’apparaissent pas dans le décompte des 27, pour la raison qui pousse les pires mafieux à aller à la messe le dimanche, par pûr intérêt.

    Ce qui peut marcher pour des petits pays qui préfèrent rester en dehors pour magouiller en toute quiétude, apparaitrait trop flagrant aux yeux des opinions internationales, car la Grande-Bretagne est un trop gros morceau d’Europre pour rester en dehors des institutions, alors elle préfère rester dedans pour mieux disperser les soupçons même si en réalité elle se trouve en dehors de la Communauté dès que sa solidarité est réellement mise à contribution. De plus, le fait que la respectable Grande-Bretagne soit la garante des territoires de fraude généralisée et de dépendances pratiques au business occulte permet à ceux-ci d’échapper aux listes noires ou grises censées répertorier les Paradis fiscaux.

    En fait ce qui se trouve dans la Communauté, c’est la Grande-Bretagne proprement-dite, mais surtout pas la City qui dicte le comportement du gouvernement dès lors que la menace d’une intrusion extérieure se fait jour.

    C’est exactement ce qui se passe en ce moment où les gouvernements européens s’ingénient à trouver des solutions miracles à une crise qui n’est pas du tout une crise des dettes souveraines comme on veut bien nous l’expliquer mais une conséquence ultime du pillage systématique des richesses par une pompe aspirante à l’échelle planétaire et dont le coeur opérationnel se trouve à Londres. La Grande-Bretagne c’est plus que les colonies de moutons des Shetlands ou de Cornouaille, c’est plus que les pintes de bières du Pays de Galles, la Grande-Bretagne, c’est la majorité des paradis fiscaux du monde, c’est Jersey, Guernesey, les iles Caïmans, Anguilla, Gibraltar, les îles Bermudes, Montserrat, les îles Turques et Caïques, les îles Vierges britanniques, l’ île de Man et j’en passe…

    Source Wikipédia : L’essayiste français Stéphane Denis écrit en 2008 dans le quotidien Le Figaro : « Si l’on tient comptes des services offerts (secret bancaire, absence de taxes, non-résidence, absence de réglementation), le plus grand paradis fiscal de la planète est la City de Londres. Elle a organisé à la fin des années 1950 la non-réglementation en accaparant le marché des eurodollars ; elle pratique le secret bancaire et l’absence de taxes pour les non résidents (…). Elle dispose de relais exotiques (Bermudes, Bahamas, Îles Vierges) battant pavillon britannique mais destinés à tromper sa propre réglementation. La Suisse, désignée comme le premier paradis fiscal avec le Luxembourg, peut, avec raison, faire remarquer qu’elle n’est qu’un coffre fort de famille, à côté de Londres. »

    Suite au désistement anglais, à ce cavalier seul qui pourrait passer pour une bravade de plus, les journaux insulaires jouent les veuves effarouchées, The Guardian s’attarde notamment sur l’isolement éventuel du Royaume-Uni vis-à-vis du reste de l’Europe estimant qu’avec cette décision, « Cameron met à plat 50 ans de politique étrangère ». Et le quotidien d’ajouter : « plus rien ne sera plus jamais comme avant ». De son côté, The Times, quotidien de centre droit, écrit à demi-mots que ce sont « les pays européens qui ont tourné le dos à David Cameron » plutôt que le contraire.

    Sur les raisons et les conséquences du veto de David Cameron, The Economist avance que les Anglais ne sont pas prêts à perdre de leur souveraineté au profit de l’Union Européenne. The Guardian note, lui, que cette décision de Londres a « forcé l’UE à créer de nouveaux arrangements intergouvernementaux ».

    Les Anglais tournent autour du pot, du pot de confiture bien évidemment, tout le monde sait la triste réalité, mais ne pipe mot. Le pire c’est que nos médias font de même estimant qu’il ne serait de l’intérêt de personne de révéler l’horreur absolue des mécanismes financiers continentaux qui subtilisent à l’împot et donc aux deniers publics ce qui ne serait qu’une juste rétribution. Car nos médias appartiennent à des multinationales qui profitent du système et ne veulent surtout pas ébranler l’échafaudage. Car les plus grands usurpateurs sont les aussi les plus grands annonceurs dont profitent nos propagandistes patentés.

    Alors on explique que les vrais coupables, ce sont les petits qui bénéficient de lois sociales trop laxistes, ce sont les smicards qui coûtent plus que les fourmis chinoises, ce sont les coûts du welfare, ce sont les 35 heures, la sécurité sociale, l’école publique. Alors on tranche dans le lard, on exploite la peur du lendemain, on badigeonne le futur de coupes budgétaires, de restrictions, d’augmentation du chômage, on crétinise le peuple pour mieux le contraindre et l’exploiter.

    http://provola.unblog.fr/2011/12/09/les-escrocs-anglais-ne-signent-pas/


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  • La France rame, l'Espagne souque, l'Italie colmate, la Grèce écope... mais cela suffira-t-il à éviter le naufrage général ? Non, selon la Grande-Bretagne, qui se prépare au pire, y compris au rapatriement d'urgence de ses citoyens pris au piège de la zone euro.

    La Grande-Bretagne se prépare à évacuer ses ressortissants... de la zone euro !

    L'histoire nous est contée par

    The Telegraph. Il y a quelques jours, le gouvernement british a avoué le plus sérieusement du monde être en pleins préparatifs pour pallier à un effondrement bancaire généralisé de la zone euro. Un ministre de premier plan vient de préciser que ce n'était plus une hypothèse de travail, mais une quasi-certitude. Et l'impétrant d'enfoncer le clou : "c'est dans notre intérêt qu'ils continuent à jouer la montre parce que cela nous donne plus de temps pour nous préparer".

    Les jeux sont faits, rien ne va plus...

    Dernier petit détail, le Foreign Office a demandé à ses ambassades européennes d'élaborer des plans d'urgence pour aider les britanniques qui se trouveraient pris les doigts dans la crise. Deux cas de figure sont notamment évoqués : la fermeture des banques et... le déclenchement d'émeutes de grande ampleur !

    Sinon, à part ça, tout va bien...

    http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com


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