• 25 % des grecs et espagnols au chômage

    25 % des grecs et espagnols au chômage mais le FMI et le pouvoir protègent les évadés fiscaux en Suisse

    Un quart des travailleurs sont au chômage en Grèce et en Espagne : une situation qui empire sous les coups répêtés des réformes antisociales exigées par Bruxelles, le FMI et la Banque Centrale Européenne.

    Les chiffres sont froids mais ils expriment le désastre économique de deux pays que pourrait rejoindre la France.

    Chômage de masse et récession économique : le bilan des politiques d'austérité

    En Espagne, 5 778 100 travailleurs sont aujourd'hui au chômage soit 25,02 % des travailleurs du pays : 1 travailleur sur 4. En trois mois, 85 000 espagnols ont perdu leur emploi ! Dix fois PSA Aulnay !

    Chez les jeunes, le taux de chômage dépasse les 50 % (52,34 % !) ce qui veut dire qu'un jeune espagnol de 16 - 24 ans sur deux n'a actuellement pas de travail.

    Le cauchemar social que traverse le peuple espagnol se traduit donc par des familles qui ont toutes un de leur membre au chômage ou quelqu'un de la proche famille.

    Il y a même aujourd'hui 1 737 900 foyers où les deux adultes sont sans emplois ! Plus d'une famille espagnole sur dix !

    En Grèce, ce sont 1 216 400 travailleurs qui se trouvaient sans emploi en juin dernier, 24,4 % des travailleurs ! On est là aussi avec près d'un travailleur sur quatre qui se retrouve sans emploi.

    Entre juin 2011 et juin 2012, ce sont près de 42 % de chômeurs supplémentaires qu'a connu le pays !

    Plus de la moitié (55 %) des jeunes non scolarisés de 15 à 24 ans, et près du tiers (32,1 %) des 25-34 ans sont à la recherche d'un emploi. En Grèce aussi, l'avenir de la jeunesse est sombre, très sombre.

    Ce que les médias français ne nous disent pas, c'est que depuis plus d'un an, les mesures exigées par "la Troïka", l'Union européenne, le FMI et la Banque Centrale Européenne, pour verser des aides au pays se traduisent par des dizaines de milliers de licenciements dans la fonction publique, par des réductions terribles des salaires et pensions de retraite, par des privatisations massives et par des reculs des droits sociaux, notamment en cas de licenciement ou de maladie. Les nouvelles aides que doit versée l'Europe font l'objet d'un nouveau chantage de la Troïka qui demande encore plus de licenciements, encore plus de baisse des salaires et encore plus de dérégulation sociale.

    En Grèce comme en Espagne, toutes ces mesures, on le voit, ne font qu'approfondir la crise économique et sociale que connaissent ces pays : le chômage monte et les économies de ces pays sont en régression.

    Pourquoi continuer ces politiques en échec ?

    Ceux qui prônent ces politiques, l'Union européenne, le FMI et la Banque Centrale Européenne savent bien qu'elles ne bénéficient pas aux travailleurs de ces pays. Là n'est pas le but de l'opération !

    On imagine bien que le fait de faciliter les licenciements de travailleurs ne va pas avoir d'influence sur la dette publique de ces pays !

    Toutes les mesures prises, en Grèce comme en Espagne, mais aussi en Italie ou au Portugal, visent avant tout à assurer aux banques privées le remboursement des crédits qu'elles ont accordés à ces états.

    Or, ce sont bien les banques privées qui sont à l'origine de la crise économique actuelle, crise de l'immobilier et de la spéculation qui a éclaté en 2008 !

    En essayant de nous faire croire que les peuples espagnols et grecs seraient responsables de leur sort, les médias, qui appartiennent tous à des grands groupes privés, industriels et financiers, veulent protéger les vrais responsables de la crise : le système financier capitaliste et l'Union européenne qui a permis le développement du modèle libéral.

    Par là même, on tente aussi d'habituer les travailleurs français, vous comme nous, à l'idée que ce serait aux peuples de rembourser des dettes publiques contractées, en France notamment, pour sauver le système financier en 2008. N'oublions pas que Nicolas Sarkozy et la droite française ont fait exploser la dette publique de l'Etat en injectant 260 milliards d'euros d'argent public pour sauver nos grandes banques, 260 milliards d'euros empruntés... à ces mêmes grandes banques !

    Les banques y gagnent deux fois : la première fois grâce à l'argent versé par les Etats pour les sauver de l'effondrement ; la deuxième fois, en touchant le capital et les intérêts sur cet argent que les Etats leur ont emprunté !

