• 2012: Laurent met en garde Mélenchon

    Parti Communiste FrançaisPierre Laurent (PCF) a mis en garde aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon, réaffirmant que le coprésident du Parti de gauche ne serait accepté par les militants communistes comme candidat pour 2012 que si un accord favorable au PCF sur les législatives était conclu. "Les discussions sur les législatives avancent lentement", a déclaré à quelques journalistes M. Laurent.
    Or, "il y a une obligation de résultat dans l'intérêt mutuel sur cette question", a-t-il ajouté, souhaitant que les négociations "aboutissent avant" la conférence nationale du PCF (3-5 juin) où les délégués communistes doivent se prononcer sur un accord global pour 2012 (programme, législatives, candidat commun).
    "Sinon, il n'y aura pas de vote positif sur sa candidature" des militants PCF, a-t-il dit, estimant que le Parti de gauche devait revoir à la baisse ses prétentions pour les législatives.
    Début avril, M. Laurent a déjà dit sa "préférence" pour M. Mélenchon, l'assortissant de conditions sur les législatives. La conférence nationale doit aussi, sauf surprise, apporter son soutien à l'ex-socialiste avant le vote final des militants (16-18 juin). Mais, pour le candidat André Chassaigne (PCF), "il n'est pas exclu que finalement la conférence nationale propose" un bulletin de vote aux militants avec le nom de chacun des quatre postulants (dont les pro-PCF André Gerin et Emmanuel Dang Tran).
    Ceci reviendrait à une sorte de mini-primaire du Front de gauche. "On n'est pas dans une logique de primaire car le choix ne se fait pas sur un nom" mais sur un "accord global", insiste M. Laurent. Si l'adhésion à la stratégie du Front de gauche est "quasi-unanime" chez les communistes, explique le numéro un du PCF, il y a "des grandes exigences sur les conditions de l'accord politique" permettant notamment une "campagne collective réussie". M. Mélenchon a "tout intérêt à élargir (son discours) du +je+ au +nous+", prévient M. Laurent.
    Sur le programme, souligne-t-il, "les questions sociales et économiques ne peuvent pas se réduire au salaire maximum", un des slogans de campagne de M. Mélenchon : "il faut mettre en avant la nationalisation des banques" mais aussi "porter l'idée d'une autre Europe", "solidaire".

     


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