    Les seuls perdants dans cette histoire, ce sont les peuples !

    En pleine crise, le pouvoir grec protège 2 000 riches grecs qui échappent au fisc local

    La preuve que ces politiques ne visent qu'à favoriser les banques et les riches citoyens de ces pays ?

    Actuellement en Grèce, le gouvernement pourchasse les journalistes qui ont publié une liste confidentielle venue du FMI.

    Cette liste comprend environ 2 000 noms de riches grecs qui ont des comptes en Suisse, dans la banque HSBC, et qui échappent ainsi au fisc de leur pays.

    Cette liste avait été fournie aux anciens ministres (socialistes) du Pasok (celui de la Défense, Evangelos Venizelos et celui des Finances, Giorgos Papaconstantinou) par Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie en France. Mais cette liste était visiblement vouée à disparaître. L’un des ministres, G. Papanconstantinou, déclarant qu’il ne savait plus à quel fonctionnaire il avait donné le CD contenant les noms, l’autre déclarant avoir perdu la clé USB avec les précieuses informations.

    Depuis, la France se tenait prête à la communiquer si le gouvernement grec la lui demandait. Il n’en fut rien.
    Alors que la Grèce multiplie taxes, privatisations et baisses des salaires et pensions pour renflouer les caisses de l'Etat, la recherche des évadés fiscaux en Suisse ne semble pas être à l'ordre du jour !

    Récemment, le magazine d’investigation Hot Doc a publié les noms, sans indiquer les comptes ni les sommes. Dans cette liste se trouvent des entrepreneurs ayant obtenu des subventions de l’Etat grec, avant la crise, pour ne pas fermer leurs usines (comme la famille Lamaras, magna du textile), des armateurs, des journalistes et trois personnalités politiques. Aussitôt, la police s’est mise à la recherche… de l’éditeur de la liste.

    "La police le recherche. Elle l’accuse de divulguer des informations personnelles", explique Miguel Samotrakis, un des journalistes du magazine Hot Doc joint par téléphone par L'Humanité. "La police est même venue dans les bureaux" insiste le journaliste.

    Poursuivre des journalistes qui mettent en lumière le silence complice des autorités publiques en faveur des très riches citoyens grecs qui fraudent le fisc, en pleine période d'austérité pour le peuple ? La rigueur, ce n'est qu'un argument pour s'attaquer aux ressources des travailleurs !

    Bientôt le tour de la France ?

    Qu'on ne s'y trompe pas ! Ce que connaissent aujourd'hui les peuples espagnols et grecs va finir par nous arriver !

    D'une part, parce que tôt ou tard les baisses de salaires et de protection sociales imposées dans ces pays permettront à nos industriels de délocaliser des productions dans ces pays pour des raisons de "compétitivité".

    D'autre part, parce que c'est déjà ce qui se met en place en France, avec les taxes sur les pensions, le non relèvement des plafonds de l'impôt sur le revenu (qui "délimitent" deux tranches d'imposition), les déremboursements médicaux, l'éventuelle remise en cause des 35 heures et... le vote par la droite et les socialistes d'un traité européen, le TSCG, qui va imposer par la constitution donc par la loi la règle d'or et l'austérité.

    Les fermetures nombreuses d'usines en France actuellement et ces premières mesures ne sont qu'un petit aperçu de ce qui nous attend si nous restons passifs.

    Les combats sociaux et politiques que mènent chez eux les travailleurs grecs, espagnols, portugais, brittaniques ou italiens contre les plans d'austérité que leurs gouvernements tentent de leur imposer, nous concernent directement.

    Mettre en échec, dans un pays, l'austérité et la remise en cause des droits sociaux et des niveaux de rémunération du travail, c'est mettre en échec la stratégie globale de nivellement par le bas des conditions de vie et de travail des salariés en Europe, que mènent conjointement l'Union européenne, la BCE et le FMI pour le compte des grands groupes capitalistes, industriels comme financiers, à la recherche de nouveaux capitaux, durs à trouver en période de croissance faible.

    Aujourd'hui comme hier, nous devons être solidaires des combats que mènent partout en Europe les travailleurs contre les politiques d'austérité imposées par leurs gouvernements.

    Nous devons, en France également, nous mobiliser pour défendre nos emplois, notre pouvoir d'achat, nos services publics et nos droits sociaux. Les combats que nous menons ici sont importants pour les travailleurs du monde entier, en Espagne et en Grèce notamment.

    http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com

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